Laïcité
Par Thierry Pontillon
Jeudi 17 avril 2008
article publié dans la lettre 587
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Le discours du président de la République devant le chapitre de Saint jean de Latran, est une parole officielle prononcée au nom de la République française. C’est celle du président de la République es qualité, représentant tous ses concitoyens français, au moment ou il accepte d’endosser une fonction honorifique liée par tradition folklorique à sa charge, celle de chanoine de Latran, paroisse de l’Etat du Vatican dans la ville de Rome. Sur le moment, puis à la suite de son allocution, le président a souligné à diverses occasions l’importance particulière de ce discours. Il s’agit bien d’une définition des principes et de la vision auxquels il entend se référer à propos de la place du fait religieux dans la vie des sociétés modernes en général et de la religion catholique en France en particulier. Les discours qu’il a ensuite prononcé à Ryad en Arabie saoudite, puis pour ses vœux devant le corps diplomatique ou à l’occasion de la réception des chefs religieux à l’Elysée ont confirmé l’importance du discours de Latran dans la définition de la politique que veut conduire le chef de l’Etat.
C’est dans ce contexte que sont apparues début 2008 deux propositions complémentaires (en l’esprit du moins) :
Quitte à être taxé de paranoïaco-républicaniste, je n’hésite pas à rejoindre Henri PENA-RUIZ et Caroline FOUREST qui voient dans ce projet de nouvelle révision constitutionnelle la volonté concertée d’adapter nos principes républicains universalistes issus des Lumières à la conception anglo-saxonne de la Société, telle qu’elle sévit dans le Traité Constitutionnel Européen que le gouvernement français vient de ratifier sans même en référer au Peuple Souverain. Lorsque je mets en rapport cette intention d’introduire des DROITS DIFFERENTS selon l’origine communautaire de telle ou telle partie constitutive de la Nation avec d’autres projets en cours, je ne peux - en bon Instituteur - me dire que " 2+2=4 "… Qu’on en juge:
Oui, tout ceci va bien dans le même sens, celui du retour en force du " goupillon " au secours du " sabre " économique : prétendre, comme le fit M. SARKOZY à Rome, qu’il n’y a de réelle espérance que dans la transcendance post-mortem, c’est affirmer qu’il est vain de construire nos vies sur le progrès social et la transmission des connaissances (d’où la prééminence qu’il accorde au Curé sur l’Instit), c’est se donner les moyens idéologiques de mieux faire passer la paupérisation des classes moyennes et des retraité(e)s pour leur faire financer les cadeaux au CAC40… Pour ce faire, il faut décloisonner le cultuel et le culturel et transformer la République en une mosaïque de " différences " juxtaposées… telle qu’elle était aux temps bénis où la France n’était que la Fille-aînée-de-l’Eglise avant d’engendrer la-Liberté-éclairant-le-monde….
par Thierry Pontillon
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jeudi 20 novembre 2008, 19:30
à la M.I.E.L.
(Maison Intercommunale de l'Enfance et des Loisirs )
rue des Eygras - Offemont - 90300
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samedi 22 novembre 2008, 17:30
Confluences
190 Bd de Charonne 75020 Paris
M° Alexandre Dumas
Entrée: 3 euros
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