Politique française

Quand Sarko ment…

vendredi 4 décembre 2009

Deux gros mensonges en peu de temps…

L’argent prêté aux banques au nom des Français (sic) a rapporté plus de 2 milliards d’€ d’intérêts à l’État… Mais la plus value-réalisée, entre la valeur des actions en 2008 et en 2009 et inscrite dans la comptabilité des banques, signifie que le paiement de cet intérêt n’a rien coûté aux banques et que l’État a perdu l’occasion d’un bénéfice qui n’aurait pu être réalisé sans son aide…
Cette perte aussi réelle pour les comptes publics que le gain pour les comptes privés, à moins qu’on nous explique que la virtualité de certains écrits comptables ne jouent que dans un sens, ne saurait être la preuve d’une bonne gestion des finances publiques.
L’État, nous dit-on, emprunte tous les jours sur les marchés financiers mondiaux… y compris à des banques françaises… à des taux supérieurs à ceux qu’il a demandés pour son aide à ces mêmes banques et supérieurs à ceux que les banques centrales consentent à ces mêmes banques en recherche de liquidités…
L’État va placer un emprunt… qui va toucher des commission? Les banques…
Elles paieront un impôt l’an prochain?
Certes, mais sur un montant allégé par toutes les commodités offertes par une fiscalité qui ne taxe le capital qu’après moult déductions, sans compter ce qui aura passé dans les paradis fiscaux et que nul n’ira rechercher…
Le crime d’accaparement est donc avéré… Robespierre, au secours!

Pas plus de vérité sur les collectivités territoriales: l’UMP, cornaquée par l’occupant de l’Élysée, compte mener campagne sur « la folie fiscale des régions ».
Outre qu’il est naturel que les collectivités territoriales disposent des personnels en nombre suffisant pour assurer les missions que le gouvernement lui a déléguées sans transférer les moyens susceptibles d’y faire face dans des conditions satisfaisantes, il est bon de rappeler, comme le fait Laurent Fabius dans La Gazette des communes (30.11.2009) que sur 100 € d’impôts, le gouvernement en prélève 78 et 2 seulement vont aux régions ; que l’augmentation moyenne de l’impôt régional a été de 3 € par habitant et par an dans les 5 années précédentes et que la région qui a procédé à la plus forte augmentation est précisément l’Alsace, gérée par l’UMP!
Au demeurant, la libre administration des collectivités territoriales ne joue que pour les compétences que la loi autorise, y compris par conséquent dans la faculté de moduler telle ou telle taxe pour abonder son budget.
La suppression de la taxe professionnelle pose la question du financement de son remplacement : ce qui est prévu montre un transfert vers les ménages et nul ne croit, et ne peut décemment croire, à un État vertueux qui compenserait durablement le manque à gagner : ni les modes de calcul imaginés par des technocrates bien rodés à ce genre de manipulation, ni la situation d’endettement public (100 fois supérieur à celui cumulé des régions) ne laissent sur ce point le moindre doute.

Les libéraux que le président représente ont la phobie de l’emploi public : ce ne peut pas être pour des raisons de meilleur fonctionnement ou de diminution des coûts.
Et ce n’est assurément pas pour cela qu’il voulait mettre un de ses fils à la tête d’un établissement public appelé à superviser la plus grande opération financière des décennies à venir dans notre pays avec le Grand Paris… Que de marchés…
En termes macro-économiques la nature de la propriété ne joue pas sur la rentabilité, mais elle pèse sur la répartition de la plus-value : le transfert massif de la richesse créée par le travail collectif du travail vers le capital — à moins que ce soit par la spéculation,  mais dans ce cas il faudrait réviser quelques «valeurs» fondamentales, depuis une vingtaine d’années, dans le même temps que le PIB mondial s’accroissait dans des proportions considérables — a non seulement creusé des écarts insupportables entre nations riches ou émergentes et nations pauvres mais à l’intérieur de chaque pays entre les classes sociales en déstabilisant les classes moyennes, là où il en existe, et en précarisant encore davantage les classes pauvres.
Pauvreté et paupérisme sont des mots du XIXème  siècle pour les néo-libéraux et leurs laquais politiques… mais ils sont bien contraints de manier le concept de seuil de pauvreté s’ils ne veulent pas instaurer partout l’état de barbarie et de violence sociale !

Une campagne électorale s’ouvre ? Sarko l’a «nationalisée» ? Tant mieux. Utilisons ce temps comme un temps de lutte, car il faut mettre fin au vampirisme de l’équipe qui pille et pollue la France.

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