Obscurantisme religieux
Par Guillaume Desguerriers
Vendredi 7 décembre 2007
article publié dans la lettre 571
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Ce qui est extraordinaire avec les chrétiens, c'est cette capacité à frustrer le monde et l'existence ; à rendre sale et mauvaise toute chose. La vraie question à poser face à un chrétien est : " En quoi l'humanité doit-elle être rachetée ? Qu'est ce qu'un enfant qui nait a bien pu faire pour que les chrétiens insistent à ce point sur la nécessité qu'il a de se racheter ? " ... Et d'ailleurs, se racheter auprès de qui ?
Hélas nombre de chrétien ont complètement oublié les racines de ce qu'ils nomment pourtant "leur religion". La plupart ignorent totalement l'enseignement de leur culte, ses lois et ses principes. Ils ne sont plus chrétiens que par le folklore de leur famille. Et le terme "folklore" est ici bien à propos, car il désigne bien la persistance d'habitudes, d'usages, de gestes, dont le sens a été complètement oubliés. Finalement, loin des encycliques, des bulles et de la bible, la reproduction mécanique, machinale - et pour tout dire : "instinctive" ! - des gestes est l'arme la plus sûre du pape pour maintenir ses effectifs.
A répéter que le monde et l'humanité sont malades, le christianisme les a rendu laids aux yeux des gens. Il a même réussi à faire en sorte que les gens se sentent laids, sales... et qu'ils veuillent se racheter. Mais auprès de qui d'ailleurs ? et pour quelle faute ? ... toujours aucune réponse.
A quand un christianisme qui invitera aux plaisirs du corps et de la danse ? Ce jour là , gageons que le pape en mourra, et curieusement, beaucoup de nouveaux nés iront danser sur sa tombe pour fêter la bonne nouvelle, le nouvel évangile : ils pourront vivre sans qu'on leur demande de se racheter. Mais pourquoi d'ailleurs ?
Guillaume Desguerriers
CITE DU VATICAN (AFP) - Le pape Benoît XVI a critiqué dimanche “le développement de la science moderne� qui ne peut pas racheter l’humanité et offrir “à l’homme et au monde le besoin de Dieu� sans lequel il n’y a pas d’espérance dans la vie.
“Le développement de la science moderne a confiné toujours plus la foi et l’espérance dans la sphère privée et individuelle de sorte qu’il apparaît aujourd’hui de manière évidente, et parfois dramatique, que l’homme et le monde ont besoin de Dieu, du vrai Dieu, sans lequel ils restent privés de l’espérance�, a-t-il dit au cours de la prière dominicale de l’Angélus.
Le pape reprenait le thème de sa deuxième encyclique, “Spe salvi� (sauvés par l’espérance) qu’il a rendue publique il y a deux jours à peine. Il l’a d’ailleurs souligné devant les milliers de fidèles réunis place Saint-Pierre au Vatican, affirmant que “ce dimanche (le premier de l’Avent, ndlr) est une bonne journée pour offrir à toute l’Eglise et à tous les hommes de bonne volonté ma deuxième encyclique�.
L’Avent est la période entre le quatrième dimanche avant Noël et Noël pendant laquelle on prépare cette fête. “La science contribue beaucoup au bien de l’humanité mais elle n’est pas en mesure de la racheter�, a poursuivi le pape. “L’homme est racheté par l’amour qui rend bonne et belle la vie personnelle et sociale. C’est pourquoi la grande espérance, celle pleine et définitive, est garantie par Dieu�, a-t-il conclu.
par Guillaume Desguerriers
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