Décès de Didar Fawzy Rossano, révolutionnaire et internationaliste des XXème et XXIème siècles

Hélène Cuenat, dans ses Mémoires, la Porte verte (1)éditions Bouchène, Paris, 2001., cite Didar Fawzi Rossano, parmi les six résistantes pour l’indépendance de l’Algérie, qui s’étaient évadées, en février 1961, de la vieille prison pour femmes de la Roquette (aujourd’hui rasée, et située alors entre le cimetière Père-Lachaise et la Mairie du 11e à Paris.
D’après l’auteur de cet ouvrage, le nom de jeune fille de la résistante égyptienne est Diane Rossano, son prénom est Didar, Fawzi c’est celui de son premier mari, colonel parmi les officiers libres égyptiens, avec Nasser, puis diplomate.

Ces militantes y étaient emprisonnées, ainsi que plusieurs autres résistantes algériennes et françaises, parce qu’elles appartenaient soit au Front de libération nationale algérien, comme les deux Algériennes de naissance, Zina Harraïgue et Fatima, soit au réseau Jeanson, comme les trois militantes françaises, condamnées à 10 ans de prison chacune : Micheline Pouteau, Jacqueline Carré et Hélène Cuenat, militant du PCF, soit au Réseau de Henri Curiel (communiste juif égyptien), comme Didar Fawzi Rossano. (NDLR). (suite…)

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1 éditions Bouchène, Paris, 2001.

Trains de nuit : une captivité à l’ombre des Aurès

Boualem Makouf, ancien membre des Combattants de la Libération, la branche armée du Parti communiste algérien, puis des réseaux du Front de libération nationale, suite aux accords en ce sens entre le PCA et le FLN des printemps –été 1956, vient de commettre aux éditions Bouchène, un livre, intitulé, Trains de nuit : une captivité à l’ombre des Aurès, et préfacé par l’historien, Mohammed Harbi.

Il ne s’agit pas à proprement parler d’une autobiographie, mais plutôt d’un témoignage sur les affres, subies pendant la guerre d’indépendance de l’Algérie, par les combattants algériens, dans les geôles coloniales françaises, en particulier dans la tristement célèbre prison de Lambèse, située au cœur des Aurès, dans l’est algérien. L’auteur y a été incarcéré, de 1957 à 1961, avant d’être transféré en même temps que d’autres de ses frères de luttes, vers des prisons en métropole. Auparavant, l’intéressé avait passé une année environ (1956-1957) dans la prison de Barberousse, à Alger, alors autre haut des crimes d’État français en Algérie. (suite…)

Belgique : l’amnistie, c’est l’amnésie de la Shoah

Communiqué de presse du CCOJB et du CCLJ : L’amnistie, c’est l’amnésie Le Comité de Coordination des Organisations Juives de Belgique (CCOJB) et le Centre Communautaire Laïc Juif (CCLJ) condamnent vigoureusement les déclarations inacceptables du ministre de la Justice Stefaan De Clerck sur la nécessité d’ouvrir un débat sur l’amnistie…

Documentaire François Duprat, l’homme qui a réinventé l’extrême droite française

Joseph Beauregard et Nicolas Lebourg ont déterré les racines du Front national. Dans le Web-documentaire, François Duprat, une histoire de l’extrême droite, ils explorent le mythe fondateur de l’extrême droite « moderne », qu’il a théorisé, avec ses déclinaisons actuelles, y compris dans la droite dite « républicaine ». (suite…)

Le discours de Mme Le Pen menace juifs et musulmans

Elle a la gouaille et croit en son avenir, les sondages sont pour elle. Marine Le Pen ne se satisfait pas de l’imprécation hargneuse, de l’allusion méprisante et de la plaisanterie blessante qui étaient la marque de fabrique de son père. Elle sait que ces saillies à moteur antisémite l’ont cantonné dans un rôle de trublion provocateur dont la capacité de nuisance ne recouvrait aucune perspective politique réelle. (suite…)

Quand Habiba Menchari réclamait l’abolition du voile

Serge Moati, journaliste et animateur de télévision, et français d’origine juive tunisienne, relate dans, Villa Jasmin (1)In Serge Moati, Villa Jasmin, roman, édition Fayard, Paris, 2003. Ce roman fut adapté au cinéma, Villa Jasmin, par son compatriote, le réalisateur, Férid Boghedir., son autobiographie romancée, un événement singulier qui eut lieu, au cours d’une conférence organisée, vers 1930, à Tunis, par l’Essor, une association culturelle de gauche, à laquelle son père, socialiste, libre penseur et laïque avait été convié. (suite…)

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1 In Serge Moati, Villa Jasmin, roman, édition Fayard, Paris, 2003. Ce roman fut adapté au cinéma, Villa Jasmin, par son compatriote, le réalisateur, Férid Boghedir.

Réformes : une explication de texte

Réformes des retraites, de la Justice, de l’Ecole, des Universités, de la Santé, des Collectivités territoriales…Cette “réformite“ aigue participe de la stratégie communicationnelle du monde politique contemporain, convaincu qu’il prouve à la fois son utilité et son modernisme en énonçant, à propos de tout et n’importe quoi, sa volonté de réformer la société. Manifestation de puissance volontariste du pouvoir politique, qui camouffle la réalité de son impuissance, dans un monde dominé par le pouvoir économique et financier et des sectes idéologiques de toute nature. Situation d’autant plus paradoxale que ceux qui manifestent le plus énergiquement cette volonté d’agir sur le social sont aussi adeptes de l’idéologie libérale, voire ultralibérale, qui prône le désengagement systématique de l’Etat. (suite…)

Il y a 25 ans : L’Accord de Plazza dévalue le dollar américain et déclenche la réévaluation forcée des monnaies concurrentes

Le 22 septembre 1985 réunis à l’Hôtel de Plazza à New York, les gouvernements des cinq plus grandes économies capitalistes du monde, USA, Japon, Allemagne de l’Ouest, France et Grande Bretagne décidèrent de dévaluer le dollar américain. 10 milliards de dollars furent ainsi dépensés pour un effet spectaculaire. En quinze mois, le dollar effaçait toute sa montée par rapport au Deutsche Mark et retrouvait, fin 1986, son plus bas niveau historique de 1979. (suite…)

Un nouvel élan pour la première obédience maçonnique de France ?

Un événement important vient de se produire au Grand Orient de France : les loges qui le souhaitent pourront désormais initier des femmes. Cette heureuse décision qui marque le refus de segmenter l’humanité ne manquera pas de renforcer la première obédience maçonnique de France. Cela suffira-t-il à lui redonner l’influence qu’elle a perdue depuis les années 70 ? (suite…)

Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République

Bagneux le 12 août 2010

Monsieur le Président ,

C’est avec stupeur et indignation que j’ai pris connaissance du discours que vous avez prononcé le 30 juillet dernier à Grenoble.

Ce jour là, vous avez affirmé que : « La nationalité française puisse être retirée à toute personne d’origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d’un policier, d’un gendarme, ou de toute autre personne dépositaire de l’autorité publique». (suite…)

La Cagoule, le fascisme français qui a voulu assassiner Blum puis renverser le Front populaire (L’Oréal, Schueller, Bettencourt et consorts)

1) Le contexte

La crise économique de 1929 1933 secoue toutes les sociétés européennes. Plutôt que de partager une partie de ses richesses, dans tous les pays le grand patronat finance des organisations fascistes capables d’intimider sinon exterminer les militants syndicalistes et progressistes. La droite, l’Église, l’armée et la police sont traversées par un climat de sympathie vers cette solution autoritaire. (suite…)

« Les blancs, il faut les manger crus », un roman de Jean Estivill

« Les blancs, il faut les manger crus » de Jean Estivill (1)Jean Estivill est Historien. Professeur d’Histoire-géographie et l’auteur de nombreux articles publiés notamment dans le cadre de L’Arac (Association Républicaine des Anciens Combattants).
Aux éditions de L’Harmattan

« Les blancs, il faut les manger crus » : la plaisanterie aux allures de fable de l’Africaine Mama Bontidad a fait son chemin dans l’esprit de ses enfants et a rejoint, par le parcours sinueux de l’Histoire, la cruelle réalité. C’est l’apparition d’une nouvelle forme de Sida menaçant les pays riches qui fait de la bonne Mama Bontidad, une sorte d’oracle et de l’Histoire, une tragique ironie, par les trouvailles d’un professeur de médecine, marié à Adlée, une de ses descendantes. (suite…)

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1 Jean Estivill est Historien. Professeur d’Histoire-géographie et l’auteur de nombreux articles publiés notamment dans le cadre de L’Arac (Association Républicaine des Anciens Combattants).

Oui, Armand Lanlignel, de Riposte laïque, le colonialisme est un crime contre l’humanité

Il y a quelques semaines, le réalisateur algérien Nasreddine Guenifi, réfugié en France depuis la vague terroriste islamiste en Algérie, a présenté à Bobigny son dernier documentaire : « Daniel Timsit, l’Algérien ».

Le titre en soi appelle déjà au débat et interpelle d’emblée l’imaginaire collectif. En effet, le travail du metteur en scène ne s’inscrit pas du tout dans un esprit chauviniste. C’est une remise en cause audacieuse des clichés reçus puisque le film invite à réfléchir sur une Algérie dont l’histoire a été travestie et continue de l’être par des manipulations diverses. (suite…)

« Daniel Timsit, l’Algérien » par Nasredine Guenifi

Fidèle à sa tradition, Magic Cinéma, de Bobigny, vient de projeter en avant-première, le documentaire du réalisateur d’origine algérienne, Nasredine Guenifi, intitulé, Daniel Timsit, l’Algérien, relatif à ce communiste et résistant anticolonialiste, d’origine judéo-berbère, né le 16 janvier 1928, à Alger, et décédé le 1er août 2002 à Paris où…