Développement Durable
Par Nicolas Pomiès
Vendredi 14 décembre 2007
article publié dans la lettre 572
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On connaissait les herbivores, les carnivores, les omnivores , voici les Locavores !
Cette nouvelle espèce est apparue à San Francisco il y a deux ans et, est devenue un véritable mouvement basé sur une idée simple : Consommer et manger local !
Les locavores (ou localvores) ne consomment donc que des aliments produits dans un rayon de 200 kilomètres. C'est donc tout un mode d'achat et de consommation à remettre en cause.
Adieu les fraises pour Noël, les tomates en février...
Chez un "locavore", l'assiette est donc aux couleurs de la saison.
Aujourd'hui tous les fruits et légumes sont disponibles toute l'année dans les rayons des grands magasins. Mais, il se trouve que la nature étant ce qu'elle est, c'est à dire, divisée en saisons, il n'y a que deux solutions pour que ces produits arrivent dans nos assiettes hors saison : soit ils viennent de très loin par avion, bateau ou camion soit ils sont en culture forcée dans des serres surchauffées. Dans les deux cas, leur bilan carbone est catastrophique !
Le locavore va donc privilégier les aliments cultivés ou élevés naturellement et va refaire connaissance avec les modes de conservation non industrialisé. Bonjour salaisons et conserves de grand-mère redécouverts !
C'est toute une diversité qui est réinventée en disant adieu au plastique et au surconditionnement des produits.
Quelle surprise pour l'Homme Moderne de s'apercevoir que finalement Dame Nature est généreuse car toute l'année pousse à coté de chez lui des tas de légumes différents !
Les locavores les mieux organisés s'associent en coopérative de consommation et ce sont les agriculteurs qui viennent les livrer à domicile. Les locavores chanceux transforment leur jardin en jardin ouvrier afin de partager leur production dans la coopérative.
Voici un bel exemple d'écologie concrète qui se marie parfaitement avec le concept d'AMAP (Association pour le Maintien de l'Agriculture Paysanne) qui permet à une coopérative de consommation de maintenir les maraîchers de proximité.
Le locavorisme doublé aux AMAP est un exemple d'utopie concrête représentant une alternative au mode de production et de consommation du libre-échangisme capitaliste transnational.
Pour en savoir plus :
par Nicolas Pomiès
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