Candidat du Peuple, candidat du 11 janvier Lettre ouverte à Jean-Luc Mélenchon

M. Mélenchon, vous avez engagé la bataille de l’élection présidentielle de 2017, exceptionnelle par les possibilités historiques qui s’y présentent. Le système politique s’écroule dans toute l’Europe, par l’effet de souffle de l’effondrement de la social-démocratie. Effondrement mérité : de Tony Blair à François Hollande en passant par Schröder, Gonzalez, Renzi,…

Point d’étape sur la présidentielle de 2017 : Jean-Luc Mélenchon entre en lice

Le 10 février dernier, Jean-Luc Mélenchon propose sa candidature. Depuis, le débat fait rage autour de cette proposition. Nous proposons aujourd’hui, d’abord d’analyser le réel, puis de mieux comprendre les analyses des protagonistes de ce débat, et enfin, à partir des conditions du soutien populaire, de situer la place de la présidentielle dans le combat général pour l’émancipation.

Quel est le réel populaire aujourd’hui ?

60 % des ouvriers et des employés s’abstiennent, ce qui empêche tout rassemblement populaire propulsif. Dans la minorité qui vote, le FN est largement en tête. La gauche de la gauche est bonne dernière. Normal, elle est en en voie de décomposition avancée après avoir perdu en quelques années, une bonne partie des voix qui se sont portées sur le candidat Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle de 2012. Depuis, le fossé s’est creusé entre cette gauche de la gauche et le peuple. D’abord, parce que les discours, les pratiques et la stratégie de la gauche de la gauche sont plus en phase avec les demandes des couches moyennes radicalisées qu’avec celles des intérêts des ouvriers et des employés. Dommage, les ouvriers et les employés représentent objectivement 53 % de la population et les couches moyennes salariés seulement 39 % (24 % pour les couches intermédiaires et 15 % pour les couches moyennes supérieures).

Par ailleurs, la gauche de la gauche s’est largement vautrée dans le sillage d’une politique visant tout au plus à un gauchissement du communautarisme anglo-saxon contre le principe d’organisation sociale de la République sociale qu’est la laïcité. (suite…)

L’ère du peuple, selon Jean-Luc Mélenchon

Le désastre électoral de l’autre gauche aurait pu réveiller ses principaux dirigeants. Mais jusqu’à présent, il n’en a rien été. Jean-Luc Mélenchon est le premier à prétendre tirer les enseignements de cet échec. Il le fait dans un livre, L’ère du peuple (1)Livre paru en octobre 2014 chez Fayard, qui propose un changement de stratégie. Selon nous, l’ouvrage est l’occasion de débattre sans tarder sur le fond. (suite…)

Notes de bas de page

Notes de bas de page
1 Livre paru en octobre 2014 chez Fayard

La VIe République pour quoi faire ?

Jean-Luc Mélenchon a pris l'initiative de centrer son combat pour la VIe République, VIe République qui doit être pour lui le candidat du peuple pour 2017. Sur le plan stratégique, il tente d'utiliser la stratégie de Podemos (« Nous pouvons » en espagnol) : parti politique crée en surplomb avec des statuts…

Le 22 avril 2012, pour nous, c’est Mélenchon !

Devant l’imminence d’un approfondissement de la crise culturelle, économique, sociale et politique, travailler à construire les conditions de la transformation sociale et politique est un impératif catégorique. Pour cela, il est nécessaire de s’engager clairement à chaque phase de cette construction et ainsi faire une différence entre la position principale et les propositions secondaires tout aussi nécessaires dans un deuxième temps. (suite…)

Entretien avec Jean-Luc Mélenchon (5/5)

Voici les 2 derniers extraits de l’entetien exclusif qui a été accordé par Jean-Luc Mélenchon à la rédaction de ReSPUBLICA. Cette semaine il est question de services publics, protection sociale et planification écologique. Vous pouvez voir l’ensemble de l’entretien en cliquant ici : entretien avec Jean-Luc Mélenchon. (suite…)

Paco Ibañez : des propos inacceptables

Il y a quelques jours un article de Rue 89 revient sur les propos de Paco Ibañez qu’il a tenus au cours d’un concert à propos de Jean-Luc Mélenchon sur les langues régionales déclarant : « Ah oui, Mélenchon ! J’ai lu dans un journal qu’il avait dit : “La France, c’est un pays, avec une langue !” S’il a vraiment dit ça, qu’il ne vienne pas me voir ! C’est un fasciste ! » ; Puis : « C’est ni plus ni moins ce que disait Franco, c’est du fascisme ! » (suite…)