Brèves

Le capital coûte toujours plus cher

vendredi 20 octobre 2017

Ça se passe comme ça en Macronie

La flexibilité du travail est pour d’Emmanuel Macron et son gouvernement le sésame de l’emploi. D’où la loi Travail comme il y avait eu la loi El Khomri sous François Hollande. Pour des raisons d’ « équilibre » il est aussi question (pour plus tard) de « sécurité ». Flexibilité et Sécurité, pour parler de ces concepts au public quoi de mieux pour les médias que de faire un topo sur la « flexisécurité » comme cela existe, soit disant à la satisfaction générale, dans les pays nordiques. En fait au Danemark. Et de vanter les mérites de cette facilité donnée aux employeurs de licencier mais aussi, en contrepartie, de la multiplication des chances données aux licenciés de retrouver vite un travail par l’importante formation qui leur est prodiguée. Un point est pourtant rarement abordé par les médias : le coût. Au Danemark pour 6 % de taux de chômage, en 2009, un peu plus de 4 % aujourd’hui, il était dépensé pour la flexisécurité 3,2 % du PIB. Pour 9,5 %, taux de chômage en France il faudrait donc plus de 5 % du PIB. Or la France ne dépense actuellement que 2,4 % !
Flexisécurité : il faudrait donc plus de 50 milliards en plus…. Et encore rien ne permet de dire que c’est la flexisécurité ou une meilleure conjoncture qui a provoqué une chute du taux de chômage. Chut !

 

Bradage d’Alsthom : les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent !

Il était une fois, une multinationale américaine, General Electric (GE), qui s’engage par écrit de créer 1000 emplois net en France si elle peut racheter les activités énergie d’Alstom en 2014. Immédiatement, les « chiens de garde » médiatiques du mouvement réformateur néolibéral chantent les louanges de cette arrivée extraordinaire de l’oncle Sam.
Deux ans plus tard, nous en sommes à 400 postes de moins pour GE France (pour obtenir 14.228 postes fin 2016) sans compter le deuxième plan social de 350 postes à Grenoble prévu pour 2018.
Comme le disait Henri Queuille : « les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent! ».
Mais me direz-vous, on n’a pas beaucoup entendu alors ceux qui s’offusquait de ce bradage ! C’est encore Henri Queuille qui expliquent pourquoi :  « La politique n’est pas l’art de résoudre les problèmes, mais de faire taire ceux qui les posent. ». Mais alors comment expliquer l’immobilisme du gouvernement sur ce dossier alors qu’il vient de brader les activités transport à Siemens. Encore une fois, c’est Henri Queuille qui explique cet immobilisme :  « Il n’est aucun problème assez urgent en politique qu’une absence de décision ne puisse résoudre. »