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NPA dans le Front de Gauche : Une alliance rendue nécessaire par les évènements

Par Évariste

article publié dans la lettre 610

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'Il serait faux de considérer que la position officielle du NPA est partagée par une majorité des militants. Loin s’en faut ! De nombreux échanges ont lieu sur le sujet. Le billet qui suit est issu de ces discussions internes dans les comités du NPA de Seine et Marne sur sa venue, ou non, dans le Front de Gauche. Il montre que loin des positions sectaires et de repli systématique dont on taxe parfois trop facilement les militants de la base du NPA, la discussion bat son plein, et de nombreux militants (et particulièrement parmi les nouveaux venus) sont particulièrement conscients qu’un repli du NPA hors du Front de Gauche impliquera des répercussions très graves sur l’avenir politique de la Gauche de Gauche et l’avenir des citoyens de ce pays. Rappelons enfin que la NPA doit se prononcer très prochainement sur la participation du NPA au Front de Gauche.
Évariste

 

Comme beaucoup, je suis "nouveau" au NPA – je veux dire par là que je n’étais pas membre de la LCR avant sa dissolution. Comme beaucoup, les raisons qui m’ont dirigées vers le NPA ont mûri ces dernières années pendant les luttes. Comme beaucoup, j’ai constaté que les luttes avaient besoin d’un horizon politique – d’un "débouché" politique comme on dit. C’est-à-dire, concrètement et entre autres-choses, d’une perspective électorale.

La rue ET les urnes, sinon c’est l’impasse !

Constatons deux points essentiels à notre réflexion politique :
1 - La rue, même massivement mobilisée, n’a jamais empêché la poussée électorale des représentants des classes dominantes, faute d’une alternative crédible par le bulletin de vote ;
2 - Les urnes, lorsqu’elles ont conduit une gauche au pouvoir, n’ont jamais conduit à la rupture avec l’idéologie dominante, faute d’une mobilisation sociale concomitante.

Par ailleurs, à regarder l’Histoire, constate-on qu’il n’y a guère qu’en 1936 que la France ait connu un réel gouvernement de gauche : C’est à dire très précisément «  un gouvernement décidant des lois sociales parce que poussé par la mobilisation dans la rue  » !

Or, aujourd’hui la rue est là ! Elle est présente ! Rarement, il y aura eu autant de mouvements sociaux dans ce pays. Même à comparer avec des années « fastes ». Autant de manifestations, en métropole ou dans les îles. Autant de grèves et de luttes, sous toutes leurs formes possibles. Et le NPA naît de cela. Il en est le fruit. Le fruit de la recherche d’un prolongement des luttes, d’un trait d’union à construire entre ces deux pôles indissociables que sont « la rue » et « les urnes ».
Et l’union dans la rue fut si longue à venir entre les organisations syndicales... Mais au final, quel résultat ! Plus de deux millions le 19 janvier 2009. Combien serons-nous le 19 mars dans l’unité du mouvement social ? Et de l’autre côté de l’atlantique, on le voit : six semaines de grève en Guadeloupe, 49 organisations (pas moins !) toutes allant d’un même pas ! Et pourtant toutes différentes !
Assurément, je me sens bien des différences avec les militants du Parti Communiste. Bien des différences avec les anciens – et pas tous encore sevrés – militants du PS, avec les Alternatifs, les M’PEP (les quoi ?), les Unitaires, les Fédérés de tous poils. Mais indiscutablement ! ! PAS ASSEZ de différences pour ne pas y aller avec eux, aux élections européennes ! Avec tout l’enjeu politique qu’elles représentent pour notre pays ! Car tous ces autres militants ont été des compagnons de route contre «  Le traité  ». Et ces élections européennes qui viennent sont le prolongement de ce référendum du 29 mai 2005 ; et si ce n’est pas le cas, alors notre responsabilité – à nous militants politiques ! – est de faire en sorte qu’elles le deviennent !
Alors comment ne pas se sentir une responsabilité particulière avant de prendre une décision aussi importante ? Avant de refuser ou d’accepter ce qui peut faire basculer la donne politique à gauche en faveur de ceux qui sont au coté de ceux qui souffrent.

La crise, la mobilisation et les élections européennes sont dans un mouchoir de poche : cette conjoncture presque unique rend nécessaire les alliances – même ponctuelles – dans la rue et dans les urnes.

ANTICAPITALISTES DE TOUS LES PARTIS, UNISSONS-NOUS !

Un militant du NPA

par Évariste
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