Débat autour du soutien à Robert Redeker
Par Monique Vézinet
Vendredi 17 novembre 2006
article publié dans la lettre 487
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Dans le texte de remerciements qu'il adressait ce jeudi 16 novembre à ceux qui le soutiennent, Robert Redeker posait la question.
Après le rassemblement d'un millier de personnes, à Toulouse, où il était apparu, le rassemblement à la Maison du Barreau de Paris, également à l'initiative de la Licra, comptait à peu près la moitié de cet effectif et un panel d'une vingtaine d'intervenants. SOS Racisme était la seule organisation de premier rang à s'être associée. Certains absents - leurs silences ou leurs contorsions - étaient présents en négatif et parfois directement mis en cause, notamment par Alain Finkielkraut ("il n'y a pas de mais qui tienne...").
Cette fermeté était présente chez les divers représentants de l'Education nationale, enseignants de lettres ou de philosophie, IGEN dont Martine Storti qui a enquêté dans les établissements sur les remises en cause des contenus de l'instruction ou les intimidations (le rapport Obin qui en est résulté a été soigneusement enfoui par François Fillion avant de sortir par des voies détournées...): "ne rien céder", affirmait Hélène Roudier de Lara.
Les représentants du Haut Conseil à l'intégration, dont Blandine Kriegel, actuelle présidente, avaient des propos moins tranchés, tandis qu'en l'absence de camarades musulmans ou de culture musulmane, Anny Dayan Rosenman, entre autres, appelait à soutenir totalement les organisations qui vont se retrouver en première ligne, comme NPNS.
Sans compter le soutien lyrique de Claude Lanzmann à R. Redeker, collaborateur des Temps modernes, "penseur fulgurant et solitaire", l'ambiance était donc consensuelle mais Caroline Fourest qui fit ressortir - après Philippe Val - les dimensions géopolitiques du dossier, apportait à la question ci-dessus une réponse dissonante: "Les menaces de mort vont se multiplier (mais il ne s'agit pas pour autant de terrorisme) ; il faudra s'y faire et surtout ne pas céder à la peur". Ce refus de l'intimidation, y compris du climat de culpabilité et de repentance prévalent, comme l'a exprimé Patrick Kessel, aura été un leitmotiv de la soirée.
En conclusion, la pétition Respublica/Ufal et ses résultats ont été salués. Alain Seksig, président de la commission Education de la Licra, s'est interrogé sur la possibilité de fédérer les différents appel à soutien en vue d'un texte unique.
par Monique Vézinet
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