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Elections professionnelles dans les TPE : la CGT vire en tête

jeudi 27 décembre 2012

Les élections professionnelles dans les très petites entreprises (TPE, moins de 11 salariés) ont donné la première place à la CGT avec 29,54 % des voix, suivie par la CFDT (19,26 %) et FO (15,25 %), sur fond d’une faible participation, 10,4 %, soit près de 500.000 votants.
Puis arrivent l’UNSA, en quatrième position avec 7,35 %, la CFTC (6,53 %) et Solidaires (4,75 %). La CFE-CGC participait au seul collège cadre et y a obtenu 26,9 % des voix.
Quand on considère la globalité des élections professionnelles (l’ensemble des entreprises et des trois fonctions publiques), on peut dégager quelques enseignements pour 2013, année qui devrait voir s’appliquer de nouvelles règles de représentativité et donc une modification de la liste des organisations dites représentatives.
Rappelons que pour être représentatif, il faut, selon la loi de 2008, avoir obtenu 10 % des voix des salariés au niveau de l’entreprise, ou 8 % au niveau de la branche professionnelle ou à celui de la  nation.
Comme le résultat des élections pour les TPE est du même ordre que pour les autres entreprises, et que dans la fonction publique, des syndicats comme la FSU, Solidaires et l’UNSA ont un poids plus important, la CGC et la CFTC pourraient perdre leur représentativité nationale ainsi que dans de nombreuses branches, la CGC ne conservant sa représentativité que chez les cadres. Cependant, l’UNSA, Solidaires et la FSU ne pourront guère obtenir seuls la représentativité nationale.
L’application des nouvelles règles de représentativité risque de priver la France de son titre de championne du monde en nombre d’entités syndicales, malgré une efficacité faible, notamment dans la syndicalisation et l’importance du rapport de forces potentiel. Mais il serait dommageable que de bons éléments syndicaux soient cantonnés, s’ils appartenaient à une organisation syndicale non représentative, dans des tâches syndicales subalternes. L’idéal serait alors le rapprochement de certaines entités syndicales, par alliances ou fusions. Mais l’esprit de chapelle, les pratiques réelles si différentes, l’exacerbation des divergences propre à la France, font que ces rapprochements s’avèrent difficiles. La tentative de fusion CGC-UNSA, par exemple, a fait long feu. Cependant, on peut espérer que sous le poids de la nécessité de faire face à la dure réalité qui attend le pays, les choses vont bouger.

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