Elections
Par Jérôme Manouchian
Mercredi 19 mars 2008
article publié dans la lettre 582
Lien permanent vers cet article
Si la poussée à gauche de 2008 à des airs connus de 2004, force est de constater que cela pousse paradoxalement certains militants de gauche à "passer à droite" comme dans les années 30.
Dans les années 30, la poussée à gauche perceptible en France depuis 1934 a produit des départs de militants et de responsables de gauche vers la droite et plus encore.
Et bien, nous sommes dans une période analogue.
D'abord, ceux qui ont cru au MODEM de François Bayrou dans sa version encore plus droitière que le vieux parti radical de la troisième république mais dans une période du capitalisme où il n'a pas de base sociale. Tout juste, un rassemblement de votes de calcul qui pouvaient se comprendre par un dépit de l'existant mais qui sera sans suite. Le MODEM et François Bayrou se fracassera sur les réalités politiques et sociales pour faire à terme un MODEM de gauche et un MODEM de droite qui aura autant d'impact que le parti radical de gauche et le parti radical valoisien.
Plus dangereux sont ceux ceux qui, à gauche et à l'extrême gauche, ont utilisé l'adage: "les ennemis de mes ennemis sont mes amis" et qui ont passé accord avec les communautarismes et intégrismes divers tant sur le plan social, ethnique ou religieux. Ils ont préparé l'intégrisme sarkoziste contre le social et la laïcité.
Puis, ceux, plus pervers, qui sont passés à droite, soit avec Nicolas Dupont-Aignan en éradiquant la question sociale et en devenant uniquement des obsédés du changement institutionnel ou de la lutte contre tel ou tel intégrisme (après avoir été pour certains à la LCR ou au PCF!), soit dans l'ouverture sarkoziste (au gouvernement mais aussi dans les municipales), soit dans ceux qui sont toujours dans des organisations de gauche (politiques, syndicales, mutualistes ou associatives) développent une idéologie du ni gauche ni droite voire d'une volonté de dépolitisation qui non seulement ne rompt pas globalement avec l'idéologie dominante mais s'écarte des choix populaires. Tous ceux-là n'ont aucun avenir politique car ils seront défaits par leur propre incohérence politique.
Mais tout cela freine les changements nécessaires pour engager la marche de l'émancipation humaine car la médiation de la militance est indispensable pour l'avancée sociale, laïque et politique. Il faut en être conscient et, parce que l'on est pressé, il faut d'abord résister contre ses dérives politiques qui débouchent sur des impasses.
par Jérôme Manouchian
voir tous ses articles
samedi 22 novembre 2008, 17:30
Confluences
190 Bd de Charonne 75020 Paris
M° Alexandre Dumas
Entrée: 3 euros
En savoir plus...
samedi 29 novembre 2008, 15:00
À L’ILE-SAINT-DENIS
Centre sportif Ile-des-Vannes
(métro mairie de Saint-Ouen)
En savoir plus...
mardi 9 décembre 2008, 20:00
Amphithéâtre DONZELOT,
Faculté des Lettres
Besançon
En savoir plus...
mercredi 17 décembre 2008, 20:00
Centre Culturel Jacques Franck
Chaussée de Waterloo 94
1060 Saint-Gilles
En savoir plus...
L'affaire du voile dans le gîte des vosges,
ou l'affaire dite "Fanny Truchelut" du nom de sa propriétaire, dernier article paru: Une virtuosité imprécatrice, confuse et contradictoire, réponse à Anne Zelensky, Par Marie Perret, Catherine Kintzler, Jean-Marie Kintzler Voir le dossier...
Soutien à Robert Redeker
La collection d'articles parus dans ReSPUBLICA autour du soutien à Robert Redeker Voir le dossier...
L'urgence énergétique
Série d'articles sur la question énergétique
Voir le dossier...