Humeur

Les dernières décisions de Edouard Philippe et de Macron : bel éclairage de la société qu’il servent

lundi 16 mars 2020

Cette société capitaliste, montre à l’occasion d’une maladie son incapacité à gérer quoi que ce soit y compris tenir une ligne cohérente sur ce qui est sa fonction première et essentielle, la maîtrise du marché.

Elle en est réduite à créer les conditions d’ une pagaille monstre, de la désorganisation la plus totale.

Car qu’en est-il de l’épidémie? Rien de nouveau. Apparition certes d’une forme plus grave de grippe, mais, comme ce fut le cas avec celle de Hong-Kong ou l’asiatique…

La grippe ce sont des centaines de milliers de personnes atteintes chaque année, une dizaine de milliers de décès sans que personne ne s’en aperçoive, mais à force d’annoncer chaque jour de nouveaux cas, et forcément la liste ne peut que s’allonger, on crée l’impression d’un phénomène effroyablement nouveau…

Le résultat, c’est la réaction la plus primaire : la peur, la panique, le chacun pour soi. Le second effet, c’est pour les pouvoirs aux ordres de l’Union européenne de passer sous silence le seul vrai problème, l’impossible accueil des malades dont le nombre peut être évalué au double habituel, du fait de la destruction systématique du système de santé.

Quel aveu pitoyable, de la nécessité d’un système public de santé de la part de Macron, un des plus zélés metteurs en œuvre de la politique d’austérité de l’UE, idem bien sûr pour l’Espagne, l’Italie, etc, subissant la même politique sanitaire que les centrales ouvrières et les professionnels de santé, comme en France, dénoncent depuis longtemps.

Aujourd’hui, le citoyen, disparait, redevient le sujet que l’Union européenne n’a cessé de vouloir imposer, au bénéfice de l’Entreprise, référence obligée de tous les choix sociétaux.

Or la aussi le capitalisme est incapable de maîtriser, ses choix et de tenir une ligne rationnelle.

La solution est dictée par l’Histoire, c’est la nécessaire irruption du peuple dans la scène politique qui peut mettre de la raison et de l’ordre humaniste. Comme il l’a fait en 1936 en Espagne par la prise du pouvoir, les collectivisations, en particulier dans le Levant, l »Aragon et la Catalogne. On ne saurait trop conseillé, un ouvrage certes parmi tant d’autre, mais pionnier dans ce domaine, L’autogestion dans l’Espagne révolutionaire de Franck Mintz (Edition Belibaste) et plus récemment de G. Leval Espagne libertaire (Editions Tops /Trinquier).


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