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Les devenirs du technofascisme, 2e partie

Dans cette 2e partie sur les trois (partie 1 à retrouver ici et partie 3 ), Roland Gori insiste sur les nouveaux fascismes qui prospèrent sur les nouvelles technologies et les algorithmes. Ce nouveau visage du fascisme est plus difficile à combattre, car avançant plus ou moins masqué.

 

Roland Gori est psychanalyste, membre d’Espace analytique, professeur honoraire des Universités. Derniers ouvrages parus : Dé-civilisation Les nouvelles logiques de l’emprise, Paris, LLL 2025 ; La fabrique de nos servitudes, Paris, LLL, 2022 ; Et si l’effondrement avait déjà eu lieu. L’étrange défaite de nos croyances, Paris, LLL, 2020 ; La nudité du pouvoir, Paris, LLL, 2018 ; Un monde sans esprit. La fabrique des terrorismes, Paris, LLL, 2017 ; L’individu ingouvernable, Paris, LLL, 2015 ; Faut-il renoncer à la liberté pour être heureux ? Paris : LLL, 2014 ; La Fabrique des imposteurs, Paris : LLL, 2013 et La Dignité de penser, Paris : LLL, 2011. Cet article reprend des thèses développées dans : Dé-civilisation Les nouvelles logiques de l’emprise, Paris, LLL 2025.

De l’effondrement du capitalisme néolibéral naît le fascisme

« Le fascisme est à la fois le produit d’une crise de la démocratie libérale et d’une crise du socialisme. Il est une révolte contre la société bourgeoise […]. Le fascisme se présente ainsi comme l’expression d’une rupture qui a tous les signes d’une crise de civilisation(1)Zeev Sternhell, Ni droite ni gauche. L’idéologie fasciste en France, Paris, Folio Gallimard, 2012, p. 168. ».

Le capitalisme néolibéral est en cours d’effondrement — comme le fût le libéralisme à la fin du XIXe siècle(2)Zeev Sternhell, 1978, La Droite révolutionnaire (1885-1914). Les origines françaises du fascisme, Paris, Seuil, 1984 ; Roland Gori, L’individu ingouvernable, Paris, Actes Sud, 2015. —, et de ses ruines émergent toutes sortes de gouvernements illibéraux, autoritaires et nationalistes en cours de métamorphose, conduisant les historiens les plus prudents à lever leur réticence à les nommer « fascistes ».

Tel est le cas de Robert O. Paxton qui, après avoir manifesté sa réticence à utiliser le terme de « fascisme » pour le trumpisme, s’est résolu à en admettre la qualification. L’assaut du Capitole le 6 janvier 2021 a marqué le moment de cette révision, mais également l’exaltation de la force, le rejet des élites traditionnelles et des corps intermédiaires, la remise en cause des institutions démocratiques et la création du DOGE (Département de l’efficacité départementale) conduisant au licenciement de dizaines de milliers de fonctionnaires et à la tête duquel la nomination (même temporaire) d’Elon Musk a fait figure de provocation.

Pouvoir algorithmique vs institutions publiques

La nomination d’un pouvoir algorithmique en charge de remplacer les institutions publiques et fédérales ressemble à s’y méprendre à la création, au siècle dernier, d’agences partisanes et de milices fascistes en parallèle des institutions administratives et politiques traditionnelles. Il ne s’agit pas d’une erreur d’allumage du deuxième mandat présidentiel de Donald Trump. C’est la mise en pratique concrète des engagements philosophiques de sa garde rapprochée, des penseurs et des entrepreneurs comme Yarvin Curtis, Peter Thiel et Alex Karp, pour lesquels les entreprises numériques n’ont pas à se contenter de gérer et de traiter des données pour la sécurité militaire ou policière : elles se doivent de façonner un nouvel ordre politique global en infiltrant et en « mitant » les institutions démocratiques jugées inefficaces.

L’effondrement des institutions démocratiques passe aujourd’hui par le travail des « termites » numériques, des « taupes » que sont les industriels des médias et les entrepreneurs de la Tech. Et si la démocratie ne s’effondre pas suffisamment vite, la solution alternative est toute trouvée : créer des pays entièrement nouveaux, des îles artificielles, des villes « privatisées », telle Prospera, des fiefs high-techs où les nouveaux seigneurs féodaux pourraient vivre leur exit(3)Naomi Klein et Astra Taylor, La montée du fascisme de la fin des temps, XXXX juillet 2025., leurs prérogatives libertariennes de se soustraire aux taxes et aux impôts imposés par l’État.

Naomi Klein vient récemment d’évoquer cette stratégie survivaliste destructrice de l’unité de l’humanité, affichant sans vergogne le suprémacisme des personnes les plus puissantes au monde. Cette volonté de construire des havres de paix hyper capitalistes pour des techno-féodalistes, convaincus que l’apocalypse est proche, que la fin du monde est inévitable — quitte à l’aider à arriver par l’« accélérationnisme(4)Ce courant de pensée philosophique et politique soutient que les dynamiques du capitalisme et des technologies ne doivent être ni freinées ni régulées. Au risque de provoquer un chaos mondial dont sortira une autre humanité, probablement hybride, composée de cyborgs. C’est un futurisme 2.0. —, est le symptôme le plus bruyant du rejet des principes d’égalité, d’universalité, de raison et de responsabilité morale des Lumières.

LA CONQUÊTE DU POUVOIR PAR LES ALGORITHMES

Pour les entrepreneurs de la tech, l’ingénierie sociale doit passer par les nouvelles technologies en charge de fusionner les dispositifs de contrôle, de surveillance et de gestion des populations avec les pouvoirs économiques préposés à remplacer les pouvoirs politiques. La technologie aurait pour mission de remplacer la politique et de mettre un terme à une souveraineté démocratique jugée médiocre et inefficace. Ce qui conduit Yarvin Curtis (un proche de J.D Vance, que ce dernier cite souvent) à souhaiter en finir avec les États-Nations et les municipalités élues pour les transformer en « entreprises privées » dont les citoyens seraient les « actionnaires ». Il écrit :

Les États-Nations comme les États-Unis, servent-ils encore à quelque chose ? Si on applique le programme formaliste aux États-Unis, les actionnaires devront se poser cette question. Ils pourraient alors se dire que, peut-être, les villes fonctionnent mieux lorsqu’elles sont détenues et gérées de manière indépendante. Si c’est le cas, elles devraient probablement être scindées en entreprises distinctes.

Curtis Yarvin, 2007, Un manifeste formaliste, Le Grand Continent, IV,L’empire de l’ombre, Paris, Gallimard, 2025, p.113.

La question fondamentale que pose le libertarien néoréactionnaire Yarvin Curtis est celle de l’efficacité des systèmes politiques et de l’échec de la démocratie, qui devrait être dans un proche futur remplacée par la monarchie ou l’Empire. César est son modèle dans l’histoire romaine.

L’ordre qui inhibe la violence est le Bien suprême pour faire des affaires et vivre en société. La démocratie ayant échoué dans cette mission, c’est à un modèle entrepreneurial charpenté par le pouvoir algorithmique (il était informaticien avant de devenir philosophe) qu’incombe la charge de façonner le futur. Un futur où les États, les villes, les institutions seraient gérés comme une entreprise à la tête de laquelle régnerait un PDG qui devrait donner satisfaction ou partir. Yarvin Curtis en appelle à des expériences concrètes : « l’existence de cités-États prospères, telles que Singapour, Hong Kong et Dubaï, est un début de réponse à cette question [de l’efficacité]. Quel que soit le nom qu’on leur donne, ces endroits sont réputés pour la prospérité et leur relative absence de politique(5)Curtis Yarvin, 2007, Un manifeste formaliste, Le Grand Continent, IV,L’empire de l’ombre, Paris, Gallimard, 2025, p.113. ».

L’utopie californienne mutée en autoritarisme

Nous pouvons constater, une fois encore, combien les valeurs promues par le capitalisme néolibéral – efficacité, performance, conversion des vivants en statistiques, évaluation, normalisation, rationalisation des comportements et conformité… – favorisent l’émergence et l’acceptation des pratiques néoconservatrices, réactionnaires et technofascistes. C’est dans le « nid » de la gouvernementalité néolibérale(6)Michel Foucault, 1978-1979, Naissance de la biopolitique, Paris, Hautes Études/Gallimard/Seuil, 2004. que le pouvoir algorithmique vient couver sa nichée fasciste. C’est bien de la niche écologique d’un capitalisme néolibéral en cours d’effondrement qu’émergent les technofascismes actuels.

La fusion des formidables découvertes technologiques de la Silicon Valley et des industries médiatiques a permis l’accumulation primitive des richesses dont les capitalismes ont toujours eu besoin pour se développer. C’est par cette « violence » faite à l’« idéologie californienne(7)Fred Turner, 1995, Politique des machines, Caen, C&F Éditions, 2025. » des premiers ingénieurs et artistes de la contre-culture des années 1960-1970 que l’économie néolibérale a récupéré le minerai des découvertes des premiers prophètes du cyberespace. L’idéologie californienne se faisait les héraults d’un monde de libertés individuelles, d’un archipel de communautés autogérées (selon un modèle hippie), créateurs d’agoras électroniques permettant à chacun de communiquer avec tous, répudiant pour toujours les totalitarismes.

Et, paradoxalement, en devenant un marché numérique de surveillance et de contrôle, les mythes californiens se sont transformés en cauchemars de violence capitalistique. Le gentil hippie bricoleur d’ordinateur individuel s’est transformé en Elon Musk. Ironie de l’histoire, l’esprit vagabond et aventureux de la contre-culture s’est métamorphosé en autiste affairiste. Fred Turner écrit : « la capacité des médias sociaux à solliciter et simultanément à surveiller les communications n’a pas uniquement transformé le rêve d’une démocratie individualisée et expressive en une source de richesse. Elle en a fait le fondement d’un nouveau type d’autoritarisme(8)Fred Turner, 1995, Politique des machines, Caen, C&F Éditions, 2025, p.52.». « Un autoritarisme qui, paradoxalement, se réclame de la liberté absolue, celle du renard dans le poulailler ». Une liberté hors démocratie : « je ne crois plus désormais que la liberté et la démocratie sont compatibles(9)Peter Thiel, 2009, « L’éducation d’un libertarien », in Le Grand Continent, IV, L’empire de l’ombre, Paris, Gallimard, 2025, p.161. ».

Un des exemples les plus forts de cette transformation de l’idéologie californienne en pratiques de surveillance et en manipulation de masse est illustré par l’expansion politique et idéologique d’une puissante entreprise américaine de technologie et de surveillance, créée par Peter Thiel, Alex Karp et Elon Musk, la bien nommée Palantir(10)On se reportera avec intérêt à l’article de Thomas Le Bionnec publié sur le site Élucid le 22 décembre 2025.. Je l’ai déjà évoquée.

Rapprochement entre suprémacistes blancs et ingénieurs de la tech

Cette entreprise ne se limite plus simplement au traitement de données pour l’armée ou pour la sécurité, elle tend à instaurer un ordre autoritaire sous influence américaine au sein duquel la démocratie et la souveraineté des États européens, par exemple, seraient subordonnées aux intérêts américains. L’influence de cette entreprise en Europe, notamment dans les affaires politiques et administratives, est facilitée par l’hébergement de nos données par des firmes américaines et notre extrême dépendance aux grands groupes de la tech.

Mais cette dépendance n’est pas exempte d’idéologies, quelles que soient les dénégations des technophiles : le rapprochement entre l’univers suprémaciste blanc et chrétien du mouvement MAGA et les ingénieurs de la tech est en route. Au-delà des chaos internes aux courants trumpistes, l’influence du « nationalisme religieux » et « blanc », récemment encore évoqué par J.D Vance, s’est infiltrée dans les réseaux sociaux, les partis politiques et les institutions démocratiques. Comme l’écrit Thomas Le Bionnec : « Palantir fournit aussi du personnel au niveau de l’administration Trump. [….] La centralité de Palantir dans ces réseaux entremêlant hommes d’affaires, commandement militaire, responsables politiques réactionnaires et « tech bros(11)Expression familière pour désigner des hommes jeunes travaillant dans la tech (start-up, IA, crypto, plateformes…) convaincus que la technique sera la solution de tous les problèmes. » est rendue visible dans ce que Francesca Bria qualifie de « coup d’État de la Tech autoritaire(12)Thomas Le Bionnec, Palentir, le bras armé d’un technofascisme ascendant, article publié sur le site Élucid le 22 décembre 2025. ».

User du progrès contre le progrès humain et l’humanisme

Cette entreprise américaine (Palantir) est plus qu’un dispositif privé de management économique, c’est véritablement un des rouages théorico-pratiques révolutionnaires visant à changer la manière dont nos sociétés actuelles sont gouvernées, au profit d’un modèle autoritaire au sein duquel les institutions étatiques et politiques ont été pulvérisées par le « mitage » d’opérations technologiques privées et concurrentes. Ces opérations d’ingénierie sociale mettent progressivement la main sur les politiques d’immigration et de « mort sociale » (Palantir guide ICE, la police chargée de la traque des immigrés et des dissidents), sur le renseignement militaire (en Ukraine ou en Israël, par exemple), sur les recherches universitaires (traque des « mots interdits » dans les programmes de recherches) et sur le marché des entreprises industrielles et commerciales (via la vente des logiciels).

Là encore, le capitalisme néolibéral vit ses tout derniers beaux jours, car son principe de concurrence est mis à mal par les exigences néoréactionnaires de dérégulation et le regroupement monopolistique des entreprises les plus importantes, américaines de préférence. Au cas où l’effondrement du capitalisme néolibéral tarderait, les thèses « accélérationnistes » d’un Nick Land donneraient un coup de main à cette nouvelle révolution réactionnaire : accélérer le progrès et ses découvertes pour en finir avec une humanité terrienne et parvenir à l’apocalypse par le vecteur de laquelle une partie des humains finirait par s’hybrider avec les machines.

Haine des Lumières et de l’universalisme

L’histoire de cette transformation des communautés libertaires des années 1960, soucieuses d’inventer de nouvelles formes de démocratie, en trusts libertariens décidés à en finir avec les Lumières, est exemplaire de la violence capitalistique de ce que David Harvey(13)David Harvey, Les limites du capital, Amsterdam, Éditions Amsterdam/Multitudes, 2020. nomme l’accumulation par dépossession. La destruction de l’État de Droit et du droit international ne fait que prolonger ce processus pétri de « darwinisme social, de racisme, de biologisme déterministe et d’extractivisme effréné ». Pour les prédécesseurs de Musk et de Peter Thiel, la biopolitique du racisme nazi présentait moins de différence de nature que de degré avec ce que les démocraties coloniales promouvaient et pratiquaient(14)Johann Chapoutot, « Plutôt Hitler que Blum » in Contre les fascismes. Zeev Sternhell, un historien engagé (sous la direction de Pierre Serna), Paris, Folio/Gallimard, 2025, p.155..

Cette présence du ferment fasciste à l’intérieur des démocraties exige une analyse moléculaire des processus en jeu sans devoir se contenter d’en repérer les formes abouties. Ce qui est fascinant dans le roman visionnaire de George Orwell, 1984, c’est cette capacité de l’imagination d’isoler un nouveau « variant » des souches historiques que furent le nazisme et le stalinisme. Comme l’écrit Jean-Jacques Rosat, excellent connaisseur de l’œuvre d’Orwell, « dans cette perspective, les deux régimes, nazi et communiste, seraient les premiers représentants – les deux souches principales – d’une espèce qui pourrait se reproduire sous forme de divers variants et se répandre à la surface du globe, y compris en Angleterre(15)Jean-Jacques Rosat, L’esprit du totalitarisme. George Orwell et 1984 face au XXIe siècle, Marseille, Hors d’Atteinte, 2025, p.17. ».

C’est précisément en ce point que George Orwell m’intéresse, en tant qu’il fût, incontestablement, un visionnaire. Il a anticipé toutes les formes possibles d’expression, de symptômes des épidémies fascistes. Je préfère ce terme de « fascisme » à celui de « totalitarisme », parce qu’il me semble plus à même de rendre compte de la diversité des spécimens actuels d’une espèce qui s’est développée depuis au moins le XVIIIe siècle dans la haine de la démocratie et des principes d’égalité et d’universalité des Lumières. C’est cette haine qui s’active aujourd’hui dans plusieurs pays du monde et elle vient de loin, au moins du XVIIIe siècle, selon Zeev Sternhell. Zeev Sternhell est un penseur indispensable pour comprendre comment ce courant des « Anti-Lumières(16)Cf notamment Zeev Sternhell, 2006, Les anti-Lumières. Une tradition du XVIIIe siècle à la guerre froide, Paris, Gallimard, 2010. » s’est développé tout au long de notre histoire (du XVIIIe siècle à nos jours) pour nourrir les ressentiments de la Droite révolutionnaire à la fin du XIXe siècle, des factions d’extrême-droite entre les deux guerres, du nazisme allemand et du fascisme italien, de la révolution nationale pétainiste… jusqu’aux nouveaux variants nationalistes religieux actuellement actifs en Israël, aux États-Unis, en Amérique latine et dans une partie de l’Europe.

Notes de bas de page[+]

Notes de bas de page
1 Zeev Sternhell, Ni droite ni gauche. L’idéologie fasciste en France, Paris, Folio Gallimard, 2012, p. 168.
2 Zeev Sternhell, 1978, La Droite révolutionnaire (1885-1914). Les origines françaises du fascisme, Paris, Seuil, 1984 ; Roland Gori, L’individu ingouvernable, Paris, Actes Sud, 2015.
3 Naomi Klein et Astra Taylor, La montée du fascisme de la fin des temps, XXXX juillet 2025.
4 Ce courant de pensée philosophique et politique soutient que les dynamiques du capitalisme et des technologies ne doivent être ni freinées ni régulées. Au risque de provoquer un chaos mondial dont sortira une autre humanité, probablement hybride, composée de cyborgs. C’est un futurisme 2.0.
5 Curtis Yarvin, 2007, Un manifeste formaliste, Le Grand Continent, IV,L’empire de l’ombre, Paris, Gallimard, 2025, p.113.
6 Michel Foucault, 1978-1979, Naissance de la biopolitique, Paris, Hautes Études/Gallimard/Seuil, 2004.
7 Fred Turner, 1995, Politique des machines, Caen, C&F Éditions, 2025.
8 Fred Turner, 1995, Politique des machines, Caen, C&F Éditions, 2025, p.52.
9 Peter Thiel, 2009, « L’éducation d’un libertarien », in Le Grand Continent, IV, L’empire de l’ombre, Paris, Gallimard, 2025, p.161.
10 On se reportera avec intérêt à l’article de Thomas Le Bionnec publié sur le site Élucid le 22 décembre 2025.
11 Expression familière pour désigner des hommes jeunes travaillant dans la tech (start-up, IA, crypto, plateformes…) convaincus que la technique sera la solution de tous les problèmes.
12 Thomas Le Bionnec, Palentir, le bras armé d’un technofascisme ascendant, article publié sur le site Élucid le 22 décembre 2025.
13 David Harvey, Les limites du capital, Amsterdam, Éditions Amsterdam/Multitudes, 2020.
14 Johann Chapoutot, « Plutôt Hitler que Blum » in Contre les fascismes. Zeev Sternhell, un historien engagé (sous la direction de Pierre Serna), Paris, Folio/Gallimard, 2025, p.155.
15 Jean-Jacques Rosat, L’esprit du totalitarisme. George Orwell et 1984 face au XXIe siècle, Marseille, Hors d’Atteinte, 2025, p.17.
16 Cf notamment Zeev Sternhell, 2006, Les anti-Lumières. Une tradition du XVIIIe siècle à la guerre froide, Paris, Gallimard, 2010.
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