Brèves

A propos de Florange

mercredi 26 décembre 2012

En réponse à l’appel d’Edouard Martin dans la lettre 702, Robert K. nous écrit :

Je suis de tout cœur avec vous dans cette lutte pour sauver Florange et ses hauts fourneaux. Ayant transmis le lien pour faire signer la pétition à mes amis, l’un d’eux me répond en me disant qui ne signera pas et me donne ses raisons:

Je ne le ferai pas pour deux raisons :
1. Economiquement c’est une totale absurdité de maintenir une activité sidérurgique dans une région où il n’y a plus ni minerais ni charbon.
2. Ecologiquement, c’est un véritable crime de vouloir maintenir cette activité dans cet endroit. En effet, il faut transporter par bateaux, d’une part des minerais, de l’autre du charbon. L’activité ne peut donc se faire que dans un port, et en l’occurrence il y a Dunkerque et Fos sur Mer qui sont des sites totalement adaptés à cette industrie. Produire en Lorraine, c’est multiplier la noria des camions pour transporter et le minerais et le charbon, c’est-à-dire produire des gaz à effet de serre, et d’autre part gaspiller de l’énergie pour le transport de déchets (un haut fourneau sépare en effet l’acier, matière noble, du reste de gangue du minerais. En transportant le minerais, on transporte donc de la gangue c’est-à-dire du déchet).
Pour notamment ces deux raisons, le site est forcément condamné à terme, que ce terme soit plus ou moins proche. Ce qui veut dire que même s’il était sauvé aujourd’hui (à quel prix ?), il serait de toute façon fermé dans cinq ou dix ans. Ce serait donc gaspiller l’argent que nous n’avons pas
Le seul traitement possible à mon sens est un traitement SOCIAL du problème, certainement pas TECHNIQUE. Il convient donc d’accompagner la conversion de la région vers d’autres activités, de faciliter le reclassement et au besoin le déménagement du personnel (par exemple en demandant à l’état de racheter à bon prix les maisons des sidérurgistes qui se sont endettés pour construire)…

Réponse du comité de rédaction de Respublica

Votre ami semble bien péremptoire ! Il faudrait alors qu’il argumente car les déclarations urbi et orbi sans démonstrations ne remplaceront jamais l’étude raisonnée. Nous vous suggérons la lecture du rapport Faure de juillet 2012 et deux passages presse dont celui de l’Expansion, journal qui ne passe pas pour être un journal d’extrême gauche révolutionnaire : http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/florange-pourquoi-tant-de-mystere-sur-la-rentabilite-du-site_364988.html ; http://cfdt-arcelormittalflorange.blogspot.fr/

Par ailleurs, le projet Ulcos donnerait de l’avenir au site mais il faut investir, et Mittal dans son arbitrage ne semble pas vouloir.

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