Opinion : La crise financière va rebondir
La commission « Mesure de la Performance Économique et du Progrès Social », dite commission Stiglitz, vient de rendre son rapport.
Un bref aperçu s’impose sur les conclusions qu’elle rend. (suite…)
S’efforcer de ressusciter l’économie de la planète tout en réagissant au changement climatique soulève une question épineuse : les statistiques sont-elles de bons indicateurs des mesures à prendre ? Dans un monde axé sur la performance, les chiffres ont pris une importance accrue : ce que l’on mesure affecte nos actions. (suite…)
éd. Raison d’Agir, Parid
Pour Frédéric Lordon, cette crise est un démenti aux prétentions cardinales de la doctrine néolibérale : l’autorégulation des marchés et l’allocation optimum des ressources. Il en veut pour preuve les nombreuses crises financières et monétaires qui ont secoué les économies capitalistes, toutes les deux années et demie en moyenne, durant ces deux dernières décennies. (suite…)
Oui, il est possible de le dire : la crise a bon dos ! Elle est le prétexte à tout. Et en cette rentrée, il est même possible de dire qu’elle est opportune tant les décisions et les directions poursuivies par les tenants du néolibéralisme n’ont pas bougé d’un iota !
Cela a mal commencé. Michel Rocard présente son projet de taxe carbone à 32 euros la tonne de CO2, la ministre des Finances dit que c’est deux fois trop, Dominique Voynet dit que ce n’est pas assez et Daniel Cohn-Bendit applaudit très fort ! Honte à eux ! (suite…)
Un seul slogan des médias à l’échelle internationale : « La crise est surmontée, la confiance revient, nous avons agit beaucoup plus vite qu’en 1929, la fin de la crise est proche« . Pourtant, seul l’effondrement bancaire et financier de septembre 2008 est stoppé grâce aux fonds publics et à l’épargne populaire. (suite…)
Alors que la crise mondiale poursuit sa lente, mais irrésistible progression, il est un fait notable : la ligne néolibérale reste et perdure (pas de pause estivale ! ). Et pour cause : tout système hégémonique poursuit sa logique propre et perdure jusqu'au bout de lui-même, au point de se…
« La crise, c’est quand le vieux se meurt et que le jeune hésite à naître« . Antonio Gramsci
En juillet prochain, la crise dite des « subprimes » aura déjà deux ans. Ses conséquences pour les peuples sont dramatiques : 2008 a été une année de « stagflation », c’est-à-dire de stagnation des PIB sur quasiment l’ensemble de la planète, doublée d’une inflation massive des matières premières et des produits agricoles ; 2009 sera une années de dépression marquée par une déflation liée à la crise de la demande qui existe depuis septembre dernier et l’effondrement du système financier mondial. (suite…)
Le groupe "L'Homme parle" met la crise en musique : à écouter sur leur page MySpace.
C’était le 7 mai 2007,
Deux longues années, et le rêve qui a porté Sarkozy au pouvoir est en train de tourner au cauchemar. (suite…)
Les éditions Rue d’Ulm ont publié en 2008 un essai de MM. Yann Algan et Pierre Cahuc, La société de défiance (ou : Comment le modèle social français s’autodétruit).
La lecture de la 4ème de couverture éclaire sur le projet politique dont peuvent être porteurs des universitaires que leurs engagements personnels n’ont pourtant jamais conduits précisément dans le débat politique qu’appellent leurs analyses.
« Depuis plus de vingt ans, des enquêtes menées dans tous les pays développées révèlent qu’ici plus qu’ailleurs, on se méfie de ses concitoyens, des pouvoirs publics et du marché (…). Or la défiance et l’incivisme (…) sont alimentés par le corporatisme et l’étatisme du modèle social français… »
Et voilà pourquoi votre fille est muette et Sarkozy ou Kessler de grands hommes…
Exagéré ? Il n’est pas certain que la crise que nous connaissons amènerait nos deux experts à modérer leur enthousiasme, réel ou feint, pour une société de confiance dont les dirigeants du cac 40, ceux de Wall street ou de la City, voire ceux du G20, ont montré à quelle aune on pouvait l’apprécier. (suite…)
(éd. Syllepse, Paris, 2009)
Nicolas Béniès traite dans son ouvrage, Petit manuel de la crise financière et les autres… , des causes proches et lointaines de la crise financière qui sévit actuellement dans les grands pays capitalistes et de ses conséquences sur l’économie réelle. Selon notre auteur, cette crise est également celle de l’idéologie libérale dans sa croyance aveugle dans le fonctionnement autorégulé des marchés. (suite…)