Chronique d'Evariste

Triste anniversaire du 10e anniversaire de la mise en circulation de l’euro

vendredi 6 janvier 2012
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De 1957 à nos jours, nous avons vécu une accélération exponentielle de l’histoire. Pierre Mendès France (PMF) stigmatise dès 1957 la contre-révolution antidémocratique incluse dans les traites de Rome instituant un marche commun1 . L’Acte unique européen de 1986 engage le marché unique et le début des politiques néolibérales. Le traite de Maastricht de 1992 accélère les contre-réformes néolibérales (création de la monnaie unique entre économies et systèmes de protection sociale et écologique divergents, indépendance de la Banque centrale européenne, etc.).

1er janvier 2002, mise en circulation de l’euro. Du traité de Nice au traité de Lisbonne, mise en place d’un arsenal néolibéral anti-démocratique, anti-social, anti-écologique, anti-laïque unique au monde. Été 2007, crise immobilière étasunienne entraînant une crise bancaire et financière mondiale. 15 septembre 2008, faillite de Lehman Brothers entraînant le risque d’un effondrement général du système bancaire et financier international. Transmission de la dette privée des banques à la dette publique des États. Démarrage rapide de la crise de la dette publique. Financement de la dette publique par des politiques d’austérité toujours plus fortes de trimestre en trimestre sans toucher aux causes de cette triple crise économique, financière et de la dette publique. Décision de la gouvernance européenne de construire une dictature financière européenne parachevant l’éradication de la démocratie pour les affaires économiques et financières… 1er janvier 2012, dixième anniversaire de la mise en circulation de l’euro.

Combien faudra-t-il de tristes anniversaires avant la seule alternative possible : l’instauration – révolutionnaire — d’une république sociale réellement démocratique, laïque et écologique  !
Combien faudra-t-il de tristes anniversaires pour que les citoyens prennent confiance dans la capacité de la politique à surmonter les supposées « fatalités » économiques et obtiennent de leurs représentants qu’ils soient à la hauteur des enjeux !
Combien faudra-t-il de tristes anniversaires pour que tous les militants comprennent l’importance de l’éducation populaire tournée vers l’action, qu’ils ne pratiquent toujours pas, pour armer idéologiquement les citoyens en vue des changements évoqués ci-dessus ?

  1. Extrait du discours de PMF à l’Assemblée nationale le 18 janvier 1957: “L’abdication d’une démocratie peut prendre deux formes, soit le recours à une dictature interne par la remise de tous les pouvoirs à un homme providentiel, soit la délégation de ces pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle, au nom de la technique, exercera en réalité la puissance politique, car au nom d’une saine économie on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement « une politique », au sens le plus large du mot, nationale et internationale.” []
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