Bonjour,
Je suis en accord avec votre article sur la scolarisation en France.
Petit résumé rapide de mon expérience :
J’ai assuré un accompagnement scolaire depuis 1978 ou 79 : un peu plus de 20 ans comme salariée, puis plus de 20 ans comme bénévole dans un centre social d’une Zac de 35 000 habitants, j’ai monté un secteur d’accompagnement scolaire, puis d’alphabétisation, puis d’aide aux familles pour le suivi de leurs enfants.
Résultats : sur plus de 900 enfants et ados suivis au moment de ma retraite (montée progressive de l’activité, jusqu’à 175 participants par an, puis baisse de l’effectif à mesure que les petites subventions diminuaient), nombreux sont ces élèves qui ont fait des études supérieures : médecin, chercheur, avocat, enseignant, ingénieur…
D’autres ont au moins un niveau licence.
Et les autres, parfois pris en charge tardivement ou avec désir d’orientation vers un métier manuel, munis d’un CAP ou d’un BEP, n’ont pas besoin d’être délinquants, puisqu’ils ont de la valeur à leurs yeux.
Rares sont ceux qui ont eu affaire avec la justice (quatre à ma connaissance, mais il en a peut-être d’autres parmi ceux perdus de vue) alors que ce n’était pas rare chez leurs aînés. Pour l’instant j’en ai trouvé un au chômage. Les autres ne travaillent pas tous dans le domaine souhaité, mais ils subviennent à leurs besoins et ceux de leur famille.
Que d’économie si l’État savait penser à long terme :
- économie de justice, d’emprisonnement,
- de faits de délinquance,
- de drogue,
- d’insécurité,
- d’indemnité chômage et ses conséquences,
- …
De plus, ils suivent bien leurs enfants et en sont fiers.
J’ai fait part de cela à tous les ministres de l’Éducation nationale se succédant comme aux Premiers ministres. J’ai reçu une seule réponse : nous avons bien reçu votre courrier…
Je suis en train de coucher tout cela sur papier, puis chercherai un éditeur.
Cordialement.
