Politique française

Mais que font les partis politiques de gauche ?

mercredi 22 décembre 2010

Deux élections partielles ont eu lieu dans la plus grande indifférence. À Corbeil-Essonnes et à Noisy-le-Sec. En 2007, Ségolène Royal avait fait dans ses circonscriptions 56% et 58%. Après le mouvement social des retraites, qui a été soutenu par le peuple de 61 à 71% selon les différentes études d’opinion, la conséquence politique pour des partis dignes de ce nom était claire, la victoire était probable.
Patatras !
À Corbeil-Essonnes, la liste unitaire dès le premier tour perd 1100 voix au premier tour par rapport à 2009 et 666 au second tour. Elle perd avec 10 points d’écart.
À Noisy-le-Sec, deux listes se présentent et la fusion de liste se fait « à reculons » par le PS arrivé en seconde position au premier tour. Résultat, la gauche perd 100 voix entre les deux tours avec 700 personnes en plus. Le compte est bon : Noisy-le-Sec = Corbeil-Essonnes.

Mais pendant ce temps-là, que se passe-t-il dans les partis de gauche ?

Le NPA prépare son congrès pour savoir si une candidate voilée peut être une candidate du NPA. Le Front de gauche se prépare à une fuite en avant pour le choix de son candidat en 2012, car il n’y a aucune procédure démocratique qui peut valider ce choix dans l’état actuel du Front de gauche. Le PS prépare son psychodrame des primaires où le débat sur le programme et les choix de société passe au second plan devant la peopolisation de ces primaires. Europe Écologie bien aphone au moment des mouvements sociaux continue de développer des thèses qui allient des thèses néolibérales, communautaristes et pédagogistes et où les sondages de leur candidat sont plus importants que les réponses aux questions du peuple.
Triste spectacle ! On en vient à préférer la façon dont les syndicats ont mué à la permanence de la société du spectacle organisé par les partis politiques de gauche. D’autant une fois de plus, et répéter c’est enseigner, les couches populaires (ouvriers, employés, majoritaires dans le pays) qui ont repris confiance aux syndicats n’ont pas mis leur confiance dans les partis politiques de gauche.
Situation très grave !

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