Brèves

Un combat laïque en Maine-et-Loire

mercredi 10 avril 2013

Depuis plus de quarante ans des collectifs laïques se battent pour obtenir une cité scolaire laïque dans le canton de Beaupréau. Le Conseil régional socialiste a décidé d’ouvrir un lycée en 2015. Le Conseil général refuse d’y adjoindre un collège public prétextant que les collèges publics des cantons voisins ne sont pas saturés. En réalité, c’est pour protéger l’enseignement privé installé à Beaupréau (un lycée, un L.P., un collège).

En 2010, le CDEN de Maine et Loire, conformément au code de l’éducation (articles R211-3 et L 211-3), vote un vœu pour que la dépense du collège soit inscrite sur la liste des investissements du Conseil général. Le préfet de Sarkozy refuse de prendre en considération le vœu.
Le 10 novembre 2011, les collectifs laïques adressent un courrier aux candidat(e)s à l’élection présidentielle. Cette lettre explique la situation dans le canton de Beaupréau et informe des actions conduites par les collectifs laïques.
Le 26 janvier, Vincent Peillon, répond au nom de François Hollande. Il approuve les démarches des collectifs et affirme que “l’organisation de l’enseignement public, gratuit et laïque à tous les niveaux est un devoir de l’Etat”.
Fortes de cet engagement, les organisations laïques présentes au CDEN départemental réactualisent le 16 octobre 2012 le vœu de 2010. Ils en avertissent François Peillon alors Ministre.

Aucune réponse aux trois courriers adressés.
En revanche, une lettre du Recteur (informé par le Ministère) rappelant que la construction du collège est de la responsabilité de l’assemblée départementale. Le vœu est donc évacué. Puis, enfin, une lettre du Préfet, qui en reprenant les arguments de son prédécesseur informe qu’il ne donnera pas suite au vœu du CDEN.
Les non réponses du Ministre ainsi que les réponses des représentants de l’Etat, attestent du reniement de l’engagement de François Peillon sur le collège public de Beaupréau.

Les collectifs laïques ont donc décidé de publier une lettre ouverte au Ministre. Le reniement a en effet un sens politique à la veille de l’acte III de la décentralisation. Elle est accompagnée d’un courrier aux rédactions explicitant l’interprétation politique des collectifs du reniement de l’engagement électoral.

Lire la Lettre ouverte au Ministre de l’EN_ Maine et Loire (.pdf)