Après l’économiste Michel Zerbato et le philosophe Pierre Victor Hayat, nous perdons un nouveau camarade de notre Réseau, Roland Foissac. Instituteur, admirateur de Jean Jaurès, il avait participé à un débat organisé sur la pensée et l’action de Jean Jaurès avec Christian Dulieu et Bernard Teper.
Suite à une chute accidentelle, Roland Foissac est décédé mercredi 1er juillet. L’ancien élu communiste, ancien vice-président du Tarn et ancien conseiller municipal à Albi, était âgé de 81 ans. Né le 11 janvier 1945 à Carmaux, Roland Foissac était fils d’un ouvrier agricole devenu mineur de fond. À l’école à Rosières, il intègre ensuite le cours complémentaire de garçons Victor Hugo (ancêtre du collège) à Carmaux.
Instituteur à Carmaux (81)
Il réussit le concours d’entrée à l’école normale d’instituteurs en 1961. Il s’engage dans les jeunesses communistes. Il débute sa carrière d’instituteur en 1965 à Carmaux. Il fonde en 1996 l’Association Jaurès Espace Tarn (AJET). Adhérent au SNI-PEGC puis à la FSU-Snuipp, il fut de tous les combats pour une école pour toutes et tous.
De son union avec Nelly Azémar, élue et ancienne dirigeante nationale du PCF, naquirent deux garçons, Olivier et Sylvain. Militant communiste tout au long de sa vie, Roland est élu premier secrétaire départemental en 1986 et reste permanent jusqu’en 2000. Élu conseiller municipal successivement dans plusieurs petites communes rurales, puis à Albi de 2014 à 2020, il est élu en 1998 conseiller général du canton d’Albi Nord-Ouest. Dans la dernière période, Roland Foissac défend « urbi et orbi » la perspective d’une liste de rassemblement de toute la gauche aux municipales de 2026. Prenant une position différente du PCF, le parti décide alors sa suspension pendant six mois ; il décèdera avant la fin de cette dernière.
Poème et politique ont accompagné la vie de Roland Foissac
Il fut un homme d’action et un homme de lettres. Roland Gori a dit de lui : « je me souviens de nos rencontres au festival d’Uzeste. C’était un homme charmant, plein de tact et déterminé par son inspiration jaurésienne ». Il avait voté contre la construction du barrage de Sivens et œuvré pour le grand contournement nord-ouest de la RN88.
Il fait adopter le Schéma départemental de lecture publique qui irrigue le Tarn de points-lecture. Il a écrit Métamorphose ou la victoire des vaincus (Un autre Reg’Art, Albi), À ceux qui cherchent le bonheur (Un autre Reg’Art, Albi, 2015), Sivens, pour comprendre (Un autre Reg’Art, Albi, 2015) et l’important texte sur Le manuscrit de 1908 de Jean Jaurès (Éditions Arcane17, Paris 2017) qu’il sauva de la vente.
La rédaction de ReSPUBLICA présente toutes ses condoléances à sa famille et à ses camarades.
