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Néo-libéralisme ou libéralisme, Aimé Césaire et Henri Curiel

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article publié dans la lettre 589

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Ne pas confondre le libéralisme et le néolibéralisme

Chers amis, Je ne comprends pas cette volonté de confondre le libéralisme et le néolibéralisme, dans vos lignes. Ces deux système sont complètement différents. Ce que vous dénoncez dans vos articles ressemble plutôt au néolibéralisme (le système actuellement dominant) dont les principes sont bien définis par Hayek, Friedman et leurs acolytes. C'est un système qui redéfini et limite le rôle d'Etat seulement comme garant du respect des règles du jeu du marché et garant de la propriété privée et basta. Le néolibéralisme est farouchement contre le Keynésianisme et interventions étatiques. Le néolibéralisme cherche la dérèglementation totale et la défiscalisation du marché et attribue au marché le rôle que l'Etat jouait jusqu'au présent i.e. le libéralisme dans le cadre de l'économie classique de marché et du Keynésianisme. Le néoliberalisme est, à part être pour la libre circulation des capitaux et services, contre les services sociaux et contre le syndicalisme et contre toute protection sociale des travailleurs. L'individu et défini dans ce système, non pas comme être humain mais comme consommateur. Ces buts n'ont jamais été ceux du libéralisme, que je sache! Confondre le libéralisme et le néo-libérlisme, dont le seul point commun et le mot libéralisme, ne fait que brouiller le débat et génerer d'avanatge de confusion. Cordialement A. Néjade

 

Cher Evariste,
Tout d’abord merci d’avoir publié la lettre d’Aimé Césaire dont j’ai suivi les obsèques sur France Ô. L’Huma avait publié des extraits vendredi mais je ne connaissais pas l’intégralité de ce texte admirable de hauteur, de courage, de lucidité, d’humanisme. Tout simplement bouleversant. Quel dommage qu’il ait fallu tout ce temps pour mesurer l’ampleur des dégâts, des retards historiques qui ont produit les conséquences que nous vivons toujours : le discrédit sur le communisme, confondu avec ce qu’en ont fait les partis sensés le réaliser et ceux qui y ont trop longtemps fait allégeance. La pente est rude mais pas inaccessible à condition, comme le dit si bien Césaire, de savoir inventer et ressusciter la flamme (pas l’olympique), celle qui donne du sens aux combats des hommes qui ne se couchent jamais parce qu’ils ont un idéal noble à faire partager, pas à imposer... Quelle leçon nous a-t-il donnée de fidélité à ses convictions ? Quel pied de nez à celui qui voulait réhabiliter les "bienfaits" de la colonisation et qui n’a pas été invité à parler à ses obsèques ! Oui, encore merci.
(...)
Bien à vous
René Fredon

 

La pensée de Fillon en matière de Fonction Publique :

Il est important de diffuser le plus largement possible ces propos du Ministre de la Fonction publique (sic) rapportés par Charlie-Hebdo, tenus lors d’une réunion de la Fondation Concorde, proche de la majorité actuelle, le mercredi 20 octobre au Café Restaurant Pépita à Paris :

Les retraités de la fonction publique ne rendent plus de services à la nation. Ces gens-là sont inutiles, mais continuent de peser très lourdement. La pension d’un retraité, c’est presque 75
Le grand problème de l’État, c’est la rigidité de sa main-d’œuvre. Pour Faire passer un fonctionnaire du premier au deuxième étage de la place Beauvau, il faut un an. Non pas à cause de l’escalier (rires dans la salle), mais des corps. Il y a 1400 corps. 900 corps vivants, 500 corps morts (rires), comme par exemple l’administration des télécoms. Je vais les remplacer par cinq filières professionnelle qui permettront la mobilité des ressources humaines
A l’heure actuelle, nous sommes un peu méchants avec les fonctionnaires. Leur pouvoir d’achat a perdu 4, 5.
Comme tous les hommes politiques de droite, j’étais impressionné par l’adversaire. Mais je pense que nous surestimions considérablement cette force de résistance. Ce qui compte en France, c’est la psychologie, débloquer tous ces verrous psychologiques.
C’est sur l’Éducation nationale que doit peser l’effort principal de réduction des effectifs de la fonction publique. Sur le 1, 2 million de fonctionnaires de l’Éducation nationale, 800 000 sont des enseignants. Licencier dans les back office de l’Éducation nationale, c’est facile, on sait comment faire, avec Éric Wœrth (secrétaire d’État à la Réforme de l’État)
Le problème que nous avons en France, c’est que les gens sont contents des services publics. L’hôpital fonctionne bien, l’école fonctionne bien, la police fonctionne bien. Alors il faut tenir un discours, expliquer que nous sommes à deux doigts d’une crise majeure - c’est ce que fait très bien Michel Camdessus, mais sans paniquer les gens, car à ce moment-là, ils se recroquevillent comme des tortues

Il admet dans ses propos que les français sont satisfaits de la qualité du service public rendu par les fonctionnaires, quels qu’ils soient. C’est bien en les fragilisant de l’intérieur (sous effectif, baisse d’investissements etc.) qu’il compte rendre les services publics impopulaires auprès des populations. Une impopularité qui lui servira de prétexte pour les privatisations à venir. Alors que ce sont bien les attaques à l’œuvre depuis de nombreuses années qui dégradent la qualité des services publics.

Anonyme

 

Henri Curiel: commémoration du 30e anniversaire de son assassinat.

La publication par Respublica de l'appel à la commémoration de la mémoire de notre camarade, Henri Curiel, dont le parcours a été admirablement bien retracé dans Un homme à part, par Gilles Pérault, honore ce journal. Cette publication n'est peut-être pas étrangère au fait que Henri Curiel avait dès le début des années 1970, très certainement avec l'accord au moins tacite d'une partie des plus dirigeants de la résistance palestinienne, lancé l'idée de deux Etats. Ce rappel est très bonne chose, tant il aide à clarifier les termes du débat dans aussi bien les milieux sionistes que propalestiniens. Bonne lecture,

Hakim Arabdiou

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