Refonder la Sécu pour réaliser la République sociale

Par son programme publié le 15 mars 1944, le Conseil national de la Résistance (CNR) fixait l’avenir émancipateur de la République sociale (( Voir nos livres dans la Librairie militante du média en ligne Respublica )) en lui donnant un nom : « Les jours heureux ». Les ordonnances des 4 et 19…

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« Pour que vive la Sécurité sociale ! » Deuxième étape de la campagne de la Convergence Services publics

La Convergence nationale Services publics, ses collectifs et ses partenaires syndicaux, associatifs et politiques, ont décidé de lancer une campagne « Pour que vive la Sécurité Sociale !», prévue par le programme du Conseil national de la Résistance, pour les 75 ans des ordonnances des 4 et du 19 octobre 1945 et…

Pour les 75 ans de la Sécu 75 personnalités du monde associatif, syndical et politique signent « Pour que vive la Sécurité Sociale ! »

Malgré la crise sanitaire, la politique de destruction de la sécurité sociale et des services publics se poursuit : report de la dette COVID avec un taux d’intérêt supérieur à celui auquel l’État a droit, fermetures de lits, urgences menacées et leur gratuité supprimée… et Bruno Lemaire annonce une attaque en…

Appel « Pour que vive la Sécu ! »

Alors que le gouvernement souhaite, avec le projet de loi 2021 de financement de la Sécurité Sociale, effectuer un nouveau tour de vis austéritaire, comme le forfait urgence de 18 euros, et s’appuyer sur la COVID pour des réformes structurelles contraires à l’ambition de solidarité de la Sécurité Sociale, nous…

De la Ve « république » à une République sociale

NDLR - La définition de la République sociale fréquemment exposée dans nos Chroniques d'Evariste englobe les préoccupations d'E.Delion mais elle est plus large : modèle politique global évolutif, elle comprend, dans le prolongement de la pensée de Jaurès, 10 principes constitutifs, 4 ruptures indispensables avec le modèle existant, 6 exigences…

Réponse d’Olivier Nobile à Henri Sterdyniak à propos de son texte Une protection sociale pour tous, un financement équitable

Suite à la parution du dossier consacré à la défense et à la réhabilitation de la cotisation sociale (Ufal info repris dans Respublica), l’économiste Henri Sterdyniak a demandé la publication d’un texte critique dans lequel l’auteur exprime des désaccords avec mon analyse salariale de la Sécurité sociale. Il qualifie, au…

Défense de la Sécurité sociale Un dossier et une invitation

1/ Nous vous proposons la lecture du texte La Sécurité sociale, une mesure révolutionnaire Il s'agit d'une conférence Jean-Claude Boual, à Tulle le 26 septembre 2020, qui constitue un excellent outil d'éducation populaire, dont voici un extrait introductif : L'épidémie de la Covid-19 que nous traversons nous démontre les dégâts…

Les transformations de l’Assurance maladie L'Assurance maladie : une obligation bien tempérée

La récente crise épidémique nous a fait éprouver intimement une interdépendance sociale qu’habituellement nous sommes prompts à oublier. Elle nous a fortement réinvités à la solidarité et les différents « gestes barrières » ont réactivé un sentiment de dépendance réciproque dont nous sommes peu conscients autrement. La légitimité du confinement…

La bataille de la cotisation : renouer avec la dimension salariale de la Sécurité sociale

Ce texte d'Olivier Nobile, responsable Santé protection sociale de l'Union des Familles laïques (UFAL), paraît simultanément dans le magazine UFAL Info n°82 au moment où l'on s'apprête à commémorer le 75e anniversaire des ordonnances des 4 et 19 octobre 1945. ReSPUBLICA s'associe ainsi aux initiatives lancées pour l’occasion par la…

Covid-19 : quand les managers se cognent au réel Par Johann Chapoutot (historien) et Stéphane Velut (médecin et écrivain)

Article initialement publié par AOC le 4 septembre 2020.   Ce qu’on ne sait pas des manageurs est qu’ils n’aiment ni la peinture ni l’Histoire. Du moins n’apprécient-ils pas qu’on y fasse allusion, que ce soit par humour ou par désir de transmettre un savoir – humour et savoir tous…

Billet d’humeur du jour : le « 5e risque »

Le mouvement dans les EHPAD date maintenant d’il y a deux ans et nous sommes toujours en attente de réponses à nos revendications. Le ministre de la Santé vient d’annoncer la création d’une 5e branche pour la prise en charge de la perte d’autonomie. C’est une annonce qui peut être…

Emmanuel Macron invoque « les jours heureux » ? Chiche !

Dans sa quatrième allocution depuis le début de la crise du coronavirus, ce lundi 13 avril, Emmanuel Macron en a appelé au retour des  « jours heureux », en référence à l'intitulé du programme du Conseil National de la Résistance. Une conversion crédible ? [Une chronique intempestive initialement paru dans…

Pour le reconstruire, il faut dès à présent repenser notre système public de santé

Lors de son allocution télévisée du 16 mars 2020, M. Le Président de la République a déclaré que la société française était en guerre contre cette menace invisible, mais tueuse, qu’est le Covid-19, appelant les Françaises et Français à l’unité plutôt qu’à ouvrir des polémiques néfastes à l’efficacité de l’action…

Comment construire le « tous ensemble et en même temps » dans le mouvement social ? Retour sur la lutte contre la contre-réforme des retraites

Il n’est pas de sauveur suprême, Ni Dieu, Ni César, ni Tribun, Producteurs sauvons-nous, nous-mêmes, Décrétons le Salut Commun… Des points positifs Malgré un démarrage du mouvement marqué par la stratégie de la tension du gouvernement  (utilisation disproportionnée des grenades et des gaz lacrymos surpuissants), alors que les violences policières…

La mondialisation malheureuse est contagieuse

NDLR – Cet article a été publié dans une version courte par l’hebdomadaire Marianne.

« Nous sommes en guerre ». Le Président de la République, M. Emmanuel Macron, l’a répété sept fois lors de son allocution solennelle, sinon sépulcrale, du 16 mars 2020. En guerre, certes, mais reste à définir l’ennemi. Nous avons bien compris que l’ennemi désigné par le pouvoir était invisible, viral, comme l’est le terrorisme islamiste. Rien de tel qu’un ennemi invisible, menant une guerre asymétrique, pour faire taire les désaccords, de plus en plus nombreux, et unifier la Nation autour de son Chef, aux accents gaulliens. Certes, on pourra juger que la prestation frisa le ridicule. Ni l’âge, ni l’uniforme, ni le passé résistant ne venaient conforter ce discours martial. Le tragique de l’époque vient de ce décalage entre des rôles définis dans des périodes héroïques d’un côté, leur occupation par des hommes finalement triviaux de l’autre : un héros national ne peut être un homme qui incarne à l’état chimiquement pur le conformisme intellectuel et politique d’un néolibéralisme agonisant. Et, comme si cette dissonance ne suffisait pas, nous apprenions, dans une interview proprement stupéfiante publiée par le quotidien vespéral1, que l’ancienne ministre de la Santé, Mme Agnès Buzyn, avait alerté – ou pas – dès janvier le pouvoir exécutif de la gravité de la pandémie à venir, puis regretté la « mascarade » du premier tour des élections municipales à laquelle elle s’était apparemment volontiers prêtée… Dès lors, l’incrimination de Français « insouciants » servant de justification à des mesures de santé publique coercitives – le confinement – rejoignait le long cortège d’insultes proférées par M. Macron à l’égard des « Gaulois réfractaires ». Emmanuel Todd, dans son dernier livre, a décidément raison : faute d’avoir prise sur l’Histoire, les gouvernants français sont passés « en mode aztèque »2. Ils se vengent de leur impuissance au niveau international en martyrisant leurs concitoyens… (suite…)