Débats politiques
Par Dominique Mourlane
Vendredi 7 septembre 2007
article publié dans la lettre 559
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Le droit de résistance est inscrit dans la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen : « le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression. » L’emploi du mot résistance tire sa légitimité de notre histoire et son sens me semble dénué de toute ambiguïté.
Depuis quelques années cependant s’est instauré au sein de la gauche en France un débat sur la question d’avoir recours aux termes de désobéissance civile ou civique de tradition anglo-saxonne au détriment de celui de résistance. Ce glissement sémantique pourrait montrer une volonté de faire disparaître la notion de résistance de la terminologie contestataire.
Ce constat me pose questionnement et mon postulat va être de démontrer que la sauvegarde du mot résistance s’inscrit dans un combat qu’il convient de mener contre des courants révisionnistes qui tendraient à remettre en question, par ce biais terminologique, l’un des fondamentaux de notre identité
Je rappellerai en préambule l’analyse d’Hannah Arendt sur la question : « la désobéissance civile, tout en étant aujourd’hui un phénomène mondial, demeure, par sa nature et ses origines, spécifiquement américaine… Les arguments invoqués pour défendre la conscience individuelle ou des actes individuels, c’est-à-dire des impératifs moraux et des appels à un « droit supérieur », qu’il soit transcendant ou profane, sont inadéquats lorsqu’on entend les appliquer à des cas de désobéissance civile sur le terrain de la conscience individuelle. » (Du mensonge à la violence).
par Dominique Mourlane
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