<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:respu="http://www.gaucherepublicaine.org/modules/"
	>

<channel>
	<title>ReSPUBLICA</title>
	<atom:link href="http://www.gaucherepublicaine.org/feed" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.gaucherepublicaine.org</link>
	<description>Le journal de la Gauche Républicaine</description>
	<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 09:21:05 +0000</pubDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.7.1</generator>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<item>
		<title>Logiciel Libre : la Guerre Mondiale aura bien lieu</title>
		<link>http://www.gaucherepublicaine.org/breves/logiciel-libre-la-guerre-mondiale-aura-bien-lieu/1779</link>
		<comments>http://www.gaucherepublicaine.org/breves/logiciel-libre-la-guerre-mondiale-aura-bien-lieu/1779#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 02 Mar 2010 21:18:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator> ReSPUBLICA</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<respu:articleid>1779</respu:articleid>
		<respu:topcategoryid>6</respu:topcategoryid>
		<respu:topcategoryname>Brèves</respu:topcategoryname>
		<respu:meta_url><![CDATA[]]></respu:meta_url>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gaucherepublicaine.org/?p=1779</guid>
		<description><![CDATA[Logiciel Libre : la Guerre Mondiale aura bien lieu - à lire sur Framablog&#160;http://bit.ly/9WGqav
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table><tr><td><p>Logiciel Libre : la Guerre Mondiale aura bien lieu - à lire sur <em>Framablog</em>&nbsp;<a href="http://bit.ly/9WGqav">http://bit.ly/9WGqav</a></p>
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gaucherepublicaine.org/breves/logiciel-libre-la-guerre-mondiale-aura-bien-lieu/1779/feed</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>La candidate voilée de Besancenot</title>
		<link>http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/la-candidate-voilee-de-besancenot/1710</link>
		<comments>http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/la-candidate-voilee-de-besancenot/1710#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 20 Feb 2010 11:23:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claude Barratier</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Laïcité]]></category>

		<category><![CDATA[Laïcité et féminisme]]></category>

		<category><![CDATA[Politique]]></category>

		<category><![CDATA[Politique française]]></category>

		<category><![CDATA[ReSPUBLICA]]></category>

		<category><![CDATA[Courrier des lecteurs]]></category>
		<respu:articleid>1710</respu:articleid>
		<respu:topcategoryid>43</respu:topcategoryid>
		<respu:topcategoryname>Politique française</respu:topcategoryname>
		<respu:meta_url><![CDATA[]]></respu:meta_url>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gaucherepublicaine.org/?p=1710</guid>
		<description><![CDATA[Un élu se trouve impliqué dans la direction d&#8217;un service&#160;public.
Dans un pays qui a une religion d&#8217;Etat (voir la république islamique d&#8217;Iran), l&#8217;élu a l&#8217;obligation d&#8217;afficher la religion d&#8217;Etat et de la faire respecter. L&#8217;Elu devra veiller à ce que les services publics de la République islamique gardent à tout instant leur mission évangélique et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table><tr><td><p>Un élu se trouve impliqué dans la direction d&#8217;un service&nbsp;public.</p>
<p>Dans un pays qui a une religion d&#8217;Etat (voir la république islamique d&#8217;Iran), l&#8217;élu a l&#8217;obligation d&#8217;afficher la religion d&#8217;Etat et de la faire respecter. L&#8217;Elu devra veiller à ce que les services publics de la République islamique gardent à tout instant leur mission évangélique et de répression  vis-à-vis d&#8217;éventuels déviants par rapport à la&nbsp;Charia.</p>
<p>La France est le contraire d&#8217;une République islamique, et l&#8217;Etat n&#8217;a ici pas le droit d&#8217;exercer une mission évangélique. Dans les écoles, collèges, lycées publics, dans les  hôpitaux publics, les préfectures, les mairies, les commissariats de police, les casernes, etc..les fonctionnaires n&#8217;ont même pas le droit d&#8217;afficher leur religion ou philosophie: slogan.  Ni Dieu ni Maître interdit sur un tee shirt ou un insigne, voile islamique, kippa, croix interdits aussi&#8230;.En vertu de la loi de 1905, en application de notre Constitution, notre République est laïque et donc tous ses services le&nbsp;sont.</p>
<p>A la différence des républiques islamiques, la République  française respecte des lieux d&#8217;éducation, de santé, etc qui ne sont pas des services publics. Le crucifix grand ou petit a toute sa place à l&#8217;école privée, le slogan religieux aussi, l&#8217;affichage de la croyance y est normale, l&#8217;Etat n&#8217;y interdit pas le port du voile, alors qu&#8217;il le fait dans l&#8217;Ecole de la République, service public laïque et non&nbsp;prosélyte.</p>
<p>Un élu, en France comme en Iran, est tenu de faire appliquer la loi. Une élue voilée ne pourra donc pas donner des ordres à des fonctionnaires n&#8217;ayant, eux,  pas droit au voile, ni même entrer dans une école publique. Car la loi s&#8217;applique à tous les citoyens. Elle sera bienvenue dans les écoles privées, c&#8217;est-à-dire en dehors du service&nbsp;public.</p>
<p>Tolérer un tel comportement de la part d&#8217;une élue est donc impossible, par incompatibilité&nbsp;constitutionnelle.</p>
<p>La candidate voilée profite actuellement de la tolérance de notre République pour faire ce qui lui serait interdit (circuler sans voile) dans un état islamique. C&#8217;est une sorte de trahison. Compte tenu de ce que représente le voile islamique (une obligation ne concernant que les femmes, comme on peut le constater en Arabie ou ailleurs), je pense qu&#8217;il y a une lacune dans notre législation : La République ne doit pas continuer à tolérer ce qui est destructeur de la République laïque. Il faudra s&#8217;en souvenir au moment des élections présidentielles et&nbsp;parlementaires.</p>
<p>Claude&nbsp;BARRATIER</p>
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/la-candidate-voilee-de-besancenot/1710/feed</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Et pendant ce temps, la casse du service public hospitalier continue…</title>
		<link>http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/et-pendant-ce-temps-la-casse-du-service-public-hospitalier-continue%e2%80%a6/1639</link>
		<comments>http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/et-pendant-ce-temps-la-casse-du-service-public-hospitalier-continue%e2%80%a6/1639#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 20 Feb 2010 11:19:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bruno VALENTIN</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Lutter contre le néo-libéralisme]]></category>

		<category><![CDATA[Politique]]></category>

		<category><![CDATA[Politique française]]></category>

		<category><![CDATA[Protection sociale]]></category>

		<category><![CDATA[ReSPUBLICA]]></category>

		<category><![CDATA[Service Public]]></category>

		<category><![CDATA[lettre 633]]></category>

		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<respu:articleid>1639</respu:articleid>
		<respu:topcategoryid>72</respu:topcategoryid>
		<respu:topcategoryname>Service Public</respu:topcategoryname>
		<respu:meta_url><![CDATA[www.republiqueetsocialisme.fr]]></respu:meta_url>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gaucherepublicaine.org/?p=1639</guid>
		<description><![CDATA[Alors que des millions d’euros ont été négligemment dilapidés pour prévenir la grippe A !! … L’État s’attaque à l’hôpital public, nous en voulons pour exemples : 
- L&#8217;hôpital des enfants à Toulouse (CHU), très réputé pour son service de cardiologie pédiatrique a été fermé du jour au lendemain sur décision de l’ARH : pourtant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table><tr><td><p>Alors que des millions d’euros ont été négligemment dilapidés pour prévenir la grippe A !! … L’État s’attaque à l’hôpital public, nous en voulons pour exemples : <span id="more-1639"></span></p>
<p>- L&#8217;hôpital des enfants à Toulouse (CHU), très réputé pour son service de cardiologie pédiatrique a été fermé du jour au lendemain sur décision de l’ARH : pourtant un service de pointe qui devait devenir le Centre Interrégional d’organisation sanitaire de la chirurgie cardiaque&nbsp;pédiatrique.</p>
<p>Cette situation relève de l&#8217;absurde selon les cardiologues et les chirurgiens toulousains qui pendant plusieurs mois se sont impliqués dans la mise en conformité de ce centre. Ce sont 3 régions qui seront touchées si l’ARH (ARS) ne revient pas sur sa décision. De très petits bébés et des enfants qui devaient subir des interventions ont du être transféré en urgence à Bordeaux dans un service de cardiologie adulte ou à Marseille à plus 5 heures de&nbsp;route.</p>
<p>Cette décision insensée met en danger la vie et la santé de centaines&nbsp;d&#8217;enfants.</p>
<p>- La direction de l&#8217;hôpital du Centre Hospitalier de Decize (58) confirme l&#8217;arrêt des accouchements fin février, malgré l&#8217;opposition des élus. Il n&#8217;y aura plus d&#8217;accouchements à partir du 20 février 2010. La municipalité et les habitants de la Région s&#8217;insurgent contre cette décision qui est inacceptable, au seul motif qu’on ne trouve pas de remplaçant au médecin qui part à la retraite et suscite l&#8217;incompréhension, en effet, environ 360 enfants naissent chaque année à la maternité. La direction de l&#8217;hôpital indique que l&#8217;établissement continuera à assurer le suivi gynécologique, les échographies, le suivi pré et post natal, les cours de préparation à la naissance et la rééducation&nbsp;périnéale.</p>
<p>Après Clamecy et Cosne-sur-Loire, c&#8217;est un nouveau coup dur pour les maternités de la&nbsp;Nièvre.</p>
<p>- L’Assistance Publique/ Hôpitaux de Paris (AP-HP) est une « grosse machine » sanitaire ; c’est 37 hôpitaux, 90 000 employés et plus de 7 milliards d’euros de budget annuel. Une institution que l’on croyait hors d’atteinte mais Sarkozy a osé le faire ! ! ! Il prévoit de « rendre » 1000 postes en 2010, la prise en charge des patients est déjà insatisfaisante et la charge de travail importante, les agents ont déjà des problèmes pour poser leurs congés…. Si l&#8217;année 2010 fait peur, les suivantes également. Il est prévu la réduction annuelle de 1%  de postes de personnel soignant jusqu&#8217;en&nbsp;2012.</p>
<p>- L’hôpital de Decazeville (12) : arrêt du financement du service de soins continus pourtant, c’est un service qui fonctionne et il faudra faire plus de 40 kms pour que le patient soit pris en&nbsp;charge…</p>
<p>- Autres atteintes des services publics, ce sont les Centres d’Interruption Volontaire de Grossesse, par souci d’économie mais aussi pour « faire les yeux doux » aux lobbyistes de l’anti-avortement. Depuis Juillet, et le départ en retraite du médecin, le centre IVG de Tenon est fermé pour une durée indéterminée. Les femmes dans l&#8217;attente d&#8217;IVG sont dirigées vers l’Hôpital Saint Antoine, mais nous savons que la maternité et le centre IVG ST Antoine va disparaître aussi, les femmes devront alors aller à l’hôpital Trousseau, dont on ne sait si les capacités d&#8217;accueil répondront aux besoins. Cette année en région parisienne 3 centres ont fermé: Jean ROSTAND, BROUSSAIS, TENON, et prochainement AVICENNE. C’est non seulement une casse des services publics mais aussi une atteinte à la liberté des femmes de « disposer » de leurs corps&nbsp;!</p>
<p>- SISTERON, CREIL, VALREAS, CLAMECY… et la liste est malheureusement très longue de ces hôpitaux menacées par les décisions injustes du gouvernement&nbsp;français.</p>
<p>République et Socialisme sera aux cotés de ceux qui souhaitent garder un système public hospitalier de qualité et de proximité ! seule garantie d’une égalité de traitement de tous les patients quels qu’ils soient&nbsp;!</p>
<p>République et Socialisme exige le maintien des structures pratiquant l’IVG (c’est une obligation : loi du&nbsp;30/11/1979)</p>
<p>République et Socialisme exige le maintien des grands centres de soins qui font la renommée du système sanitaire français&nbsp;!</p>
<p>République et Socialisme demande que soit mis en place rapidement des Etats généraux de la Santé&nbsp;!</p>
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/et-pendant-ce-temps-la-casse-du-service-public-hospitalier-continue%e2%80%a6/1639/feed</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Soutenir le Front de Gauche lors des élections régionales</title>
		<link>http://www.gaucherepublicaine.org/elections/soutenir-le-front-de-gauche-lors-des-elections-regionales/1619</link>
		<comments>http://www.gaucherepublicaine.org/elections/soutenir-le-front-de-gauche-lors-des-elections-regionales/1619#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 20 Feb 2010 11:17:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator> Le Collectif National des Gaullistes de Gauche</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Elections]]></category>

		<category><![CDATA[Politique française]]></category>
		<respu:articleid>1619</respu:articleid>
		<respu:topcategoryid>43</respu:topcategoryid>
		<respu:topcategoryname>Politique française</respu:topcategoryname>
		<respu:meta_url><![CDATA[]]></respu:meta_url>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gaucherepublicaine.org/?p=1619</guid>
		<description><![CDATA[Le CNGG, Collectif National des Gaullistes de Gauche, appelle les Français qui se reconnaissent dans les valeurs du gaullisme, à soutenir, partout en France, le FRONT DE GAUCHE lors des élections régionales de mars prochain. Si ces élections ont, par nature, un enjeu local, elles auront aussi  et surtout un enjeu national majeur, les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table><tr><td><p style="text-align: left;">Le CNGG, Collectif National des Gaullistes de Gauche, appelle les Français qui se reconnaissent dans les valeurs du gaullisme, à soutenir, partout en France, le FRONT DE GAUCHE lors des élections régionales de mars prochain. <span id="more-1619"></span>Si ces élections ont, par nature, un enjeu local, elles auront aussi  et surtout un enjeu national majeur, les futurs conseils régionaux ayant vocation à constituer un contre pouvoir indispensable face à l’ hyperprésidence de Nicolas&nbsp;Sarkozy.</p>
<p style="text-align: left;">Dans tous les domaines, la politique menée aujourd&#8217;hui par le pouvoir  est contraire à l’intérêt&nbsp;général.</p>
<p style="text-align: left;">La spéculation financière, que les cadeaux fiscaux aux plus riches encourage, reprend ses habitudes après l&#8217;orage alors que le chômage de masse, les délocalisations et la précarité sociale ne cessent de s’accentuer, en dépit des mouvements de menton et des manœuvres de diversion qui ne trompent que ceux qui veulent bien&nbsp;l&#8217;être.</p>
<p style="text-align: left;">Les effets délétères du Traité de Lisbonne, imposé malgré le désaveu d’une grande majorité de Français, commencent à se faire sentir. Le modèle social français, hérité de la politique du général De Gaulle, est aujourd’hui brutalement remis en cause par la fuite en avant ultralibérale, camouflée sous le vocable fallacieux de « réformes », à commencer par la Sécurité Sociale et les retraites, malmenées comme elles ne l&#8217;avaient jamais été depuis&nbsp;1945.</p>
<p style="text-align: left;">Le Front de Gauche s’inscrit comme le fer de lance de la défense  sans faiblesse des acquis sociaux et  de leur développement dans le combat contre les inégalités. Le progrès social est le moteur essentiel du développement économique ; il sera demain la meilleure garantie du progrès écologique&nbsp;nécessaire.</p>
<p style="text-align: left;">C&#8217;est ainsi qu’une force de progrès déterminée pourra  construire, sans exclusives ni calculs trop savants, le rassemblement de toute l&#8217;opposition qui permettra la victoire des Républicains et le retour a la justice&nbsp;sociale.</p>
<p style="text-align: left;">Le Directoire : Etienne Tarride ; Gilles Bachelier ; Paul&nbsp;Violet</p>
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gaucherepublicaine.org/elections/soutenir-le-front-de-gauche-lors-des-elections-regionales/1619/feed</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Comment ne pas réagir à l’agression contre Rayhana?</title>
		<link>http://www.gaucherepublicaine.org/combat-feministe/comment-ne-pas-reagir-a-l%e2%80%99agression-contre-rayhana/1622</link>
		<comments>http://www.gaucherepublicaine.org/combat-feministe/comment-ne-pas-reagir-a-l%e2%80%99agression-contre-rayhana/1622#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 20 Feb 2010 11:08:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator> l'IFE</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Combat féministe]]></category>

		<category><![CDATA[Combat laïque]]></category>

		<category><![CDATA[Laïcité]]></category>

		<category><![CDATA[Laïcité et féminisme]]></category>

		<category><![CDATA[lettre 633]]></category>
		<respu:articleid>1622</respu:articleid>
		<respu:topcategoryid>34</respu:topcategoryid>
		<respu:topcategoryname>Laïcité</respu:topcategoryname>
		<respu:meta_url><![CDATA[]]></respu:meta_url>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gaucherepublicaine.org/?p=1622</guid>
		<description><![CDATA[Comment ne pas réagir à l’agression, le 12 janvier à Paris, contre Rayhana, dramaturge et actrice algérienne, auteure de la pièce “A mon âge, je me cache encore pour&#160;fumer”!
L’attaque dont elle a été victime est d’une extrême violence et nous saluons non seulement son courage face à cette attaque mais tout son engagement de femme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table><tr><td><p>Comment ne pas réagir à l’agression, le 12 janvier à Paris, contre Rayhana, dramaturge et actrice algérienne, auteure de la pièce “A mon âge, je me cache encore pour&nbsp;fumer”!</p>
<p>L’attaque dont elle a été victime est d’une extrême violence et nous saluons non seulement son courage face à cette attaque mais tout son engagement de femme et d’artiste.<span id="more-1622"></span></p>
<p>Qu’il s’agisse d’attaques à l’acide ou à l’essence, cet acte extrême est utilisé à travers la planète contre les femmes dès qu’elles luttent pour leurs droits et leur liberté ! C’est un acte qui a pour objectif non seulement de les terroriser mais surtout de les défigurer à vie physiquement, psychologiquement et de faire disparaître socialement les&nbsp;femmes.</p>
<p>Cependant nous ne pouvons pas rester simplement dans la condamnation d’un acte et ne pas nous interroger sur ses causes. Il est d’autant plus important de nous interroger sur la portée de cet acte dans un pays où la laïcité est consacrée dès l’article premier de la&nbsp;Constitution.</p>
<p><strong>Pourquoi ? </strong> La République laïque, dans laquelle nous sommes néEs, ou bien avons choisi de vivre, doit être respectée dans son essence parce que la France des Lumières n’a pas le droit de brader les valeurs fondamentales pour lesquelles se sont battus des millions de Françaises et de Français de 1789 à nos&nbsp;jours.</p>
<p><strong>Que cela signifie-t-il&nbsp;?</strong></p>
<p>D’une part, la laïcité conjugue la liberté de conscience, qui permet aux options spirituelles de s’affirmer <strong>sans s’imposer</strong>, l’égalité des droits de tous les citoyens et citoyennes sans distinction d’option spirituelle et la définition d’une loi commune à tous visant le seul intérêt&nbsp;général.</p>
<p>D’autre part, <strong>des femmes et des hommes, qu’ils soient nés ou aient choisi de vivre en France</strong> sont dans un État laïque où la liberté de conscience est garantie par la loi. L’instauration « des lois divines » dans différents pays (Iran, Algérie, Soudan, Égypte, etc.), les violences et les actes terroristes qui sont perpétrés contre les femmes et les hommes porteurs de valeurs laïques, de liberté de conscience ont été poussés à l’exil. Ces femmes et ces hommes ont choisi de vivre dans une démocratie où la laïcité fait place à la liberté et aux rapports humains dans une société vivable pour toutes et&nbsp;tous.</p>
<p>Au cours de ces dernières années, nous n’avons eu de cesse  d’interpeller les décideurs politiques pour rappeler que la laïcité, la mixité et le principe d’égalité entre les femmes et les hommes sont des valeurs non négociables du vivre ensemble. A chaque fois qu’un responsable politique cède sur les principes fondateurs de la République au nom de la liberté de religion, il met en péril le  principe de laïcité et de ce fait, ouvre la brèche au particularisme et au&nbsp;communautarisme.</p>
<p>Nous ne sommes pas surpris par l’agression de Rayhana. L’avancée de l’islamisme politique est une réalité quotidienne pour nos concitoyennes de Paris à Marseille, Lille, Lyon, Montpellier, Montataire, Creil, Orly,&nbsp;Saint-Denis….</p>
<p>Qu’il s’agisse de la pression sociale du groupe ou du quartier, des agressions verbales et physiques dont elles sont victimes, elles le vivent dans la plus grande indifférence mais aussi dans le déni d’une majorité des décideurs politiques. S’il n’existait pas des associations progressistes et laïques, des initiatives citoyennes au sein des quartiers, les femmes auraient été encore plus rapidement éradiquées de l’espace public et de la vie&nbsp;sociale.</p>
<p>Ce n’est pas faute d’avoir exprimé notre inquiétude face à la montée de l’Islamisme en France, comme en Europe. Un grand nombre de défenseurs des droits humains, des forces de droite et de gauche ont fait le lit de ces intégristes&nbsp;religieux.</p>
<p>Les luttes des féministes contre le patriarcat et l’interprétation des «lois divines» les amènent à être taxées de « féministes blanches » par les groupes communautaristes, les islamistes et les islamo-gauchistes. Si, elles sont féministes, laïques et de naissance musulmane, c’est d’occidentalisées, de traitres à leur culture, d’islamophobes qu’elles sont accusées dès qu’elles dénoncent les atteintes aux droits fondamentaux des femmes et le relativisme culturel de ces «penseurs du communautarisme&nbsp;».</p>
<p>Ces penseurs communautaristes ont amené les citoyens et citoyennes à avoir un langage stéréotypé et une pensée aseptisée : C’est leur culture…, institutionnalisant un racisme&nbsp;différentialiste.</p>
<p>Nous ne pouvons pas oublier Sohane, brulée vive, Samira Bellil dans l’enfer des tournantes, les jeunes filles mariées de force et celles tuées « au nom de l’honneur ». Les femmes, dès qu’elles veulent exprimer leur émancipation ou revendiquer une autre façon de vivre de penser, sont les victimes de l’ordre moral codifié par le patriarcat en pleine expansion par la montée de l’intégrisme&nbsp;religieux.</p>
<p>Aujourd’hui, la régression est telle que l’on voit fleurir non seulement le voile, le niquab et la burqa mais aussi les accommodements de tout genre : des repas hallal dans les cantines scolaires, le choix du médecin dans les hôpitaux. Dans une commune, il a été demandé aux fonctionnaires de sexe féminin d’apporter une attention particulière à leur tenue vestimentaire afin de ne pas agresser ou provoquer… les usagers « d’obédience musulmane »&nbsp;!!</p>
<p>Dans certaines villes et quartiers, il a même été instauré … un couvre-feu de fait ! Au delà d’une certaine heure, les femmes et les jeunes filles doivent se claquemurer chez elles faute de quoi elles sont considérées comme des femmes aux mœurs légères, exposées aux insultes,  voire à la&nbsp;violence.</p>
<p>Tous ces exemples, ne sont pas de l’ordre du fantasme. Ils sont une réalité quotidienne&nbsp;!</p>
<p>Lors du rassemblement devant la Maison des Metallos, samedi après-midi, nous avons été bien aise d’apprendre que l’imam de la mosquée du quartier avait condamné l’attaque dont a été victime&nbsp;Rayhana.</p>
<p>Il est aisé de condamner un acte, par une déclaration aux autorités locales ou à la presse, cela s’appelle avoir une bonne politique de communication. Qu’en est-il des prêches incendiaires de cet imam dont le fonds de commerce est la haine des femmes, la chasse aux mécréants et&nbsp;mécréantes.</p>
<p>La situation est telle que, dans sa tentative de fuir ses incendiaires, Rayhana n’a trouvé ni refuge, ni main protectrice dans le quartier. C&#8217;est dire qu’il existe déjà dans une partie du territoire du XIème arrondissement de Paris, un ordre islamiste qui quadrille le quartier et impose son diktat par la terreur et la&nbsp;peur.</p>
<p>Quand nos décideurs politiques arrêteront-ils de penser que l’on règle les problèmes en faisant appel aux imams et autres représentants religieux ? La réponse au repli identitaire et au déni de citoyenneté ne se résout pas en accordant un rôle politique aux représentants religieux. Ils ne sont en aucun cas les représentants des citoyennes et des citoyens dans la Cité.  Ce n’est pas non plus en offrant, à la place des services publics, des salles de prière, des terrains pour la construction de mosquées ou en permettant l’éclosion de commerces à dominante&nbsp;cultuelle.</p>
<p>Nos décideurs politiques ont tellement cherché la paix sociale, par peur d’être accusés de racistes, qu’ils ont pactisé avec la pensée islamiste. Ils ont offert à ses représentantes et représentants des tribunes, des plateaux de télé et tout un espace social et politique au sein de la Cité. Est-ce par naïveté ou par calcul politique, toujours est-il qu’ils ont contribué à l’islamisation des&nbsp;esprits.</p>
<p>Ils ont refusé d’écouter la voix des forces progressistes laïques, des féministes. Ils ont entériné le recul de la laïcité en la confinant exclusivement dans le respect et le dialogue des religions.  La laïcité, est d’abord et avant tout liberté de conscience, séparation de la sphère politique et de la sphère&nbsp;religieuse.</p>
<p>La vraie réponse au recul de la laïcité, de la mixité c’est la reconnaissance d’une pleine citoyenneté, un enseignement laïque avec la protection de l’école publique laïque - abandonnée au nom du choix de la carte scolaire –, la défense des services publics de proximité, de maisons de jeunes, de maisons de quartiers dignes de ce nom, d’acteurs sociaux prônant des valeurs de laïcité, d’égalité, de mixité. Ce qui est loin d’être une réalité&nbsp;aujourd’hui.</p>
<p>Les jeunes filles et les jeunes hommes, les citoyennes et les citoyens aspirent à un avenir dans notre société laïque, démocratique et sociale. Ils souhaitent vivre dans l’égalité politique, économique et sociale et non dans un quelconque attachement ou appartenance à une communauté religieuse. Dans une société laïque, l’individu est d’abord un CITOYEN&nbsp;!</p>
<p>Les responsables politiques étaient certes présentEs à ces rassemblements mais  quand sortiront–ils de l’ambiguïté et l’inaction  pour qu’enfin se décide dans toute sa rigueur le respect du principe de Laïcité&nbsp;?</p>
<p>A moins qu’il ne faille commencer à compter nos morts, ICI, pour que les lois de la République reprennent naturellement leur place dans la&nbsp;société.</p>
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gaucherepublicaine.org/combat-feministe/comment-ne-pas-reagir-a-l%e2%80%99agression-contre-rayhana/1622/feed</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>&#8220;Daniel Timsit, l’Algérien&#8221; par Nasredine Guenifi</title>
		<link>http://www.gaucherepublicaine.org/a-lire-a-voir-a-ecouter/daniel-timsit-l%e2%80%99algerien-par-nasredine-guenifi/1600</link>
		<comments>http://www.gaucherepublicaine.org/a-lire-a-voir-a-ecouter/daniel-timsit-l%e2%80%99algerien-par-nasredine-guenifi/1600#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 20 Feb 2010 10:51:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hakim Arabdiou</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[A lire, à voir ou à écouter]]></category>

		<category><![CDATA[Histoire]]></category>

		<category><![CDATA[International]]></category>

		<category><![CDATA[Algérie]]></category>

		<category><![CDATA[lettre 633]]></category>
		<respu:articleid>1600</respu:articleid>
		<respu:topcategoryid>3</respu:topcategoryid>
		<respu:topcategoryname>A lire, à voir ou à écouter</respu:topcategoryname>
		<respu:meta_url><![CDATA[]]></respu:meta_url>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gaucherepublicaine.org/?p=1600</guid>
		<description><![CDATA[Fidèle à sa tradition, Magic Cinéma, de Bobigny, vient de projeter en avant-première, le documentaire du réalisateur d’origine algérienne, Nasredine Guenifi, intitulé, Daniel Timsit, l’Algérien, relatif à ce communiste et résistant anticolonialiste, d’origine judéo-berbère, né le 16 janvier 1928, à Alger, et décédé  le 1er août 2002 à Paris où il exerçait comme médecin. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table><tr><td><p>Fidèle à sa tradition, <strong>Magic Cinéma</strong>, de Bobigny, vient de projeter en avant-première, le documentaire du réalisateur d’origine algérienne, Nasredine Guenifi, intitulé, <em>Daniel Timsit, l’Algérien</em>, relatif à ce communiste et résistant anticolonialiste, d’origine judéo-berbère, né le 16 janvier 1928, à Alger, et décédé  le 1er août 2002 à Paris où il exerçait comme médecin. Ce documentaire se veut un hommage aux combattants « Algériens non-musulmans qui ont participé activement à la guerre pour l’indépendance » de leur pays ; et qui « sont aujourd’hui injustement oubliés ou méconnus. »<sup>1</sup></p>
<p>Daniel Timsit, de mère constantinoise, de père algérois et d’un grand-père, rabbin de Constantine, n’aime pas, de par les « valeurs internationalistes et universalistes qui sont les siennes », se définir sur une base ethnique. Il se considère citoyen d’une nation formée de divers apports, berbère, arabe, français, européen, musulman, chrétien, juif… Cela ne signifie nullement qu’il renie ses origines berbère et juive, dont la présence en Algérie remonte à 2 000&nbsp;ans.</p>
<p>Il évoque également dans le film ce qui a déterminé son engagement militant. C’est d’abord la misère insoutenable dans laquelle le colonialisme avait jeté les « Indigènes », comme les colons aimaient à désigner les Algériens de souches. Puis le « combat contre le nazisme et le fascisme », au cours duquel les dirigeants nationalistes avaient été jetés en prison (en même temps que les communistes) par les autorités coloniales vichystes, à la solde des nazis, parce qu’ils avaient refusé de jouer le jeu de ces derniers. Et enfin, son adhésion « naturelle » au Parti communiste algérien, qui était la seule formation politique qui accueillait les militants de toute origine ethnique ou&nbsp;nationale.</p>
<p>Ce parti a forgé sa conscience politique, ainsi que ses idéaux humanistes et de justice, mais l’avait « obscurci », selon lui, pour ce qui est de la question de l’indépendance  de l’Algérie, une dimension qu’il trouvait bien claire chez les jeunes militants nationalistes, de sa génération, du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques, de Messali Hadj, des militants auxquels l’unissait le fraternel combat&nbsp;anticolonial.</p>
<p>Il raconte également son engagement dans la lutte indépendantiste, dès les premiers jours de l’appel émancipateur du Front de libération nationale, le 1er novembre 1954. Il faisait alors partie de l’Union des étudiants communistes à l’université d’Alger. Sa principale activité avait été la mise sur pied, avec ses camarades de section, à Birkadhem, à la périphérie immédiate d’Alger, d’un laboratoire du Parti communiste algérien, de fabrication de bombes, et la fabrication de bombes destinées au Front de libération nationale et aux Combattants de la libérations (branche armée du PCA). Arrêté en octobre 1956, torturé et emprisonné, il sera libéré à la veille de l’indépendance de son&nbsp;pays.</p>
<p>Les gens, en particuliers les jeunes algériens, ont tendance selon lui à oublier les horreurs du colonialisme ; un colonialisme qui a également « bloqué le développement historique normal des sociétés » qui furent soumises à sa&nbsp;domination.</p>
<p>Pour autant, il ne dédouane pas les dirigeants de son pays pour le mal qu’ils ont fait à l’Algérie indépendante, à commencer par la guerre fratricide de l’été 1962 qui avait opposé diverses factions du mouvement de la résistance&nbsp;anticoloniale.</p>
<p>Quant aux harkis, ces supplétifs algériens qui avaient servi dans les rangs de l’armée française pendant la guerre de libération nationale, il estime qu’il est temps, quarante ans après l’indépendance de l’Algérie, de leur pardonner, sauf bien  sûr pour ceux qui ont commis des&nbsp;crimes.</p>
<p>Il regrette aussi le départ massif des Algériens d’origine européenne et juive, qu’il considère comme un drame. « Ils n’ont cependant pas été chassés », a-t-il tenu à&nbsp;préciser.</p>
<p>Il a également fait part de son espoir de voir s’établir entre la France et l’Algérie des relations sur une base d’égalité et de respect mutuel. Nous ne devobs pas oublier, selon lui, qu’il existe en France jusqu’à trois millions de personnes qui ont un lien ou un autre avec l’Algérie; et la présence en Algérie, de la langue française, une présence plus que nulle part ailleurs, un « butin de guerre », comme l’a qualifiée le romancier algérien, Kateb Yacine. Il ne renie pas non plus sa double culture algérienne et&nbsp;française.</p>
<p>Mais pour lui ces relations ne doivent pas occulter la « vérité historique » qu’ont été les méfaits du colonialisme. Ils doivent être reconnus par la France. On a traduit en justice les criminels de guerre serbes, a-t-on jamais traduit en justice, s’est-il interrogé, des militaires français de hauts rangs, qui ont pratiqué officiellement la torture sur des milliers d’Algériens&nbsp;?</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_1600" class="footnote"> Les frères de Daniel Timsit et sa soeur étaient également engagés dans les réseaux de la résistance pour la libération de l&#8217;Algérie. Leur sœur avait été elle aussi arrêtée et torturée lors de la Bataille d&#8217;Alger. (Voir p. 33 d&#8217; <em>Algérie, récit anachronique,</em> éd. Bouchène, Alger 1998, de Daniel&nbsp;Timsit). </li></ol></td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gaucherepublicaine.org/a-lire-a-voir-a-ecouter/daniel-timsit-l%e2%80%99algerien-par-nasredine-guenifi/1600/feed</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>HAÏTI : il faut choisir entre le maintien d&#8217;inégalités intolérables ou l&#8217;application du principe de la solidarité</title>
		<link>http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/haiti-il-faut-choisir-entre-le-maintien-dinegalites-intolerables-ou-lapplication-du-principe-de-la-solidarite/1678</link>
		<comments>http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/haiti-il-faut-choisir-entre-le-maintien-dinegalites-intolerables-ou-lapplication-du-principe-de-la-solidarite/1678#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 20 Feb 2010 10:50:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Évariste </dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Altermondialisme]]></category>

		<category><![CDATA[International]]></category>

		<category><![CDATA[Lutter contre le néo-libéralisme]]></category>

		<category><![CDATA[Politique]]></category>

		<category><![CDATA[ReSPUBLICA]]></category>

		<category><![CDATA[Haïti]]></category>

		<category><![CDATA[lettre 633]]></category>
		<respu:articleid>1678</respu:articleid>
		<respu:topcategoryid>32</respu:topcategoryid>
		<respu:topcategoryname>International</respu:topcategoryname>
		<respu:meta_url><![CDATA[]]></respu:meta_url>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gaucherepublicaine.org/?p=1678</guid>
		<description><![CDATA[Cephas Lumina, expert auprès de l&#8217;Organisation des Nations Unies (ONU), a appelé jeudi à l’annulation immédiate de la dette multilatérale d’Haïti et à l’octroi « de subventions d’aide sans condition » et non pas à de nouveaux prêts. Soit il faut appliquer les propositions de Cephas Lumina, soit il faut annuler la dette par un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table><tr><td><p>Cephas Lumina, expert auprès de l&#8217;Organisation des Nations Unies (ONU), a appelé jeudi à l’annulation immédiate de la dette multilatérale d’Haïti et à l’octroi « de subventions d’aide sans condition » et non pas à de nouveaux prêts. Soit il faut appliquer les propositions de Cephas Lumina, soit il faut annuler la dette par un paiement sans contrepartie du Fonds monétaire international (FMI) qui pour une fois ferait preuve de&nbsp;solidarité.</p>
<p>Nous déclarons qu&#8217;il faut en finir avec l&#8217;économie de la dette qui n&#8217;avantage que les prêteurs sans résoudre les déficiences de l&#8217;acquéreur des&nbsp;prêts.</p>
<p>La récente annonce par le Club de Paris, un groupe informel de 19 pays créditeurs, de l’annulation de 214 millions de dollars que leur devait Haïti, est un bon début. Toutefois, nous partageons la position de Cephas Lumina à savoir que « cette décision est insuffisante pour garantir la durabilité de l’effort de relèvement, compte tenu du fait que le gros de la dette est détenu par des créditeurs&nbsp;multilatéraux.»</p>
<p>Actuellement, Haïti doit environ 890 millions de dollars à ses créditeurs internationaux, dont 70 % à des créditeurs multilatéraux, principalement la Banque inter-américaine de développement, à hauteur de 41 %, et la Banque mondiale, à hauteur de 27&nbsp;%.</p>
<p>Nous estimons scandaleux que le Fonds monétaire international (FMI) ait fourni récemment un prêt sans intérêt de 114 millions de dollars à Haïti, dont le paiement sera dû après une période de cinq ans et demi. Avec Cephas Lumina, nous disons qu&#8217; « il est irréaliste d’attendre de la population haïtienne qu’elle puisse, sur une période de cinq ans, réunir les ressources nécessaires à rembourser cette dette. Il est également inapproprié de faire payer Haïti pour l’aide d’urgence&nbsp;».</p>
<p>Nous proclamons que Haïti est l&#8217;archétype des conséquences de la logique turbocapitaliste de l&#8217;aide au développement où l&#8217;aide et les prêts sont prévus pour favoriser les prêteurs, mais également pour maintenir une oligarchie économique et politique qui use de la dictature et de la répression sans jamais répondre aux besoins sociaux de première nécessité et sans jamais être capable d&#8217;engager un développement auto-centré absolument&nbsp;nécessaire.</p>
<p>Notre devoir de solidarité doit s&#8217;inscrire dans un combat internationaliste contre le&nbsp;turbocapitalisme.</p>
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/haiti-il-faut-choisir-entre-le-maintien-dinegalites-intolerables-ou-lapplication-du-principe-de-la-solidarite/1678/feed</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Sarkoz&#8217;îles : grands projets, petits desseins</title>
		<link>http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/sarkoziles-grands-projets-petits-desseins/1617</link>
		<comments>http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/sarkoziles-grands-projets-petits-desseins/1617#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 20 Feb 2010 10:49:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pascal Basse</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Nicolas Sarkozy]]></category>

		<category><![CDATA[Politique]]></category>

		<category><![CDATA[Politique française]]></category>

		<category><![CDATA[ReSPUBLICA]]></category>

		<category><![CDATA[République]]></category>

		<category><![CDATA[lettre 633]]></category>
		<respu:articleid>1617</respu:articleid>
		<respu:topcategoryid>43</respu:topcategoryid>
		<respu:topcategoryname>Politique française</respu:topcategoryname>
		<respu:meta_url><![CDATA[]]></respu:meta_url>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gaucherepublicaine.org/?p=1617</guid>
		<description><![CDATA[Dernière lubie du président, formulée le 19 janvier à Saint-Denis de la Réunion : présenter désormais ses vœux spécifiquement aux Français d&#8217;outre-mer chaque année depuis un territoire ultramarin différent. Vaste programme, il lui faudra au moins un second mandat pour honorer un tel engagement. Nous voici davantage informés quant à ses intentions pour 2012&#8230; Cela [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table><tr><td><p>Dernière lubie du président, formulée le 19 janvier à Saint-Denis de la Réunion : présenter désormais ses vœux spécifiquement aux Français d&#8217;outre-mer chaque année depuis un territoire ultramarin différent. Vaste programme, il lui faudra au moins un second mandat pour honorer un tel engagement. Nous voici davantage informés quant à ses intentions pour 2012&#8230; Cela dit, comment interpréter ce traitement spécifique? Y aurait-il, aux yeux du président, différents types de français ? Les citoyens d&#8217;outre-mer sont-ils considérés, pour reprendre la formule d&#8217;Aimé Cesaire, comme &#8221; des Français à part entière ou des Français entièrement à part ? &#8220;.Étrange initiative, pour ne pas dire inquiétante, de la part d&#8217;un président censé représenter l&#8217;ensemble des&nbsp;Français.</p>
<p>Tout aussi inquiétant, le coût de cette escapade d&#8217;un jour à la Réunion : deux hôtels de luxe, trois avions, plusieurs cohortes de forces de l&#8217;ordre appelées en renfort depuis la métropole, etc. , le tout pour assurer un déplacement présidentiel officiel qui, vu de la Réunion, ressemble davantage à une campagne électorale destinée à soutenir la liste UMP aux élections régionales de mars 2010. En évitant soigneusement d&#8217;être accueilli par l&#8217;un ou l&#8217;autre des présidents des deux collectivités territoriales (à majorité de gauche), le président Sarkozy s&#8217;assoit délibérément sur les usages protocolaires républicains. En s&#8217;affichant constamment au milieu des seuls barons locaux UMP, candidats aux élections de mars, monsieur Sarkozy donne l&#8217;image d&#8217;un président partisan, contraire au rôle d&#8217;arbitre que lui confère l&#8217;esprit de la&nbsp;constitution.</p>
<p>Le choix de la Réunion n&#8217;est pas anodin. Pas de Domota et de LKP guadeloupéen dans les parages, le mouvement mis en place pour lutter contre la vie chère à la Réunion (COSPAR ) utilise des formes de protestation plus traditionnelles : le séjour n&#8217;en sera que plus tranquille, à quelques charges policières et gaz lacrymogènes près quand même. D&#8217;autre part, monsieur Sarkozy est un adepte de la méthode Coué : il a obtenu son pire résultat à l&#8217;élection présidentielle à la Réunion (36,3%) : il mettra un point d&#8217;honneur à ce que la droite locale lave l&#8217;affront et, cerise sur le gâteau, empêche ainsi toute possibilité de grand chelem de la gauche aux régionales. On a les victoires que l&#8217;on peut!<br />
Le président a aussi besoin de faire oublier le récent échec de la mise en place de la taxe carbone : que pouvait-il trouver de mieux pour &#8221; reverdir&#8221; son blason que de s&#8217;approprier le temps d&#8217;une journée cette vitrine du développement durable qu&#8217;aspire à devenir le territoire&nbsp;réunionnais?</p>
<p>Les vœux formulés pour l&#8217;outre-mer par le président, au-delà de quelques effets d&#8217;annonces, accentuent cependant la rupture avec les pratiques de ses prédécesseurs. Avec Sarkozy semble s&#8217;achever le cycle de la départementalisation. Place à celui des expérimentations et des initiatives à géométrie variable, &#8220;liberalism is back&#8221;! &#8220;Fin de l&#8217;assistanat&#8221;, &#8220;nouveau modèle de développement moins dépendant de la métropole&#8221; s&#8217;inscrivent dans la lignée des propos tenus lors de la convention nationale de l&#8217;UMP (juillet 2006) alors présidé par Nicolas Sarkozy. On y enterra définitivement toute perspective de rattrapage pour les DOM. Mayotte, département en 2011, sera la seule exception où l&#8217;État aura à intensifier son action pour créer les conditions d&#8217;un développement rapide du territoire. Partout ailleurs, les mouvements centrifuges devraient s&#8217;amplifier. Le prochain quinquennat verra si la ligne jaune à ne pas franchir en matière d&#8217;évolution institutionnelle fixée par le président (l&#8217;indépendance) est aussi intangible qu&#8217;il le souhaite. La Nouvelle Calédonie pourrait bien être le premier territoire à explorer les confins de l&#8217;autonomie, voire à les dépasser. D&#8217;autres outre-mers pourraient, par réaction en chaîne, explorer d&#8217;autres formes de gouvernance, et flurter avec les lignes jaunes, un&nbsp;jour&#8230;</p>
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/sarkoziles-grands-projets-petits-desseins/1617/feed</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Nasredine Guenifi : « J’étais loin savoir que je côtoyais un grand fidaï »</title>
		<link>http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/nasredine-guenifi-%c2%ab-j%e2%80%99etais-loin-savoir-que-je-cotoyais-un-grand-fidai-%c2%bb/1599</link>
		<comments>http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/nasredine-guenifi-%c2%ab-j%e2%80%99etais-loin-savoir-que-je-cotoyais-un-grand-fidai-%c2%bb/1599#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 20 Feb 2010 10:40:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hakim Arabdiou</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Entretiens]]></category>

		<category><![CDATA[Histoire]]></category>

		<category><![CDATA[ReSPUBLICA]]></category>

		<category><![CDATA[Algérie]]></category>

		<category><![CDATA[lettre 633]]></category>
		<respu:articleid>1599</respu:articleid>
		<respu:topcategoryid>23</respu:topcategoryid>
		<respu:topcategoryname>Entretiens</respu:topcategoryname>
		<respu:meta_url><![CDATA[]]></respu:meta_url>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gaucherepublicaine.org/?p=1599</guid>
		<description><![CDATA[Nasredine Guenifi, réalisateur d’origine algérienne, a débuté sa carrière professionnelle à la Radiodiffusion télévision française (RTF), au début de 1962, soit peu avant le cessez-le-feu du 19 mars, qui a vu la fin de la guerre de libération nationale algérienne.  Il a rejoint, à l’Indépendance, à Alger, le réalisateur français, René Vautier, qui était [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table><tr><td><p>Nasredine Guenifi, réalisateur d’origine algérienne, a débuté sa carrière professionnelle à la Radiodiffusion télévision française (RTF), au début de 1962, soit peu avant le cessez-le-feu du 19 mars, qui a vu la fin de la guerre de libération nationale algérienne.  Il a rejoint, à l’Indépendance, à Alger, le réalisateur français, René Vautier, qui était chargé de monter un atelier de production cinématographique pour le compte du ministère algérien de la Jeunesse et des Sports, jusqu&#8217;à la création du Centre national du&nbsp;cinéma.</p>
<p><span id="more-1599"></span>Guenifi a ensuite, exercé pendant longtemps en qualité de Directeur de la photo, puis de réalisateur documentariste. Il réside en France, depuis quinze ans. Mais il lui a été quasiment impossible d&#8217;exercer son métier. Il s’est alors résigné à réaliser avec ses propres moyens de petits films sur divers sujets, qu’il projetait en milieu associatif, et suivis de débats. Il a publié parallèlement un roman historique, <em>Ahmed bey, l’Algérien</em>, et il est en train d’en rédiger une&nbsp;suite.</p>
<p><strong>Hakim Arabdiou :</strong> Comment t’est venue l’idée de réaliser un film sur le résistant communiste et résistant anticolonialiste algérien, Daniel&nbsp;Timsit?</p>
<p><strong>Nasredine Guenifi </strong>: J’avais rencontré Daniel pour la première fois en 1997, dans le cadre d&#8217;une association &#8220;Carrefour des solidarités avec l&#8217;Algérie&#8221; fondée par Daniel et quelques autres algériens, au plus fort de la tristement célèbre campagne du &#8220;qui tue qui en Algérie?&#8221;<sup>1</sup> Je ne connaissais rien de sa vie antérieure et lorsque j’ai lu son livre « Algérie : récit anachronique », édité chez  Bouchène, c’était pour moi une grande surprise, car j’étais loin d’imaginer que je côtoyais un vrai fidaï<sup>2</sup> de la guerre d’indépendance de l’Algérie au cours de ce qu’on a appelé, la Bataille d’Alger. Je me disais alors pourquoi lui, un Juif algérien, s’était-il impliqué au péril de sa vie, dans une guerre qui, en principe, ne concernait que les musulmans, uniques victimes du colonialisme. Je me disais aussi qu’une personnalité de cette envergure ne devait pas demeurer méconnue de la jeune génération, comme de l’ancienne. Je lui ai donc proposé de raconter son histoire devant mon petit caméscope DV. Au début, il était réticent à parler de lui-même, surtout par&nbsp;modestie.</p>
<p>Je me rendais chez lui une fois par mois, environ. Je lui posais une ou deux questions sur le thème qui m’intéressait et  je le laissai répondre longuement. Cela s’est passé durant le premier semestre de l’année 2000. Puis, j’ai laissé les rushes de côté en me disant que j’en ferai plus tard le montage. L’essentiel pour moi était que le témoignage de Daniel était en boîte, comme on dit dans la&nbsp;profession.</p>
<p>Durant l’année 2007/2008, une nouvelle campagne médiatique anti-algérienne s’est déclenchée en France, non pas pour dénoncer les tares d’un régime despotique, mais pour remettre en cause l’indépendance même de l’Algérie et pour dénigrer le FLN de la guerre de libération nationale. On disait que si le FLN n’avait pas déclaré  cette guerre, s’il n’avait pas  pratiqué le « terrorisme », s’il n’avait pas chassé les pieds-noirs et les Juifs,  l’Algérie serait aujourd’hui « civilisée ». Ils regrettent en somme l’Algérie française (l’Algérie sous domination coloniale). Cette campagne était aussi bien orchestrée par des Français de souche que par des Algériens de souche. Comment répondre à ces « révisionnistes » ?  J’ai alors pensé à Daniel Timsit. Lui seul pourra le faire, car il était aux premières loges durant la guerre et de surcroît, il n’est pas&nbsp;musulman.</p>
<p><strong>H.A </strong>: As-tu rencontré des difficultés particulières pour la réalisation de ce film&nbsp;?</p>
<p><strong>N.G.</strong> : Il me manquait un logiciel de montage, même semi-professionnel. Et il coûtait très cher, à l’époque.  Pour le tournage, je n’ai pas rencontré de difficultés qu’on rencontre en général  avec un producteur ou un diffuseur : délais de tournage et de montage limités, durée du film tout autant, etc., car j’étais seul maître à bord de mon projet. Mon seul regret est de n’avoir pas disposé d’un matériel professionnel (caméra, éclairage, son).  Je n’ai toutefois pas imaginé une seconde que ce film sera un jour projeté en salle de cinéma. Comme quoi, on peut faire un film intéressant avec de faibles moyens&nbsp;techniques.</p>
<p><strong>H. A</strong> : Comment comptes-tu le diffuser&nbsp;?</p>
<p><strong>N. G.</strong> : Après cette expérience au Magic cinéma de Bobigny, en région parisienne, où, grâce à sa directrice, Madame Dominique Bax, un public nombreux a pu voir le film, on m’a demandé de le diffuser en DVD et aussi de le projeter dans d’autres salles en France. J’avoue que je ne m’attendais pas au grand intérêt qu’il a suscité, parce que, je ne l’ai pas conçu comme un documentaire classique. Au contraire, j’ai utilisé un style encore peu répandu dans le cinéma, qui consiste à laisser la parole à quelqu’un sans intervenir au moyen d’un commentaire et d’images d’archives. Je craignais donc que le public ne parvienne pas à voir et entendre parler un personnage durant deux heures de projection, sans autres images que la sienne. Mais la « magie » a fonctionné. Le talent de conteur de Daniel, ses révélations sur la résistance, son opinion clairvoyante sur l’identité algérienne… sont  à l’origine de ce succès. Je suis actuellement en contact avec le directeur des « 3 Luxembourg » mythiques salles parisiennes &#8220;d&#8217;art et d&#8217;essai&#8221;, et qui est en même temps le président du festival du cinéma maghrébin,  pour étudier la possibilité d’une diffusion du film en salle . J’attends également de voir si je suis invité ou non au festival du film Amazight de Tizi-Ouzou, en Algérie, ainsi que le projet de mettre le film en vente en&nbsp;DVD.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_1599" class="footnote"> Les « Qui-tue-qui ? » désignent, pour le peuple et les démocrates républicains algériens, ceux qui, en France, principalement des islamogauchistes (militants de partis d’extrême gauche, journalistes, militants et organisations de droits de l’Homme, intellectuels, universitaires qui sont très souvent des gauchistes ou des gauchistes repentis ) qui se sont déshonorés en essayant d’absoudre les islamoterroristes algériens de leurs innombrables crimes, en essayant de jeter le doute sur les auteurs de l’immense majorité des attentats et massacres commis contre le peuple musulman algérien : syndicalistes, militants de gauche, femmes, imams, paysans, membres des forces de l’ordre… Les adeptes du « Qui-tue-qui ? » n’avaient pas également hésité pendant toutes ces années de sang versé par le peuple algérien martyre de calomnier les démocrates républicains algériens pour valoriser implicitement et explicitement les terroristes et les islamistes en&nbsp;général. </li><li id="footnote_1_1599" class="footnote"> Fidaï, terme arabe qui désigne les membres des réseaux de la résistance urbaine du Front algérien de libération nationale et de sa branche armée, l’Armée de libération nationale, durant la guerre de libération de&nbsp;l’Algérie. </li></ol></td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/nasredine-guenifi-%c2%ab-j%e2%80%99etais-loin-savoir-que-je-cotoyais-un-grand-fidai-%c2%bb/1599/feed</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Passage de l&#8217;année du Bœuf à l&#8217;année du Tigre : où en est-on ?</title>
		<link>http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/passage-de-lannee-du-boeuf-a-lannee-du-tigre-ou-en-est-on/1671</link>
		<comments>http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/passage-de-lannee-du-boeuf-a-lannee-du-tigre-ou-en-est-on/1671#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 20 Feb 2010 10:13:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Évariste </dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Chronique d'Evariste]]></category>

		<category><![CDATA[ReSPUBLICA]]></category>

		<category><![CDATA[lettre 633]]></category>
		<respu:articleid>1671</respu:articleid>
		<respu:topcategoryid>7</respu:topcategoryid>
		<respu:topcategoryname>Chronique d'Evariste</respu:topcategoryname>
		<respu:meta_url><![CDATA[]]></respu:meta_url>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gaucherepublicaine.org/?p=1671</guid>
		<description><![CDATA[
L’importance symbolique du Nouvel An chinois nous entraîne à rompre avec notre tropisme franco-français ou de considérer que la vraie vie est uniquement en Europe.
La crise économique de l’été 2007 et la surmultiplication réalisée par le krach bancaire et financier de septembre 2008 n’en finissent pas de s’approfondir. Les charlatans sociaux et politiques1 nous avaient prédit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table><tr><td><p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">L’importance symbolique du Nouvel An chinois nous entraîne à rompre avec notre tropisme franco-français ou de considérer que la vraie vie est uniquement en Europe.<span id="more-1671"></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">La crise économique de l’été 2007 et la surmultiplication réalisée par le krach bancaire et financier de septembre 2008 n’en finissent pas de s’approfondir. Les charlatans sociaux et politiques<sup>1</sup> nous avaient prédit que 2010 voire 2011 serait l&#8217;année de la sortie de crise, s&#8217;autocongratulant pour les mesures prises pour éteindre l&#8217;incendie. Et puis patatras ! Plusieurs pays du monde ont montré des « souffrances » et puis 3 pays de la zone euro montrent de profondes&nbsp;défaillances.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Les dirigeants néolibéraux du monde n&#8217;ont fait que retarder les difficultés en transférant les fonds pourris des banques sur la dette des&nbsp;États.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Même, les économistes néolibéraux ont compris que l’accroissement sans fin de l’endettement des États allait fragiliser d’abord les États les moins solides puis par effet domino du à l’interpénétration des économies mondiales, toucher les économies les plus solides. Ils ont compris que rien ne résisterait au tsunami économique, bancaire et financier si les endettements des États&nbsp;continuaient.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Alors, les amis de Warren Buffet<sup>2</sup> ont compris que s’ils voulaient conserver leurs privilèges et donc ne rien changer aux dogmes néolibéraux<sup>3</sup> , il leur fallait intensifier la lutte des classes et donc considérer les acquis sociaux comme des variables d’ajustement et non comme des données immuables. C’est par une diminution draconienne des financements sociaux dans le monde entier qu’ils réussiront, pensent-ils, à juguler la&nbsp;crise.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">C’est dans ce cadre qu’il faut analyser la concomitance dans la plupart des pays développés de l’organisation d’une nouvelle contre-réforme des retraites. Si l&#8217;on analyse cela uniquement dans un seul pays, on obscurcit le paysage et cela ne permet pas de comprendre l’ensemble du&nbsp;phénomène.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Bien évidemment, il n’y a pas de fatalité, même avec la crise économique, qui conduirait à devoir diminuer les retraites, augmenter la durée de cotisations ou encore retarder la durée légale du travail. Mais pour cela, il faut changer de paradigme et tourner le dos aux dogmes néolibéraux notamment celui qui tente de justifier que l’actuel partage de la valeur ajoutée<sup>4</sup> est NORMAL et que celui de la fin des années 70 et du début des années 80 était ANORMAL. Et si l&#8217;on partait de l’idée contraire ? Voilà « une idée qu’elle est bonne » comme disent&nbsp;certains !</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Nous ne pouvons donc que nous étonner de ne pas voir ce point s&#8217;immiscer dans le débat de la campagne électorale des régionales. Les partis de gauche se rangeraient-ils sagement à l’idée que ce problème n’entre pas dans les prérogatives des conseils régionaux français ? Que cela fasse partie des préoccupations des Français devrait leur suffire ! Et quand la réforme des collectivités locales diminuera encore les prérogatives de ces conseils, est-ce que les partis politiques de gauche diminueront d’autant le nombre de sujets à débattre ? Sont-ils les élus des citoyens ou les sujets des institutions ? Vaste problème sur lequel nous&nbsp;reviendrons.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_1671" class="footnote">Karl Marx appelait charlatans ceux qui voulaient combattre la misère, la pauvreté et les inégalités sociales sans mécontenter le&nbsp;capital</li><li id="footnote_1_1671" class="footnote">Milliardaire et partisan de la lutte des classes, il est l’auteur de la formule : « Il y a une guerre des classes et ma classe est en train de la&nbsp;gagner »</li><li id="footnote_2_1671" class="footnote">Maintien d’une répartition des richesses terriblement injuste avec un transfert de 9,3 points de PIB par an en un quart de siècle soit plus de 170 milliards d’euros par an en euros 2007. Harmonisation des protections sociales par le bas. Marchandisation, privatisation des profits et socialisation des pertes dans la protection sociale. Alliance des dirigeants du monde avec tous les intégrismes et communautarismes ethniques et religieux. Nouvelle gouvernance mondiale (dirigeants des firmes multinationales, associations multilatérales et régionales du type Union européenne, administration&nbsp;étasunienne </li><li id="footnote_3_1671" class="footnote">La protection sociale représente en France 31,3 % du PIB c&#8217;est-à-dire plus de 80 % au-dessus du budget de l’État tous les ministères confondus. Elle est le premier budget humain et la première préoccupation des Français et des étrangers sur le sol&nbsp;français.</li></ol></td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/passage-de-lannee-du-boeuf-a-lannee-du-tigre-ou-en-est-on/1671/feed</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Réforme des collectivités territoriales et services publics - Pour des États généraux du Service Public</title>
		<link>http://www.gaucherepublicaine.org/combat-social/reforme-des-collectivites-territoriales-et-services-publics-pour-des-etats-generaux-du-service-public/1658</link>
		<comments>http://www.gaucherepublicaine.org/combat-social/reforme-des-collectivites-territoriales-et-services-publics-pour-des-etats-generaux-du-service-public/1658#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 20 Feb 2010 09:15:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anicet Le Pors</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Combat social]]></category>

		<category><![CDATA[Lutter contre le néo-libéralisme]]></category>

		<category><![CDATA[Politique]]></category>

		<category><![CDATA[Politique française]]></category>

		<category><![CDATA[Reconstruire la Gauche]]></category>

		<category><![CDATA[République]]></category>

		<category><![CDATA[Service Public]]></category>

		<category><![CDATA[lettre 633]]></category>

		<category><![CDATA[Réforme territoriale]]></category>
		<respu:articleid>1658</respu:articleid>
		<respu:topcategoryid>46</respu:topcategoryid>
		<respu:topcategoryname>République</respu:topcategoryname>
		<respu:meta_url><![CDATA[]]></respu:meta_url>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gaucherepublicaine.org/?p=1658</guid>
		<description><![CDATA[Intervention d&#8217;Anicet Le Pors, Palais de la Mutualité, 17 décembre 2009
Le philosophe Marcel Gauchet a écrit : « Le programme initial de Sarkozy c&#8217;est la banalisation de la France ». Je partage ce point de vue. Pour Sarkozy, la France est une somme&#160;d&#8217;anomalies.
Anomalie, le modèle français d&#8217;intégration fondé sur le droit du sol et le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table><tr><td><p><strong>Intervention d&#8217;Anicet Le Pors, Palais de la Mutualité, 17 décembre 2009</strong><span id="more-1658"></span></p>
<p>Le philosophe Marcel Gauchet a écrit : « Le programme initial de Sarkozy c&#8217;est la banalisation de la France ». Je partage ce point de vue. Pour Sarkozy, la France est une somme&nbsp;d&#8217;anomalies.</p>
<p><strong>Anomalie</strong>, le modèle français d&#8217;intégration fondé sur le droit du sol et le principe d&#8217;égalité des citoyens&nbsp;;</p>
<p><strong>Anomalie</strong>, une laïcité qui se définit par la raison et non par la religion&nbsp;;</p>
<p><strong>Anomalie</strong>, un service public qui réunit un quart de la population active du pays dans une situation statutaire et non contractuelle&nbsp;;</p>
<p><strong>Anomalie</strong> un pays qui n&#8217;en finit pas de réfléchir à son modèle politique : quinze constitutions en deux siècles&nbsp;;</p>
<p><strong>Anomalie</strong>, l&#8217;existence de 500 000 élus territoriaux et de 36 000&nbsp;communes.</p>
<p>C&#8217;est pourquoi il a entrepris de mettre ce pays aux normes du libéralisme et de l&#8217;assujettir en tous domaines aux règles du marché. Les moyens utilisés ne correspondent à aucun dessein national, au sens où l&#8217;on a pu parler autrefois d&#8217; « ardente obligation » de la planification « à la française », mais par le mayen d&#8217;un « pragmatisme destructeur » de tout ce qui confère à la France une « identité nationale » démocratique et&nbsp;progressiste.</p>
<p><strong>La réforme des collectivités territoriales en est un exemple&nbsp;frappant.</strong></p>
<p>Il invoque le « mille feuilles » administratif. Mais cette présentation est inexacte et trompeuse. Il existe en réalité six niveaux déterminants : les communes, les regroupements de communes, les départements, les régions, la nation et&nbsp;l&#8217;Europe.</p>
<p>Le triptyque : communes-départements-nation est historique, il structure politiquement le&nbsp;pays.</p>
<p>Le triptyque : regroupement de communes-régions-Europe est à dominante&nbsp;économique.</p>
<p>Le choix est clair : le politique doit prévaloir sur l&#8217;économique, qui, aussi utile qu&#8217;il soit, ne doit être que supplétif du&nbsp;politique.</p>
<p><strong>C&#8217;est le choix inverse qu&#8217;a fait Nicolas Sarkozy&nbsp;:</strong></p>
<p>Avec la création des conseillers territoriaux réduisant de moitié les effectifs actuels de conseillers généraux et régionaux, élus sur la base d&#8217;un mode de scrutin inique à la constitutionnalité plus que douteuse, réduction qui affaiblira le lien avec les citoyens et privilégiera le niveau le plus globalisant : la région - malgré des compétences également réduites - au détriment du&nbsp;département.</p>
<p>Choix négatif encore avec, la création des métropoles, justifiées par des raisons extraterritoriales : la compétition capitaliste européenne et mondiale ; création entraînant une profonde déstabilisation des communes, des départements et des&nbsp;régions.</p>
<p>Choix préjudiciable enfin avec, la suppression de la taxe professionnelle qui conduira à l&#8217;asphyxie des collectivités territoriales et qui met en cause gravement le principe constitutionnel de libre administration des collectivités&nbsp;territoriales.</p>
<p>Cet affaiblissement des compétences et de la démocratie locales ne profite pas pour autant aux administrations déconcentrées, affaiblies elles aussi par l&#8217;effet combiné d&#8217;une part de la LOLF et sa « fongibilité asymétrique », d&#8217;autre par de la RGPP entraînant une réduction des effectifs et des moyens de fonctionnement et&nbsp;d&#8217;investissement.</p>
<p><strong>On peut identifier trois conséquences de la combinaison de ce double affaiblissement&nbsp;:</strong></p>
<p><strong>Premièrement</strong>, une dégradation des conditions matérielles et morales des fonctionnaires des trois fonctions publiques, de l&#8217;État, territoriale et hospitalière, avec : des réductions d&#8217;emplois, conséquences des contractions administratives ; le recours accru à la contractualisation, justifié par la mise en place des nouvelles structures, notamment des métropoles ; le développement du clientélisme, par le moyen de rémunérations et d&#8217;indemnités destinées à s&#8217;attacher les services d&#8217;exécutants&nbsp;serviles.</p>
<p><strong>Deuxièmement</strong>, la réduction des services publics, relevant aussi bien des collectivités territoriales que de l&#8217;État, dont les directions seront réduites à huit au niveau régional et à trois au niveau départemental (voire deux pour les départements les moins peuplés). C&#8217;est, en même temps, le champ largement ouvert au secteur privé pour occuper les espaces abandonnés par la responsabilité&nbsp;publique.</p>
<p><strong>Troisièmement</strong>, la mainmise renforcée du pouvoir présidentiel par le moyen des nouvelles compétences conférées au préfet de région, relais majeur du pouvoir central, écran imposé entre les services publics territoriaux et les ministères de tutelle, dénaturant le statut actuel des régions dans le but et l&#8217;espoir de les soustraire à l&#8217;opposition. Ces préfets de région, véritables proconsuls, maîtres d&#8217;œuvre de la réforme des collectivités territoriales puisque chargés de mener à son terme le schéma national de l&#8217;intercommunalité en 2014, de définir le périmètre des métropoles, de présider aux regroupements concernant les départements et les régions. Ils accentueront, au niveau des collectivités territoriales, la présidentialisation du régime, sa « dérive bonapartiste&nbsp;».</p>
<p><strong>Mais il n&#8217;y a en la matière aucune&nbsp;fatalité.</strong></p>
<p>Le président de la République a été mis en échec sur la « Révolution culturelle » qu&#8217;il voulait provoquer dans la fonction publique. La crise a spectaculairement démontré le rôle d&#8217; « amortisseur social » du service public en France. Les attaques se poursuivront sans nul doute, mais elles ne peuvent plus prendre la forme provocatrice de la contre-révolution qu&#8217;il avait&nbsp;envisagée.</p>
<p>Le président de la République voulait supprimer les classements de sortie des écoles de la fonction publique, classements relevant du principe du concours posé par l&#8217;article 6 de la Déclaration des droits de l&#8217;homme et du citoyen de 1789 et repris par le statut général des fonctionnaires. Le projet vient d&#8217;être reporté sine die par le ministre Éric&nbsp;Woerth.</p>
<p>Le président de la République s&#8217;était fixé l&#8217;objectif absurde et réactionnaire de non remplacement d&#8217;un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Philippe Séguin, premier président de la Cour des comptes, vient de lui répondre aujourd&#8217;hui même en considérant que cette réforme était seulement - je le cite - « dictée par des considérations budgétaires de court terme&nbsp;».</p>
<p>Il peut et il doit donc en être de même pour la réforme des collectivités territoriales qui provoque de toute part tant d&#8217;opposition. <strong>Le grand chambardement des services publics territoriaux peut et doit être mis en&nbsp;échec</strong></p>
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gaucherepublicaine.org/combat-social/reforme-des-collectivites-territoriales-et-services-publics-pour-des-etats-generaux-du-service-public/1658/feed</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Non à la Réforme Territoriale</title>
		<link>http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/non-a-la-reforme-territoriale/1655</link>
		<comments>http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/non-a-la-reforme-territoriale/1655#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 20 Feb 2010 09:09:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Dolez</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Combat social]]></category>

		<category><![CDATA[Lutter contre le néo-libéralisme]]></category>

		<category><![CDATA[Politique]]></category>

		<category><![CDATA[Politique française]]></category>

		<category><![CDATA[ReSPUBLICA]]></category>

		<category><![CDATA[Reconstruire la Gauche]]></category>

		<category><![CDATA[République]]></category>

		<category><![CDATA[Service Public]]></category>

		<category><![CDATA[lettre 633]]></category>

		<category><![CDATA[Réforme territoriale]]></category>

		<category><![CDATA[RGPP]]></category>
		<respu:articleid>1655</respu:articleid>
		<respu:topcategoryid>46</respu:topcategoryid>
		<respu:topcategoryname>République</respu:topcategoryname>
		<respu:meta_url><![CDATA[]]></respu:meta_url>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gaucherepublicaine.org/?p=1655</guid>
		<description><![CDATA[Intervention, le 18 février à la tribune de l’Assemblée Nationale, pour dénoncer la réforme territoriale voulue par le gouvernement.
Monsieur le président, monsieur le secrétaire d’État, mes chers collègues, le débat sur les collectivités territoriales n’est pas simplement un débat technique qui n’intéresserait ou ne concernerait que les élus, comme on essaie trop souvent de nous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table><tr><td><p><strong>Intervention, le 18 février à la tribune de l’Assemblée Nationale, pour dénoncer la réforme territoriale voulue par le gouvernement.</strong><span id="more-1655"></span></p>
<p>Monsieur le président, monsieur le secrétaire d’État, mes chers collègues, le débat sur les collectivités territoriales n’est pas simplement un débat technique qui n’intéresserait ou ne concernerait que les élus, comme on essaie trop souvent de nous le faire croire. Dans la perspective de la réforme territoriale du Gouvernement, nous pensons au contraire qu’il s’agit d’un débat éminemment politique – probablement l’un des plus importants de la législature – dont les enjeux sont d’une exceptionnelle gravité.<br />
Sous couvert de procéder à des allégements, à des clarifications, à des simplifications, votre réforme des collectivités territoriales, monsieur le secrétaire d’État, s’attaque aux fondements mêmes de l’organisation républicaine de notre pays, une organisation héritée de la Révolution française et de notre histoire démocratique. Il s’agit en fait d’une offensive sans précédent contre le système français de protection collective et de solidarité républicaine.<br />
Le Gouvernement invoque régulièrement le millefeuille administratif, présentation inexacte et trompeuse. Dans notre organisation territoriale, qui comporte essentiellement six niveaux – communes, regroupements de communes, départements, régions, nation, Europe – le triptyque communes-départements-État est historique, comme l’a brillamment démontré Anicet Le Pors dans un article paru au mois de décembre dernier : il structure politiquement le pays tandis que le triptyque regroupements de communes-régions-Europe est à dominante économique.<br />
Le politique devrait prévaloir sur l’économique.<br />
Mais c’est le choix inverse qu’ont fait le Président de la République et le Gouvernement. Régions et intercommunalités deviennent, avec votre projet, les échelons privilégiés car ils correspondent le mieux à la vision économique libérale, à une mise en concurrence conforme aux dogmes qui guident l’Union européenne.<br />
L’objectif réel de la réforme, comme l’avoue sans détour Nicolas Sarkozy, est « d’adapter notre territoire aux réalités de la mondialisation et de l’économie contemporaine ».<br />
Pour notre part, nous défendons l’axe communes-départements-État parce qu’il privilégie le rapport de proximité avec les citoyens et la mise en œuvre d’un système de solidarité républicaine et collective au plus près des habitants. Il nous semble toujours le plus adapté aux besoins actuels.<br />
Nous nous opposons totalement à l’objectif de réduire le nombre de communes, lesquelles doivent rester l’échelon de base de l’action publique. Jaurès, qui était aussi un exceptionnel historien de la Révolution française, disait que le principal apport de la Révolution était probablement l’instauration des 44 000 communes démocratiques – il en reste aujourd’hui 36 000 –, instauration qui a « mis en mouvement, en vibration, toutes les cellules, toutes les fibres de l’organisme social ».<br />
Nous sommes pour notre part fermement attachés aux principes constitutionnels de libre administration des communes et de non-tutelle d’une collectivité sur une autre, desquels découle la notion intangible d’intercommunalité de projet. La loi du 12 juillet 1999 l’avait d’ailleurs clairement affirmé : aux termes de l’article L. 5210-1 du code général des collectivités territoriales, les groupements de communes se fondent sur la « libre volonté des communes d’élaborer des projets communs de développement au sein de périmètres de solidarité ».<br />
Ces principes s’opposent à l’intercommunalité forcée que, quoi qu’il en dise, le Gouvernement veut instituer, conformément aux recommandations du rapport Balladur et aux déclarations mêmes du Président de la République, qui, le 20 octobre 2009, affirmait : « Il y a trop de structures communales, il faut supprimer les syndicats inutiles, réduire le nombre de structures ». Si l’objectif est parfaitement clair, la méthode, elle, est plus insidieuse car nos collectivités territoriales ne peuvent être explicitement supprimées d’un trait de plume.<br />
Sous couvert de renforcement et de généralisation des différentes formes d’intercommunalité et d’interterritorialité, c’est en réalité une nouvelle architecture qui se profile. Vont en effet se côtoyer nos collectivités actuelles, appelées à terme à disparaître puisqu’elles seront transformées en coquille vide et seront asphyxiées financièrement, et de nouvelles institutions, plus intégrées, qui seront les futures collectivités. Comment lire autrement la proposition de créer des communes nouvelles, ne regroupant pas moins de 5 000 habitants, ou de créer des métropoles d’au moins 450 000 habitants, qui entraîneront rapidement et immanquablement une profonde déstabilisation des départements ?<br />
Quatre principes au moins nous semblent caractériser cette machine infernale qu’engendreront les différents textes concourant à la réforme territoriale que vous vous apprêtez à déposer :<br />
D’abord, une régression démocratique avec l’affaiblissement de la démocratie locale et l’éloignement des centres de décision ;<br />
Ensuite, une centralisation que je qualifierai volontiers de féodale, symbolisée par les pouvoirs coercitifs donnés aux préfets en matière d’intercommunalité ;<br />
Par ailleurs, la limitation de l’intervention publique sous l’effet conjoint de la suppression de la clause générale de compétence et de l’assèchement des ressources financières des collectivités territoriales, déjà bien entamé avec la suppression de la taxe professionnelle ;<br />
Enfin, une mise en concurrence exacerbée des territoires qui creusera encore un peu plus les inégalités entre eux.<br />
Cet affaiblissement des compétences et de la démocratie locale ne profite pas pour autant aux administrations déconcentrées de l’État, affaiblies elles aussi par la révision générale des politiques publiques, la RGPP, qui entraîne une réduction des effectifs et des moyens. On ne peut pas analyser votre projet de réforme territoriale sans mettre en parallèle la réforme de l’État déjà engagée avec cette RGPP.<br />
Ce double affaiblissement aura notamment pour conséquence de réduire les services publics relevant soit des collectivités territoriales, soit de l’État. Dans le même temps, il ouvre largement le champ au secteur privé pour occuper les espaces abandonnés par la responsabilité publique.<br />
Toutes ces conséquences dessinent ainsi, non une réforme qui servirait l’intérêt général, mais bien ce que d’aucuns appellent, à juste titre, une contre-révolution au service des grandes puissances économiques. Cette réforme, combinée avec la RGPP, porte en germe la remise en cause du principe fondamental d’égalité républicaine : la destruction de l’égalité des citoyens devant l’impôt et les services publics.<br />
Avant de conclure, et après avoir dénoncé ce que je crois être la philosophie de cette réforme territoriale, j’évoquerai plus particulièrement le mode de scrutin que vous avez retenu pour le moment, pour la désignation des conseillers territoriaux.<br />
Il y aurait, à l’évidence, beaucoup de choses à dire sur l’instauration de ces conseillers territoriaux, sur le mode de scrutin utilisé, qui va combiner un scrutin uninominal majoritaire à un tour avec une pincée de proportionnelle, et sur sa constitutionnalité. Je veux mettre en garde le Gouvernement contre cette idée un peu folle qui consiste à introduire dans notre République le mode de scrutin à un tour qui existe par exemple en Grande-Bretagne.<br />
Ce mode de scrutin, totalement inédit et étranger à notre tradition républicaine, risque de menacer sérieusement notre pluralisme politique, le multipartisme qui structure la vie politique française depuis près de deux siècles.<br />
Évidemment, ce mode de scrutin n’est pas dénué d’arrière-pensées électorales à court ou moyen terme pour ceux qui le promeuvent. Au-delà, il tend à imposer dans ce pays qui n’en veut pas le bipartisme et à rayer les petits partis politiques de la carte. Notre démocratie ne peut en sortir qu’en lambeaux. Aussi, je demande au Gouvernement de bien réfléchir avant de persister dans cette voie mortifère pour la démocratie et la République.<br />
Monsieur le secrétaire d’État, vous le savez, les députés du groupe de la Gauche démocrate et républicaine sont résolument opposés à ce projet de réforme territoriale qui touche aux fondements même de nos institutions, de notre démocratie et de la République. Compte tenu de la gravité de ces attaques, de leurs conséquences pour la République et l’ensemble de nos concitoyens, le mieux serait de retirer le projet. Mais comme je n’ai pas le sentiment que ce soit dans vos intentions, je suggère au Gouvernement de réfléchir au fait qu’il n’y a guère que le peuple qui pourrait décider de ces nouvelles orientations.<br />
Monsieur le secrétaire d’État, organisez un référendum sur cette question et donnez la parole au peuple&nbsp;!</p>
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/non-a-la-reforme-territoriale/1655/feed</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Disparition du CERC</title>
		<link>http://www.gaucherepublicaine.org/breves/disparition-du-cerc/1648</link>
		<comments>http://www.gaucherepublicaine.org/breves/disparition-du-cerc/1648#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 20 Feb 2010 08:28:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator> ReSPUBLICA</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<respu:articleid>1648</respu:articleid>
		<respu:topcategoryid>6</respu:topcategoryid>
		<respu:topcategoryname>Brèves</respu:topcategoryname>
		<respu:meta_url><![CDATA[]]></respu:meta_url>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gaucherepublicaine.org/?p=1648</guid>
		<description><![CDATA[Mort du Conseil de l&#8217;emploi, des revenus et de la cohésion sociale (Cerc) &#160;http://bit.ly/cynJVL
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table><tr><td><p>Mort du Conseil de l&#8217;emploi, des revenus et de la cohésion sociale (Cerc) &nbsp;<a href="http://bit.ly/cynJVL">http://bit.ly/cynJVL</a></p>
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gaucherepublicaine.org/breves/disparition-du-cerc/1648/feed</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Quick halal</title>
		<link>http://www.gaucherepublicaine.org/breves/quick-halal/1651</link>
		<comments>http://www.gaucherepublicaine.org/breves/quick-halal/1651#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 18 Feb 2010 08:30:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator> ReSPUBLICA</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<respu:articleid>1651</respu:articleid>
		<respu:topcategoryid>6</respu:topcategoryid>
		<respu:topcategoryname>Brèves</respu:topcategoryname>
		<respu:meta_url><![CDATA[]]></respu:meta_url>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gaucherepublicaine.org/?p=1651</guid>
		<description><![CDATA[Est-ce vraiment la mission de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), bras financier de l&#8217;Etat et propriétaire de Quick, de lancer une offre halal ?&#160;http://bit.ly/aoJFpT
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table><tr><td><p>Est-ce vraiment la mission de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), bras financier de l&#8217;Etat et propriétaire de Quick, de lancer une offre halal ?&nbsp;<a href="http://bit.ly/aoJFpT">http://bit.ly/aoJFpT</a></p>
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gaucherepublicaine.org/breves/quick-halal/1651/feed</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Les trans ne sont plus des malades</title>
		<link>http://www.gaucherepublicaine.org/breves/les-trans-ne-sont-plus-des-malades/1660</link>
		<comments>http://www.gaucherepublicaine.org/breves/les-trans-ne-sont-plus-des-malades/1660#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 15 Feb 2010 09:19:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator> ReSPUBLICA</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<respu:articleid>1660</respu:articleid>
		<respu:topcategoryid>6</respu:topcategoryid>
		<respu:topcategoryname>Brèves</respu:topcategoryname>
		<respu:meta_url><![CDATA[]]></respu:meta_url>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gaucherepublicaine.org/?p=1660</guid>
		<description><![CDATA[Les trans ne sont plus des malades - à lire dans l&#8217;Humanite&#160;http://bit.ly/9kkzmZ
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table><tr><td><p>Les trans ne sont plus des malades - à lire dans l&#8217;Humanite&nbsp;<a href="http://bit.ly/9kkzmZ">http://bit.ly/9kkzmZ</a></p>
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gaucherepublicaine.org/breves/les-trans-ne-sont-plus-des-malades/1660/feed</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Karima, insoumise, dévoilée et menacée</title>
		<link>http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/karima-insoumise-devoilee-et-menacee/1611</link>
		<comments>http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/karima-insoumise-devoilee-et-menacee/1611#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 27 Jan 2010 15:33:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nadia Geerts</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[ReSPUBLICA]]></category>
		<respu:articleid>1611</respu:articleid>
		<respu:topcategoryid>1</respu:topcategoryid>
		<respu:topcategoryname>ReSPUBLICA</respu:topcategoryname>
		<respu:meta_url><![CDATA[http://nadiageerts.over-blog.com/article-17607958.html]]></respu:meta_url>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gaucherepublicaine.org/?p=1611</guid>
		<description><![CDATA[Karima a 31 ans. Elle est Verviétoise et vient d’écrire un livre,  Insoumise et dévoilée . Jusque là, rien d’anormal.
Si ce n’est que depuis quelques semaines, elle fait l’objet de menaces de mort, notamment de sa propre famille, et ce alors que le livre n’est pas encore sorti. Il faut dire qu’elle a choisi de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table><tr><td><p>Karima a 31 ans. Elle est Verviétoise et vient d’écrire un livre, <em> Insoumise et dévoilée </em>. Jusque là, rien d’anormal.<span id="more-1611"></span><br />
Si ce n’est que depuis quelques semaines, elle fait l’objet de menaces de mort, notamment de sa propre famille, et ce alors que le livre n’est pas encore sorti. Il faut dire qu’elle a choisi de raconter son histoire, l’histoire d’une jeune fille qu’on a voulu contraindre à porter le voile et à épouser un homme dont elle ne voulait pas, en n’hésitant pas pour cela à recourir aux sévices corporels.<br />
Karima dit son profond respect pour l’islam, mais aussi la manière dont son père, endoctriné par la fréquentation d’une mosquée, est devenu subitement fondamentaliste, violent et&nbsp;intransigeant.</p>
<p>Faut-il rappeler que la démocratie se nourrit du débat, de la confrontation, parfois violente, des idées, mais qu’elle ne peut tolérer le recours à la menace physique et autres procédés qui trahissent la volonté de faire taire à toute force ceux qui émettent des idées dérangeantes ?<br />
Il y a quelques mois, Sadia était assassinée, coupable d’avoir voulu vivre libre. Aujourd’hui, Karima est menacée, et c’est&nbsp;intolérable.</p>
<p>Dira-t-on qu’elle n’avait qu’à se soumettre ? Dira-t-on qu’elle a eu le tort de vouloir suivre son propre chemin ? Appellera-t-on à la barre le respect dû aux parents, à la culture familiale, à la religion, ou je ne sais qu’elle autre fadaise pour justifier qu’une fillette soit violentée parce qu’elle veut pouvoir vivre chevelure à l’air et, plus tard, choisir elle-même l’homme avec qui elle vivra ? Détournera-t-on les yeux en disant qu’on a tort de parler de cela, parce qu’une fois de plus on va – volontairement ou non – stigmatiser l’islam&nbsp;?</p>
<p>A ceux qui douteraient, je dirai simplement ceci : c’est la bêtise qu’il s’agit de stigmatiser. La bêtise, la cruauté (mentale et physique), le fanatisme et l’intolérance. Et ceux-là n’ont ni couleur, ni religion, ni sexe, ni&nbsp;âge.</p>
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/karima-insoumise-devoilee-et-menacee/1611/feed</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Djemila Benhabib : &#8220;Quelques mots à mes amis de France à la suite de l’agression de Rayhana&#8221;</title>
		<link>http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/djemila-benhabib-quelques-mots-a-mes-amis-de-france-a-la-suite-de-l%e2%80%99agression-de-rayhana/1594</link>
		<comments>http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/djemila-benhabib-quelques-mots-a-mes-amis-de-france-a-la-suite-de-l%e2%80%99agression-de-rayhana/1594#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 27 Jan 2010 15:25:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Djemila Benhabib</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Combat féministe]]></category>

		<category><![CDATA[Combat laïque]]></category>

		<category><![CDATA[Laïcité]]></category>

		<category><![CDATA[Laïcité et féminisme]]></category>

		<category><![CDATA[ReSPUBLICA]]></category>

		<category><![CDATA[Religions]]></category>
		<respu:articleid>1594</respu:articleid>
		<respu:topcategoryid>1</respu:topcategoryid>
		<respu:topcategoryname>ReSPUBLICA</respu:topcategoryname>
		<respu:meta_url><![CDATA[]]></respu:meta_url>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gaucherepublicaine.org/?p=1594</guid>
		<description><![CDATA[Comme plusieurs d’entre vous,  je suis terrassée par l’agression barbare dont a été victime, en plein cœur de Paris, le 12 janvier dernier, la comédienne Rayhana, à quelques pas de la Maison des Métallos où elle devait monter sur les planches le soir même. Je lui exprime toute ma solidarité ainsi que ma profonde [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table><tr><td><p>Comme plusieurs d’entre vous,  je suis terrassée par l’agression barbare dont a été victime, en plein cœur de Paris, le 12 janvier dernier, la comédienne Rayhana, à quelques pas de la Maison des Métallos où elle devait monter sur les planches le soir même. Je lui exprime toute ma solidarité ainsi que ma profonde sympathie. <span id="more-1594"></span></p>
<p>Nous nous sommes rencontrées à Ottawa, en mars 2009, alors qu&#8217;elle était invitée par Esther Beauchemin au Théâtre de la Vieille 17 pour présenter une lecture-spectacle de sa pièce intitulée « A mon âge, je me cache encore pour fumer », à l’occasion de la Journée internationale des femmes. J’ai vite été enveloppée par la moiteur du Hammam, emportée par ses intrigues et littéralement conquise par le caractère libérateur, voire même libertin de quelques  personnages.  Nul interdit ne subsistait. Nulle place au conformisme. Rayhana avait fait péter tous les verrous et  du même souffle avait suspendu tous les tabous. J’avais oublié le froid glacial de cette nuit hivernale. Ottawa avait disparu, englouti sous le Hammam qui avait pris ses aises. Aspergée par les vapeurs, je me voyais là, débarrassée de mes lainages, quelque part entre ces femmes dont les voix étouffées s’étaient furtivement libérées, partageant leurs rêves et leurs blessures. On aurait cru que l’Algérie entière s’était donnée rendez-vous dans ce théâtre et que la vie de ces femmes convergeait vers le même idéal : leur émancipation. C’est précisément cette fin, un peu idéaliste et triomphaliste, qui m’a laissée perplexe. Autant admettre que je suis de celles qui ne croient pas en la vertu d’une solidarité féminine intrinsèque. Dans ma pensée, les lignes de démarcation transcendent les sexes et sont bien naturellement idéologiques. Pour ma part, les revendications féministes s’inscrivent toujours dans le champ du politique par leurs objectifs de transformation du système juridique et du modèle patriarcal. Cependant, cette réserve n’avait aucunement freiné mon élan. Lors de l’échange qui a suivi avec Rayhana,  je saluais, émue, son souffle théâtral ô combien rafraichissant et courageux. Je découvrais aussi une femme d’une incroyable vivacité et immensément belle…parce que digne.  Qui d’autre, mieux que cette artiste, pouvait incarner l’histoire de l’Algérie ? Elle qui est née dans un quartier populaire et a choisi de faire un métier interdit aux femmes. Elle qui se faisait traiter de pute depuis toujours ou presque. C’est ainsi qu’elle devient comédienne et féministe. Était-ce pour conjurer le sort ? Avec la montée de l’islamisme politique, vivre en Algérie ne lui était plus possible. Fatiguée de jouer à cache-cache avec la mort, elle a fui Alger il y a une dizaine d’année, meurtrie, endeuillée par tant de haine et de violence. A la fin de la pièce, elle m’a racontée, en aparté, les conditions difficiles de son départ. Elle m’a révélé, avec retenue, les énormes sacrifices auxquels elle a consenti pour regagner l’autre rive et les difficultés de vivre à Paris. Ses yeux étaient embués et son rire était devenu plus discret. Nous avons évoqué Alloula et Medjoubi, ces deux géants du théâtre algérien, tous deux assassinés. Puis, nous avons pleuré l’une dans les bras de l’autre, car une même douleur traversait nos corps. La douleur d’être femme lorsqu’on est de culture&nbsp;musulmane.</p>
<p>Bien que je me réjouisse de la vague de sympathie envers Rayhana, certaines réactions me laissent dubitatives.  En effet, plusieurs voix s’élèvent, en France, pour demander s’il y a réellement un lien entre la nature de cette agression et sa pièce de théâtre. D’autres encore appellent à la prudence et à la patience en évoquant l’enquête policière qui suit toujours son cours. Je vous le dis d’emblée et probablement d’une façon brutale : vos réactions me gênent profondément. Non pas que je doute, une seule seconde, de votre compassion, mais votre attitude donne à penser qu’on pourrait saucissonner Rayhana. Est-ce la comédienne qu’on a voulu punir ou bien la féministe ? Est-ce tout simplement la femme? Et si c’était tout cela en même temps? Et si toutes les facettes de cette femme incarnaient en soi un parti pris pour la liberté, pour l’émancipation des femmes et le triomphe de l’art ? Et qui donc Rayhana dérange-t-elle autant?  Qui traite de putains, de mécréantes et d’occidentalisées à longueur de prêches toutes les femmes qui sortent du rang ? Qui est obsédé par la sexualité et le corps des femmes? Qui veut les voir brulées, crevées, cachées, voilées, terrées, emprisonnées et anéanties? Qui déverse sa haine sur les journalistes, les écrivains, les caricaturistes, les poètes, les peintres, les dramaturges, les comédiens et les musiciens? Qui manie le sabre pour sectionner les têtes des libres-penseurs ? Qui arrose ces mercenaires de la mort de millions de dollars pour mettre à prix la tête de telle femme ou tel homme qui n’ont que pour seul tort de «  mal penser » ? Qui donc a donné l’ordre par une fatwa d’assassiner le romancier Salman Rushdie ? Qui a eu l’audace criminelle d&#8217;attenter à la vie du seul prix Nobel de littérature du monde arabe, Naguib Mahfoud, alors âgé de 83 ans, en le poignardant? Qui a condamné à mort la féministe Nawal Saadawi en l’accusant d’apostasie et de non-respect des religions ? Qui a tenté d’assassiner le caricaturiste danois Kurt Westergaard, âgé de 74 ans, le 1er janvier dernier en soirée ? Devrait-on penser à monter un spectacle planétaire intitulé &#8220;Bas les masques&#8221; !? J’ai bien peur que la fiction serait dérisoire tant la terrible réalité surpasse l’entendement lorsqu’il est question de l’islamisme politique et de ses nombreuses manifestations.  Quiconque est familier, un tant soit peu, avec la rhétorique des islamistes est forcé de reconnaître que l’idéologie qu’ils vocifèrent nourrit et perpétue toutes ces violences. S’élever contre l’agression de Rayhana, c’est d’abord et avant tout condamner l’idéologie islamiste. Sans cela, on contribue à isoler la main de l’agresseur de sa tête gangrenée par la haine des femmes, le  passage à l’acte ne constituant qu’une étape d’un long processus jonché par la détestation et le mépris des&nbsp;femmes.</p>
<p>J’en arrive alors à la deuxième ambigüité qui sous-tend la prise de position précédemment citée. En évacuant le lien de cause à effet qui existe entre la main et la tête de l’agresseur, on situe l’agression hors du temps et hors de l’histoire.  C’est comme si la pièce ne faisait plus partie de l’histoire. C’est comme si Rayhana n’appartenait plus à l’histoire. C’est comme si les personnages étaient soudainement devenues a-historiques. Et tout compte fait c’est comme s’il fallait occulter le contexte politique, aussi bien en France qu’ailleurs, dans lequel l’agression s’est produite.  C’est comme s’il fallait soudainement devenir amnésique et vider l’histoire de son sens. Est-ce un hasard si l&#8217;ordre islamiste régule le quartier où Rayhana a été agressée ? Est-ce encore un hasard si  les commerces communautaires ont écrasé de tout leur poids le reste des échoppes avoisinantes? Est-ce un hasard encore si  la burqa se commercialise dans le quartier ?  Est-ce toujours un hasard si la mosquée du quartier rythme la vie des riverains ? Je vous surprendrai peut-être, mais pour vous dire vrai, je ne suis aucunement surprise par l’agression de la comédienne. Depuis quelques années déjà  je suis constamment alertée par des amis extrêmement inquiets de l’avancée de l’islamisme politique au sein même de leur quartier et de leur ville. A Marseille, à Lyon, à Lille, à Paris et en région parisienne ou ailleurs, plusieurs de mes amies ont été victimes d’agressions verbales et physiques. On les accusait toujours des mêmes maux : de mécréantes et de putains. C’est dire qu’une violence, avant d’être physique, est d’abord verbale et porte en elle une profonde charge symbolique. Aujourd’hui, j’en arrive à me demander combien sont-ils, en France, à subir des menaces et des intimidations sans jamais rien dire ni porter plainte? Combien sont-elles à emprunter des ruelles sinueuses les entrailles nouées par la&nbsp;peur?</p>
<p>Cet état de fait est la conséquence directe d’une situation particulière qui se caractérise par un recul de la laïcité, de la mixité, un affaiblissement des services et de l’école publics. Dans ce contexte, le lien social se fissure, et viennent se loger dans ces trous béants de la République des poches de régression qui échappent totalement à ses lois, à ses valeurs et à ses principes. Il ne fait aucun doute pour moi que la mouvance islamiste, extrêmement bien organisée, s’est greffée à toutes les sphères de la société française, y compris la sphère économique et financière. Elle a ses entrées partout, ses représentants sont reconnus et reçus par tous les paliers gouvernementaux du municipal au national en passant par le régional ; ses prédicateurs, à travers le bruyant Tarik Ramadan, reçoivent toute l’attention des médias. La mouvance islamiste n’avance plus sur la pointe des pieds. Elle est dans la démonstration de sa force et de son arrogance. En ce sens, l’occupation des  rues le vendredi après-midi lors de la prière en est un bon exemple. La multiplication des voiles, du hidjab à la burqa, en est une autre. Pendant ce temps, ceux qui osent dénoncer ces pratiques se font rabrouer et accuser de racistes et d’islamophobes alors que d’autres sont menacés et agressés. Se peut-il qu’il soit devenu périlleux de défendre les idées de Voltaire dans le pays des Lumières ? J’en ai bien peur. Ce ne sont pas là que des mots que je lance à la légère. C’est le fruit d’un constat auquel je suis arrivée après avoir goutté un peu à la médecine des islamistes, en France, lors du lancement de mon livre <em>Ma vie à contre-Coran</em> à l’automne dernier. Cela ne signifie nullement que l’adversité me fait reculer. Absolument pas. Je dis seulement qu’il est urgent d’unir nos forces pour que la République reprenne ses droits. Dans cette épreuve, j’ai besoin de croire en votre solidarité concrète et de lever toutes les ambiguïtés qui viendraient la parasiter. Ce n’est que de cette façon que  les Rayhana de France et d’ailleurs feront éclater leurs talents sans jamais craindre pour leur vie.  Rayhana, quant à toi, je souhaite que la France entière, que dis-je ? que le monde entier,  se transforme en un gigantesque théâtre pour accueillir ton&nbsp;Hammam.</p>
<p>Djemila Benhabib, auteure de Ma vie à contre-Coran<br />&nbsp;djemilabenhabib@yahoo.ca</p>
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/djemila-benhabib-quelques-mots-a-mes-amis-de-france-a-la-suite-de-l%e2%80%99agression-de-rayhana/1594/feed</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Le Parti pour la Laïcité et la Démocratie solidaire avec Rayhana</title>
		<link>http://www.gaucherepublicaine.org/combat-feministe/le-parti-pour-la-laicite-et-la-democratie-solidaire-avec-rayhana/1595</link>
		<comments>http://www.gaucherepublicaine.org/combat-feministe/le-parti-pour-la-laicite-et-la-democratie-solidaire-avec-rayhana/1595#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 27 Jan 2010 15:04:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator> le PLD</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Combat féministe]]></category>

		<category><![CDATA[Combat laïque]]></category>

		<category><![CDATA[Extrême-droite religieuse]]></category>
		<respu:articleid>1595</respu:articleid>
		<respu:topcategoryid>8</respu:topcategoryid>
		<respu:topcategoryname>Combat féministe</respu:topcategoryname>
		<respu:meta_url><![CDATA[]]></respu:meta_url>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gaucherepublicaine.org/?p=1595</guid>
		<description><![CDATA[Alger le 17 janvier&#160;2010,
L’expérience algérienne de ces 25 dernières années démontre amplement que l’islamisme politique est un mouvement totalitaire dont l’essence est la violence.
L&#8217;agression dont a été victime à Paris la comédienne féministe d&#8217;origine algérienne, Rayhana, comme d’autres actes intégristes qui se sont déjà déroulées sur le territoire français, viennent encore une fois confirmer la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table><tr><td><p style="text-align: right;">Alger le 17 janvier&nbsp;2010,</p>
<p>L’expérience algérienne de ces 25 dernières années démontre amplement que l’islamisme politique est un mouvement totalitaire dont l’essence est la violence.<span id="more-1595"></span></p>
<p>L&#8217;agression dont a été victime à Paris la comédienne féministe d&#8217;origine algérienne, Rayhana, comme d’autres actes intégristes qui se sont déjà déroulées sur le territoire français, viennent encore une fois confirmer la nature d’une mouvance politique qui ne pourra jamais s’accommoder de l’expression plurielle de la pensée et de l’émergence d’une société où les femmes, au même titre que les hommes, sont des citoyennes à part&nbsp;entière.</p>
<p>Lors de la dernière fête de l’humanité en septembre 2009, les responsables du Parti pour la Laïcité et la Démocratie (PLD)  avaient noté la montée sensible de l’islamisme dont s’était fait l’écho  le débat organisé dans son stand et attiré l’attention sur les dangers mortels de l’intégrisme islamiste, y compris en France.<br />
C’est pourquoi le PLD tient à réaffirmer son entière solidarité à la comédienne Rayhana et dénonce avec la plus grande fermeté cet acte barbare dont le seul but est de tétaniser toute expression libre de la société, de réduire au silence le combat des femmes contre l’oppression et de casser un vivre ensemble que seule la laïcité&nbsp;garantit.</p>
<p>Il s’agit aujourd’hui aux forces républicaines, où qu’elles soient, de s’interroger sur les causes de telles dérives et de prendre en conséquence toutes les mesures qui s’imposent pour juguler ce climat délétère et mettre un terme  à ces actes d’un autre&nbsp;âge.</p>
<p>PARTI pour la LAICITE et la DEMOCRATIE (P-L-D)<br />
« Pour une Algérie Républicaine Moderne et Sociale »<br />
8 rue des Frères Adders, Alger.<br />
00 213 (0) 794-69-19-66 /  00 213 (0) 661 55 00&nbsp;77.</p>
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gaucherepublicaine.org/combat-feministe/le-parti-pour-la-laicite-et-la-democratie-solidaire-avec-rayhana/1595/feed</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Guyane, Martinique: l&#8217;autonomie : NON ! L&#8217;assemblée unique : BOF !</title>
		<link>http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/guyane-martinique-lautonomie-non-lassemblee-unique-bof/1716</link>
		<comments>http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/guyane-martinique-lautonomie-non-lassemblee-unique-bof/1716#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 26 Jan 2010 11:32:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christian Berthier</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

		<category><![CDATA[Politique française]]></category>

		<category><![CDATA[ReSPUBLICA]]></category>

		<category><![CDATA[République]]></category>

		<category><![CDATA[Outre-Mer]]></category>
		<respu:articleid>1716</respu:articleid>
		<respu:topcategoryid>43</respu:topcategoryid>
		<respu:topcategoryname>Politique française</respu:topcategoryname>
		<respu:meta_url><![CDATA[]]></respu:meta_url>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gaucherepublicaine.org/?p=1716</guid>
		<description><![CDATA[Appelés à se prononcer, ce 10 janvier, sur une modification de l&#8217;article 73 de la Constitution donnant à leur département une d&#8217;autonomie élargie, les électeurs Guyanais ont voté massivement &#8220;non&#8221; à 70% , et les Martiniquais à 79%.  Le taux de participation estimé a été de 48 % en Guyane et de 55 %  [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table><tr><td><p>Appelés à se prononcer, ce 10 janvier, sur une modification de l&#8217;article 73 de la Constitution donnant à leur département une d&#8217;autonomie élargie, les électeurs Guyanais ont voté massivement &#8220;non&#8221; à 70% , et les Martiniquais à 79%.  Le taux de participation estimé a été de 48 % en Guyane et de 55 %  en&nbsp;Martinique.</p>
<p>Ce premier vote est le produit d&#8217;un débat institutionnel qui dure depuis 64 ans dans ces deux « Départements - Régions ». Il y traduit une profonde défiance des électeurs à l&#8217;encontre des changements proposés par un gouvernement qui n&#8217;a rien apporté de bon et de concret à la majorité de la population. Cette méfiance s&#8217;est étendue aux élus locaux, de droite, de gauche ou indépendantistes qui ont soutenu la proposition&nbsp;gouvernementale.</p>
<p>Ces derniers n&#8217;ont pas su convaincre les électeurs qu&#8217;ils pourraient, par ce biais, les faire échapper aux inégalités sociales généralisées dans les autres états indépendants des&nbsp;Caraïbes.</p>
<p>En conséquence de ce refus, les mêmes électeurs étaient appelés le 24 janvier à approuver un  projet d&#8217;assemblée régionale unique qui supprime le conseil général et les élus cantonaux proche des communes au profit des élus de liste choisis par les états-majors des&nbsp;partis.</p>
<p>Choix compliqué, car en cas de refus, ces DOM se verraient appliqués la législation en cours de négociation majorité - opposition sur la « réforme des&nbsp;territoires ».</p>
<p>Les électeurs ont envoyé un signal de méfiance net et sans bavure, non seulement au gouvernement, mais aussi aux états-majors locaux qui  soutenaient l&#8217;assemblée&nbsp;unique.</p>
<p>Celui d&#8217;une abstention accrue et massive : 72% en Guyane et 65% à la Martinique qui ramenait le oui de 57% et 68% des exprimés et à 16% et 24% du corps&nbsp;électoral.</p>
<p>Les victimes en sont les « grands » élus locaux n&#8217;ont pas su se distinguer de l&#8217;oligarchie métropolitaine ou locale et de ses tentations. Les propositions de « consensus institutionnel  métropolitain» semblent susciter la méfiance croissante d&#8217;une partie des élus, militants et électeurs. Sans doute est-ce pourquoi le gouvernement n&#8217;a pas osé consulter les régions -départements les plus peuplés et les plus à gauche de la Guadeloupe et de l&#8217;Ile de la&nbsp;Réunion.</p>
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/guyane-martinique-lautonomie-non-lassemblee-unique-bof/1716/feed</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;appel de Kaboul</title>
		<link>http://www.gaucherepublicaine.org/combat-feministe/lappel-de-kaboul/1637</link>
		<comments>http://www.gaucherepublicaine.org/combat-feministe/lappel-de-kaboul/1637#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 25 Jan 2010 11:09:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator> Le Mouvement de la Paix</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Combat féministe]]></category>

		<category><![CDATA[International]]></category>

		<category><![CDATA[Religions]]></category>
		<respu:articleid>1637</respu:articleid>
		<respu:topcategoryid>32</respu:topcategoryid>
		<respu:topcategoryname>International</respu:topcategoryname>
		<respu:meta_url><![CDATA[]]></respu:meta_url>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gaucherepublicaine.org/?p=1637</guid>
		<description><![CDATA[Résolution adoptée par 200 organisations de défense des droits des femmes et de la société civile
Hôtel Intercontinental - Kaboul, Afghanistan, le 25 janvier&#160;2010
Le 28 janvier 2010 va se tenir à Londres une conférence au cours de laquelle sera discuté un plan de négociation avec les talibans. Nous, ici réunis, organisations de défense des droits des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table><tr><td><p><strong>Résolution adoptée par 200 organisations de défense des droits des femmes et de la société civile<span id="more-1637"></span></strong></p>
<p>Hôtel Intercontinental - Kaboul, Afghanistan, le 25 janvier&nbsp;2010</p>
<p>Le 28 janvier 2010 va se tenir à Londres une conférence au cours de laquelle sera discuté un plan de négociation avec les talibans. Nous, ici réunis, organisations de défense des droits des femmes et de la société civile afghane, participant à ce rassemblement historique, avons acté les points suivants&nbsp;:</p>
<p>1. En vertu du fait que les taliban ont de façon permanente violé les droits des hommes et des femmes de notre pays, et ce, pendant et après qu’ils ont été au pouvoir, nous exprimons clairement et fermement notre objection à toute négociation avec les&nbsp;taliban.</p>
<p>2. Nous voulons la paix et la sécurité dans notre pays, mais nous affirmons que la Constitution afghane et la Déclaration internationale des Droits de l’Homme ne sauraient, en aucun cas, être soumises à un&nbsp;marchandage.</p>
<p>3. Nul, y compris l’Etat afghan, n’a le droit de faire entrer dans l’appareil de l’Etat des criminels, des personnes qui ont violé les Droits de l’Homme et les Droits des femmes. En revanche, nous acceptons que ceux qui ont été contraints de rejoindre les taliban, puissent être soutenus et encouragés à quitter leurs&nbsp;rangs.</p>
<p>4. Nous alertons la communauté internationale sur le fait qu’elle ne doit pas subventionner un plan qui renforcerait les taliban terroristes. N’étendons pas, par la mise en œuvre de plans voués à l’échec, l’insécurité sur le territoire&nbsp;afghan.</p>
<p>5. Nous estimons qu’il n’y a aucune différence entre les dirigeants taliban et les dirigeants de l’organisation « sortie de l’enfer » Al Qaeda. Retirer les noms de taliban de la liste noire (liste du Comité 1267 des Nations Unies), veut dire qu’il faut aussi retirer de cette liste celui d’Oussama Ben Laden et des autres dirigeants d’Al&nbsp;Qaeda.</p>
<p>6. L’Etat afghan et la communauté internationale ont la responsabilité et le devoir de soutenir et de protéger la libre expression, les Droits de l’Homme, les Droits des femmes et la démocratie dans le pays. Ces objectifs ne peuvent en aucune manière être atteints par la négociation avec les&nbsp;taliban.</p>
<p>7. Nous exigeons de l’Etat afghan et de la communauté internationale de ne pas laisser l’Afghanistan replonger dans la situation où il était avant 2001 : les valeurs démocratiques ne doivent pas être sacrifiées dans des marchandages&nbsp;politiques.</p>
<p>8. Cette résolution en huit points a été approuvée à l’unanimité par les 200 organisations participant à ce&nbsp;rassemblement.</p>
<h3>SIGNATAIRES&nbsp;:</h3>
<h3>Parmi les associations&nbsp;:</h3>
<p>Anjoman Qhalam ; Anjoman naw Jwanan wa kodakan Afghan ; Anjoman Mahjoba é Herawy ; Confédération Majmoa-Jamea Madany ; Dokhtaran Esargat ; Etehadia Milly Jornalistan ; Jamaia Motahed Zanan-Afghanistan ; ONG Khedamat Ajtemae Zanan ; Mossessa Aali Naswan ; NEGAR-Soutien aux femmes d’Afghanistan&nbsp;…</p>
<h3>Parmi les personnalités politiques&nbsp;:</h3>
<p>Farida Tarana ; M. Sencharaki, porte-parole du Jabaï Motahde Melli ; Razarq Mamon, écrivain et analyste politique ; M. Zariab et Saïdi, analystes politiques ; M. Binon, poète et responsable de l’ONG AKBAR ; M. Panchiri, 1er conseiller du ministère de l’Agriculture… Shafiqa Habibi, Makaï Siawash et Habiba Amin du « Moshareqate Siasi Zanan » ; Farida Ebad, Soraya Hotak, Angelica Haïdar…militantes des droits des femmes. Les députés, Mmes Saprina Saqreb ; Fawzia Koufi ; Rarhela Salim ; Nadjiba Sharif… M. Bhzat ; M. Orli … ; le Sénateur&nbsp;Ezedya…</p>
<h3>Parmi les responsables de presse et journalistes&nbsp;:</h3>
<p>M. Razwani « Aqtedar-E-Melli » ; M. Fahim Dashti « Kabul-weekly » ; M. Motaher « Arman -E-Melli » ; M. Sanjar Sahil « 8 Sobh » ; M. Nazari « Mandgar »…M. Bari-Salam, responsable de presse de l’oragnisation « Awaan- é - ma » ; M. M. Abdullah, conseiller juridique de TV-tolo ; M. Tawidi, chargé de presse de la commission indépendante des élections ; M. Nouri, vice-président de l’association nationale des journalistes ; Fahim Kodamani, journaliste&nbsp;indépendant…</p>
<h3>Sources&nbsp;:</h3>
<p>AFGHANA.ORG INFOS<br />
<a href="http://www.afghana.org">http://www.afghana.org</a><br />
Ligue du Droit International des Femmes<br />&nbsp;<a href="http://www.ldif.asso.fr/index.php?theme=international&amp;n=160">http://www.ldif.asso.fr/index.php?theme=international&amp;n=160</a></p>
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gaucherepublicaine.org/combat-feministe/lappel-de-kaboul/1637/feed</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Libérez immédiatement nos étudiantes</title>
		<link>http://www.gaucherepublicaine.org/international/tunisie-liberez-immediatement-nos-etudiantes/1603</link>
		<comments>http://www.gaucherepublicaine.org/international/tunisie-liberez-immediatement-nos-etudiantes/1603#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 25 Jan 2010 10:32:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator> le Comité de Soutien aux Militants de l'UGET</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[International]]></category>

		<category><![CDATA[Justice]]></category>

		<category><![CDATA[lettre 633]]></category>
		<respu:articleid>1603</respu:articleid>
		<respu:topcategoryid>32</respu:topcategoryid>
		<respu:topcategoryname>International</respu:topcategoryname>
		<respu:meta_url><![CDATA[http://www.lequotidienalgerie.org/2010/01/23/comite-de-soutien-aux-militants-de-luget-liberez-nos-etudiantes-immediatement/]]></respu:meta_url>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gaucherepublicaine.org/?p=1603</guid>
		<description><![CDATA[Le 22 janvier 2010, Ameni Rezgallah et Hanen Dhahiri ont été kidnappées. Les deux militantes de l’UGET avaient été condamnées, le 21 décembre 2009, par le tribunal de première instance de Manouba à 6 mois de prison pour entrave à la liberté de travail, 6 mois de prison pour dégradation du bien d’autrui et à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table><tr><td><p>Le 22 janvier 2010, Ameni Rezgallah et Hanen Dhahiri ont été kidnappées. Les deux militantes de l’UGET avaient été condamnées, le 21 décembre 2009, par le tribunal de première instance de Manouba à 6 mois de prison pour entrave à la liberté de travail, 6 mois de prison pour dégradation du bien d’autrui et à 9,6 dinars d’amende pour tapage.<span id="more-1603"></span></p>
<p>Ces accusations de droit commun sont l’habillage que les autorités tunisiennes ont présenté en guise  d’unique réponse pour les revendications légitimes des étudiantes et à leur mouvement de protestation qui a duré 28&nbsp;jours.</p>
<p>Les quatre étudiantes avaient comparu en état de liberté. Selon le code pénal tunisien, il est de leur droit de rester en liberté jusqu’au procès en Appel ; la Cour n’ayant pas décerné de mandat de dépôt. Encore une fois, la loi et le droit ont été bafoués en Tunisie : se rendant au local de l’association tunisienne des Femmes démocrates qui organisait une action de solidarité avec les militants de l’UGET, elles furent  kidnappées par des policiers en civile. L’accès au siège de l’ATFD a été interdit à toutes personnes étrangères à l’association. Jusqu’à tard dans l’après midi du 22/01/2010, des forces de l’ordre, par dizaines, encerclaient la rue. Wissem Sghaeir, un militant de l’UGET, a eu droit à un passage à&nbsp;tabac.</p>
<p>Dans un communiqué publié en décembre 2009, les Femmes démocrates ont déclaré leur soutien aux militantes et militants victimes de la répression qui s’abat sur le mouvement estudiantin. Dans un autre communiqué, l’ATFD a dénoncé l’état de siège persistant et la tentative d’isolement que subi l’association par un encerclement policier permanent : l’ATFD fait partie de ces organisations tunisiennes qui se battent pour leur&nbsp;indépendance.</p>
<p>Hanene et Amani sont doublement victimes ; victimes de la privatisation, de la corruption, du népotisme et d’une politique irresponsable de fuite en avant qui n’a que la répression policière et judiciaire pour contourner les problèmes. L’incarcération de jeunes étudiantes pour des soi-disant crimes de droit commun n’est autre chose qu’un crime honteux. Libérez immédiatement nos&nbsp;étudiantes.</p>
<p>Le Comité de Soutien aux Militants de l’UGET dénonce la répression des militants étudiants, appelle à la libération immédiate des étudiantes et étudiants et renouvelle son appel pour&nbsp;:</p>
<ul>
<li>La libération de tous les militants&nbsp;emprisonnés.</li>
<li>L’arrêt de toutes les poursuites judiciaires engagées contre les militants de&nbsp;l’UGET.</li>
<li>La réintégration dans leurs universités de tous les étudiants&nbsp;exclus.</li>
<li>La satisfaction des revendications syndicales et pédagogiques des&nbsp;étudiants.</li>
<li>L’arrêt de toute forme de répression contre l’UGET et lui permettre de tenir son congrès en toute liberté et de fonctionner en toute&nbsp;indépendance.</li>
</ul>
<p>Signez et faites signer la Pétition internationale de solidarité avec les militants de l’UGET en envoyant vos signatures à : uget.petition@gmail.com ou en cliquant <a href="http://www.jesigne.fr/petitioninternationale">sur ce&nbsp;lien</a></p>
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gaucherepublicaine.org/international/tunisie-liberez-immediatement-nos-etudiantes/1603/feed</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>La gauche commence mal le débat sur les retraites</title>
		<link>http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/la-gauche-commence-mal-le-debat-sur-les-retraites/1665</link>
		<comments>http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/la-gauche-commence-mal-le-debat-sur-les-retraites/1665#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 25 Jan 2010 09:30:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard Teper</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Combat social]]></category>

		<category><![CDATA[Lutter contre le néo-libéralisme]]></category>

		<category><![CDATA[Politique]]></category>

		<category><![CDATA[Politique française]]></category>

		<category><![CDATA[Protection sociale]]></category>

		<category><![CDATA[ReSPUBLICA]]></category>

		<category><![CDATA[Reconstruire la Gauche]]></category>

		<category><![CDATA[République]]></category>

		<category><![CDATA[lettre 633]]></category>

		<category><![CDATA[Retraites]]></category>
		<respu:articleid>1665</respu:articleid>
		<respu:topcategoryid>84</respu:topcategoryid>
		<respu:topcategoryname>Protection sociale</respu:topcategoryname>
		<respu:meta_url><![CDATA[http://www.ufal.info/sante-protection-sociale/la-gauche-commence-mal-le-debat-sur-les-retraites/556]]></respu:meta_url>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gaucherepublicaine.org/?p=1665</guid>
		<description><![CDATA[Alors que l’ensemble de la protection sociale solidaire est sous l’emprise du processus de marchandisation et de privatisation lancé depuis une trentaine d’années par le Consensus de Washington et relayé par les politiques néolibérales nationales, voilà que Nicolas Sarkozy décide d’aborder les retraites après avoir fait reculer le principe de solidarité sur la santé et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table><tr><td><p>Alors que l’ensemble de la protection sociale solidaire est sous l’emprise du processus de marchandisation et de privatisation lancé depuis une trentaine d’années par le Consensus de Washington et relayé par les politiques néolibérales nationales, voilà que Nicolas Sarkozy décide d’aborder les retraites après avoir fait reculer le principe de solidarité sur la santé et l’assurance-maladie aux profits des actionnaires des structures hospitalières privées, de l’UNOCAM<sup><a id="identifier_0_556" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Union nationale des organismes complémentaires à l’assurance-maladie, qui regroupe les firmes multinationales de l’assurance, les instituts de prévoyance des amis de Guillaume Sarkozy, et de grandes mutuelles qui ont décidé de participer au dépeçage de la Sécurité sociale en troquant le principe de solidarité (cotisations proportionnelles aux revenus et à chacun selon ses besoins) pour la gestion par le risque (cotisations forfaitaires et fonction du risque maladie)." href="http://www.ufal.info/sante-protection-sociale/la-gauche-commence-mal-le-debat-sur-les-retraites/556#footnote_0_556">1</a></sup> et de l’industrie&nbsp;pharmaceutique.</p>
<h2><span id="more-1665"></span>Dix-sept ans déjà de&nbsp;contre-réformes..</h2>
<p>Dès le retour de la droite en 1993 permis par une gestion calamiteuse pour les couches populaires (ouvriers et employés) et pour l’ensemble des salariés des Mitterrand, Rocard et Bérégovoy, la durée de cotisation passe de 37,5 annuités à 40 ans et le calcul du salaire de référence servant au calcul de la retraite s’allonge des 10 aux 25 meilleures années. Last but not least le montant des retraites n’est plus indexé sur les salaires mais sur les prix. Les contre-réformes de 1993 et celle qui suivent de 1994-1996, entraîneront mécaniquement une diminution de 20 points (de 78 % à 58 % du salaire moyen net) de la retraite moyenne des salariés du secteur privé dans l’avenir. En 2003, Fillon instruit par l’échec de Juppé (qui s’attaqua à la fonction publique et aux entreprises nationalisées) s’attaque uniquement aux salariés et passe ces derniers à 40 ans d’annuités. En 2007, le gouvernement remet le couvert et impose les 40 annuités aux salariés des régimes&nbsp;spéciaux.</p>
<p>L’UFAL a déjà <a href="http://www.ufal.info/_archive_ufal/media_flash/lettres/89.htm" target="_blank">(voir Ufal Flash n°89)</a> montré qu’une politique alternative est possible. Mais qui est possible que si on revient à un partage des richesses du début des années 80 entre d’une part les revenus du travail et les cotisations sociales et d’autre part les profits dont la déformation a dépassé les 9,3 points du PIB ce qui correspond à plus de 170 milliards d’euros par an.<br />
Aujourd’hui Nicolas Sarkozy veut attaquer le principe de la répartition pour privatiser les retraites par un accroissement de la capitalisation. Que dans de nombreux pays dont la Grande-Bretagne, les organisations de capitalisation aient perdu jusqu’à 50 % de leur valeur du fait de la crise, du niveau des dividendes aux actionnaires ou de frais de gestion exorbitants, n’a aucune importance, il faut marchandiser et privatiser la retraite.<br />
Martine Aubry pour le PS et Jean-Vincent Placé pour Europe Écologie ont déjà déclaré, comme pour aider Nicolas Sarkozy, que l’âge légal de départ à la retraite « va aller très certainement vers 61 ou 62 ans » (pour la première) et que « l’allongement de la durée du travail est inéluctable » (pour le second) ! Bien sûr, ils déclarent que pour accepter cela, il faudra que le gouvernement accepte de lâcher sur la « pénibilité du travail ». mais le mal est fait ! Comment peuvent-ils annoncer cela alors que le chômage frappe de plus en plus les plus de 50 ans, que la durée réelle d’une carrière est de 37 ans et que donc, mathématiquement, l’allongement de la durée légale diminue le montant des retraites? Et « l’autre gauche » qui ne partage pas ces propositions, quand va-t-elle engager une vigoureuse campagne d’éducation populaire tournée vers l’action pour défendre la protection sociale solidaire ?<br />
Qu’on y prenne garde, les projets de « troisième étage de capitalisation » incluent le « siphonnage » des deux premiers étages comme dans le leurre que constitue l’« épargne retraite ». Un autre leurre est le modèle suédois et ses comptes « notionnels ». Avec ce système, on ne sait plus à l’avance le montant de nos retraites ni quand on pourra partir en retraite. En fait , c’est un système qui avantage les patrons car il s’autorégule par la baisse des retraites et l’allongement de la durée légale de travail. Mais chaque cas est individuel, il n’y a donc plus de de place pour les revendications collectives en matière de retraite. Il n’y aura plus de solidarité intergénérationnelle, l’État pourra instaurer la charité institutionnalisée pour les plus démunis. Tant pis pour les femmes et les chômeurs, car leurs retraites seront calculées sur les années effectivement travaillées dans&nbsp;l’entreprise.</p>
<h3>Y a-t-il une fatalité&nbsp;démographique ?</h3>
<p>Disons-le tout net, non ! Car avec une aggravation de la crise du capitalisme, ce sont les déficits publics qui nous mettront en difficulté et pas les retraites. Une croissance de 1,7 % par an fait doubler les richesses en 40 ans, soit une augmentation de 1 700 milliards dont un peu plus de 200 milliards seront nécessaires pour les retraites ! Il y a bien là possibilité de financer les 63 % de retraités supplémentaires (passage de 13 millions en 2007 à 21 millions en 2050) ! Bien sûr à condition de ne pas sanctuariser la déformation de la valeur ajoutée notée plus haut.<br />
Rajoutons à cela que pour moitié cette augmentation est due au baby-boom et qu’à partir de 2036, avec l’arrivée des « classes creuses », le nombre de retraités diminuera rapidement. Pour la seconde moitié, due à l’augmentation de l’espérance de vie, le Conseil d’orientation des retraites (COR) 2007 vient de calculer un allongement de l’espérance de vie de 1,1 ans tous les 10 ans soit 0,44 trimestres tous les ans ce qui infirment les chiffres du MEDEF d’une trimestre tous les ans. Encore une fois, les arguments du MEDEF tombent à l’eau.<br />
Continuons avec les chiffres tant aimés par les bac +35 de la finance internationale qui essayent de nous enfumer du haut de leur piédestal.<br />
Le COR 2007 estime que le solde migratoire passera de 50 000 à 100 000 personne chaque année.<br />
Quand les dirigeants du turbocapitalisme ont essayé d’organiser les scenarii catastrophe, ils se sont basés sur un taux de fécondité des femmes de 1,8 – criant au loup parce que les femmes avaient leur premier enfant deux ans plus tard (aujourd’hui 29,9 ans). Errare humanum est, le recul de l’âge au premier enfant n’a pas empêché de faire monter le taux de fécondité des Françaises à 2 ! Avec « environ 69 personnes de 60 ans et plus pour 100 personnes de 20 à 59 ans », nous sommes au-delà des chiffres de 2006 : « 47 personnes de 60 ans et plus pour 100 personnes d’âge actif ». Mais nous sommes très loin des scenarii catastrophe agités à la fin des années 1990 et au début des années 2000 : 81 personnes de 60 ans et plus pour 100 personnes d’âge actif. Cela signifie que la population en âge de travailler ne subirait donc pas, entre 2006 et 2050, la diminution de 4,1 millions prévue par ces mêmes scenarii catastrophes, mais resterait&nbsp;stable.</p>
<h3>Quels&nbsp;choix ?</h3>
<p>Le rapport du COR de 2001 donnait trois&nbsp;choix :</p>
<ol>
<li>ne pas augmenter les cotisations retraites et ne pas diminuer le montant des retraites. Dans ce cas, il fallait augmenter de 9 ans la durée de&nbsp;cotisation.</li>
<li>ne pas augmenter les cotisations retraites et ne pas allonger la durée de cotisation. Dans ce cas, le montant moyen des retraites diminuerait de 78 % du salaire net moyen à 43 % de ce même salaire&nbsp;net.</li>
<li>ne pas allonger la durée de cotisation, ne pas baisser le montant des retraites mais augmenter de 15 points le montant des cotisations retraites entre 2003 et&nbsp;2040.</li>
</ol>
<p>Jamais la troisième option présentée par le COR n’a été soumise au débat public, pourquoi ? N’est-ce pas la solution la plus acceptable pour les citoyens et leurs familles ? 15 points d’augmentation en un peu moins de 40 ans, cela représente 0,40 point d’augmentation par an. Qui pourrait prétendre qu’une augmentation de 0,25 point de la part patronale des cotisations retraites et de 0,15 point de la part salariale n’est pas préférable à un allongement de 9 ans de la durée de cotisation ou à une baisse de 25 points du montant des retraites ? Et pourquoi ne pas mettre toute l’augmentation sur la part patronale jusqu’à la suppression de la déformation de la valeur ajoutée notée plus&nbsp;haut ?</p>
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/la-gauche-commence-mal-le-debat-sur-les-retraites/1665/feed</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Comment Sarkozy utilise les expérimentations dans les DOM à des fins politiciennes nationales?</title>
		<link>http://www.gaucherepublicaine.org/nicolas-sarkozy/comment-sarkozy-utilise-les-experimentations-dans-les-dom-a-des-fins-politiciennes-nationales/1632</link>
		<comments>http://www.gaucherepublicaine.org/nicolas-sarkozy/comment-sarkozy-utilise-les-experimentations-dans-les-dom-a-des-fins-politiciennes-nationales/1632#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 24 Jan 2010 11:25:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pascal Basse</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Nicolas Sarkozy]]></category>

		<category><![CDATA[Politique]]></category>

		<category><![CDATA[Politique française]]></category>
		<respu:articleid>1632</respu:articleid>
		<respu:topcategoryid>43</respu:topcategoryid>
		<respu:topcategoryname>Politique française</respu:topcategoryname>
		<respu:meta_url><![CDATA[]]></respu:meta_url>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gaucherepublicaine.org/?p=1632</guid>
		<description><![CDATA[Les résultats positifs des référendums du 24 01 2010  qui, malgré un contexte de forte abstention (près de 2/3 de l&#8217;électorat), en Guyane et en Martinique, pourraient aboutir à la création de collectivités uniques exerçant des compétences dévolues au Département et à la Région, permettent au président Sarkozy de réaliser un triple objectif sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table><tr><td><p>Les résultats positifs des référendums du 24 01 2010  qui, malgré un contexte de forte abstention (près de 2/3 de l&#8217;électorat), en Guyane et en Martinique, pourraient aboutir à la création de collectivités uniques exerçant des compétences dévolues au Département et à la Région, permettent au président Sarkozy de réaliser un triple objectif sur le dos des domiens :<br />
- trancher provisoirement  la question institutionnelle dans les DOM, relancée par les évènements de février/mars 2009, en écartant la voie d&#8217;une autonomie accrue (référendum du 10 01 2010) au bénéfice de la création d&#8217;une collectivité unique permise par l&#8217;article 73 de la constitution;<br />
- faire exploser, à la veille des élections régionales, les majorités progressistes dirigeant les collectivités locales dans les DOM en initiant de nouvelles lignes de fractures entre les tenants du oui et ceux du non là où il y a eu référendum, en agitant le spectre de l&#8217;indépendance en Guadeloupe, en jouant les Père Noël à la Réunion. Sarkozy mise en partie sur les DOM pour empêcher le grand chelem annoncé par la gauche aux régionales de mars. Il espère aussi y réduire son handicap en outre-mer pour les présidentielles de 2012 (il y avait réalisé son plus mauvais score, 40 %). Vaste chantier !<br />
- et, surtout, créer, à partir de ces nouvelles collectivités à statut particulier initiées dans les DOM, un précédent permettant d&#8217;étendre ce statut à l&#8217;ensemble du territoire métropolitain, comme le permet l&#8217;article 13 bis du projet de reforme des collectivités territoriales dont l&#8217;objectif reste d&#8217;harmoniser territorialement la France sur les autres pays membres de l&#8217;Union Européenne. Le chantier du détricotage de la République ne fait malheureusement que&nbsp;démarrer.</p>
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gaucherepublicaine.org/nicolas-sarkozy/comment-sarkozy-utilise-les-experimentations-dans-les-dom-a-des-fins-politiciennes-nationales/1632/feed</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Egypte : Al Azhar vs Taha Hussein</title>
		<link>http://www.gaucherepublicaine.org/a-lire-a-voir-a-ecouter/egypte-al-azhar-vs-taha-hussein/1597</link>
		<comments>http://www.gaucherepublicaine.org/a-lire-a-voir-a-ecouter/egypte-al-azhar-vs-taha-hussein/1597#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 20 Jan 2010 11:03:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator> ProChoix</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[A lire, à voir ou à écouter]]></category>

		<category><![CDATA[Combat laïque]]></category>

		<category><![CDATA[International]]></category>

		<category><![CDATA[Laïcité]]></category>

		<category><![CDATA[Religions]]></category>

		<category><![CDATA[lettre 633]]></category>
		<respu:articleid>1597</respu:articleid>
		<respu:topcategoryid>9</respu:topcategoryid>
		<respu:topcategoryname>Combat laïque</respu:topcategoryname>
		<respu:meta_url><![CDATA[http://www.prochoix.org/cgi/blog/index.php/2010/01/11/2251-al-azhar-versus-taha-hussein-darina-al-joundi]]></respu:meta_url>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gaucherepublicaine.org/?p=1597</guid>
		<description><![CDATA[Il y a deux jours, je me réveille comme d’habitude. Il est 6 heure du matin, je suis insomniaque. Je prépare mon café enfin, si on peut appeler ça un café, deux gouttes de nescafé avec beaucoup d’eau chaude. J’allume la télé pour voir mon amie William sur la 2. J’allume une cigarette et mon [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table><tr><td><p>Il y a deux jours, je me réveille comme d’habitude. Il est 6 heure du matin, je suis insomniaque. Je prépare mon café enfin, si on peut appeler ça un café, deux gouttes de nescafé avec beaucoup d’eau chaude. J’allume la télé pour voir mon amie William sur la 2. J’allume une cigarette et mon ordinateur, pour regarder la presse arabe. Voir ce qui se passe dans ma région. C’est toujours un moment de grande surprise, je trouve une information plus scandaleuse que l’autre.<span id="more-1597"></span></p>
<p>Donc, ce matin-là, j’ouvre le journal libanais Al-Akhbar, et qu’elle n’est pas ma surprise de voir en première page, la photo de Taha Hussein?! Le doyen de la littérature arabe. Et en légende, cette phrase « Al Azhar a enfin triomphé sur Taha Hussein&nbsp;».</p>
<p>J’ai eu mal au cœur. Je ne sais pas comment je suis arrivée à ouvrir la page et commencé à lire. Je voyais à peine les mots. J’avais les larmes aux yeux. Ils ont enfin gagné ! Ça fait longtemps que Al-Azhar a déclaré la guerre à ce grand monsieur. Et pas uniquement Al-Azhar, Taha Hussein a été attaqué par les islamistes de toutes sortes. Ils lui reprochent d’être l’élève du célèbre Imam Mohamad Abdou, et de prêcher ses idées. Ils lui reprochent ses études en France. Ils l’appellent le mécréant vendu à l’Occident&nbsp;!!!!</p>
<p>Mais surtout ils lui reprochent ses œuvres, qui ont enrichi la littérature arabe. Et plus que tout, ils lui ont toujours reproché d’avoir écrit son célèbre roman <em>Al Ayyam</em> (1929). Ce livre figurait dans le programme des écoles secondaires et, ça, ils ne l’ont jamais accepté;  ils n’ont jamais arrêté d’essayer de&nbsp;l’interdire.</p>
<p>Il y a quatre ans, les censeurs ont réussi à charcuter le livre, et ont retiré quatre gros&nbsp;paragraphes.</p>
<p>Le responsable du ministère de l’éducation M. Hussein Bakht a dit : « le livre Al-Ayyam contient des phrases et des propos qui nuisent à Al Azhar et ses dignitaires. ». La raison de la censure avait le mérite d’être claire. Mais ça ne leur a pas suffit. Il y a quelques jours ils ont enfin gagné et ils ont réussi à interdire le livre Al-Ayyam de Taha Husein des programmes des écoles secondaires&nbsp;!</p>
<p>Depuis 1929, ils ont tout essayé pour parvenir à leurs fins. Sans succès. Mais, au début de cette nouvelle année 2010 au XXIe siècle, ils ont gagné. Quelle tristesse, pour tous ses élèves qui ne vont pas pouvoir découvrir ce roman. Dans l’article libanais, on pouvait lire le témoignage d’une mère triste de ne plus pouvoir partager son livre d’école préféré avec sa fille qui n’aura plus la chance de sa&nbsp;mère.</p>
<p>Quel dégat ! Quel&nbsp;gâchis!</p>
<p>En plus, l’information est passée inaperçue. J’ai cherché partout. Rien. Aucun journal, aucune télé, aucun site. Personne n’en parle. Pourquoi ! Pourquoi ce qui était possible dans les années 30 est interdit de nos jours&nbsp;?</p>
<p>Pourquoi tant de censure ! En littérature mais aussi dans toutes formes d’expression&nbsp;!</p>
<p>Les films qui étaient tolérés dans les années 20 et 30 ne le sont plus aujourd’hui. On voit des réalisateurs qui se font traîner devant la justice par les islamistes, à la sortie de leurs&nbsp;films.</p>
<p>Pourquoi les petites filles d’Houda Chaarawi (qui au début de XXe siècle est descendue dans la rue manifester contre le port de la burqua et l’a même arraché avec plein d’autres femmes manifestant avec elle) descendent dans la rue manifester pour le remettre, contre Al-Azhar qui vient d’interdire la Burqua dans ses universités? Al Azhar, la même institution qui vient de réussir à interdire le livre <em>Al-Ayyam</em> de Taha Hussein&nbsp;!!!!</p>
<h3>&#8221;Pour ceux qui ne le connaissent pas voilà quelques informations utiles pour connaître ce grand homme&nbsp;&#8221;</h3>
<p>Taha Hussein est un romancier, essayiste et critique littéraire égyptien né le 14 novembre 1889 et mort le 28 octobre 1973. Surnommé le doyen de la littérature arabe, c&#8217;est un des plus importants penseurs arabes du XXe&nbsp;siècle.</p>
<p>Hussein est né au sein d&#8217;une famille pauvre dans un village de la Moyenne Égypte en 1889. Septième d&#8217;une fratrie de treize enfants, il perd la vue à l&#8217;âge de six ans, des suites d&#8217;une conjonctivite mal soignée. Il apprend le Coran par cœur avant de quitter son&nbsp;village.</p>
<p>Au Caire, il fait ses études à la célèbre université religieuse dAl-Azhar, élève du célèbre Imam Mohamad Abdou, qui lui vaut d’être expulsé d’Al-Azhar puis suit les cours à l’université Égyptienne en 1908 où il va étudier l’histoire, la géographie, la philosophie, la civilisation de l’Égypte Ancienne, et islamique ; le 15 mai 1914 il reçoit le doctorat en littérature arabe sur l&#8217;un de ses auteurs préférés « ABOU AL ALAA » aussi aveugle ; il bénéficie ensuite d&#8217;une bourse d&#8217;État pour poursuivre ses études en France, il arrive à l’université de Montpellier puis il part pour Paris où il soutient sa thèse de doctorat sur Ibn Khaldoun à la Sorbonne en 1919. Il y rencontre sa future épouse Suzanne, qui l&#8217;aida à apprendre le français, et joua un rôle important dans sa carrière comme dans sa&nbsp;vie.</p>
<p>Quand il revient de France en 1919, il travaille comme professeur d&#8217;histoire de l&#8217;Antiquité jusqu&#8217;en 1925, mais dès son retour en Égypte, il s&#8217;est appliqué à moderniser l&#8217;enseignement supérieur et à dynamiser la vie culturelle du pays. Il a également été professeur de littérature arabe à la faculté des lettres du Caire, doyen de cette faculté 1930, premier recteur de l&#8217;université d&#8217;Alexandrie, créée par lui en 1942, contrôleur général de la culture, conseiller technique, sous-secrétaire d&#8217;État au ministère de l&#8217;Instruction Publique, puis finalement ministre de l&#8217;Éducation Nationale. On lui doit l’éduction gratuite pour tous, et d’ouvrir des écoles partout en&nbsp;Égypte.</p>
<p>Sur le plan littéraire, il commencera comme de nombreux écrivains de la Nahda, par des travaux de traduction (dont les tragédies de Sophocle). Ses problèmes commencent dès la parution de l&#8217;une de ses premières œuvres<em> la Littérature préislamique </em>; son œuvre principale, <em>Al-ayyâm</em>, (littéralement &#8220;Les Jours&#8221;, traduite en français sous les titres &#8220;Le Livre des jours&#8221; pour les deux premiers tomes, puis &#8220;La traversée intérieure&#8221; pour le dernier) est une autobiographie à la troisième personne. Le premier tome décrit la vie dans le village de son enfance, au bord du Nil. Il y décrit l&#8217;apprentissage précoce de la solitude dont a souffert ce jeune aveugle. Le deuxième tome s&#8217;attache à la narration de ses années d&#8217;étudiant au Caire, notamment à l&#8217;université Al-Azhar. Là encore, la critique lucide et acérée de Taha Hussein n&#8217;épargnera pas même Al-Azhar, qui faisait pourtant figure de vénérable institution. Le dernier tome se déroule entre Le Caire, Paris et Montpellier, et décrit ses années d&#8217;études en France sur fond de Première Guerre mondiale, la vie parisienne, la découverte de l&#8217;amour, la guerre, ses difficultés&#8230; Dans ce livre, simplicité, lyrisme, et même humour, tissent le style de Taha&nbsp;Hussein.</p>
<p>Il a marqué plusieurs générations d’intellectuels du monde arabe en poussant la modernisation de la littérature arabe, notamment à travers celle de la langue arabe : avec lui, les phrases  (peut-être du fait qu&#8217;il n&#8217;écrit pas ses livres mais les dicte à sa fille, à qui il dédie d&#8217;ailleurs <em>Al-ayyâm</em>) acquièrent une plus grande souplesse, le vocabulaire est simple et abordable. André Gide, dira dans sa préface à la version française des deux premiers tomes : &#8221; C&#8217;est là ce qui rend ce récit si attachant, en dépit de ces lassantes lenteurs; une âme qui souffre, qui veut vivre et se débat. Et l&#8217;on doute si, des ténèbres qui l&#8217;oppressent, celles de l&#8217;ignorance et de la sottise ne sont pas plus épaisses encore et redoutables et mortelles que celles de la cécité.&#8221; Ses écrits sont traduits en plusieurs&nbsp;langues.</p>
<p>Je n’ai plus que des questions, je croyais à un moment avoir les réponses, et même parfois je croyais avoir les&nbsp;solutions.</p>
<p>J’ai lu des études, des livres, des analyses, je connais très bien ma région, et au final je n’ai que des questions auxquelles je ne trouve plus de&nbsp;réponses.</p>
<p>Je croyais que si on donnait les outils, l’éducation pour tous, les armes nécessaires pour faire face à la vie, (comme a fait Taha Hussein qui a transformé beaucoup d&#8217;écoles coraniques en écoles publiques) qu’on finit par choisir la tolérance, la liberté, et surtout la&nbsp;laïcité.</p>
<p>Eh bien non, depuis que je suis en France, je découvre que non, ce n’est pas le cas, l’obscurantisme fini par&nbsp;gagner.</p>
<p>Il ne me reste que ce mot : POURQUOI&nbsp;?</p>
<p><strong>Darina Al&nbsp;Joundi</strong></p>
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gaucherepublicaine.org/a-lire-a-voir-a-ecouter/egypte-al-azhar-vs-taha-hussein/1597/feed</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Loi Veil : aux larmes infirmières, aux armes citoyennes!</title>
		<link>http://www.gaucherepublicaine.org/combat-feministe/loi-veil-aux-larmes-infirmieres-aux-armes-citoyennes/1630</link>
		<comments>http://www.gaucherepublicaine.org/combat-feministe/loi-veil-aux-larmes-infirmieres-aux-armes-citoyennes/1630#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 20 Jan 2010 10:53:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Journal Marianne</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Combat féministe]]></category>

		<category><![CDATA[Laïcité et féminisme]]></category>

		<category><![CDATA[Politique]]></category>

		<category><![CDATA[Politique française]]></category>

		<category><![CDATA[Protection sociale]]></category>

		<category><![CDATA[Service Public]]></category>

		<category><![CDATA[Société]]></category>

		<category><![CDATA[IVG]]></category>

		<category><![CDATA[lettre 633]]></category>
		<respu:articleid>1630</respu:articleid>
		<respu:topcategoryid>8</respu:topcategoryid>
		<respu:topcategoryname>Combat féministe</respu:topcategoryname>
		<respu:meta_url><![CDATA[http://www.marianne2.fr/Loi-Veil-aux-larmes-infirmieres,-aux-armes-citoyennes!_a183533.html]]></respu:meta_url>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gaucherepublicaine.org/?p=1630</guid>
		<description><![CDATA[« Rationalisation de la santé », « regroupement hospitaliers », « économies d’échelle »… Quels que soient les termes utilisés, la conséquence est là : les Centres d’Interruptions Volontaires de Grossesse (CIVG) ferment l’un après l’autre. Une remise en cause, dans la pratique, du droit à l’avortement.
Trente cinq ans. Souffler les bougies de la loi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table><tr><td><p>« Rationalisation de la santé », « regroupement hospitaliers », « économies d’échelle »… Quels que soient les termes utilisés, la conséquence est là : les Centres d’Interruptions Volontaires de Grossesse (CIVG) ferment l’un après l’autre. Une remise en cause, dans la pratique, du droit à l’avortement.<span id="more-1630"></span><br />
Trente cinq ans. Souffler les bougies de la loi Veil, si chèrement acquise, serait malvenu aujourd’hui. La cire a fondu, laissant sur le droit à l’avortement un goût amer. Car si les « pro-vie » sont toujours là, en témoigne la manifestation parisienne anti-avortement de ce dimanche, ils ne sont pas les plus à craindre. Un regard sur l’actualité et sur la politique de santé pointe le danger principal pour le droit à l’IVG : ceux qui sont pour le choix mais qui ne donnent pas les moyens pour que le droit&nbsp;s’applique.</p>
<h3>Des fermetures en&nbsp;cascade</h3>
<p>Tenon, Rostand et Broussais ont fermé leurs portes. Avicennes et Saint Antoine sont en sursis. Les centres IVG parisiens connaissent une période difficile. La cause ? La politique hospitalière est entrée dans une phase de rationalisation économique pour « une plus grande efficacité et une meilleure offre de soins » assurent en cœur le ministère de la santé et l’AP-HP (Assistance Publique – Hôpitaux de Paris). La logique financière pousse au regroupement. Que les centres IVG soient les premiers touchés n’est pas étonnant. Une IVG chirurgicale est tarifée 300 euros contre 3 fois plus pour une fausse couche. Les deux actes techniques sont pourtant similaires : même matériel, même&nbsp;personnel…</p>
<p>Une gestion comptable de la santé qui n’intègre pas le facteur humain dans le calcul. Ariane Calvo, adjointe à la mairie du XXème arrondissement chargée de l’égalité hommes/femmes s’est battue au sein du collectif pour sauver le CIVG de l’hôpital Tenon. Elle refuse qu’on puisse appliquer une logique de médecine de pointe à l’IVG : « les femmes qui viennent pour une IVG ont des besoins particuliers : la proximité et l’accompagnement sont indispensables. On en vient à créer des usines à avortement qui font fuir tout le monde… »<br />
Mais le CIVG de Tenon a bien fermé, transféré aujourd’hui à Saint Antoine. Reste une antenne d’orientation et d’écoute où les deux infirmières semblent inquiètes de la tournure des&nbsp;évènements.</p>
<p>Des craintes partagées du côté de Saint Antoine. Pas de personnel ni de moyens supplémentaires et un centre déjà surchargé qui voit arriver un surplus de demandes. « On est sur le fil du rasoir » explique Régine Linard, infirmière CGT. « Ils jouent sur le fait que l’on fait de plus en plus d’IVG médicamenteuses pour réduire les moyens en chirurgie ». Pourtant, les IVG par aspiration représentent encore 60% des interventions. Un démantèlement de Saint Antoine a été annoncé mais, pour le moment, l’infirmière se veut rassurante : « le centre est encore là, dans le nouveau bloc de chirurgie ambulatoire ». Mais lorsqu’elle évoque les réunions fréquentes de l’AP-HP concernant un transfert économique de la maternité, le doute devient pesant : « si la maternité ferme, il n’y aura plus de centre IVG ici, les spécialistes seront partis ». L’ensemble de l’est-parisien ne disposerait alors plus que d’un seul CIVG, aux Bluets, alors que ce même territoire connaît une explosion des grossesses adolescentes (13-18&nbsp;ans).</p>
<h3>Un parcours d&#8217;obstacles à&nbsp;l&#8217;avortement</h3>
<p>Les conséquences sur les parcours d’avortement sont désastreuses. En Ile de France, il faut compter en moyenne trois semaines de délais du premier appel à l’avortement chirurgical, trois rendez-vous minimum plus tard (gynécologie, anesthésie&#8230;). Danielle Gaudry, gynécologue responsable de la commission avortement du Mouvement français pour le planning familial s’alarme : « les centres refusent parfois des femmes qui appellent à 10 semaines de grossesse car ils savent qu’ils ne pourront pas tenir les délais ». Alors oui, un tel refus est illégal. Mais peu de femmes, souvent seules et fragilisées dans une telle épreuve, vont occuper l’établissement et crier au scandale. Elles vont appeler une clinique privée, voire se tourner vers l’étranger, quand elles le&nbsp;peuvent.</p>
<p>Du coup, les équipes des CIVG et des plannings familiaux paniquent. Sur l’avenir, sur le droit effectif du recours à l’IVG, sur le devenir de ces femmes qu’elles renvoient de plus en plus souvent ailleurs, faute de temps, de personnel, de moyens. Pour Ariane Calvo, la messe est dite : « tout est en place pour que le droit à l’IVG soit remis en cause en France. On serait revenus sur la loi Veil, ça n’aurait pas été pire…&nbsp;»</p>
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gaucherepublicaine.org/combat-feministe/loi-veil-aux-larmes-infirmieres-aux-armes-citoyennes/1630/feed</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Gaza : un pas supplémentaire vers l’émirat islamique du Hamas ?</title>
		<link>http://www.gaucherepublicaine.org/debats-laiques/gaza-un-pas-supplementaire-vers-l%e2%80%99emirat-islamique-du-hamas/1536</link>
		<comments>http://www.gaucherepublicaine.org/debats-laiques/gaza-un-pas-supplementaire-vers-l%e2%80%99emirat-islamique-du-hamas/1536#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 17 Jan 2010 19:29:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Randa Al Fayçal</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Débats laïques]]></category>

		<category><![CDATA[Extrême-droite religieuse]]></category>

		<category><![CDATA[International]]></category>

		<category><![CDATA[Proche-Orient]]></category>

		<category><![CDATA[lettre 632]]></category>
		<respu:articleid>1536</respu:articleid>
		<respu:topcategoryid>44</respu:topcategoryid>
		<respu:topcategoryname>Proche-Orient</respu:topcategoryname>
		<respu:meta_url><![CDATA[http://mediarabe.info/]]></respu:meta_url>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gaucherepublicaine.org/?p=1536</guid>
		<description><![CDATA[Après la loi pénale inspirée de la Charia et la non-mixité à l’école, le Hamas supprime les fêtes religieuses non-islamiques. 
Selon le site islamiste &#8220;Al Hisba&#8221;, le gouvernement palestinien de Gaza, dirigé par le Hamas mais démis par Mahmoud Abbas depuis le coup d’État mené contre l’Autorité palestinienne, a récemment pris des décisions confirmant sa [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table><tr><td><p>Après la loi pénale inspirée de la Charia et la non-mixité à l’école, le Hamas supprime les fêtes religieuses non-islamiques. <span id="more-1536"></span></p>
<p>Selon le site islamiste &#8220;Al Hisba&#8221;, le gouvernement palestinien de Gaza, dirigé par le Hamas mais démis par Mahmoud Abbas depuis le coup d’État mené contre l’Autorité palestinienne, a récemment pris des décisions confirmant sa radicalisation. Après avoir prôné l’introduction de la Charia dans son code pénal, et après avoir imposé le port du voile et la non-mixité aux écoles, le premier ministre démis Ismaël Haniyeh impose le calendrier du Hégire, et supprime trois jours fériés du calendrier&nbsp;chrétien.</p>
<p>« Al-Hisba », pourtant islamiste, dénonce, le 4 janvier 2010, des décisions prises ces derniers jours par le gouvernement du Hamas à Gaza. Il conteste au moins deux mesures radicales qui contribuent, doucement mais sûrement, à instaurer un Emirat islamique dans ce territoire, ou du moins à y appliquer des lois inspirées de la&nbsp;Charia.</p>
<p>En effet, selon « Al-Hisba », le Hamas a supprimé les trois jours fériés dont bénéficiaient tous les Palestiniens à l’occasion du 25 décembre (Noël selon le calendrier latin), du 1er janvier (Jour de l’an chrétien) et du 6 janvier (Nativité selon l’Eglise orientale). Or, ces fêtes étaient reconnues par l’Autorité palestinienne, la population comprenant une importante communauté chrétienne. Ce faisant, le Hamas ne reconnaît plus la composante chrétienne de la population, et tend à islamiser les Territoires. Il a maintenu chômés les jours des fêtes religieuses musulmanes, à savoir Al-Adha, Al-Fitr et Al-Maouled Al-Nabaoui (Naissance du&nbsp;Prophète).</p>
<p>En outre, un directeur d’école de Gaza a confirmé au site « Al-Hisba » avoir reçu, ces derniers jours, une circulaire destinée à tous les responsables du secteur éducatif, et signée par le secrétaire général du ministère de l’Education, Jamal Abou Hachem, précisant que les autorités de tutelles ne traitera plus aucune correspondance ou demande datée selon le calendrier grégorien. Désormais, seul le calendrier du Hégire est recevable. Le Hamas justifie cette décision par sa volonté de « défendre et promouvoir l’attachement des Palestiniens à leur origine arabe, islamique et orientale, les trois éléments qui font la fierté nationale ». Après l’Education, cette décision sera généralisée progressivement aux autres&nbsp;secteurs.</p>
<p>En décembre 2008, le Hamas avait déjà proposé une loi pénale inspirée de la Charia, avec l’application de nouvelles peines comme notamment la lapidation, l’amputation et la crucifixion. Cette mesure avait suscité une forte opposition de la part des ONG actives dans la défense des droits de l’homme. En août 2009, le Hamas avait imposé, en catimini la non-mixité dans les écoles, et obligé les jeunes filles à porter le&nbsp;voile.</p>
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gaucherepublicaine.org/debats-laiques/gaza-un-pas-supplementaire-vers-l%e2%80%99emirat-islamique-du-hamas/1536/feed</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Le véritable héritage de Sharon : garder les Arabes hors la vue</title>
		<link>http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/le-veritable-heritage-de-sharon-garder-les-arabes-hors-la-vue/1589</link>
		<comments>http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/le-veritable-heritage-de-sharon-garder-les-arabes-hors-la-vue/1589#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 17 Jan 2010 19:19:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator> La Paix Maintenant</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[International]]></category>

		<category><![CDATA[Proche-Orient]]></category>

		<category><![CDATA[ReSPUBLICA]]></category>

		<category><![CDATA[lettre 632]]></category>
		<respu:articleid>1589</respu:articleid>
		<respu:topcategoryid>44</respu:topcategoryid>
		<respu:topcategoryname>Proche-Orient</respu:topcategoryname>
		<respu:meta_url><![CDATA[http://www.lapaixmaintenant.org/article2029]]></respu:meta_url>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gaucherepublicaine.org/?p=1589</guid>
		<description><![CDATA[Avant les accords d’Oslo, il y avait une véritable lutte idéologique entre partisans du Grand Israël et ceux qui étaient prêts à rendre les territoires. La société israélienne était clivée et divisée. Aujourd’hui alors que les idées de La Paix Maintenant appartiennent au consensus et que la majorité de la population juive a renoncé aux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table><tr><td><p><strong><span class="chapo">Avant les accords d’Oslo, il y avait une véritable lutte idéologique entre partisans du Grand Israël et ceux qui étaient prêts à rendre les territoires. La société israélienne était clivée et divisée. Aujourd’hui alors que les idées de La Paix Maintenant appartiennent au consensus et que la majorité de la population juive a renoncé aux territoires, le véritable allié des colons est l’indifférence de cette population. C’est ce que nous dépeint très justement Aluf Benn dans cet article. Ce tableau de la situation vient nous renforcer dans notre conviction que seule une forte ingérence extérieure réussira à imposer la solution que les deux sociétés civiles fatiguées et lasses de ce conflit attendent de leurs&nbsp;vœux.</span></strong></p>
<p><strong><span class="chapo"></p>
<p class="spip">Ha’aretz, 13 janvier&nbsp;2010</p>
<p class="spip"><a class="spip_url" href="http://www.haaretz.com/hasen/spages/1142320.html" target="_blank">http://www.haaretz.com/hasen/spages&#8230;</a></p>
<p class="spip">Traduction : Gérard Eizenberg pour La Paix Maintenant<strong><span><span id="more-1589"></span></span></strong></p>
<p></span></strong></p>
<p><span class="maintext"></p>
<p class="spip">Supposons que la prédiction optimiste de Gearge Mtichell, émissaire américain au Proche-Orient, se réalise et que la création d’un Etat indépendant de Palestine soit proclamée d’ici deux ans lors d’une cérémonie. Cet événement sera retransmis en prime time, mais la plupart des Israéliens zapperont sur la télé-réalité la plus en vogue du moment. Non que les téléspectateurs israéliens s’opposent à un Etat palestinien, mais tout simplement parce que cela leur indifférera. La Palestine-shmalestine [le préfixe « shm » devant un mot, hérité du yiddish, exprime la dérision, quelque chose qu’on ne prend pas au sérieux, ndt] ne les intéresse&nbsp;pas.</p>
<p class="spip">Aujourd’hui, la plupart des Israéliens sont coupés du conflit avec les Palestiniens et n’ont pas de contact avec eux. De leur point de vue, les Palestiniens sont des acteurs flous qu’on ne voit qu’aux actualités. Mahmoud Abbas et Ismail Haniyeh parlent, des femmes couvertes de la tête aux pieds font le deuil dans une tente, des hommes courent avec une civière derrière une ambulance, d’autres cachent leur visage et lancent des roquettes Qassam. Les Israéliens ne veulent pas en savoir plus. Naplouse et Ramallah sont à 40 minutes en voiture de Tel Aviv, mais pour les Tel Aviviens, c’est une autre planète. New York, Londres et la Thaïlande sont bien plus&nbsp;proches.</p>
<p class="spip">Les colons situés au-delà de la clôture de séparation sont les seuls Israéliens à voir des Palestiniens, essentiellement à travers la vitre de leur voiture, sur les routes qu’ils partagent. Les colons, comme les Palestiniens, n’ont aucun contact avec les habitants des régions de Tel-Aviv, Haïfa ou Beer Sheva, dont il est rare qu’ils traversent la clôture. Ils n’ont rien à faire [dans les colonies de] Elon Moreh, Yitzhar ou Psagot. Et il  est possible de parvenir aux grosses colonies comme Ma’aleh Adumim et Ariel sans voir un&nbsp;Palestinien.</p>
<p class="spip">Ainsi, cette politique d’isolation constitue le véritable héritage d’Ariel Sharon, qui a construit la clôture en Cisjordanie, quitté Gaza et poussé les Palestiniens hors du travail en Israël. Sharon ne croyait pas à la paix et les liens avec « les Arabes » ne l’intéressaient pas. Tout ce qu’il voulait, c’était protéger les Juifs de leurs voisins « assoiffés de sang ». Les garder hors la vue permet aux Israéliens de vivre comme si le conflit n’existait pas, avec les seuls colons à la périphérie et des soldats sur la ligne de&nbsp;feu.</p>
<p class="spip">De même, le « problème démographique » est moins effrayant quand il est enfermé derrière un mur ou des&nbsp;clôtures.</p>
<p class="spip">Par le passé, l’économie d’Israël dépendait du travail palestinien, mais seuls les plus âgés se souviennent de ces travailleurs dans les restaurants, les sites de construction ou les stations essence. Ici et là, on peut encore trouver des amitiés : des serveurs du restaurant 206 à Kiryat Shaul réunissent parfois leurs pourboires pour un ami palestinien, autrefois serveur lui aussi, et aujourd’hui assiégé dans la bande de Gaza. Les histoires comme celle-ci font presque partie du folklore. L’économie israélienne lorgne Wall Street et non la rue Shuhada [rue autrefois commerçable de Hebron, aujourd’hui interdite aux Palestiniens, ndt]. La bourse est peu affectée par les questions de sécurité de tous les jours, et les prix de l’immobilier s’envolent, comme si nous étions à Hong Kong et non dans un pays en alerte de sécurité&nbsp;constante.</p>
<p class="spip">L’armée, qui a envoyé des générations d’Israéliens dans les territoires occupés, a réduit au minimum la présence de ses soldats face aux Palestiniens. De moins en moins accomplissent leur période de réserve, encore moins en Cisjordanie. L’armée régulière a, elle aussi, réduit au minimum les activités de ses unités dans les territoires. La police est désormais confiée à la brigade Kfir. Quant à l’aviation, à qui revient l’essentiel du combat dans la bande de Gaza, elle ne voit les Palestiniens que comme des points silencieux sur des écrans alimentés par les caméras des&nbsp;drones.</p>
<p class="spip">L’industrie du loisir agrandit encore le fossé, par la manière dont les Israéliens considèrent aujourd’hui leur pays, et la manière dont il est perçu dans le monde. Les médias locaux décrivent Israël comme une superpuissance occidentale hi-tech, une annexe de Manhattan et de Hollywood. Les médias étrangers couvrent le conflit, les attentats terroristes et les assassinats, les colonies et les négociations de paix. Et lorsque les Israéliens, qui n’ont jamais été dans une colonie, se voient sur CNN, ils se sentent insultés : : « Nous ne sommes pas ainsi, c’est de la propagande&nbsp;antisémite ».</p>
<p class="spip">Les étrangers qui visitent Israël sont très étonnés de constater combien la situation ici n’a rien à voir avec ce qu’ils ont entendu chez eux. Ils s’attendent à voir un pays d’apartheid violent, et sont surpris que les toilettes ne soient pas séparées pour Juifs et Arabes. Ils imaginent une société conservatrice, victorienne, et sont choqués par Tel Aviv by night. Ils se promènent dans la rue et se rendent compte qu’il y a bien plus d’Arabes à Londres ou à Paris que dans la plupart des villes&nbsp;d’Israël.</p>
<p class="spip">A cause de ’lindustrie des loisirs et de l’indifférence, le gouvernement ne subit aucune pression de la part de ll’opinion pour se retirer des territoires occupés et créer un Etat palestinien, et l’opposition à l’initiative de paix américaine est menée par l’extrême droite. La plupart des Israéliens s’en fichent, tout simplement, cela fait longtemps qu’ils ont renoncé aux territoires. Si Mitchell réussit dans sa mission, ils en entendront parler et changeront de&nbsp;chaîne.</p>
<p></span></p>
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/le-veritable-heritage-de-sharon-garder-les-arabes-hors-la-vue/1589/feed</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Israël : Un zeste de Torah dans le droit civil</title>
		<link>http://www.gaucherepublicaine.org/international/israel-un-zeste-de-torah-dans-le-droit-civil/1537</link>
		<comments>http://www.gaucherepublicaine.org/international/israel-un-zeste-de-torah-dans-le-droit-civil/1537#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 17 Jan 2010 19:14:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rubik Rosenthal</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[International]]></category>

		<category><![CDATA[Laïcité]]></category>

		<category><![CDATA[Proche-Orient]]></category>

		<category><![CDATA[Religions]]></category>

		<category><![CDATA[lettre 632]]></category>
		<respu:articleid>1537</respu:articleid>
		<respu:topcategoryid>44</respu:topcategoryid>
		<respu:topcategoryname>Proche-Orient</respu:topcategoryname>
		<respu:meta_url><![CDATA[http://www.courrierinternational.com/article/2009/12/14/un-zeste-de-torah-dans-le-droit-civil]]></respu:meta_url>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gaucherepublicaine.org/?p=1537</guid>
		<description><![CDATA[La proposition du ministre de la Justice israélien d’appliquer la loi judaïque dans le pays a choqué de nombreux laïcs, qui y voient une vraie menace contre la démocratie.
Les déclarations publiques du ministre de la Justice, Yaakov Neeman, ont déclenché une belle tempête. Et à juste titre. Il ne s’agissait pas d’une vague suggestion mais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table><tr><td><p>La proposition du ministre de la Justice israélien d’appliquer la loi judaïque dans le pays a choqué de nombreux laïcs, qui y voient une vraie menace contre la démocratie.<span id="more-1537"></span></p>
<p>Les déclarations publiques du ministre de la Justice, Yaakov Neeman, ont déclenché une belle tempête. Et à juste titre. Il ne s’agissait pas d’une vague suggestion mais de propos très explicites. Neeman n’a pas dit : “Il y a dans le droit de la Torah des choses dont on peut s’inspirer.” Il n’a pas non plus dit : “Dans les questions de droit civil, la halakha [Loi judaïque] a parfois des avantages.” Non, il a tout simplement déclaré : “Pas à pas, nous restituerons les lois de la Torah aux citoyens d’Israël et nous ferons de la halakha la loi contraignante de&nbsp;l’État.”</p>
<p>C’est en tant que ministre de la Justice que Yaakov Neeman a tenu ces propos et, même s’il se rétracte, ceux-ci resteront une tache indélébile sur une carrière de plusieurs décennies durant lesquelles il était presque parvenu à se faire apprécier de tous. Pourquoi l’idée caressée par Neeman nous inquiète-t-elle à ce point ? Et que dire du contre-feu allumé par ses défenseurs lorsqu’ils demandent : “Qu’est-ce que le droit britannique [qui a inspiré les rédacteurs du Code civil israélien au lendemain de l’Indépendance] , par rapport au droit de la Torah ?” Des réponses, il y en a beaucoup, mais la plus directe est fondée sur l’attitude de la Torah envers les femmes et les goys [non-juifs], une attitude incompatible avec les valeurs de tout Etat&nbsp;moderne.</p>
<p>Soulignons donc le bilan de soixante ans de droit rabbinique dans l’un des domaines centraux de la vie en société : le droit matrimonial. La loi israélienne permet aux juges rabbiniques d’intervenir dans la vie de la population juive selon les préceptes de la Torah et d’interdire par conséquent tout mariage non religieux. Le droit de la Torah, en vertu duquel statuent encore et toujours les juges rabbiniques, est un échec complet pour la société israélienne. Si le droit de la Torah est incapable de répondre aux besoins des couples qui, au gré des circonstances, se sont constitués sans passer par une cérémonie religieuse, c’est tout simplement parce que la religion juive [orthodoxe] n’envisage pas une telle&nbsp;possibilité.</p>
<p>Le droit de la Torah est impuissant face aux mariages mixtes et interreligieux, et ne parlons même pas des mariages entre Juifs et Arabes. Il est tout aussi impuissant face à la large gamme d’options conjugales induites par la réalité moderne. Tout ce que ce droit de la Torah est capable de produire, ce sont des solutions comme le statut des femmes agounot<sup>1</sup>  ou la cérémonie primitive de la halitza<sup>2</sup>  [voir CI n° 986, du 24 septembre 2009]. La conséquence, c’est qu’il y a en Israël deux droits matrimoniaux distincts : le droit rabbinique, qui s’impose exclusivement et totalement à quiconque s’est marié religieusement, et le droit civil qui régit tant bien que mal la zone grise mais en extension constante de couples qui contractent des mariages strictement civils aux quatre coins du globe hors&nbsp;d’Israël.</p>
<p>Certes, il y a beaucoup de bonnes choses à tirer du judaïsme et de toute la sagesse accumulée au fil des siècles. S’opposer au droit de la Torah ou à ce que certains appellent un “Etat de la halakha”, ce n’est pas s’opposer point par point au droit rabbinique, mais simplement se poser la question de la source de l’autorité. L’idée professée par Neeman de restaurer pas à pas le droit de la Torah est la pire possible, car elle signifie ni plus ni moins confier à la vision du monde religieuse et à ses clercs, les rabbins, un pouvoir illimité dans tous les domaines de la vie&nbsp;israélienne.</p>
<p>Les juges d’Israël, de Dorit Beinisch [présidente de la Cour suprême] au dernier des juges de paix, opèrent en tant que pouvoir judiciaire indépendant. Ce pouvoir tire son autorité des lois de l’Etat d’Israël, des lois votées en toute indépendance par les représentants des citoyens israéliens, des lois que les juges adoptent selon leur conscience et leur éthique&nbsp;professionnelle.</p>
<p>Beaucoup de juges sont des croyants. Mais ce ne sont ni la vision du monde ni la foi de ces juges qui sont la source de leur autorité. L’édification d’un Etat de la halakha et la restauration du droit de la Torah comme base de l’architecture légale israélienne ne peuvent que saper l’autorité du pouvoir judiciaire et démanteler l’ensemble de l’appareil judiciaire, condition nécessaire de la démocratie israélienne. Au sein de l’opinion religieuse, beaucoup applaudiront sans doute l’idée exprimée par le ministre de la Justice Neeman. C’est pourquoi Neeman doit revenir sur ses paroles. Le plus tôt sera le&nbsp;mieux.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_1537" class="footnote"> Selon la halakha, c’est l’homme qui doit remettre à sa femme l’acte de divorce. S’il refuse ou disparaît sans laisser de traces, sa femme ne peut refaire sa vie, car elle est agouna,&nbsp;“ancrée”. </li><li id="footnote_1_1537" class="footnote"> signifie “désistement”, est une cérémonie par laquelle, en versant une dot et en crachant sur la chaussure de son beau-frère, une veuve échappe à l’obligation de se marier avec son&nbsp;beau-frère. </li></ol></td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gaucherepublicaine.org/international/israel-un-zeste-de-torah-dans-le-droit-civil/1537/feed</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Identité nationale : une confusion et une division du citoyen</title>
		<link>http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/identite-nationale-une-confusion-et-une-division-du-citoyen/1541</link>
		<comments>http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/identite-nationale-une-confusion-et-une-division-du-citoyen/1541#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 17 Jan 2010 18:44:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yamina BENCHENNI</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Débats]]></category>

		<category><![CDATA[Nicolas Sarkozy]]></category>

		<category><![CDATA[Politique française]]></category>

		<category><![CDATA[ReSPUBLICA]]></category>

		<category><![CDATA[République]]></category>

		<category><![CDATA[lettre 632]]></category>
		<respu:articleid>1541</respu:articleid>
		<respu:topcategoryid>43</respu:topcategoryid>
		<respu:topcategoryname>Politique française</respu:topcategoryname>
		<respu:meta_url><![CDATA[]]></respu:meta_url>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gaucherepublicaine.org/?p=1541</guid>
		<description><![CDATA[Faut-il participer au débat sur « l’identité nationale » ? Certains mouvements ou partis politiques préfèrent ne pas rentrer dans ce sujet en pensant que cela n’est qu’une stratégie du gouvernement actuel pour faire oublier aux français les vrais problèmes de l’emploi, de la précarité, de l’éducation, du logement et d’autres problèmes que je rencontre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table><tr><td><p>Faut-il participer au débat sur « l’identité nationale » ? Certains mouvements ou partis politiques préfèrent ne pas rentrer dans ce sujet en pensant que cela n’est qu’une stratégie du gouvernement actuel pour faire oublier aux français les vrais problèmes de l’emploi, de la précarité, de l’éducation, du logement et d’autres problèmes que je rencontre également dans le cadre de mon travail et de citoyenne. Je les comprends, tant il ne fait de doute pour personne que l’initiative de Sarkozy est cousue de fil blanc, d’où les appels à la boycotter. En même temps, nous français « d’origines diverses » sommes nombreux à vouloir en profiter pour crier notre colère. Nous sommes tous Français dans nos différences, mais certains ne sont pas respectés, pourquoi ? C’est la seule bonne question et elle n’est pas posée. <span id="more-1541"></span></p>
<p>La peur, l’ignorance et la manipulation sont des armes dangereuses qui peuvent renforcer le communautarisme. Or certains d’entre nous en sommes, à la cinquième génération issue de l’immigration d’Afrique du Nord et nous devons toujours justifier notre appartenance à une même nation. De plus tout se mélange, volontairement, bonnes et fausses questions pour former une bombe à retardement : immigration clandestine ou pas, musulman et intégriste, port du foulard et niqab, insécurité et jeunes des quartiers, violence conjugales et émancipations de la femme issues de l’immigration,&nbsp;etc.</p>
<p>Qui est Français ? Dans cette question se camoufle implicitement la question : qui n’est pas Français? Je suis moi-même marseillaise. Mon père ancien combattant  de 1945 s’est battu contre les Allemands pour libérer les Calanques de  Marseille. Ma mère a perdu quatre membres de sa famille des moudjahiddines durant la guerre d’Algérie. Je suis née en France et je suis une enfant qui a une  mémoire de la colonisation  et de la révolution algérienne. Mon père disait souvent des hommes  qui ne faisaient pas le bon choix pour défendre la nation (mère patrie) : « le sale boulot est réservé au traître, une manière de le sanctionner pour se rappeler qui il est ». Je pense inévitablement à un certain&nbsp;ministre…</p>
<p>Celles et ceux qui veulent être rassurés par cette fausse question, par un faux ministère et un ministre qui a changé de couleur savent au fond d’eux que le problème est&nbsp;complexe.</p>
<p>L’identité est une notion complexe et contradictoire. Claude Levi-Strauss écrivait pour  un séminaire au Collège de France en 1979 : «  L’identité est une sorte de foyer virtuel auquel il nous est indispensable de se référer pour expliquer un certain nombre de choses, mais sans qu’il n’ait jamais d’existence réelle ». La notion se situe au carrefour de différents champs disciplinaires : droit, histoire, anthropologie, sociologie, culture et&nbsp;psychanalyse.</p>
<p>Les théoriciens actuels de l’identité ont intégré cette vision dynamique et dialectique en préférant évoquer des processus identitaires plutôt qu’une entité qui évoque la stabilité et la permanence.  Non, l’identité n’est pas une histoire de connaissance sur nos ancêtres les gaulois que j’ai appris à l’école primaire il y a de cela 40 ans. Ce n’est pas qu’une  chanson marseillaise, ou la coupe du monde, ou le port du drapeau national. Tous ces éléments matériels font partie de l’appartenance à une nation mais ne constituent pas forcément&nbsp;l’identité.</p>
<p>Dans ma ville, la Préfecture traduit « l’identité nationale » comme une somme d’actions matérialisées et donc détachées de toute réflexion, ce qui signifie que le fait d’agir suffit à lui seul ! L’exclusion des militants issus du tissu associatif et des habitants aurait pu contribuer  à enrichir ce débat dans sa complexité.  Ce sujet ne peut se concevoir sans la participation des citoyens sous peine de perdre tout sens. Une insulte à notre intelligence et à tout ce que nous avons appris dans cette douce France, laquelle, j’en conviens devient parfois&nbsp;amère.</p>
<p>Je suis française et pas fière de ce qui se passe. Je suis française, je rêve, je pense en français et je traduis mes pensées à ma mère en arabe avec parfois des mots français, cela n’autorise  personne à suspecter mon identité ou le fait que je sois une menace pour l’identité nationale. A vouloir définir l’identité et à la matérialiser j’ai l’impression que nous faisons un bon en arrière de 60 ans. Mes ancêtres étaient des indigènes français en&nbsp;Algérie.</p>
<p>Est-il si compliqué de marquer à la fois l’appartenance à la France sans oublier  notre origine qui a permis de construire notre identité singulière&nbsp;?</p>
<p>Nous étions français depuis 1832 et puis nous sommes devenus français par la réintégration dans la nationalité française, par le droit du sol, par l’engagement dans l’armée française. Mais nous n’étions pas français quand mon père combattait l’occupation allemande et le nazisme. Il n’a jamais eu le droit de vote, n’a jamais eu une indemnité juste comme ses collègues de nationalité française.  On est français quand les autres décident  qu’on peut l’être, on n’est pas français quand les autres décident qu’on ne doit pas&nbsp;l’être.</p>
<p>Aujourd’hui, plus qu’hier, nous devons encore être « français par justifications », mais jusqu’où devons nous aller dans cette quête pour le montrer ?  A qui et pourquoi&nbsp;?</p>
<p>Je pense qu’il faut ainsi séparer la question de l’identité de la question de la Nation : pour éviter les confusions permettant à l’extrême droite de continuer à faire peur aux français et de développer une haine qui est propagée comme un virus des deux côtés. Je pense que ce ministère de la Confusion nationale devrait disparaître au profit du ministère de la Cohésion sociale. En effet, les problèmes que traverse notre société trouveront  alors une solution politique dans une véritable politique publique dans le respect des droits des minorités&nbsp;visibles.</p>
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/identite-nationale-une-confusion-et-une-division-du-citoyen/1541/feed</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Comment j&#8217;ai perdu mon identité nationale</title>
		<link>http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/comment-jai-perdu-mon-identite-nationale/1535</link>
		<comments>http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/comment-jai-perdu-mon-identite-nationale/1535#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 17 Jan 2010 18:25:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michka Assayas</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Politique française]]></category>

		<category><![CDATA[ReSPUBLICA]]></category>

		<category><![CDATA[République]]></category>

		<category><![CDATA[Société]]></category>

		<category><![CDATA[lettre 632]]></category>
		<respu:articleid>1535</respu:articleid>
		<respu:topcategoryid>43</respu:topcategoryid>
		<respu:topcategoryname>Politique française</respu:topcategoryname>
		<respu:meta_url><![CDATA[http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/12/30/comment-j-ai-perdu-mon-identite-nationale-par-michka-assayas_1286018_3232.html]]></respu:meta_url>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gaucherepublicaine.org/?p=1535</guid>
		<description><![CDATA[Vos parents sont nés à l&#8217;étranger ? Prouvez qu&#8217;ils sont français&#160;!
Nicolas Sarkozy écrit que « le sentiment de perdre son identité peut être une cause de souffrance profonde »1 . Il ne croit pas si bien dire. L&#8217;histoire que j&#8217;ai vécue n&#8217;a rien d&#8217;exceptionnel. Depuis environ quatre ans, elle a touché des dizaines de milliers [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table><tr><td><p>Vos parents sont nés à l&#8217;étranger ? Prouvez qu&#8217;ils sont français&nbsp;!</p>
<p>Nicolas Sarkozy écrit que « le sentiment de perdre son identité peut être une cause de souffrance profonde »<sup>1</sup> . Il ne croit pas si bien dire. L&#8217;histoire que j&#8217;ai vécue n&#8217;a rien d&#8217;exceptionnel. Depuis environ quatre ans, elle a touché des dizaines de milliers de nos concitoyens.<span id="more-1535"></span><br />
Le mécanisme est simple. Vous êtes français de naissance. Votre passeport délivré avant 2005 arrive à échéance, vous l&#8217;avez perdu, abîmé ou encore vous vous l&#8217;êtes fait dérober. Muni du titre d&#8217;identité périmé ou de la déclaration de perte, vous allez à la mairie ou à l&#8217;antenne de police de votre arrondissement. Vous remplissez un formulaire. Il vous faut indiquer l&#8217;état civil et le lieu de naissance de vos deux parents. Un fonctionnaire vérifie qu&#8217;ils sont bien nés en France. Si c&#8217;est le cas, il applique la procédure susceptible de vous faire obtenir, après vérifications, un nouveau passeport dit « sécurisé ». Dans le cas contraire, il la&nbsp;bloque.</p>
<p>Il y est obligé par le décret n° 2005-1726 relatif aux passeports : vous avez beau être français, né en France, y avoir toujours vécu, travaillé et voté, vous y être marié, y avoir eu des enfants, avoir régulièrement reçu des papiers d&#8217;identité, cela ne vous autorise en rien à obtenir un nouveau titre « sécurisé ». Si l&#8217;un de vos deux parents au moins est né à l&#8217;étranger, une nouvelle contrainte vous incombe : fournir la preuve qu&#8217;il est (ou était) bien&nbsp;français.</p>
<p>Mais ne croyez pas que, si vos parents se sont mariés en France, qu&#8217;on leur y a délivré un livret de famille et des cartes d&#8217;identité, cela suffise. Selon les nouvelles règles, cela ne préjuge en rien de leur nationalité ni, à plus forte raison, de la vôtre. Peut-être les administrations anciennes ont-elles fait une erreur&#8230; Il vous appartient donc de produire un acte d&#8217;état civil établissant la source de leur nationalité. Sinon, vous n&#8217;obtiendrez pas de « certificat de nationalité française », le seul acte permettant la délivrance d&#8217;un titre d&#8217;identité « sécurisé&nbsp;».</p>
<p>Telle est la situation faite aux Français dont un parent est né à l&#8217;étranger : on les met en demeure de prouver par leurs propres moyens que l&#8217;administration française ne s&#8217;est pas trompée en conférant la nationalité française à ce parent. Sinon, interdit de quitter le pays. Et ce, en vertu du décret d&#8217;application d&#8217;une loi que le gouvernement Villepin, dont Nicolas Sarkozy était le ministre de l&#8217;intérieur, a fait voter en 2005 par l&#8217;Assemblée nationale. Une loi grâce à laquelle les responsables de l&#8217;administration ont enfin la possibilité de remettre droit ce que leurs prédécesseurs, depuis un siècle, voire plus, avaient laissé tordu.<br />
Je ne vais pas m&#8217;étendre sur mon cas. Du côté de mon père, ma famille est française depuis Bonaparte. Ma mère était une réfugiée hongroise originaire de Szolnok, petite ville dont le grand-père paternel de Nicolas Sarkozy, fut l&#8217;adjoint au maire. On m&#8217;a envoyé au « pôle de la nationalité française ». Une employée m&#8217;a demandé, sans rire : « Comment êtes-vous français, monsieur ? » J&#8217;ai failli répondre : « Comme vous. » Elle sous-entendait : « Par naissance ou par acquisition ? », mais l&#8217;effet est néanmoins étrange. Renvoyé à la préfecture de police de Paris, j&#8217;ai produit mon acte de naissance établissant que j&#8217;étais né à Paris. Une employée l&#8217;a examiné et me l&#8217;a rendu en me disant : « Il y a rien, là-dedans&#8230;&nbsp;»</p>
<p>Mon cas était urgent. France Musique, pour qui je produis une émission, avait prévu de m&#8217;envoyer à Berlin. Avec une carte d&#8217;identité périmée et un passeport égaré, impossible de partir. J&#8217;ai prévenu ma direction. Le service de presse de la radio a pris pour moi un rendez-vous d&#8217;urgence à la préfecture de police. Le jour et l&#8217;heure dits, j&#8217;ai apporté tous les papiers que j&#8217;ai pu. Le résultat fut mitigé : on m&#8217;accorda un passeport d&#8217;urgence, valable pour un an seulement. Ce document provisoire ne peut me permettre, notamment, de me rendre aux Etats-Unis sans visa. Le responsable de la préfecture m&#8217;informa qu&#8217;on m&#8217;accordait ce document à titre exceptionnel, qu&#8217;on le ferait une fois, mais pas deux, et que j&#8217;avais intérêt à réunir au plus vite les bons papiers pour récupérer un passeport normal. Ce qu&#8217;à l&#8217;heure actuelle je suis dans l&#8217;impossibilité&nbsp;d&#8217;obtenir.</p>
<p>Mon cas est loin d&#8217;être le pire. Des dizaines de milliers de Français ont été mis en demeure de prouver qu&#8217;ils étaient français. Des témoignages comme le mien abondent depuis deux ans dans les journaux ou sur Internet : retraitées de l&#8217;éducation nationale à qui l&#8217;on interdit de rendre visite à des frères et soeurs malades à l&#8217;étranger, militaires risquant leur vie pour la France, dont les parents ont eu la mauvaise idée de naître en garnison à l&#8217;étranger, considérés comme apatrides, employés d&#8217;entreprise que l&#8217;on empêche de partir pour l&#8217;étranger où un travail les appelle, étudiants qui ne peuvent se présenter à des examens, avocats qui ne peuvent prêter serment. A tous, tous les jours, on refuse des papiers. On leur interdit de circuler, de travailler, en un mot de vivre, comme tous les Français. Certains voient leur situation débloquée au bout de six mois ou un an, d&#8217;autres&nbsp;jamais.</p>
<p>Face à une telle situation, on peut rire ou se mettre en rage. On peut s&#8217;exclamer : « C&#8217;est Gogol ! » (ou Courteline, ou Kafka), on peut hausser les épaules et dire : voilà bien l&#8217;administration française et sa mécanique baroque, qui produit de l&#8217;absurdité au nom de l&#8217;application scrupuleuse de règles strictes. Ce n&#8217;est pas mon point de vue. Une telle situation est inacceptable. Elle résulte de l&#8217;application neutre d&#8217;une loi qui elle aussi se veut neutre. C&#8217;est bien le pire. Car, en fait et en droit, cette loi n&#8217;a rien de neutre. Elle est moralement, politiquement et juridiquement&nbsp;inadmissible.</p>
<p>Je ne suis pas juriste. Cela ne m&#8217;empêche pas de savoir lire le code civil : selon son article 2, « la loi ne dispose que pour l&#8217;avenir ; elle n&#8217;a point d&#8217;effet rétroactif ». Or l&#8217;application de cette loi, dont le décret n° 2005-1726 est l&#8217;expression, est, de fait, rétroactive. Vous êtes né français, vous l&#8217;avez toujours été et, un jour, crac : un service administratif vous notifie que vous ne l&#8217;êtes plus, et que, donc, vous l&#8217;avez été à tort, et vos parents aussi. Alors que vous n&#8217;avez commis aucun crime ou délit. Ce n&#8217;est peut-être pas l&#8217;esprit de la loi, mais c&#8217;est un effet mécanique de son application. Ce déni d&#8217;un principe ancestral du droit français ne semble pas troubler certains fonctionnaires. Jointe au téléphone par une juriste s&#8217;occupant de mon cas, une personne responsable au « pôle de la nationalité française » n&#8217;a pas hésité à déclarer qu&#8217; « on a accordé un peu trop facilement la nationalité française ces dernières décennies&nbsp;».</p>
<p>Quant à l&#8217;effet politique de cette loi, comment ne pas voir qu&#8217;il est destructeur ? Attendant mon tour à la préfecture, j&#8217;ai eu le loisir de parler avec mon voisin, français comme moi. Cet homme d&#8217;une trentaine d&#8217;années, né d&#8217;un père marocain, avait eu le malheur de renverser du café sur son passeport, qui ne passait plus au scanner des contrôles aux aéroports. Il revenait pour la troisième fois à la préfecture. Quand ce fut son tour, le ton monta vite entre lui et l&#8217;employée : « Non, monsieur, ce n&#8217;est pas à cause de votre nom, c&#8217;est la même chose pour tous les Français ! », se mit à crier celle-ci. L&#8217;homme dut repartir bredouille,&nbsp;abasourdi.</p>
<p>Comment ne pas voir que l&#8217;application mécanique de cette loi, dans les faits, remet en cause, chez certains, leur appartenance à la nation dans ce que celle-ci a de plus viscéral ? Comment ne pas voir qu&#8217;elle a pour effet de créer une discrimination artificielle entre des Français qui seraient de première catégorie, à deux parents nés en France, et d&#8217;autres de seconde catégorie, qui se trouvent frappés de suspicion, et auxquels il appartient d&#8217;apporter la preuve qu&#8217;ils sont bien français ? En droit pénal, il existe une présomption d&#8217;innocence. Pourquoi, en droit civil, existe-t-il depuis 2005 une présomption d&#8217;usurpation de nationalité envers certains Français ? Si l&#8217;Etat conteste votre nationalité, c&#8217;est à lui d&#8217;apporter la preuve qu&#8217;il s&#8217;est trompé en vous la décernant, et non&nbsp;l&#8217;inverse.</p>
<p>Dernière question : la loi de 2005 prévoit des exceptions. C&#8217;est ce qu&#8217;on appelle « la preuve par la possession d&#8217;état de Français ». En clair, s&#8217;il est avéré que votre père ou votre mère ont été français « de façon constante », la loi permet à l&#8217;administration de vous délivrer, à titre exceptionnel, un titre d&#8217;identité « sécurisé ». Interrogé par des députés de l&#8217;opposition comme de la majorité sur cette question, le ministère de l&#8217;intérieur semble encourager ces exceptions et des circulaires rappellent aux fonctionnaires qu&#8217;ils peuvent user d&#8217;un droit d&#8217;appréciation personnel et faire preuve de souplesse et de compréhension.<br />
Dans les faits, les administrations n&#8217;appliquent pas ces recommandations. Elles se montrent d&#8217;une rigidité inflexible. Cela mène à une impasse injustifiable. Que cette impasse résulte de la répugnance de tout fonctionnaire à prendre une décision qui le singularise et risque de créer des remous n&#8217;est en rien une circonstance atténuante. Je la trouve même&nbsp;aggravante.</p>
<p>Pourquoi ce double langage hypocrite ? Je n&#8217;ai pas la réponse. Mais je ne peux tolérer de vivre dans un pays où l&#8217;on pratique, vis-à-vis d&#8217;une certaine catégorie de citoyens, arbitrairement désignée, une forme de suspicion. Dans les faits, cela équivaut à une forme inédite de ségrégation. Il ne reste donc qu&#8217;une solution : faire amender cette loi. Je ne peux pas croire qu&#8217;un seul des députés et sénateurs, de tous bords politiques, qui ont voté ce texte ait souhaité instaurer une situation aussi inique au seul nom de la « sécurisation » des passeports. Je ne doute pas qu&#8217;ils auront à cœur de la&nbsp;corriger.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_1535" class="footnote"> <em> Le Monde </em>du 9&nbsp;décembre </li></ol></td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/comment-jai-perdu-mon-identite-nationale/1535/feed</wfw:commentRss>
		</item>
	</channel>
</rss>
