Grèce : un crime se commet sous nos yeux

Nous publions cet article car il montre bien comment la gestion criminelle de la crise de l’euro enclenche le mécanisme de désintégration de la zone. Et il faut répéter ce fait autant de fois que nécessaire. À elle seule, cette idée mérite la publication de l’article dans Respublica.
Cependant, nous ne partageons pas l’autre idée de Jacques Sapir selon laquelle contre ce crime,  » nos gouvernants avaient – et ont toujours – les moyens de l’éviter « . Nous pensons au contraire de Jacques Sapir que la nature même des rapports capitalistes internationaux rend aujourd’hui impossible une sortie raisonnée de la crise. Il faut se faire à l’idée que, comme Keynes l’a expérimenté dans les années 30, notamment, les lois du capital sont plus fortes que la raison. La sortie d’une « grande crise » comme celle que nous vivons est toujours passée par un crime contre les peuples, guerre ou équivalent, jamais par une réorientation du système capitaliste. NDLR (suite…)

Nous vivons une époque formidable où tout devient possible !

Il était une fois les Trente glorieuses où tout était plus simple. Deux camps et quelques dissidences ici et là. Aujourd’hui, tout devient possible. Le meilleur comme le pire. L’inouï comme l’abject. Il y aurait de quoi remplir un livre. Et ces exemples sont pleins d’enseignements pour qui est en mesure de les décrypter. Voilà des sujets de réunions publiques qui rendraient plus sexy les initiatives d’éducation populaire ! Avis aux amateurs ! (suite…)

Les efFRONTé-e-s, nouvelle association féministe et LGBT : « Faire front contre l’austérité et les inégalités hommes/ femmes »

Depuis quelques années, le mouvement féministe a connu un renouveau spectaculaire, de nombreuses associations ont vu le jour. On connaissait OLF, la Barbe, Encore féministes, peut-être moins les Tumultueuses, les Désobéissantes, les Dégommeuses, j’en passe et des meilleures. Après les exotiques et courageuses Femen qui ont spectaculairement fait parler d’elles…

Après le choc démographique et le choc de compétitivité, à quand le prochain choc ordolibéral ?

Le système ordolibéral (variante européenne du néolibéralisme) est en crise profonde. Chaque rustine mise en place (voir les dernières mesures telles l’accord sur les dépassements d’honoraires ou la politique du « choc de compétitivité ») renforce la crise elle-même en précipitant notre pays vers la récession et l’austérité sans fin. Seule l’oligarchie voit ses intérêts défendus par ces politiques anti-sociales et austéritaires. (suite…)

Capitalisme libéral, capitalisme de connivences et lumpen-développement. Quelles réponses immédiates ? Le cas de l’Egypte

A.    Capitalisme « libéral » ou capitalisme de connivences  ? Le capitalisme libéral (ou néolibéral) proposé et imposé comme sans alternatives repose sur sept principes considérés comme valables pour toutes les sociétés de la planète mondialisée. 1.      L’économie doit être gérée par des entreprises privées car elles seules se comportent naturellement comme des acteurs…

Dépassements d’honoraires médicaux : Sarkozy en a rêvé, le gouvernement Hollande-Ayrault-Touraine veut le faire !

La crise de 2007 a marqué la fin de la fuite en avant financière devant l’incapacité du capitalisme développé à créer de la richesse réelle. On arrive maintenant à l’os : seule une baisse drastique des salaires peut encore permettre de continuer. Là où le salaire socialisé est important, comme en France, les coupes commencent dans cette composante, c’est moins directement visible et politiquement plus gérable. Les services publics sont de plus en plus ouvertement la cible des gérants du capital, qu’ils soient de droite ou de gauche. (suite…)

L’Islande et le refus de l’austérité

Face à la crise économique, alors que l’Union européenne a choisi la voie de l’austérité et a décidé de sauver les banques, l’Islande a au contraire procédé à la nationalisation des institutions financières et a rejeté les politiques de restrictions budgétaires. Avec un taux de croissance de 2,7% en 2012, même le Fonds monétaire international (FMI) salue le redressement économique du pays. (suite…)

Honneur aux soixante-dix !

Soixante-dix députés ont osé voter contre le TSCG. Soixante-dix sur cinq cent soixante-huit votants, c’est peu. Soixante-dix contre quatre cent soixante-dix-sept qui ont voté pour, c’est peu. Mais soixante-dix qui, venant de tous les horizons politiques, ont osé se dresser contre les consignes d’état-major, contre l’intense pression médiatique, contre le…

Compétitivité et austérité : problème du faible ou problème du système ? (2e partie)

La première partie discutait l’argumentation d’une France trop chère. Est-ce vraiment le problème ? 2. … Non, simplement celui du système capitaliste Deux types de considérations, d’inspiration néo-keynésienne, permettent de contester l’inéluctabilité d’une austérité salariale généralisée et d’imaginer une gestion alternative des déséquilibres, soit par la coordination des politiques. D’une part,…

Compétitivité et austérité : problème du faible ou problème du système ? (1ère partie)

Quand à la fin des années soixante, la crise du mode de production capitaliste a mis fin aux « trente glorieuses », les dirigeants ont tenté de stopper la montée concomitante de l’inflation et du chômage par des dévaluations à répétition. Ils ont ainsi enclenché une spirale explosive contre laquelle les européens ont lancé l’institution de l’euro comme monnaie unique de l’UE. Ce parachèvement de la construction européenne devait faire converger les économies de la zone en imposant aux « retardataires » des réformes structurelles qui les mettraient à niveau et permettrait de retirer tous les gains de l’harmonie du marché. (suite…)

La grande paresse du capitalisme français

Dans la déferlante de la mondialisation ambiante, alimentée par l‘idéologie dominante et l’Europe libérale administrée depuis Bruxelles, le mot d’ordre est – on ne le sait que trop – l’adaptation tous azimuts : des effectifs des entreprises, des aides de l’Etat, des règles du marché du travail, de la gestion des marchés publics, des marchés tout court et par voie de conséquence, des organisations de production qui les peuplent. (suite…)

Non à l’austérité permanente Refusons le Pacte budgétaire, ouvrons le débat en Europe !

Le président de la République veut faire ratifier au plus vite par le Parlement le Traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) de la zone euro, plus connu sous l’intitulé de « Pacte budgétaire », tel qu’il a été signé par Nicolas Sarkozy le 25 mars dernier. Pourtant, les faibles mesures « de croissance » annoncées le 29 mai dernier ne constituent en rien la « renégociation » promise par le candidat François Hollande d’un traité qui « ajoute l’austérité à l’austérité ». (suite…)

Santé et protection sociale : quoi de nouveau durant l’été ?

Là où le gouvernement Sarkozy-Fillon faisait beaucoup de communication autour de beaucoup de mesures régressives, la stratégie médiatique du gouvernement Hollande-Ayrault est de faire beaucoup de communication pour ne pas dire grand-chose. Pourtant les urgences sont là. Et elles n’attendront pas très longtemps, car les échéances sont là : examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale le 10 octobre notamment. Comme ReSPUBLICA s’intéresse plus aux politiques gouvernementales qu’aux kilomètres de dépêches de Marisol Touraine, notre ministre, nous ne commenterons pas ses nombreuses déclarations qui ne sont que des déclarations d’attente. Sortons de la gangue du bla-bla avec une bonne nouvelle, si elle est maintenue : la réforme de la perte d’autonomie se ferait sans le recours aux  assurances privées souhaité par l’ancien trio infernal Sarkozy-Fillon-Bachelot. (suite…)

Rentrée : la mobilisation contre le TSCG devient l’axe du combat de la gauche de la gauche

François Hollande ayant décidé de faire voter le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) de l’Union économique et monétaire au pas cadencé dès le mois d’octobre, la gauche de gauche s’organise. Le Front de Gauche a déclaré dimanche dernier que c’était l’objectif central de la rentrée. ATTAC a décidé de faire de même. Avec ce traité c’est le traité de Lisbonne puissance 10 car il y aura avec ce traité un cadenaçage complet de la souveraineté populaire. Aucun déficit ne sera permis (maximum 0,5 %). Cela empêchera tout investissement de long terme visant au développement économique social et écologique. Or seuls ces investissements de long terme peuvent nous éviter le chaos & l’austérité et préparer le changement nécessaire de paradigme. (suite…)