Des difficultés pour lire cette lettre ? Cliquez ici : lettre en ligne - Pour vous désabonner, ici : désinscrire

ReSPUBLICA, le journal de la gauche républicaine

n°575 - vendredi 18 janvier 2008

Envoyé à 39836 courriels inscrits

Mode d'emploi:

Adhésion de soutien:
Bien que le journal électronique soit rédigé par des contributeurs non rémunérés, nous devons faire face à des frais (notamment informatique). C'est pour cela que votre aide financière est la bienvenue pour nous permettre de continuer à vous informer sur les combats de la Gauche Républicaine et Laïque. Pour ce faire vous pouvez faire une adhésion de soutien en vous inspirant du barème ci-après et en nous envoyant sur papier libre vos Noms, Prénoms, Adresse et courriel à :

Les Amis de ReSPUBLICA
27, rue de la Réunion
75 020 PARIS

Barème indicatif :
Chômeurs, RMIstes, Etudiants: 10 euros
SMIC et au-delà: entre 25 euros et 100 euros

1 - chronique d'Evariste

1 - Tony Blair : le dessein de l'Europe requiert la faillite de la France

Samedi 12 Janvier 2008, le lancement de la campagne des municipales par Nicolas Sarkozy a eu pour point d'orgue le discours très apprécié de Tony Blair, premier ministre de l'Angleterre de 1997 à 2007. D'aucun pourront exprimer leur surprise, mais la présence de l'ancien leader travailliste (supposé de gauche) au congrès des cadres de l'UMP est davantage un révélateur pertinent de notre époque qu'un nouveau bouleversement difficilement explicable.

Tony Blair, qui a incarné la gauche anglaise ne s'est pas caché de préciser que s'il avait été en France, il serait au PS aux cotés de ceux qui veulent faire sortir ce parti de « l'archaïsme » et qui ont réalisé où se trouve aujourd'hui la « vraie politique de progrès ». Nicolas Sarkozy n'a d'ailleurs pas raté l'occasion de déclarer qu'un socialiste comme celui-là avait toute sa place dans son gouvernement... et on le comprend ! Car la politique de Blair outre-manche n'a pas été un franc succès de gauche. Si le nombre de fonctionnaires a certes augmenté, on oublie souvent de rappeler la décrépitude – le terme convient... – de l'état social anglais en 1997 : une ruine ! Mais que l'on se rassure, sous son gouvernement, la City a prospéré au point de dépasser Wall Street en 2007. Les inégalités n'ont cessé de s'accroître, et comme un symbole, la médecine anglaise recrute dans les pays de l'Est tant le système de formation anglais est devenu sous dimensionné. Enfin, l'immigration a renforcé le communautarisme et l'instabilité sociale. Mais l'indice économique le plus profond est sans nul doute la réalité de la croissance anglaise, montrée pourtant en exemple. Elle repose en fait sur un endettement record des anglais établissant ainsi que cet enrichissement de l'Angleterre est un artifice trompe-l'oeil, une boite creuse sur le point de s'écrouler et de révéler son inconsistance. Faut-il en rajouter ? Rappelons juste l'alignement inconditionnel sur la politique de Bush et la dernière touche du portrait est mise. Aujourd'hui, « ce grand d'Europe » comme le désigne Sarkozy, est émissaire du Quartet au Proche-Orient et vient d'être embauché comme conseiller par la banque américaine JP Morgan pour une rémunération annuelle de plus d'un million de dollars. Un bel exemple de la grandeur en effet...

La présence de cet homme dit « de gauche » au congrès de l'UMP ne fait donc plus la surprise. En effet, Blair y révèle bien plus que sa politique, il y révèle la destinée tracée pour l'Europe et la France. D'un côté, les dirigeants du PS tendent vers sa ligne politique sans oser vraiment le dire. On peut d'ailleurs reconnaître à Ségolène Royale son honnêteté lorsqu'elle avait approuvé la politique de Blair pendant la campagne présidentielle, et notons aussi que la Fondation Jean-Jaurès, proche du PS, entretient des relations avec certains think tanks – dont le John Smith Institute, proche de Gordon Brown – et envisage de constituer un groupe de travail mixte. De l'autre côté, la droite applaudit l'exemple d'un « homme de gauche réaliste » et approuve ouvertement sa vision. Le résultat est saisissant : la photographie du paysage politique de notre pays sous l'objectif Blair révèle avec clarté l'homogénéisation des leaders politiques des grands partis. Car l'objectif est bien là : annihiler toutes différences et instaurer une seule et même pensée dans les cercles du pouvoir. Blair n'est ni « europhile », ni « europhobe ». Il n'est favorable qu'à une Europe servile des Etats-Unis, à la semblance de l'Angleterre qu'il a bâtie. A ce projet pour l'Europe, il trouve nombre d'alliés qui savent pertinemment que l'obstacle, en France, à la réalisation de leur rêve européen, réside dans la tradition du Pacte Républicain.
La venue de Blair au congrès de l'UMP est un travail d'homogénéisation des lignes politiques de trois des partis de France que sont l'UMP, le PS et le Modem. Si cette homogénéisation est un succès, alors la France embrassera l'éthique libérale anglo-saxonne, et deviendra un clone de l'Angleterre. L'objectif de Blair est donc clair : faire de l'Angleterre le centre idéologique de l'Europe, le noyau cérébral. Pour cela, il doit faire sauter le dernier rempart que constitue en Europe la culture et l'éthique républicaine, ennemi quasi héréditaire de la culture et de l'éthique anglo-saxonne. Blair le sait parfaitement : La France pèse en Europe. Si elle cède et se met au service de cette ligne idéologique, elle fera basculer la construction l'union et scellera le destin de l'Europe.
Sur le terrain emblématique des relations internationales, on connaît le suivisme de Blair sur la politique de Bush (celui de Sarkozy n'est qu'une affaire de temps et d'occasion). De fait, Blair et Sarkozy ne visent ni plus ni moins que la vassalité humble et servile envers la puissance américaine. Or, si le traité de Lisbonne est ratifié, il prévoit la création du poste de président du Conseil (le président de l'Union Européenne). Ce poste aura pour charge non seulement d'assurer la direction du Conseil, mais aussi de représenter l'Europe sur les « matières relevant de la politique étrangère et de la sécurité commune ». Or c'est bien à ce poste que Blair se projette, lui, avec toutes les conséquences que cela supposerait pour nous... Et en Sarkozy, il a trouvé un collabo français détestant viscéralement tout ce qu'incarne le Pacte Républicain.

Cette vision d'une Europe servile s'oppose radicalement à la construction d'une entité européenne, non seulement autonome, mais aussi respectueuse des individus qui y vivent, et capable de devenir un axe de propositions pour un autre modèle. Pour cette raison, et à juste titre, De Gaulle ne voulait pas de l'Angleterre dans la construction de l'Europe. Mais aujourd'hui, ceux qui ont embrassé la ligne libérale anglo-saxonne tentent de détruire de l’intérieur ce qu’ils n’ont pas réussi à endiguer de l’extérieur. Et c'est en regard de cet échiquier (sur lequel Nicolas Sarkozy joue le rôle du fou en espérant lui aussi devenir un jour roitelet d'Europe) que la venue de Blair au congrès de l'UMP doit être entendue. Elle était tout sauf un simple coup de publicité médiatique ; tout sauf l'attraction pour le lancement de la campagne des municipales à l'UMP ; tout sauf une pique de plus à l'adresse des dirigeants socialistes. L'union de Blair et de Sarkozy relève d'une stratégie de déstabilisation qui montre le poids symbolique de la France dans la construction d'une entité bien plus importante, à savoir l'Europe.

Concernant la construction de la gauche, l'autre point essentiel mis en évidence par Blair est l'homogénéisation d'une large partie de la classe dirigeante de notre pays. Entendons bien qu'elle se fait suivant un changement global de mentalité, une réorientation radicale des fondements de l'existence. Négligence de la politique, vision consumériste, culture des médias, éthique de vie vécue sur des principes sécuritaires, importance du religieux, culte de la peur (de « l'extérieur » comme de « l'intérieur »), reconsidération de la science (croyance dans le créationnisme mise sur le même plan que le savoir), conception ethnique des individualités avec pour conséquence la fragmentation sociale et le communautarisme... la liste est longue, et mieux vaudrait décrire la vision éthique et culturelle génératrice de telles idées que tenter de les énumérer. D'ailleurs l'entreprise serait absurde, elle ne mettrait jamais l'ennemi à découvert, se contentant tout juste d'en découvrir perpétuellement les corollaires. De fait, nous devons concevoir et expliciter – car elle existe ! – la ligne de démarcation qui nous sépare radicalement de ces personnes. Car cette ligne de démarcation va bien au delà de la simple vision politico-économique structurant les anciens schèmes de la gauche du XXième siècle. Il y a là une véritable fracture sur la conception que l'individu a de l'existence. Et c'est précisément à partir de la reconnaissance de cette fracture que l'élaboration d'un contre modèle de société est possible. Il est d'ailleurs pertinent, en ces temps de déstructuration et d'ère de tuilage, que l'analyse d'un Alain Badiou ( « De quoi Sarkozy est-il le nom ? » ) pose justement que le courage de l'individu, sur des points précis vécus dans son existence personnelle, soit le préalable à toute refondation d'un projet global.

Évariste Pour réagir aux articles,
écrire à evariste@gaucherepublicaine.org

2 - Europe libérale

1 - Les mensonges sur le traité de Lisbonne

Libéraux de droite comme de gauche, UMP, Modem et direction du PS, relayés par la presse patronale (Le Monde, Libé, Le Figaro, ….), diffusent, comme en 2005, une série de mensonges à propos du traité modificatif européen (Traité de Lisbonne) qu’ils veulent voir ratifié à tout prix. En voici 5, parmi d’autres :

A propos de la laïcité :

Nouveauté par rapport au Traité établissant une Constitution pour l’Europe (TCE) : « l’héritage religieux » est mentionné comme « source de la démocratie, de l’Etat de droit et des libertés fondamentales » ; par contre, comme dans le TCE, l’Union Européenne (UE) reconnaît les Eglises, mais pas la laïcité (le mot et la chose sont absent des textes). Le retour en force de l’ingérence des Eglises est ainsi encouragé. L’Europe des Lumières s’obscurcit dangereusement. Les droits des femmes à peine conquis sont directement menacés. Le Vatican triomphe avec l’aide du chanoine qui préside la République.

A propos de la démocratie:

Comme dans le TCE, quelques dispositions renforcent le poids du Parlement européen, mais celui-ci reste largement un Parlement croupion : il n’est pas l’unique législateur et ses pouvoirs de contrôle sont limités (pas de séparation des pouvoirs), il ne peut pas proposer ses propres textes (le monopole de l’initiative est maintenu en faveur de la toute puissante Commission européenne qui peut s’opposer aux attentes du Parlement et du Conseil des ministres tous deux pourtant issus du suffrage universel). Le citoyen qui peut changer, par le suffrage universel, son maire, son parlementaire, son gouvernement est totalement impuissant face à une Commission européenne qui n’est pas comptable de ses actes. Le traité modificatif ne modifie pas le caractère technocratique et opaque d’une Commission européenne plus que jamais aux ordres des lobbies de la finance et du business.

A propos du néolibéralisme des politiques européennes :

La disparition de la formule « concurrence libre et non faussée » du TCE n’entraîne pas de changement dans l’orientation des politiques. Un article rappelle le primat d’une « économie de marché ouverte où la concurrence est libre » et un protocole (même valeur que le traité) indique que « le marché intérieur comprend un système garantissant que la concurrence n’est pas faussée ». La seule politique de l’UE, c’est, plus que jamais, de mettre en concurrence toutes les activités humaines. Pas de place pour la coopération ; pas de place pour la solidarité. Mme Merkel l’a confirmé au Parlement européen : en ce qui concerne le libéralisme des politiques, « rien ne va changer ».

A propos des services publics :

Rien n’est plus mensonger que d’affirmer que l’UE protège désormais les services publics (baptisés « services d’intérêt général »). Un protocole dont l’intitulé parle des « services d’intérêt général » ne concerne en fait dans son contenu que les « services d’intérêt économique général » lesquels sont soumis aux règles de la concurrence. Il s’agit-là d’une formidable mystification de la part des auteurs du traité. Comme ceux-ci l’ont déclaré : « la liberté d’établissement et la liberté de circulation des personnes, des biens, des capitaux et des services continuent de revêtir une importance capitale ». A propos de la mondialisation néolibérale :

L’affirmation selon laquelle désormais l’UE protégerait contre la mondialisation est totalement mensongère et démentie par le texte : celui-ci renforce les pouvoirs de la Commission européenne pour négocier des politiques de dérégulation à l’OMC. Les pouvoirs du Comité 133 sont consacrés et renforcés dans la mesure où il ne devra plus se prononcer à l’unanimité. Son opacité demeure. La négociation de la mise en œuvre de l’Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS), dont l’objectif ultime est la privatisation de toutes les activités de services qu’elles soient nationales régionales ou municipales, en sera facilitée. Le traité de Lisbonne facilite la soumission des services publics locaux aux règles de l’AGCS.

On trouvera d’autres éléments de réflexion sur l’Europe et le traité modificatif (traité de Lisbonne) dans le livre que je viens de faire paraître : « Quelle Europe après le non ?» (Fayard).

 

Il faut signer l’appel du Comité National pour le Référendum :
www.nousvoulonsunreferendum.eu/

Il faut interpeller les parlementaires (sénateurs et députés), candidats aux élections municipales, pour leur demander si le 4 février Versailles ils vont permettre la ratification parlementaire de ce traité et pour leur dire qu’il sera tenu compte de leur attitude lors des prochaines municipales. C’est l’avenir des services publics locaux qui est en cause !

Il faut manifester le 4 février à Versailles pour exiger le respect du référendum de 2005. On ne représente pas un texte dont le contenu a été rejeté par le peuple souverain !

Voir cet article sur son site d'origine

Raoul Marc JENNAR militant et chercheur altermondialiste
www.urfig.org

2 - Sarkozy peut-êter battu au congrès du parlement de Versailles

François hollande a déclaré que le meilleur moyen pour les parlementaires socialistes de montrer le refus de la ratification par voie parlementaire du traité de Lisbonne, ce serait de boycotter le congrès à Versailles. Foutage de gueule! Sentencieusement, et de façon très décevante compte tenu de la culture et de l’intelligence du personnage, Vincent Peillon a repris cet argument. Il est donc probable que, pour plusieurs jours, ce sera la manière pour ceux qui dirigent le Parti Socialiste d’embrouiller la compréhension du problème posé par le mécanisme de vote du Congrès du parlement et de dissimuler leur forfaiture. C’est pourquoi je décide de placer sur ce blog une fiche technique destinée à éclairer la question d’un point de vue technique. Je le fais parce que j’ai constaté une fois de plus, à l’issue de la réunion publique du CNR à laquelle j’ai participé à Decazeville dans l’Aveyron que nombre de nos amis manquent de cette argumentation qui s’en tient aux seuls faits. Pourquoi est-ce important ? Parce que les fidèles du présidents Sarkozy et ses supplétifs veulent faire croire que le vote du congrès du parlement est « plié d’avance ». Il n’en est rien. Ce que ma fiche technique démontre. C’est seulement le boycott et les votes socialistes complices qui garantissent à Sarkozy de pouvoir faire passer la réforme de la Constitution française qui rend possible ensuite la ratification du traité par la voie parlementaire simple. J’espère naturellement que cette fiche soit reprise et diffusée de tous côtés par mes lecteurs, notamment auprès des professionnels des médias au niveau local, sur leurs carnets d’adresse, et pour les rencontres avec les parlementaires de droite et de gauche qu’organisent les Comités départementaux pour le référendum.

COMPRENDRE LE VOTE A VERSAILLES

Pour réformer la Constitution française il faut une majorité de 3/5 des membres du Congrès du parlement. A l’inverse pour bloquer la révision il suffit de 2/5 des voix. Seuls comptent les suffrages exprimés. Le Congrès du Parlement est composé de 331 sénateurs et de 577 députés. Le total des suffrages potentiels (si tout le monde est là et si tout le monde vote) est donc de 908 voix. Dès lors, la majorité des 3/5 est égale à 545 voix. La minorité de blocage des 2/5 est de 363 voix.

LA MAJORITE N’EST PAS GARANTIE.

Il y a 321 députés UMP et 159 sénateurs UMP. Cela signifie que l’UMP dispose de 480 voix possibles à condition que tous ses membres soient présents et votent sans aucune exception pour la réforme de la Constitution. Quoiqu’il en soit, l’UMP à elle seule n’a pas la majorité des trois cinquième ! Il lui manque 65 voix ! Si on lui ajoute toutes les voix du centre (MODEM et Nouveau Centre) des deux assemblées, ce qui n’est tout de même pas prouvé, on arrive alors à 539 voix. Cela ne fait toujours pas les 3/5 des voix. Il manque encore 5 voix ! Pour avoir la majorité des 3/5 Sarkozy doit rassembler tous les parlementaires UMP, tous ceux du Centre et tous les non inscrits des deux assemblées ! On arrive alors à un total de 552 voix. Soit très exactement 7 voix d’avance ! Sept voix ! Pas une de plus. On est loin, très loin du « c’est plié de toutes façons » que professent certains sans produire un seul chiffre pour appuyer leur démonstration ! D’autant que, notez le bien, il y a une inconnue. De taille ! En effet il y a 15 parlementaires souverainistes à droite ! S’ils ne votent pas, le score de Sarkozy retombe à 537 voix et il a perdu. En fait, pour que Sarkozy n’arrive pas à avoir sa majorité il suffit que 8 d’entre eux votent contre la réforme de la Constitution !

LA MINORITE DE BLOCAGE.

Rappel : la minorité des 2/5 qui suffit à bloquer Sarkozy est de 363 voix. La totalité des parlementaires de gauche, socialistes, communistes, MDC, Verts est de 355 voix. Il nous manque donc huit voix. Encore il manque 8 voix si tous les parlementaires de droite sont présents et votent et si tous les souverainistes, tous les non inscrits et tous les centristes (de toutes les chapelles) votent avec l’UMP.

CONCLUSION A PROPOS DU VOTE

De tout cela, chiffre en main, on peut tirer la conclusion que la partie est très serrée pour Nicolas Sarkozy et que sa seule marge de sécurité ne peut lui venir que des parlementaires socialistes qui accepteraient la félonie de lui donner un coup de main.

AUTRES EXPLICATIONS

Pourquoi faut-il réformer la Constitution Française ? Parce que le traité contient des restrictions de souveraineté, des principes et des dispositions non-conformes à la Constitution de la 5ème République. De plus, dans le texte de l’actuelle Constitution il y a un article 88/1 qui a été adopté avant le référendum de 2005. Il affirme que la France agit dans le cadre du traité Constitutionnel signé en 2004. Hors en 2005 le peuple français a rejeté cette Constitution. A tout le moins cette phrase doit être retirée de la Constitution. Une nouvelle phrase doit être introduite qui se réfère cette fois ci au traité de Lisbonne. Cette réforme est préalable à la ratification du traité. C’est pourquoi le congrès est convoqué à Versailles le 4 Février. Dans le cas où Sarkozy gagnerait il a déjà prévu de convoquer les assemblées. Notez encore ceci : pour ratifier le traité de Lisbonne par voie parlementaire il suffit d’une majorité simple dans chacune des deux assemblées, c’est a dire des seules voix de l’UMP.
Pourquoi le rejet de la réforme de la Constitution oblige au référendum ? Il n’y a que deux manière de ratifier un traité : par voie parlementaire ou par référendum. Si la réforme de la Constitution française est bloquée au Congrès du parlement à Versailles par une minorité des 2/5, la voie référendaire reste la seule ouverte. La question posée aux élécteurs devra à la fois prévoir la réforme de la Constitution et l’adoption du traité, ce qui ne pose aucune problème de cohérence juridique.

Voir cet article sur son site d'origine

Jean-Luc Mélenchon www.jean-luc-melenchon.fr

3 - Demi-tour ! Le PS ira finalement à Versailles

« Non » à la réforme constitutionnelle mais « oui » au traité de Lisbonne : le parti de François Hollande se prend une nouvelle fois les pieds dans le tapis européen.

Acte I, le 8 janvier, Jean-Marc Ayrault, le président du groupe à l'Assemblée, annonce que le PS boycottera le congrès de Versailles qui doit modifier la Constitution (le 4 février) avant la ratification parlementaire du traité européen (le 6). La raison : « Marquer sa désapprobation face au refus de Nicolas Sarkozy de ratifier par référendum. » Voilà relancée la guerre des « ouistes » et des « nonistes ». François Hollande croit bon de laisser à chacun « sa liberté de conscience ». Manière idéale d'ajouter de la cacophonie à la confusion.

Acte II, hier, le même Jean-Marc Ayrault, après une longue réunion du groupe, fait savoir que les socialistes iront finalement à Versailles... « après quelques hésitations ». Ils s'abstiendront sur la réforme constitutionnelle, mais voteront la ratifi- cation. 68 députés approuvent, 30 refusent et 8 s'abstiennent. « Les choses sont simples, ose le « patron » du groupe. Nous sommes très majoritairement pour le traité et pour le référendum. C'était la promesse de Ségolène Royal à la présidentielle. C'est une question de cohérence politique » Simplicité, cohérence ? Ô que non !Un vrai faux compromisPrimo, environ un tiers des socialistes ne suivent pas la position majoritaire. Donc, à Versailles d'abord, au Parlement deux jours plus tard, on aura des votes PS dans tous les sens, toute idée de sanction pour indiscipline étant écartée. Exemples, Jack Lang votera « oui » à Versailles et au Parlement. Jean-Luc Mélenchon et Henri Emmanuelli deux fois « non ». Secundo, réclamer un référendum - seul l'Irlande y aura recours par obligation constitutionnelle - relève de la pétition de principe, du combat d'arrière-garde. Tertio, prôner l'abstention prive le PS d'apparaître comme le grand parti européen qu'il fut et assure à la droite un résultat sans suspense : avec quelques dizaines d'abstentions - seuls les suffrages exprimés étant pris en compte - la majorité des trois cinquièmes est arithmétiquement acquise.Commentaire de Manuel Valls, le jeune loup de l'Essonne que Nicolas Sarkozy rêve d'enrôler : « Chaque fois qu'il y a un sujet un peu compliqué, faute d'une volonté et d'une autorité à la tête du parti, nous sommes tout de suite en difficulté. » « C'est pire qu'un problème d'autorité, ajoute le Sarthois Stéphane Le Foll et bras droit de François Hollande. C'est un problème lié au respect des règles du PS. » Cette affaire européenne aura été triplement ravageuse. D'abord, elle rend les socialistes coresponsables d'un traité (de Lisbonne) (...) qu'ils vont majoritairement voter. Que fait l'arbitre ? Ensuite, le PS se prend les pieds dans le tapis, alors que les municipales et le pouvoir d'achat commençaient à le rendre audible. Enfin, à quelques mois du congrès de la succession, François Hollande, arbitre inexistant des sujets qui fâchent, prend le risque d'une bataille généralisée sur le terrain. Les trois cas confirment que le PS est d'abord victime de son fonctionnement, de son leadership mou, de son incapacité à organiser des vraies confrontations et à faire respecter les décisions. Le successeur est prévenu. Michel URVOY.

Voir cet article sur son site d'origine

Michel URVOY Ouest France

4 - Unbundling

(article publié dans Alternatives Economiques (janvier 2008) que nous a transmis son auteur)

La Commission Européenne, dans son idéologie en faveur d’un Marché intérieur forgé uniquement par la concurrence, veut séparer totalement les organes de production, de transport et de distribution (groupés auparavant au sein d’une même entité) tant pour le gaz que pour l’électricité, allant jusqu’à vouloir interdire toute participation (même de 1%) du capital de l’un au capital de l’autre, à l’image de ce que le Royaume Uni a fait. Or l’exemple anglais prouve clairement que l’instabilité capitalistique ainsi créée pénalise l’investissement dans des infrastructures indispensables que sont les réseaux de transport : le sud de l’Angleterre (où est concentrée la consommation) a été coupé de son approvisionnement qui vient essentiellement du nord ; d’où la panne constatée du Grand Londres. C’est pourquoi il faut condamner énergiquement cette politique de la CE qui s’entête à assimiler l’énergie aux télécommunications dont les techniques de transport sont très différentes l’une de l’autre : une des raisons essentielles de l’échec constaté du Marché intérieur de l’énergie est la difficulté à faire face à la lourdeur des investissements nécessaires, tant pour le transport que pour l’interconnexion entre ces divers réseaux, que contrarierait justement l’unbundling.

D’une façon plus générale, la libéralisation du marché énergétique ne peut que favoriser structurellement la hausse des prix puisque l’offre (en particulier des hydrocarbures) tendra à y devenir de plus en plus inférieure à la demande (poussée par les énormes besoins des pays émergents). La solution pour réaliser un marché européen (souhaitable) de l’énergie réside plus en une coopération entre Etats membres et entre entreprises qu’en une mise en concurrence qui aboutit à une lutte du « chacun pour soi » et, par ailleurs,à une course au moins disant fiscal et au moins disant social. Ce n’est pas de cette façon qu’on pourra instituer des super-régulateurs européens susceptibles de contrôler et d’évaluer objectivement le marché de l’énergie.

Yves Durrieu

3 - laïcité

1 - L’ECOLE ET LES ENFANTS D’ABORD ! A propos de la mobilisation du 15 janvier

« Cautionner la présence d’accompagnateurs portant des signes distinctifs indiquant un choix politique et (ou) religieux, c’est oublier la valeur d’exemplarité de l’adulte aux yeux de l’élève. »
Le collectif signataire d’une tribune dans Libération le 10/12/07 a organisé le 15 janvier à la mairie du XXe arrondissement de Paris une conférence-débat qui a réuni environ 150 personnes et des orateurs de la plupart des signataires, dont l’UFAL représentée par Monique Vézinet. Les associations de parents d’élèves en restaient notablement absentes.

En personne ou par l’intermédiaire d’un message, étaient en revanche présents quelques parlementaires « historiques » comme Christian Bataille ou Jean-Pierre Brard. Deux directrices d’école (des 91 et 93) ont également apporté le témoignage de leur solitude, des menaces subies et du manque de détermination de leur hiérarchie.
L’UFAL n’a pas manqué de rappeler son rôle d’avant-garde pour le vote de la loi sur les signes ostensibles à l’école et de souligner que, malheureusement, la circulaire d'application de la loi du 15 mars 2004 a permis à des associations communautaristes de semer la confusion à propos des sorties scolaires.

Le propos de l’UFAL a porté sur trois points :

  1. la neutralité des agents qui contribuent au service public de l’éducation doit être tous azimuts. Pas plus qu’à l’occasion de la loi de 2004, l’UFAL n’entend stigmatiser le voile par lui-même. Nous sommes opposés tout aussi bien aux accompagnateurs ou accompagnatrices à cornette ou croix chrétienne qu’à ceux qui arboreraient des tee-shirts avec un slogan politique. Les parents qui ont fait le choix de l’école publique doivent pouvoir compter sur sa neutralité intégrale, et bien sûr ceci vaut tout autant au collège et au lycée. On ne peut ignorer que le prosélytisme se manifeste plus fortement dans certains établissements que dans d’autres, c’est pourquoi les responsables doivent obtenir de leur tutelle des règles claires pour appliquer la loi de 2004.
  2. Mais au fait, pourquoi faudrait-il que l’école publique ait recours à des parents ? Il ne s’agit pas de leur dénier une capacité éducative, mais nous savons que c’est une tendance lourde de la politique ultralibérale actuelle de renvoyer au bénévolat et/ou au secteur privé ; ainsi du soutien scolaire, ainsi de la garde des enfants. Il nous est opposé le manque de moyens, nous ne jugeons pas cet argument recevable face à la revendication d’un service public : service public de la petite enfance et service public de l’éducation, seuls à même de garantir la mixité sociale et l’égalité des enfants.
  3. Et pourquoi l’école privée sous contrat – dans le cadre de sorties scolaires liées aux enseignements généraux tout du moins -pourrait-elle déroger à la neutralité religieuse ? Partant du principe que l’argent public ne devrait aller qu’à l’enseignement public, ce type d’enseignement ne devrait pas exister, selon nous. Dans l’état actuel de la loi qui l’autorise, le minimum n’est-il pas de demander que ces écoles appliquent les mêmes règles de neutralité que l’école publique ?

Quelles actions ? Quels débouchés ?

Lors de l’entrevue à la Présidence de la République du 19 décembre 2007, le Président de l’UFAL a proposé de modifier la circulaire en précisant, lorsqu’il est dit que la loi ne s’applique pas aux parents : "sauf lorsque ceux-ci encadrent ou accompagnent des activités pédagogiques ou des sorties scolaires". Des rencontres sont en préparation avec le ministre de l’Education nationale et avec le président de la HALDE.

A un moment où la scène politique est occupée par les prises de position du chef de l’Etat, la question des accompagnateurs peut apparaître comme un enjeu mineur. Pourtant, lorsque « laicité » veut tout dire et son contraire, il faut être précis : comme pour les premiers foulards de Creil – il s’agit d’une question de principe d’autant plus importante qu’elle détermine les citoyens de demain. De la maternelle à l’Université, la seule réponse au prosélytisme passera par l’inculcation des savoirs et le développement de la pensée critique.

Voir cet article sur son site d'origine

Monique Vézinet Union des FAmilles Laïques

2 - Nicolas Sarkozy ou l’esprit de 1905 en danger (Caroline Fourest)

Les dernières déclarations de Nicolas Sarkozy confirment toutes les craintes émises depuis des années par Caroline Fourest, Fiammetta Venner et ProChoix à son sujet concernant la laïcité. Nous republions ici un texte paru en novembre 2007 dans la revue Après-Demain.

Le compromis de 1905 est menacé par les instrumentalisations politiques de toutes parts. D’un côté, l’extrême droite s’en sert comme prétexte pour interdire la construction de lieux de culte musulmans en multipliant les recours administratifs douteux. De l’autre, certains élus locaux cherchent au contraire à contourner la loi de 1905 pour financer la construction de mosquées par clientélisme, au risque de favoriser l’islam politique au détriment de politiques culturelles et sociales en faveur de l’égalité. Les deux jouent un jeu dangereux, dans un contexte où il faut d’urgence cesser d’entretenir la confusion entre la question culturelle et la question confessionnelle, avant de distinguer enfin la question religieuse de la question sociale.

La loi de 1905 en otage

Autant la volonté d’empêcher la construction d’une mosquée, comme à Nice, doit être combattue car elle révèle un impensé raciste et une volonté de maintenir la prédominance culturelle chrétienne. Autant celle de construire des lieux de culte en sus et place de centres sociaux ou culturels sur des fonds publics révèle une incompréhension grave des priorités et menace le vivre-ensemble. Elle trahit l’espoir bien illusoire d’acheter la paix sociale en substituant l’« espérance spirituelle » à l’espérance sociale dans les quartiers populaires . C’est le programme affiché par Nicolas Sarkozy dans La République, les religions, l’espérance , écrit en collaboration avec Thibaud Collin, membre de la Fondation de Service politique, l'un des think-tank du Vatican et de son aile droite (Opus Dei, Légionnaires du Christ etc). Une fois élu, Nicolas Sarkozy a d’ailleurs confié le ministère de la ville et du logement (donc en partie des banlieues) à Christine Boutin, conseillère du Vatican. Son directeur de cabinet, approuvé par la présidence et le Premier ministre, est un intégriste chrétien formé par la Cité catholique (une association prônant la restauration d’une forme de théocratie). Quant à l’homme qu’elle a chargé du dossier des quartiers populaires, Jean-Marie Petitclerc, il est prêtre.

Cette nomination, loin d’être accidentelle, est parfaitement cohérente avec la vision d’une laïcité défendue par Nicolas Sarkozy. Comme ce 20 juin 2005, à l’occasion d’une réunion interreligieuse organisée par l’association la Bible au théâtre de Neuilly sur le thème « Dieu peut-il se passer de la République ? ». « Les religions sont un plus pour la République… ce sont les sectaires qui ont fait de la laïcité une laïcité de combat » a déclaré Nicolas Sarkozy. À l’entendre, la République ne peut pas se passer de Dieu. Surtout dans les quartiers populaires, où le manque de spiritualité sert à expliquer tous les maux. « Nos quartiers sont devenus des déserts spirituels, je ne pense pas que nous ayons quoi que ce soit à y gagner … Si personne n'explique que la vie n'est pas un produit de consommation, il ne faut pas s'étonner que le sens de la vie ne soit pas le même à La Courneuve qu'à Neuilly ». Le ministre revient alors de la cité des « 4 000 » à La Courneuve (Seine-Saint-Denis), où un enfant de onze ans, Sidi Ahmed Hammache, vient d’être tué par balles lors d’un règlement de comptes entre bandes. « Quand on voit des choses pareilles, on comprend que choisir l'espérance soit une nécessité. » Rien à redire, sauf lorsqu’on sait que chez Nicolas Sarkozy le mot « espérance » veut dire « religion ».

L’opium des quartiers populaires

Contrairement à ce que semblent croire plusieurs de ses sympathisants, l’intégrisme en banlieue n’est pas forcément un problème aux yeux du nouveau président de la République. Il y verrait plutôt un moyen efficace de lutter contre la délinquance : « Partout en France, et dans les banlieues plus encore qui concentrent toutes les désespérances, il est bien préférable que des jeunes puissent espérer spirituellement plutôt que d’avoir dans la tête, comme "seule religion", celle de la violence, de la drogue ou de l’argent. » Il défend même le rôle positif que pourraient jouer certaines organisations comme l’UOIF pour remettre les quartiers populaires dans le chemin : « La réalité, c’est que l’UOIF mène, sur le terrain, un travail utile contre des adversaires autrement plus dangereux pour la République : les salafistes. », écrit-il.

En Angleterre, cette approche a conduit Tony Blair à miser sur les Frères musulmans pour combattre les salafistes djihadistes. Un faux pari absolu. Puisque les Frères musulmans n’ont aucun impact sur ces ultra-radicaux (qui les prennent pour des mous voire des traîtres) mais diffusent un islam liberticide (sexiste, homophobe et antisémite) d’autant plus dangereux pour le vivre-ensemble qu’il bénéficie désormais de la bénédiction de l’Etat. La France va jusqu’à présent mieux que l’Angleterre de ce point de vue (un musulman anglais sur trois veut vivre selon les lois de la charia, contre 73 % de musulmans français attachés à la laïcité). Encourager les fondamentalistes à remplacer les travailleurs revient à abandonner le terrain aux prédicateurs intégristes, sexistes, homophobes et antisémites et reproduire les erreurs de l’Angleterre. Nicolas Sarkozy ne peut pas l’ignorer, mais il ne veut rien entendre.

En bon ultra-libéral fasciné par les républicains américains, Sarkozy privilégie l’« espérance spirituelle » à l’« espérance sociale » autant par conviction chrétienne que par pragmatisme économique. Les travailleurs sociaux, les associations citoyennes maintiennent un lien social qui fait barrage à l’intégrisme, mais ils coûtent cher en subventions. Or, Nicolas Sarkozy n’y voit qu’un ramassis de petites mafias ayant détourné l’argent de l’État. En novembre 2005, devant le Mouvement national des élus locaux réunis à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), il a fait une déclaration stupéfiante : « Tout l’argent mis par les gouvernements de gauche et de droite depuis vingt ou trente ans dans les politiques de la Ville a été en partie détourné par une économie souterraine qui a pollué l’économie réelle dans ces quartiers. » Les religieux, eux, ne coûtent pas cher… et ils ramènent l’« espoir ». Or le gouvernement a déjà largement creusé les déficits publics au profit des plus riches. Il doit maintenant faire des économies sur le dos des plus pauvres. Autrement dit, en banlieue, s’il doit investir, ce sera pour construire des lieux de cultes et non des centres socioculturels.

La religion au secours de la République

Dans La République, les religions et l’espérance, sous couvert d’une discussion polie, Nicolas Sarkozy signe un livre de combat contre la conception française de la laïcité — qualifiée de « laïcité sectaire ». Il souhaite la remplacer par une « laïcité positive », que d’autres chercheurs appellent aussi « laïcité ouverte » ou « nouvelle laïcité », c’est-à-dire par une laïcité inspirée du modèle anglo-saxon. Et ce au moment même où les anglais se demandent si leur modèle ne favoriserait pas l’intégrisme...

Ira-t-il jusqu’à modifier l’article 2 de la loi de 1905 —selon lequel « l’Etat ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte » — pour financer ces lieux de cultes sur fonds publics ? Le débat, en tout cas, aura lieu. Pour l’anticiper, Nicolas Sarkozy a confié une mission de « réflexion juridique sur les relations des cultes avec les pouvoirs publics » à une commission de sages — composée de religieux et de partisans de la nouvelle laïcité.

Sans surprise, la commission dirigée par le professeur Machelon a conclu à la nécessité d’encourager les communes à subventionner directement la construction de nouveaux lieux de culte. Cette réforme pourrait notamment favoriser les passerelles entre la loi de 1901 et celle de 1905 pour permettre aux associations non cultuelles de soutenir davantage les associations cultuelles. Une demande formulée entre autres par la Fédération protestante de France, très demandeuse de souplesse en matière de laïcité depuis qu’elle a admis en son sein les adventistes, et qui vient de nommer à sa tête un évangéliste.

Les conclusions de ce rapport ont reçu le soutien du candidat Nicolas Sarkozy. Dans une tribune intitulée « Pour une laïcité vivante » et adressée à La Croix juste après la sortie du rapport Machelon, le 21 septembre 2006, il persiste : « Il n’est pas juste que les fidèles des confessions en expansion récente sur notre territoire, l’islam sunnite et le christianisme évangélique, rencontrent des difficultés pour pratiquer leur culte. » Un regret déjà énoncé dans La République, les religions et l’espérance, où le fait d’autoriser les pouvoirs publics à financer directement des lieux de culte est présenté comme le moyen de permettre à l’islam de France de rattraper son retard, mais surtout de le couper des influences étrangères. Cette idée séduit, même à gauche, mais repose sur un diagnostic erroné.

Faux pari

En réalité, le problème n’est pas que les mosquées soient financées de l’étranger, ni même que les imams parlent à peine le français (les prêches les plus intégristes sont souvent tenus par de jeunes imams parlant parfaitement français) mais de faire en sorte que ces mosquées et ces imams respectent le principe de laïcité et celui d’égalité hommes-femmes. Ce qui peut passer par l’imposition d’une charte devant être signée par tous les lieux de culte, à laquelle il faudrait ajouter le respect du droit à pouvoir changer de religion sans être condamné pour apostasie. Quant au déséquilibre du paysage religieux, la réalité est plus contrastée.

D’après les RG, il n’existe que trente caves servant de mosquées souterraines. En revanche, sans avoir besoin de modifier la loi, il se construit chaque mois de nouvelles mosquées grâce aux dons des fidèles. Selon l’Annuaire des mosquées, on recense désormais 1554 mosquées et salles de prière . Certains spécialistes estiment même que le retard en matière de lieux de culte musulman est presque rattrapé.

Si la loi de 1905 venait à être modifiée, elle ne servirait qu’à construire des églises évangéliques et des mosquées en plus de ces 1554 mosquées et salles de prière déjà recensées. Sans aucune garantie quant à leur devenir. En effet, ni les extrémistes des caves, ni même les intégristes institutionnalisés de l’UOIF, n’accepteront de recevoir le moindre subside de l’État français si cette aide est couplée avec le moindre contrôle. Ils ont déjà des mécènes prêts à les financer pour leurs idées, pourquoi iraient-ils chercher de l’argent public doté d’un droit de regard ? Quand bien même ce droit de regard serait imposé… qui l’exercerait, les élus locaux ?

Ils ne sont ni formés ni suffisamment insoupçonnables de considérations clientélistes pour faire la différence entre un imam intégriste et un imam moderniste. Cela vaut d’ailleurs également pour les élus nationaux et même pour les plus sécuritaires d’entre eux. En septembre 2004, le ministre de l’Intérieur est allé inaugurer une mosquée dirigée par un imam de l’UOIF — que son ami Manuel Aeschlimann, maire d’Asnières, a contribué à faire agrandir. Sitôt la fête d’inauguration passée, Le Parisien révèlera qu’on y a découvert 10 000 exemplaires du livre de Sayyid Qotb — À l’ombre du Coran —, qui théorise le meurtre des tyrans apostats et dont s’inspire Ben Laden…

Quand bien même un droit de regard plus exigent et plus vigilant serait imposé. Quelle forme prendrait-il ? Par un contrôle du contenu des prêches en finançant la formation des imams ? Mais comment ? À moins de transformer l’État en théologien et de revenir à un système concordataire s’appliquant à tous les cultes. À ce stade, il faut bien comprendre que cette mesure — guidée par la peur de voir un islam trop radical délivré en France — ne pourra pas être une mesure d’exception et devra donc s’appliquer à toutes les religions. Ce qui signifie que l’État devra former également les prêtres et les rabbins sur fonds publics. Or Nicolas Sarkozy a déjà annoncé dans son livre y être radicalement hostile : « Je ne suis pas favorable au financement des églises par l’État parce que je connais trop bien la logique du "qui paye décide". Nous rentrerions alors dans un système des religions d’État, alors que l’État ne doit pas s’immiscer dans les questions internes des cultes, où il n’a aucune compétence et n’est pas à sa place » . Où est la cohérence ? Ainsi l’État devrait s’impliquer dans le financement de mosquées et la formation d’imams pour mieux contrôler l’islam de France mais ne devrait surtout pas s’immiscer dans les affaires de l’Église catholique ni dire mot sur la formation des séminaristes, de peur que l’État ne contrôle le catholicisme de France ?

Équilibre fragile

Compromettre l’équilibre de 1905 pour construire — sur fonds publics — de nouveaux lieux de culte ne garantit rien quant à leur orientation politique. En revanche, toucher à l’esprit de 1905 est le meilleur moyen de tuer un compromis qui a fait ses preuves depuis un siècle en matière d’intérêt collectif. Nicolas Sarkozy connaît les réticences que soulève son projet. Pendant la campagne, dans la toute dernière ligne droite, il a pris soin de rassurer. L'AFP a même annoncé qu'il renonçait à modifier la loi de 1905. En réalité, dans l'entretien accordé à La Croix servant de prétexte à cette dépêche , il a simplement promis de ne pas « avancer » sur ce sujet sans consensus, c'est-à-dire — selon ses propres mots — sans une « discussion avec l'ensemble des religions ». Enfin et surtout, Nicolas Sarkozy n’a pas besoin de modifier l’article 2 de 1905 pour changer l’esprit de la laïcité à la française et la faire évoluer vers une interprétation plus anglo-saxonne. Ce changement passera par des glissements visant à rendre plus confuses les lignes de démarcation entre cultuel et culturel puis entre religieux et social. En assouplissant les frontières entre la loi de 1905 et celle régissant les associations 1901 (ce qui permettra des transferts de fonds), en subventionnant en priorité des associations religieuses pour se charger du social, surtout dans les quartiers populaires, en s’adressant aux citoyens en fonction de leurs confessions. Cette révolution culturelle est bien en marche. À terme, elle peut modifier bien des équilibres.

Voir cet article sur son site d'origine

4 - combat social

1 - Passer à l'offensive

La Commission exécutive de la CGT réunie le 10 janvier 2008 a procédé à l'analyse du contexte économique et social actuel et des perspectives 2008.

Celui-ci se caractérise par une dégradation importante et rapide de la situation des salariés du secteur privé et public toutes catégories confondues, des privés d'emploi et des retraités.

L'accroissement continu de la précarité, les pressions à l'allongement du temps de travail dont la remise en cause des 35h, l'affaiblissement de la protection sociale par les déremboursements et les franchises médicales, participent de cette dégradation.

La situation devient particulièrement inacceptable en matière de salaires et pouvoir d'achat. Les hausses de prix se multiplient (logement, alimentation, énergie, transport…) mais les salaires et pensions ne suivent pas ou sont amputés. Le patronat se refuse à ouvrir de véritables négociations salariales lorsqu'il n'y est pas contraint par des actions syndicales.

La situation est maintenant tendue pour de nombreux salariés et leurs foyers, elle appelle des mesures d'urgence, des mesures concrètes.

Le pouvoir d'achat des retraites est aussi mis à mal par les effets des réformes des années passées. De nouvelles menaces se profilent pour l'ensemble des salariés dans la foulée de l'offensive en cours contre les régimes spéciaux de retraite.

Tous ces éléments génèrent une insécurité sociale grandissante. Celle-ci est d'autant plus insupportable que les préconisations du Medef trouvent des relais puissants du côté du gouvernement et du chef de l'Etat.

Ainsi, le fameux slogan de ce dernier : « travailler plus pour gagner plus » se traduit maintenant pour les salariés en « travailler plus, plus vieux et pour gagner moins ».

Dans un tel contexte, la CGT entend assumer ses responsabilités et mettre tout en œuvre pour permettre aux salariés de porter syndicalement et unitairement leurs revendications sociales. Dans les secteurs privés et publics, l'urgence est à la mobilisation des salariés, des privés d'emploi et des retraités.

En ce sens, la Commission exécutive de la CGT appelle les salariés et ses organisations à assurer le succès des journées professionnelles unitaires déjà décidées :

Dans tous les secteurs professionnels, la Commission exécutive de la CGT appelle l'ensemble des salariés, retraités et privés d'emploi à s'engager partout dans la bataille pour l'augmentation des salaires, pensions et minima sociaux.

Pour favoriser une dynamique revendicative puissante, la CGT propose de construire, dans l'unité syndicale, une mobilisation interprofessionnelle début février pour la revalorisation des salaires et des pensions, la défense du pouvoir d'achat dans les secteurs privés et publics.

De la même façon, la CGT estime indispensable de construire rapidement une démarche commune des organisations syndicales permettant d'engager de larges mobilisations dès ce premier trimestre 2008 pour la défense des retraites et la pérennité du système par répartition.

La CGT prend dès à présent contact avec les autres organisations syndicales pour concrétiser le caractère unitaire de ces initiatives.

Elle demande à ses organisations de préparer ces perspectives d'action et de mobilisation.

La CGT

2 - Amiante et fibres céramiques : comment on empoisonne les travailleurs

Il y a des scandales qui ne sont pas seulement des scandales, mais plutôt des symptômes de cette gangrène qu’est le système capitaliste. Le scandale de l’amiante en fait partie.

L’amiante est une fibre minérale qui a des propriétés physico-chimiques remarquables : elle est très résistante, notamment aux fortes températures, et c’est pourquoi elle est utilisée pour l’isolation (flocage anti-incendie), la garniture d’embrayage et de freins pour l’automobile, et sous forme d’amiante ciment dans le BTP (tuyaux, couvertures etc).

Ses propriétés, la facilité d’extraction et de filage en ont fait un matériau très utile et à faible coût (cinq fois moins cher qu’une fibre minérale artificielle). Les principales mines se trouvent au Québec, en Afrique du Sud, en Australie et au Brésil. En 1962, la France était le 7e producteur mondial d’amiante, grâce à une mine en Corse.

Graves risques sanitaires

Cependant, les propriétés de l’amiante impliquent également de graves risques sanitaires : épaississement de la plèvre, lésions pleurales, cancers, etc. De nombreuses études et recherches ont dénoncé ces risques. Dès 1906, un rapport soulignait la forte mortalité des ouvriers des usines de tissage et de filage de l’amiante. En 1945, un tableau des maladies professionnelles liées à l’amiante est établi. En 1971, une réunion se tient à Londres, où des « patrons de l’amiante » prennent connaissance des études scientifiques prouvant sa nocivité. En 1978, le parlement européen souligne le caractère cancérigène de l’amiante. En 1982, le patronat décide de créer le Comité Permanent Amiante (CPA), où siègent aussi les syndicats. En 1986, les Etats-Unis demandent l’interdiction de l’amiante. S’appuyant sur un rapport du CPA, la France refuse. En 1991, l’Allemagne demande son interdiction en Europe, mais le CPA et le Lobby minier canadien font pression pour qu’il n’en soit rien (la France est alors le 1er importateur d’amiante). Il faudra attendre 1997 pour que soit enfin interdit l’usage de l’amiante, soit 91 ans après le premier rapport scientifique.

En France, on prévoit 3000 décès par an, jusqu’en 2025, à cause de l’amiante. Il a fallu attendre que l’amiante tue des profs de fac (à Jussieu) pour que le scandale éclate.

La fonderie Aubert et Duval

Pour prouver que la vie des salariés n’a pas beaucoup de valeur, aux yeux des capitalistes, citons le cas de la fonderie Aubert et Duval, aux Ancizes (Puy-de-Dôme). Les faits décrits par George Renoux (secrétaire CGT Aubert et Duval) sont édifiants. En 2003, un plan social s’abat sur la fonderie Aubert et Duval. Elle fabrique des aciers spéciaux, notamment pour l’aéronautique. Il est prévu de licencier 80 salariés sur les 1400 que compte la fonderie. Curieusement, les 80 salariés – dont George Renoux – sont quasiment tous à la CGT.

Dans le cadre de ce « plan social », une réunion d’information est organisée par la direction. Et là, stupeur : les salariés découvrent les risques qu’ils courent en travaillant. L’amiante est partout, dans l’entreprise – l’isolation des fours, des tuyaux, des ateliers, la couverture, et même la clôture du site – , mais les ouvriers n’avaient jamais été informés des risques encourus. Certains cadres étaient au courant, mais ils avaient pour consigne de minimiser l’affaire.

Lors de la réunion, les salariés apprennent que l’exposition à l’amiante peut permettre un départ anticipé en retraite à partir de 50 ans… à condition que les plaques pleurales soient reconnues « maladie professionnelle » ! Or seule l’exposition à l’amiante – ou aux Fibres Céramiques Réfractaires, dont nous reparlerons plus loin – entraîne des plaques pleurales…

Les maladies graves dues à l’amiante apparaissent parfois vingt ans après l’exposition, et l’espérance de vie après l’apparition de la maladie est très courte : un an, par exemple, pour un cancer de la plèvre. Le départ anticipé est donc la moindre des choses !

Au lendemain de cette réunion, les salariés se sont précipités chez des pneumologues. Résultat : 200 salariés présentaient un épaississement de la plèvre ou des plaques pleurales. Les salariés comprirent alors que leur patron les avait exposés, en toute connaissance de cause, à un risque mortel. Le travail était déjà très pénible, dans les fonderies. Les salariés évoluaient à proximité d’un four à 1000°, ou près du métal en fusion, et respiraient des poussières de métaux lourds.[1]

Un bras de fer s’est engagé entre la direction et les salariés, mais aussi entre les salariés et la Caisse Régionale d’Assurance Maladie, qui ne voulait pas reconnaître la maladie professionnelle. Une action en justice a été lancée. Entre temps, un premier salarié est décédé.

La tactique employée par les patrons et la Sécu est la suivante : ils font traîner les actions en justice le plus longtemps possible, et les décès se suivent pendant que les indemnisations restent bloquées. Ces gens poussent l’horreur jusqu’au bout : lorsque la justice reconnaît les salariés comme victimes, ils sont déjà 6 pieds sous terre !

Suivant une vieille ruse, les patrons font aussi du chantage à l’emploi. Ils disent que si les salariés ayant droit à la « retraite amiante » partent tous en même temps, l’entreprise ne pourra pas s’en remettre. Ils disent également préférer fermer le site que devoir le désamianter intégralement et d’un seul coup ! Résultat : les ouvriers travaillent toujours dans l’amiante, et le désamiantage ne se fait que peu à peu.

Les FCR : tout aussi dangereuses

Mais le plus fort, c’est qu’on remplace l’amiante par les FCR (Fibres Céramiques Réfractaires), qui sont aussi dangereuses que l’amiante : elles provoquent les mêmes maladies et entraînent les mêmes risques, à long terme. Malgré plusieurs études scientifiques sérieuses, malgré l’information faite auprès des services de l’Etat, ces FCR ne sont toujours pas interdites. Elles sont pourtant classées toxiques et cancérigènes depuis 1975, et, depuis 2001, l’Etat est régulièrement informé des risques encourus.

De 15 000 à 20 000 personnes sont actuellement exposées aux FCR, en France. Comme avec l’amiante, les patrons et l’Etat attendent les morts avant de réagir. Si on les laissait faire, il leur en faudrait sûrement des centaines. Et que pèsent 100 ou 200 morts face aux profits des grands groupes industriels ? Les FCR sont trois fois moins chères que d’autres fibres, tout aussi résistantes mais non toxiques.

Décidément, les profits sont tout pour le capitaliste. La santé, le bien-être, l’épanouissement des salariés est le cadet de ses soucis. L’exemple de l’amiante – et des FCR – a valeur d’argument contre le capitalisme. Ces scandales ne sont pas l’œuvre d’un ou deux « patrons voyous », mais bien de tout un système. Ils prouvent aussi que l’Etat n’est pas aussi « neutre » qu’on voudrait nous faire croire. Il est entre les mains de la classe dominante et joue le rôle de gardien du temple capitaliste.

Je tiens à remercier George Renoux pour ses explications sur le cas Aubert et Duval. Le combat qu’il mène avec les camarades des Ancizes n’est pas vain. La Riposte lutte et luttera pour que les salariés ouvrent les yeux et pour soutenir toutes les victimes de ce système à bout de souffle.

Notes

[1] Les salariés, chez Aubert et Duval, frôlaient l’esclavage. Les salaires étaient si bas que les ouvriers maintenaient une petite activité agricole pour pouvoir vivre, et le font encore aujourd’hui. Dans les années 60-70, des travailleurs d’origine maghrébine furent employés, car la main d’œuvre locale n’acceptait plus des salaires aussi faibles. D’ailleurs la direction parle aujourd’hui de faire venir des Polonais pour pouvoir maintenir des salaires indignes.

Voir cet article sur son site d'origine

Sylvain Roch PCF Moulins

5 - politique française

1 - Le 24 janvier, manifestez-vous

Ces derniers mois, les réformes engagées sous le quinquennat précédent se sont poursuivies dans l’enseignement supérieur et la recherche, qui continuent à fragiliser l’indépendance scientifique et la capacité d’initiative des personnels de la recherche, et à nous priver de toute perspective de développement réel de ce secteur : loi LRU, mise en cause du rôle des organismes, absence de création d’emplois et du développement de la précarité, mise en cause des statuts et individualisation des salaires. Au travers de "missions" ou de "chantiers" mis en place par le ministère, dans lesquels aucune discussion globale ne peut être menée, les organisations sont au mieux "entendues", problème par problème, sans qu’il n’y ait jamais de négociation avec la ministre, qui garde les mains libres pour décider ce qu’elle veut.

Or, c’est un chamboulement complet des missions, des finalités, des structures et du financement de l’enseignement supérieur et de la recherche qui se préparent. Ne laissons pas faire l’irréversible.

Les fédérations de fonctionnaires CGT, FSU, UNSA, FO, Solidaires, CFTC ont décidé d’appeler à une grêve et des manifestations le 24 janvier sur les salaires, les emplois, le statut des personnels et le défense du service public. C’est pourquoi nous appelons les personnels et étudiants de l’enseignement supérieur et de la recherche à participer à la grève et aux manifestations du 24 janvier, en choisissant des modalités faisant apparaître les problèmes de leurs secteurs. Ainsi, à Paris un rassemblement spécifique aura lieu à Jussieu à 13 heures avec déclaration solennelle en direction des médias et adresse à la ministre. Un cortège rejoindra à 14 H la manifestation centrale. D’autres manifestations auront lieu en province, voir le site pour plus d’infos. Nous les appelons à se rencontrer au niveau local pour agir de manière convergente sur toutes les questions concernant l’avenir de l’enseignement supérieur et de la recherche et à organiser des assemblées notamment pour préparer le 24 janvier.

Ce que nous voulons négocier

Une réforme de l’enseignement supérieur et de la recherche est nécessaire, mais ce n’est pas celle qui est imposée par le gouvernement. En voici les principaux axes. Cette réforme peut être mise en ?uvre avec le 1,8 milliard par an promis pour l’enseignement supérieur et la recherche, du moins s’il était réel et bien réparti. Cette réforme demande aussi une autre logique, un autre cadre législatif, que la loi LRU et le Pacte pour la recherche.

1- Les établissements d’enseignement supérieur

2- La recherche :

3- L’enseignement :

4- Les personnels :

5- La démocratie :

6- Les conditions d’étude et de travail :

Sauvons La Recherche recherche-en-danger.apinc.org

2 - Sarkozy absout le député intégriste et homophobe Vanneste

Le Conseil National de l’UMP qui a eu lieu samedi dernier en présence du Président de la République et du Premier ministre, a non seulement lancé la campagne pour les municipales, mais a été aussi l'occasion pour Sarkozy de railler les revendications LGBT. En réaction à la candidature du député homophobe Christian Vanneste à la municipalité de Tourcoing, trois militants d'Act-Up ont manifesté leur désapprobation pendant le discours présidentiel au meeting de clôture de ce congrès. D'après latelelibre.fr, ils ont été vigoureusement évacués des tribunes réservées à la presse par le service d'ordre, arrêtés ensuite par la police et mis en garde-à-vue.

La commission a investi M. Vanneste parce qu’il avait un très beau projet pour Tourcoing. Il a le soutien de l’ensemble des partis locaux de la majorité, une liste très ouverte à l’ensemble des sensibilités? a expliqué le secrétaire général adjoint de l’UMP Dominique Paillé, expliquant que ce sont ses “qualités d’homme?, “de convictions personnelles? qui ont mené l’UMP à ce choix.

On rappellera à quel point l'ouverture d'esprit reste une option chez Christian Vanneste. Il avait déclaré en janvier 2005, dans La Voix du Nord : “l'homosexualité est inférieure à l'hétérosexualité. Si on la poussait à l'universel, ce serait dangereux pour l'humanité (...) S'ils étaient représentants d'un syndicat, je les recevrais volontiers. Mais là ils ne représentent rien?. SOS homophobie, ACT-UP Paris et le SNEG, constitués en partie civile, avaient fait citer Vanneste en avril 2005 devant le Tribunal correctionnel de Lille pour injures homophobes. Ce qui lui valut une condamnation de 3000 euros en janvier 2006 malgré son pourvoi en cassation, mais pas d'exclusion de l'UMP alors que Sarkozy s'était engagé à bannir le député en cas de récidive. Selon SOS-Homophobie, “Christian Vanneste a maintenu et réitéré ses propos, sur son blog et dans les médias?. Au côté de Christine Boutin, il fait parti des 280 parlementaires opposés à l'homoparentalité dans un manifeste d'avril 2006, et comme elle, il s'est prononcé contre la loi sur les signes religieux à l'école en février 2004. Membre du Centre national des indépendants et paysans (CNI), parti associé à l'UMP, Vanneste est aussi résolument partisan de la peine de mort pour les terroristes, et reste l’initiateur d'un sous-amendement à la loi de février 2005 proclamant le rôle positif de la colonisation française...

L'investiture du député intégriste s'est traduite par un tôlé d'indignations du côté des associations LGBT, y compris le mouvement associé à l’UMP, GayLib. Tandis que les Verts réclament la "désinvestiture" du candidat, la porte-parole du groupe PS à l'Assemblée nationale qualifie ce choix homophobe en tête de liste UMP de "honte de la République". Aurélie Filippetti constate qu'il "est inadmissible que des responsables politiques condamnés pour des propos homophobes, puissent encore prétendre, dans notre pays, à un mandat politique". Ce n’est pas l’avis de l’UMP qui y verrait plutôt une affaire de divergence d’opinions et finalement de liberté d’expression. Au mépris de l'égalité prônée par la République française, et de la légalité.

Voir cet article sur son site d'origine

Nathalie Szuchendler egalibre.canalblog.com/

6 - histoire

1 - Devoir de mémoire

Il faut de temps à autre remonter le cours du temps, car le présent n’existe que par le passé... La mémoire est fugitive et la mémoire historique si souvent falsifiée... Il y a 46 ans le 8 Février 1962 ( cette date vous rappelle-t-elle quelque chose ? Pour ceux qui ont oublié, je vous apporte donc mon témoignage, celui d’un garde républicain ayant participé de loin à la tragédie du métro Charonne.

La paix en Algérie était imminente, les accords d’Evian (bâclés à la va vite) signés le 16 Février ne seront jamais hélas ! respectés par le gouvernement F.L.N ; la fin des hostilités est proclamée le 19 mars 1962.
L’O.A.S et tous les extrémistes de droite anti-gaulliste font régner la terreur en Algérie et en Métropole.
Le 7 février une petite fille de 8 ans Delphine Renard est aveuglée par une bombe qui visait André Malraux ministre des Affaires Culturelles. Cette bombe artisanale avait été placée sur le palier de son appartement à Boulogne Billancourt par les tueurs de l’O.A.S. Le lendemain 8 Février un cortège se forme à la gare de Lyon (manif initiée par le P.C, le P.S.U, les syndicats et plusieurs associations, malgré l’interdiction du Préfet de police Papon)
Les manifestants scandaient les slogans entendus dans toutes les manifs de l’époque : « Paix en Algérie, O.A.S assassins».
Au moment où l’ordre de dispersion fut donné, la tragédie eut lieu vers 19 heures. La gendarmerie mobile plus deux compagnies de G.R.P dont la mienne, crosse en avant et grenades lacrymogènes d’un côté, C.R.S et policiers des forces spéciales avec bidules et matraques de l’autre chargent les manisfestants.
Les manifestants sont paniqués, ils cherchent à se réfugier n’importe où, quelques uns s’enfuient dans les immeubles, d’autres dans l’entrée du métro Charonne, mais les grilles sont fermées (l’enquête dira que ce n’est pas sûr) .Un escalier donnant sur les toilettes désaffectées, apparaît comme un lieu sûr, c’est alors que des éléments des forces de l’ordre jettent sur eux les lourdes plaques de métal qui se trouvent au pied des arbres du bld Voltaire, ainsi que des tables de brasserie pesant entre 20 et 40 kgs. C’est un spectacle ignoble, et lorsque les gradés parviennent à mettre fin à l’assaut, le bilan est terrible : 8 morts dont 3 femmes et un jeune de 16 ans Daniel Ferry, tous militants ou sympathisants communistes, ce qui fera dire à Roger FREY ministre de l’Intérieur qu’il s’agissait d’une insurrection fomentée par le P.C. Le lendemain un 9e homme membre du P.SU meurt de ses blessures. Il y a eu une centaine de blessés dont certains handicapés à vie. On sera plus tard que des éléments de l’O.A.S déguisés en policiers ont infiltré les forces de l’ordre. La plupart des victimes sont mortes étouffées, mais il y a eu aussi des crânes fracassés.

Le 13 février une manifestation monstre est organisée pour les obsèques des pauvres malheureux, un million de personnes défilent en silence jusqu’au Père Lachaise( 1 million d’après l’Huma et Libé, 500000 d’après le Monde et le Times, 150000 selon la Préfecture de police et son journal officiel : le Figaro).Qui est responsable de cette tragédie ? ?le Gouvernement ? le Préfet de Police ? l’O.A.S ? la Police ? le Parti communiste ?,à cette question je répondrai comme Jean Daniel dans l’Express ; « Le gouvernement voulait donner des gages aux partisans de l’Algérie française, à la droite conservatrice et à l’armée, car tous redoutait le communisme ( la pieuvre rouge comme ils disaient...peu de gens à l’époque voyait venir la véritable pieuvre qui allait étouffer et terroriser l’Algérie : « la pieuvre verte »).

Le Général de Gaulle et son gouvernement voulait frapper fort pour rétablir la confiance du pays avant la grande « braderie algérienne ».
Certes des provocateurs de l’O.A.S ont sûrement infiltrés les Forces de l’ordre, mais ce serait trop facile de les disculper par cet argument.

Suite à ces évènements, j’ai demandé ma démission, et j’ai quitté la G.R.P deux mois après.

L’Enquête officielle se terminera par une série de non-lieux et en 1966 un loi d’amnistie lava tous les soupçons. La Ligue des Droits de l’Homme soulignera cependant l’écrasante responsabilité de Maurice PAPON (ordinateur des basses oeuvres) qui déclara avec son aplomb habituel :
« La Police a été attaquée par des émeutiers avec une extraordinaire violence, les décès sont dû à une malheureuse bousculade. »

Si l’on veut trouver, non pas des excuses, ce serait difficile, mais des circonstances atténuantes, replaçons nous dans le contexte de cette époque troublée.
Le terrorisme algérien du F.L.N avait fait des morts et des blessés chez les policiers attaqués par surprise au hasard des rues de Paris. Le racisme montait de part et d’autre, tout le monde était nerveux. Les rapatriés « les Pieds-Noirs comme on les appelait » arrivaient par trains entiers, mal accueillis, ils vivaient une tragédie terrible, victimes d’une situation politique qu’ils ne comprenaient pas et qu’ils n’avaient pas vu venir à temps.
Le colonialisme n’en finissait pas d’agoniser dans les larmes et dans le sang. Les policiers étaient traumatisés, ils rêvaient de revanche sachant très bien que la hiérarchie couvrirait toutes les bavures. Déjà le 17 octobre 1961, 150 à 200 algériens furent jetés dans la Seine, on les a appelés les N.P.B « noyés par balles ».
A l’instar du Général MASSU qui avait gagné la bataille d’ALGER , PAPON dira plus tard qu’il avait gagné la bataille de PARIS... Il faut dire qu’il avait de l’expérience, car 20 ans plus tôt il avait déjà gagné une autre sale bataille, celle de BORDEAUX ( rafle des enfant juifs).

Au PANTHEON fasciste il mérite un grand sarcophage de plomb!

Simon GARRIGUE

7 - à lire, à voir ou à écouter

1 - Heureuse naissance!

Le site du Manifeste progressiste pour la défense de la langue française est né avec l'année 2008.

Georges HAGE et Georges GASTAUD ainsi que l'administrateur du site (le sitemestre), Gaston PELLET, sont très heureux de vous annoncer cette naissance.

Une dynamique a été lancée par la signature du Manifeste progressiste pour la défense de la langue française par plusieurs centaines de citoyens, syndicalistes, militants politiques, écrivains, anciens résistants, mais aussi ouvriers, étudiants, employés, agriculteurs, artisans...

Le propre du Manifeste est de lier la défense de la langue française et de la diversité linguistique à celle des acquis sociaux et démocratiques, de la souveraineté nationale et populaire. Car la langue française a des ennemis : les déclarations du Baron Seillières, nouveau président du syndicat patronal européen "Businesseurope" (sic) sont sans ambiguïté puisque dès son premier discours officiel, il a intronisé l'anglais comme la "langue de l'entreprise et des affaires" en reniant l'usage de sa propre langue maternelle dans l'exercice de ses fonctions. Cette attaque DE CLASSE contre le français accompagne logiquement le "démantèlement du programme du Conseil National de la Résistance" que le grand patron Denis Kessler félicite N. Sarkozy de conduire sous le nom de "rupture". Et c'est à l'inverse dans la classe travailleuse et dans le mouvement démocratique que la langue française et la diversité culturelle et linguistique trouvent leurs meilleurs défenseurs pour la bonne raison que discriminer le français, c'est discriminer ceux qui le font vivre et vivent en lui, et qui sont d'abord les travailleurs.

Sur ce site, des mises au point et des améliorations sont en cours et, bien sûr, nous sommes preneurs de toutes suggestions, remarques, observations ou critiques sur la forme. Sur le fond, un forum est à la disposition de chacun pour exprimer son point de vue sur le sujet et partager des idées.

C'est environ 700 personnes qui ont signé le Manifeste. Toutes ne figurent pas encore sur le site, une liste complémentaire est en cours de constitution. Nous sollicitons les excuses des absents et leur compréhension.

Certaines pages demeurent vierges, notamment celle consacrée au COPREL Collectif Progressiste de Résistance Linguistique (CO.P.RE.L.) pour laquelle des précisions seront apportées ultérieurement.

Voir cet article sur son site d'origine

2 - « survivre avec les loups »

L'UFAL est co-partenaire d'APC films pour survivre avec les loups.

L'avant première de « survivre avec les loups » le mardi 15 janvier 2008

UN PUBLIC EMU ET CONQUIS

La salle, debout a applaudi à la fin de la projection de ce film émouvant et inoubliable projeté en avant première.
La « jauge » était remplie, la salle était comble.
Après la projection du film, très peu de personnes ont quitté la salle.
C'est là un signe qui ne trompe pas
Les spéctateurs impressionnés par la force de cette oeuvre voulaient rendre hommage à Mischa Defonseca et à la réalisatrice du film, Véra Belmont qui a su mettre en images et en dialogues cette histoire incroyable.
Quel film ! La violence extrême est là sans qu'elle soit montrée. Elle est pourtant impressionnante.
La discussion qui a suivi la projection a été riche et nourrie, les deux femmes apportant l'éclairage demandé tant sur le tournage du film que sur la vie de Mischa après cette épreuve épuisante qui l'a conduite à traverser l'Europe à pied par tous les temps. Comme l'a dit un professeur de collège à la sortie de la salle: « j'emmènerai ma classe de quatrième et je vais me procurer le livre dès demain »

 

« Survivre avec les loups »
FILM de Véra BELMONT 
adaptation du livre éponyme de Mischa DEFONSECA
avec pour la première fois à l'écran
Mathilde Goffard
et comme autres acteurs
Yaël Abecassis, Guy Bedos
Michèle Barnier...

UN PERIPLE INCROYABLE UN FILM EMOUVANT ET INOUBLIABLE !

Ce n’est pas un film que l’on regarde bien tranquillement en famille sur le petit écran. C’est une œuvre pleine et entière, émouvante qui nous plonge très vite dans une épopée incroyable.
Le grand écran, seul peut nous faire découvrir ces magnifiques paysages et nous faire profiter pleinement des prises de vue soignées que l’on déguste même si le rythme du « voyage » nous laisse peu de répit
Misha n’a que huit ans mais possède une énergie hors norme. Elle est juive dans une Belgique occupée par les nazis. Alors que ses parents sont embarqués sous ses yeux, elle échappe de justesse à la déportation pour être placée comme bonne à tout faire Elle s'enfuit et part à la recherche de ses parents qui sont très loin à l’est !? Avec sa petite boussole et les vêtements qu’elle porte elle va parcourir à pied des milliers et milliers de km.
Elle a faim, elle a soif, elle a froid mais elle veut atteindre son objectif, coûte que coûte..
Oui, elle va voler de la nourriture et des vêtements mais peut elle faire autrement ? Elle va survivre en se faisant adopter par une « famille » de loups…
Les animaux et notamment les loups avec lesquels Misha va survivre sont-ils pleins d’humanité face à la cruauté des hommes ?
Il faut éviter tout cliché et toute simplification et d’ailleurs Véra Belmont la réalisatrice nous montre bien la complexité de la situation.
Tous les hommes ne sont pas comme ces soldats allemands formatés par les nazis ; Toutes les familles ne sont pas veules et égoïstes.
Mischa va aussi rencontrer des hommes qui vont l’aider et la soutenir. Beaucoup de scènes sont poignantes mais tellement humaines, traduisant la volonté acharnée de cette petite fille que rien n’arrête
Il est minuit dans le siècle, la barbarie fasciste est toute puissante mais le désespoir n’est pas de mise, une petite fille est capable de défier les bourreaux….
Incroyable ce périple de plusieurs années et pourtant il s’agit là de l’adaptation du livre de Mischa Defonseca racontant sa propre odyssée ;
Que dire des artistes ?
Mathilde Goffard joue admirablement bien, elle est la petite Misha, quant à Guy Bedos, il nous montre qu’il sait donner du corps et de l’âme à son personnage. A la fin de la projection, on reste tout ému avec l’envie de réfléchir et surtout dans l’incapacité de passer tout de suite à autre chose.

Certaines scènes demandent à être resituées dans leur contexte et c’est à l’adolescence que l’on peut commencer à percevoir les enjeux… Mais ce n’est là que mon humble avis et un public de jeunes collégiens accompagné pourrait avoir accès à cette histoire humaine extraordinaire.

Mais vraiment n’hésitez pas, il s’agit là d’un grand film qui nous montre avec force que l’histoire n’a pas de fin et qu’aucun combat n’est vain.

Voir cet article sur son site d'origine

Jean-François Chalot

Agenda

samedi 19 janvier 2008, 08:00

1ère CONFERENCE DU SUD DE LA FRANCE SUR L'HOMOPARENTALITE

CENTRE RABELAIS
Boulevard Sarrail (Esplanade)
MONTPELLIER

APGL organisée par l'Antenne Languedoc-Roussillon de l'Association des Parents Gays et Lesbiens (APGL)

Le programme de cette conférence se veut d'aborder toutes les situations rencontrées par les homosexuels pour fonder une famille et vivre leur parentalité. Des thèmes encore peu accessibles comme le désir d'enfant chez les transexuels et la gestion pour autrui (GPA, mères porteuses) seront aussi abordés.

Toutes les infos (inscriptions, programmes, etc) à cette adresse: http://conf.homoparentalite.free.fr/

dimanche 20 janvier 2008, 14:00

Documentaire: "Les prisons aussi (GIP)"

A Confluences
190 boulevard de Charonne
75020 PARIS

“Les prisons aussi (GIP)?, D’Hélène Châtelain et René Lefort, 1973, 1h30, Français

Après les révoltes en prison de 1971, le Groupe Information Prison (GIP) dont Michel Foucault est l’un des fondateurs, décide de briser le silence. A quoi sert la prison ? Des témoignages d’ouvriers et d’anciens détenus mettent à jour les contradictions d’un système fondé sur l’exploitation et la répression.

En présence d'Hélène Châtelain

 

RESERVATIONS

lundi 21 janvier 2008, 19:00

Quelle Europe après le non ?

Béziers : au Théâtre du Minotaure, 15 rue Solférino.

Conférences-Débat:

Quelle Europe après le non ?, par Raoul-Marc Jennar

mardi 22 janvier 2008, 19:30

Film "Coup d'état contre Chávez"

Maison des Associations, 11 rue Caillaux, 75013 PARIS.
Métro : Maison Blanche

Le comité Attac Paris 13 et le Cercle Bolivarien de Paris vous invitent à la projection du film:
"Coup d'état contre Chávez" (The revolution will not be televised) de K. Bartley & D. O'Brian.

Le film sera suivi d'un débat avec Renaud Lambert, journaliste, réalisateur à l'émission « Là-bas si j'y suis » sur France Inter.

 

Primé plus d'une vingtaine de fois en 2003 dans de nombreux festivals, ce film rare, coproduit par la BBC et Arte, est le meilleur documentaire qui existe actuellement sur la révolution Bolivarienne. Son sujet central est le coup d'état du 11 avril 2002, qui a vu les opposants d'Hugo Chávez, appuyés par l'administration de M. George W. Bush, tenter de renverser le gouvernement Vénézuélien démocratiquement élu. 48 heures plus tard, les putchistes sont contraints de fuir face à un raz-de-marée populaire déterminé à rétablir Chávez dans ses fonctions.

Arrivé au pouvoir en 1998 dans ce pays producteur de pétrole mais où 80% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, Chávez a depuis tenté de grandes réformes sociales et démocratiques. Mais, malgré 11 victoires électorales consécutives (dont la plupart observées par plusieurs organisations internationales comme l'UE ou la Fondation Carter qui ont toujours reconnus la transparence de ces élections), Chávez est toujours présenté comme un dictateur en puissance par les médias nationaux et internationaux. Il est notamment suspecté de soutenir les terroristes, accusé de vouloir tuer la liberté d'expression et taxé d'antisémitisme...

Et si la campagne de désinformation menée contre Chávez n'avait comme seul objectif que de discréditer la révolution bolivarienne ? En rejettant le modèle capitaliste mondialisé pour se diriger vers un "socialisme du XXIe siècle", celle-ci pourrait montrer le mauvais exemple à d'autres pays et prouver que d'autres mondes sont possibles...

mardi 22 janvier 2008, 20:00

Quelle Europe après le non ?

Montauban : Espace Sport, 65, avenue Marceau Hamecher

Conférences-Débat:

Quelle Europe après le non ?, par Raoul-Marc Jennar

mercredi 23 janvier 2008, 20:30

Quelle Europe après le non ?

Angers : Salle Daviers, Bd Daviers (en face du CHU).

Conférences-Débat:

Quelle Europe après le non ?, par Raoul-Marc Jennar

jeudi 24 janvier 2008, 20:00

Pour un référendum sur le nouveau traité européen

Nancy
l'horaire, le lieu et les noms des intervenants seront communiqués ultérieurement.

Grand meeting à Nancy le 24 janvier 2008 Le Comité Nancéen pour un Référendum a pris l'initiative d'organiser le 24 janvier 2008 un grand meeting pour un référendum.

Dès maintenant, réservez la date dans vos agendas !

jeudi 24 janvier 2008, 20:30

Conférence UFAL de Bagnols sur le communautarisme

centre culturel Léo Lagrange à Bagnols sur Cèze (Gard).

L'UFAL de Bagnols sur Cèze ( Gard) organise une conférence débat sur le thème :

Laïcité et communautarisme,

Julien Landried, auteur de l'essai "Contre le communautarisme" animera les débats.

Pierrette Pasquini Houille, Présidente UFAL Bagnols

jeudi 24 janvier 2008, 20:30

Quelle Europe après le non ?

Nantes : Faculté de médecine (Amphi 9), rue Gaston Veil.

Conférences-Débat:

Quelle Europe après le non ?, par Raoul-Marc Jennar

samedi 26 janvier 2008, 09:30

ALTERMONDIALISME ET POST-ALTERMONDIALISME

Salle des fêtes de la mairie du XIè arrondissement
Place Léon Blum, 75011 Paris (métro Voltaire, ligne 9)

Colloque international avec la participation de membres du Conseil international du Forum social mondial

Dans le cadre de la journée internationale de mobilisation décidée par le Conseil international (CI) du Forum social mondial (FSM), l’association Mémoire des luttes et la revue Utopie critique organisent une rencontre sur les acquis et les limites du mouvement altermondialiste, 10 ans après son apparition dans l'espace public. Les travaux porteront ensuite sur la construction d’un post-altermondialisme articulant, au niveau mondial, les luttes sociales, les forces politiques, ainsi que les actions des gouvernements engagés dans des processus de transformation de leurs sociétés visant à les libérer du carcan néolibéral.

Une vingtaine de spécialistes - militants altermondialistes, universitaires, chercheurs, journalistes – interviendront dans les conférences et les tables rondes.
Ont d’ores et déjà confirmé leur participation :
Samir Amin, membre du CI, président du Forum mondial des alternatives (Egypte ) ; Mireille Azzoug, directrice de l’Institut d’études européennes de l’université Paris 8 ; Walden Bello, membre du CI, directeur de Focus on the Global South (Philippines) ; Nestor Bionadanure, journaliste et chercheur, membre de la commission internationale d’Attac France ; Bernard Cassen, membre du CI, président d’honneur d’Attac France ; Jean-Pierre Garnier, sociologue ; Sven Giegold, membre d’Attac Allemagne François Houtart, membre du CI, président du Centre tricontinental (Belgique) ; Georges Labica, philosophe, membre du comité de redaction d’Utopie critique ; Frédéric Lebaron, sociologue à l’université de Picardie Jules Verne, président de l’association Raisons d’agir ; Gilbert Marquis, directeur d’Utopie critique ; Gus Massiah, president du CRID ; Jacques Nikonoff, ancien président d’Attac France, professeur associé à l’université Paris VIII ; Denis Paillard, membre de la commission internationale d’Attac France, professeur à l’université Paris VII ; Riccardo Petrella, professeur à l’Université catholique de Louvain, Ignacio Ramonet, directeur du Monde diplomatique ; Emir Sader, membre du CI, secrétaire général du Conseil latino-américain des sciences sociales - Clacso (Brésil) ; Isabelle Sommier, directrice du Centre de recherches politiques de la Sorbonne, co-auteure de Radiographie du mouvement altermondialiste ; Christophe Ventura, membre de la commission internationale d’Attac France et de l’association Mémoire des lutes ; Louis Weber, membre de la commission internationale d’Attac France, secrétaire de la rédaction de la revue Savoir/Agir, ancien president de l’Institut de recherches de la FSU.

Trois grands thèmes seront abordés

  1. Dix ans après la création d’Attac France, huit ans après le premier Forum social mondial de Porto Alegre, quel bilan pour le mouvement altermondialiste ?
  2. Qu’est-ce qui bouge aux quatre coins de la planète ? Sur quelles forces sociales et politiques et sur quelles luttes prendre appui pour un « autre monde possible » ?
  3. A partir des acquis du mouvement altermondialiste et des Forums sociaux, qui conservent leur raison d’être, est-il possible de construire un post-altermondialisme articulant, au niveau mondial, les luttes sociales, les forces politiques, ainsi que les actions des gouvernements engagés dans des processus de transformation de leurs sociétés visant à les libérer du carcan néolibéral ? Quels espaces d’information, d’animation et de coordination ?

Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Contacts : 01-53-94-96-70 / 01-43-70-49-67 / 06-80-98-76-59.

RETENEZ VOTRE JOURNÉE DU 26 JANVIER 2008 !

Mémoire des luttes/Utopie critique

samedi 26 janvier 2008, 14:30

« De la loi de 1905 à aujourd’hui : lier le combat laïque au combat social »

salle du Mille club à Saint-Wandrille-Rançon (près de Caudebec-en-Caux).

COMITE DE RÉFLEXION ET D’ACTION LA?QUE DE SEINE-MARITIME

INVITATION

Cher -Chère- ami-e,
Cher -Chère- camarade,

Le Comité de Réflexion et d’Action Laïque de Seine-Maritime (CRÉAL-76) tiendra son Assemblée Générale statutaire le samedi 26 janvier à 16h30, salle du Mille club à Saint-Wandrille-Rançon (près de Caudebec-en-Caux).

Cette Assemblée Générale sera précédée à 14h30 d’une conférence animée par Jean-Paul SCOT sur le thème :

« De la loi de 1905 à aujourd’hui : lier le combat laïque au combat social »

Le Conseil d’Administration du CRÉAL a pensé utile d’y convier les représentants, et leurs membres, d’organisations ou associations qui considèrent la laïcité comme un principe indissociable à leur action.

Lors de l’ouverture des travaux de l’AG, les représentants des associations et organisations pourront intervenir quelques minutes. Il est aussi possible de faire parvenir un court message qui sera lu.

Nous te demandons de transmettre cette invitation aux membres de ton organisation pour les informer de la tenue de cette conférence dans une période où certains propos du chef de l’État devraient conduire à remettre la laïcité à l’ordre du jour du débat public.

Espérant un accueil positif à cette invitation,

Bien cordialement

JM Sahut, Président du CRÉAL-76
434 quai Hilaire Tertre 76940 La Mailleraye-sur-Seine
Téléphone/ télécopie : 02.35.37.48.60
courriel : 76.creal@orange.fr

 

Jean-Paul Scot est historien, professeur honoraire d’histoire en classes préparatoires littéraires en khâgne moderne au lycée Lakanal de Sceaux.
Jean-Paul Scot est l’auteur ou co-auteur de manuels scolaires :

Les recherches de Jean-Paul Scot portent sur l’histoire politique et culturelle.

Bibliographie :

lundi 28 janvier 2008, 20:30

Quelle Europe après le non ?

Agen : salle Picasso, Centre culturel, côté Stadium.

Conférences-Débat:

Quelle Europe après le non ?, par Raoul-Marc Jennar

mardi 29 janvier 2008, 20:30

Quelle Europe après le non ?

Marmande : salle Damouran, Square de Verdun (face à la poste).

Conférences-Débat:

Quelle Europe après le non ?, par Raoul-Marc Jennar

Voir l'agenda complet en ligne

ReSPUBLICA, le journal de la gauche républicaine est édité par l'association:
"Les Amis de ReSPUBLICA"
27 rue de la Réunion
75020 PARIS

Courriel: respublica@gaucherepublicaine.org
Site: http://www.gaucherepublicaine.org