ReSPUBLICA

Les brèves de Zohra Ramdane

dimanche 24 mars 2019

Nouvelles de la finance
Si le déficit public de la France est proche des 100 % du PIB, le déficit privé de la France est de l’ordre de 175 % du PIB, soit beaucoup plus qu’avant le dernier krach de 2008. Bien que le ratio de l’endettement mondial soit de 318 % du PIBmondial, les banques centrales américaine et européenne sont dans l’incapacité de relever leur taux directeur (aujourd’hui à 0% pour la BCE) à cause de la baisse de l’activité économique. Pire, elles se préparent à un nouveau refinancement des banques privées à but lucratif pour les actionnaires par des TLTRO (Targeted longer-term refinancing operations) à taux 0. Donc accroître la bulle financière qui n’a jamais été aussi forte. Et s’apprêter à soutenir les banques fragiles dont les banques italiennes.

Les variations de la position sur l’UE de la France insoumise
Au moment de la présidentielle, la position de la FI était claire : « L’union européenne, on la change ou on la quitte ». C’était la position scandée par Jean-Luc Mélenchon lors de la campagne des présidentielles ; le plan A, c’était désobéissance et renégociation, et le plan B si le plan A ne fonctionne pas, la sortie de l’UE et de la zone euro. On pouvait être pour ou contre mais la position était claire, crédible et possible et pour les électeurs et cela a donné 19,6 % au final des suffrages exprimés. Deux ans plus tard, stupeur, Manon Aubry, tête de liste FI aux européennes déclare, se rapprochant des positions critiques mais plus européistes des directions du PC et d’Attac: « On ne veut pas sortir de l’UE, mais on ne veut pas de statu quo non plus » (Le Monde, page 9 du 15 mars 2019) ou encore « «le plan A c’est renégocier…Si ça ne marche pas, le plan B, c’est avancer à plusieurs avec les pays qui le souhaitent et désobéir aux dispositions qui posent problème, comme la règle des 3% de déficit, le travail détaché,etc. ». Or nous montrons dans toutes nos formations du Réseau Education Populaire (Rep) sur l’UE qu’il n’est pas possible de s’affranchir des traités sans un accord unanime de tous les pays de l’UE. D’ailleurs la preuve en fut donnée, d’abord par le gouvernement grec en 2015, puis par le gouvernement italien en 2018: après des rodomontades médiatiques clownesques et sans influence réelle de Salvini et di Maio, le premier ministre Conte a respecté la position de la commission et engagé une politique d’austérité conforme aux désirs du mouvement réformateur néolibéral. En fait, la position médiane de Manon Aubry n’est pas réaliste et crédible et s’apparente à une position impossible, comme l’a été, dans un autre contexte, celle de Tsipras, Varoufakis, Pappas et Dragasakis. Quant à l’affirmation de la puissance économique, rappelons que la Grande-Bretagne a un PIB supérieur à celui de la France…

Devinez pourquoi réapparaissent les maladies médiévales et exotiques ?
La Californie où vivent une proportion importante de sans-abri est particulièrement affectée par le retour de maladies comme le typhus, la tuberculose et l’hépatite A. Tandis que choléra, tuberculose, gale, rougeole et même scorbut sont signalés en France. La transmission liée aux voyages n’explique pas tout, la pauvreté est clairement mise en cause.

Le macronisme à l’assaut de la fonction publique
C’est le titre d’un dossier bien documenté, en particulier sur les propositions du comité Action publique 2022 qui a rendu à la fin du printemps 2018 un rapport si provoquant qu’il n’a pas été rendu public par le gouvernement mais a fuité par les syndicats ! Si depuis 40 ans, les atteintes néo-libérales au service public en général et aux trois fonctions publiques en particulier ont été constantes, portées par la droite, poursuivies par Hollande, le macronisme les prolonge (dévalorisation indiciaire, suppressions d’emplois) mais y ajoute sa patte : verticalisation du pouvoir, copinage, « mise en majesté des dirigeants d’entreprise »… Quant au statut des fonctionnaires, c’est son éclatement qui est visé, avec la fin du point d’indice et la possibilité d’accords dérogatoires : « Logique mortifère : à collectivité, service ou hôpital pauvre, pauvre Fonction publique. Cela fera éclater la péréquation à laquelle pousse le point d’indice unique », poursuit l’auteur. Cliquez sur cet article d’un haut fonctionnaire, c’est sur le site de la Fondation Copernic

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