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Assemblée générale des « Amis de ReSPUBLICA »

Compte-rendu de l’AG du 6 juin 2025 de l’association « Les Amis de ReSPUBLICA »

L’AG s’est tenue au Maltais Rouge à Paris le 6 juin 2026. Le président en exercice, Philippe Schawartz, a présenté le rapport d’activité et moral. Il a été approuvé à l’unanimité. La trésorière, Meixin Tambay, a présenté le rapport financier qui a été approuvé à l’unanimité.

Il a été procédé à l’élection des membres du Conseil d’administration. Ont été élus Meixin Tambay, Elisabeth Chamboredon, Louisa Voilque, Arnaud de Morgny et Philippe Duffau.

Il a été procédé à l’élection du bureau. Après une présentation de sa candidature par lui-même, Philippe Duffau a été élu président à l’unanimité. Ont été élus secrétaire, Frédéric Pierru, trésorière titulaire, Meixin Tambey, trésorières adjointes, Elisabeth Chamboredon et Louisa Voilque.

Aspects techniques

L’Ag s’est poursuivie avec une présentation technique du journal par Emmanuel Itié, qui a évoqué le changement d’hébergeur, les mesures de sauvegarde du site, l’infolettre et l’initiative de parrainage pour attirer de nouveaux abonnés, le fonctionnement de la boutique avec la création d’un site propre gratuit, les comptes de ReSPUBLICA sur les réseaux sociaux.

Radio M’s

Philippe Barre et Bernard Teper ont présenté un point sur Radio M’s, qui fonctionne sur la base du bénévolat. Les thèmes abordés ont porté sur la Sécurité sociale, l’école publique et inclusive, le syndicalisme, le logement social, le féminisme « matérialiste », les foyers de travailleurs migrants…

Il a été fait état d’un besoin d’un ou deux animateurs supplémentaires. Appel est donc fait auprès des personnes présentes et de leurs connaissances.

Élargissement du Comité de rédaction

Cette question a été abordée pour associer de nouvelles « plumes » à la rédaction de données ou de recherche de données à transmettre au Comité de rédaction, notamment sur l’Europe, l’Asie et l’Amérique latine, sujets sur lesquels des auteurs travaillent déjà (Léo, Lucho, Wukong …). L’approche des présidentielles nécessite d’autres contributeurs, également sur le sujet du féminisme ou encore de l’écologie.

Bataille culturelle

Ce sujet a fait l’objet d’échanges approfondis introduits par Philippe Schwartz. Il a été question de la société du spectacle qui s’invite et parfois pervertit les débats, du combat contre les idées identitaires, du wokisme qui infuse dans la société, de la coupure intergénérationnelle ainsi qu’entre les grandes métropoles et la campagne.

Capsules vidéo

Philippe Schwartz et Philippe Duffau ont présenté l’initiative pour créer des capsules vidéo à l’aide de l’IA. L’objectif est de partir des articles de ReSPUBLICA et de demander à l’IA de générer un court résumé de 50 secondes, des images et de procéder à un montage associant voix et illustrations.

Ces capsules seront postées sur les réseaux sociaux afin d’accrocher le public jeune et de leur donner envie de cliquer sur l’article complet.

Yasmine Achouche et Philippe Duffau seront chargés de créer des capsules.

Dans l’infolettre, le lectorat sera sollicité pour aller sur les réseaux sociaux où ReSPUBLICA dispose de comptes pour approuver et partager.

Débat de politique générale

L’AG s’est poursuivie et conclue par un débat de politique générale introduit par Bernard Teper.

Il est ressorti et de l’introduction et des échanges fructueux qu’il faut refonder la gauche sans pour autant compter sur les partis LFI, PCF, Ecologiste, PS qui ne sont pas à la hauteur des enjeux. Ce que nous voulons, c’est la République sociale, qui se caractérise par la Liberté, l’Égalité, la Fraternité, la sécurité et la sûreté publique, la souveraineté et de la nation et du peuple, sans lesquelles la démocratie est un mot vide de sens.

Il importe donc de s’entendre sur les mots, leur sens, car il est des quiproquos sur certaines notions :

Il est proposé une méthode d’action, à savoir l’expérimentation pour sortir du repli, de l’abstention des classes populaires, de la désespérance. Il est précisé que la laïcité sans la lier à la justice sociale est une impasse.

Il semble indispensable d’inverser le schéma traditionnel « thèse, argumentation, illustration » quand on s’adresse aux gens. Il faut partir de leur vie, de leurs problèmes concrets pour les accrocher et se saisir des thèses et propositions politiques.

Ce qui distingue un gauche de gauche est le choix de se prononcer pour un bien commun privatisé et un bien commun en tant que partage démocratique géré par la puissance publique dans l’intérêt général.

Il apparaît qu’il ne peut y avoir de démocratie républicaine, sociale si les inégalités de départ sont telles qu’un nombre croissant de nos concitoyens sont privés d’autonomie, de liberté, de libre arbitre du fait d’une situation sociale, économique, culturelle dégradée qui empêche l’émergence du talent et du mérite. À ce sujet, la question du séparatisme scolaire favorisé par l’État au détriment de l’école publique et au profit de l’école privée est abordée, car elle contrecarre l’élévation générale du niveau intellectuel et culturel et favorise la reproduction sociale à partir des inégalités de revenus et de patrimoines majoritairement issus de l’héritage.

La double besogne, chère à Jean Jaurès, dans les conditions actuelles, est toujours d’actualité :

Rapport d’activité du président Philippe Schwartz

Chers amis, chers camarades,

C’est avec un petit pincement au cœur que je vous adresse ce rapport d’activité qui sera pour moi le dernier d’une longue série. Il faut dire que j’ai pris la présidence de l’association ReSPUBLICA au moment même où Macron entrait à l’Élysée : c’est dire la longueur du mandat ! J’espère simplement avoir été plus bénéfique pour notre assemblée que le président actuel ne l’a été pour la France. Mais c’est à vous, bien sûr, d’en juger et d’en tirer le bilan.

L’année qui vient de s’écouler, de juin 2025 à juin 2026, s’est inscrite, hélas, dans la continuité des précédentes, marquée par une procrastination accrue. Depuis dix ans, la France stagne dangereusement, avec une croissance du Produit Intérieur Brut par habitant quasi nulle en unités monétaires constantes. L’exécutif temporise en permanence ; c’est même devenu, depuis l’arrivée de Sébastien Lecornu à Matignon, un véritable style de gouvernement « à la française ». On attend que l’orage passe, tant bien que mal, de l’automne 2024 au printemps 2026.

Dans un monde qui s’accélère, la France reste l’arme au pied. À titre d’exemple, l’intégration de l’Intelligence Artificielle dans les entreprises de plus de 250 salariés n’est que de 9 %, l’un des taux les plus bas de l’OCDE. Il en va de même pour des secteurs stratégiques comme la physique quantique. En réalité, après avoir manqué la vague high-tech des années 90 et 2000, notre pays continue de rater les marches de l’évolution. À ce rythme, le sort des nouvelles générations est compromis. Le pouvoir macroniste a, dans ce domaine, fait pire que tous ses prédécesseurs. Le constat, en 2026, est affligeant.

Mais il y a plus grave encore. Ce climat délétère semble accepté — tacitement, bien sûr — par une classe politique hébétée. On assiste à une sorte de « lâche soulagement ». L’automne et l’hiver 2024-2025 en ont été l’illustration flagrante. La rentrée sociale de septembre dernier laissait pourtant espérer une résistance du peuple français face à cette langueur monotone, si périlleuse pour la Nation, les couches populaires et la jeunesse. Le mouvement social semblait bien parti, mais il n’a trouvé aucun soutien réel auprès des appareils politiques de gauche, ni même au sein des grandes confédérations syndicales. Finalement, le mouvement s’est éteint de lui-même, faute de volonté des bureaucraties pour entretenir le feu. Pourquoi bouger quand on peut dormir tranquillement ? Le gouvernement Lecornu, minoritaire et impopulaire, est le pur produit de cette acceptation du « train-train », au plus grand bénéfice du capitalisme monopoliste financier.

Pourtant, tout a une fin, et l’année 2027 risque de régler les comptes brutalement… particulièrement à gauche. Celle-ci est divisée, fragmentée, incapable de canaliser la sourde réprobation populaire. Le danger d’une prise de pouvoir par l’extrême droite et la droite radicale est désormais la ligne de plus forte pente. Bref, nous marchons vers des échéances stratégiques avec un rapport de force des plus défavorables pour le camp démocratique et républicain.

Il faut réagir vite et unifier le camp populaire par-delà les partis pour faire face au pire : une éventuelle présidence de Bardella et de sa bande qui tenteront, à n’en pas douter, de liquider les derniers conquis sociaux encore debout.

Dans cette conjoncture, ReSPUBLICA a fait tout son possible avec ses modestes moyens. Nous avons alerté contre ce véritable suicide collectif que représente l’acceptation de la routine Lecornu-Macron. Car cet « extrême-centre » en fin de course fait le lit de l’extrême droite. Nous avons également tiré un bilan objectif des gesticulations et des divisions de la gauche, en particulier chez LFI, qui sombre dans un communautarisme et un wokisme des plus crasses. Notre voix, bien qu’encore modeste, est de plus en plus relayée, même si cela reste insuffisant.

Nous produisons près de 200 articles par an. Les principales IA situent notre audience cumulée entre 30 000 et 40 000 lecteurs occasionnels. Nous existons bel et bien, mais notre diffusion doit s’étendre. Les événements à venir exigent une voix plus forte. Il ne suffit plus de témoigner ou d’entretenir la flamme du combat laïque et social : il faut passer à l’offensive. Notre ligne éditoriale est claire et notre lectorat fidèle, comme l’a prouvé le succès de notre dernière souscription fin 2025.

Cependant, nous peinons à progresser auprès des nouvelles générations. C’est pourquoi ReSPUBLICA s’efforce d’élargir son audience vers les jeunes. Nous créons désormais de courtes vidéos, avec l’appui de l’IA, pour diffuser des « capsules » sur TikTok et Instagram. C’est un essai, une tentative propagandiste dont le but unique est de faire connaître notre hebdomadaire et de ramener de jeunes lecteurs vers nos colonnes. C’est un effort de longue haleine, mais il est indispensable pour que notre combat pour la République laïque et sociale perdure au XXIe siècle.

Comme je vous le disais, face à cette situation nationale et internationale mouvante et périlleuse, nous devons créer une nouvelle dynamique. Pour cela, il est temps pour moi de passer la main. Le comité de rédaction a un candidat que la plupart d’entre vous connaissent : Philippe Duffau. Membre du comité depuis des années, il en a également assuré le secrétariat. Bref, il connaît le « job » ! Il aura pour mission d’élargir et de renouveler notre structure éditoriale. Pour ma part, en restant au comité, je ferai tout pour le seconder efficacement. Cette vision est d’ailleurs partagée par l’ensemble de l’équipe.

Voilà, chers amis, chers camarades, ce que je tenais à vous dire. L’année qui vient sera difficile. Face aux citoyens déboussolés, ReSPUBLICA doit être un phare dans la tempête. L’extrême-droitisation n’est pas une fatalité, comme on le voit aujourd’hui en Hongrie ou en Italie. On ne perd que les combats que l’on ne mène pas. ReSPUBLICA sera toujours aux côtés du peuple travailleur. Aux États-Unis, Trump est le président le plus impopulaire depuis la Seconde Guerre mondiale. Nous sommes de ceux qui refusent la prétendue fatalité de la barbarie capitaliste. Il ne faut rien lâcher.

Le bonheur est encore une idée neuve, comme le disait Saint-Just en 1794. Vous pouvez compter sur notre engagement, comme nous comptons sur votre soutien.

Vive la République laïque et sociale !

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