Humeur

Monsieur Plantu et la Politique

mercredi 11 avril 2012

Avec ce visage lisse et joyeux, ses quarante années au service du « Monde », il a le verbe haut et le dessin habile, l’Officiel et auto-proclamé dessinateur-éditorialiste, j’ai nommé Plantu.
L’ “Homme de gauche qui s’impose de tirer sur tout le monde” est de ces gens-là qui peuvent se vanter d’une telle longévité dans une Entreprise, quand tant d’autres ont été envoyés se faire voir au Pôle Emploi, afin de redessiner leur propre projet de carrière.
Hors de question de critiquer son Art, il le maîtrise avec le soin utile que donne le temps qu’il y passe. Il s’offre même, lors de l’entretien de ce midi, sur France Inter, de se présenter comme mentor d’une nouvelle génération de dessinateurs de presse…
Cet homme, cet artiste a toutes les qualités, il est virulent mais généreux, il est caustique (son récit d’un 1er avril, en rédaction, d’une brutalité incroyaaable !!!) et très urbain : « Quand on me téléphone, je me rends à l’invitation qui m’est faite… ».
Alors, on apprend, sidéré d’une telle information, que Hollande l’aurait appelé, lui reprochant de n’avoir pas modifié sa caricature après que le futur candidat ait perdu vingt kilos.. Ouahhh, çà ravage… Cà saigne dans le Landerneau du tout petit monde qui le fait être.
Mais, reconnaissons-lui, cette qualité : jamais il ne se dérobe.
Quand l’animatrice de l’émission “Les Affranchis”, lui dit que sa diatribe contre Hugo Chavez a choqué nombres d’auditeurs, immédiatement désignés comme “Mélenchonistes”… Il les invitent à se rendre à Caracas !
Magistral ! Incontournable ! Essentiel !
D’évidence le dessinateur-journaliste Plantu a du talent. Force est de constater que , quand il a réuni nombre de dessinateurs du Magheb et de Palestine, des Amériques du Sud,  en lutte contre les censures et répressions dont ils sont toujours victimes, son engagement était lumineux. Mais à trop s’approcher des sun-lights de la scène, on se brûle les ailes.
Au risque de se prétendre enfant de “l’Assiette au beurre”, manquant de modestie, on finit par se nourrir dans “La Gamelle au caviar” !

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