Les classes populaires ont-elles vraiment perdu la partie ? Sept questions à Robert Castel  Précédé de : « Dix ans de réflexions sur l’action des catégories populaires »

En 2012, le sociologue Gérard Mauger produisait le texte intitulé « Les classes populaires ont-elles vraiment perdu la partie ? » en questionnant les travaux d’un autre sociologue, Robert Castel. Nous reproduisons ce texte ci-dessous car il exprimait d’une façon claire l’état des questionnements d’alors de ceux qui, intellectuels ou militants…

Classes moyennes et vote « privatif »

Selon Luc Rouban, dans une étude sur les enjeux des municipales 2014 (Du vote de classse au vote privatif, CEVIPOF, oct. 2013), « il devient difficile voire impossible de comprendre le vote [des citoyens] en termes collectifs et encore moins en termes de classes sociales », car ce vote « s’organise désormais bien…

Classes moyennes et anesthésie de la conscience prolétarienne

Seconde partie du texte "Classes moyennes et conscience de classe", dont la première partie s'intitule : L’émergence des classes moyennes La question de savoir pourquoi la conscience de classe des dominés n’émerge pas est très complexe, mais si la réponse est bien dans « les conditions de la vie matérielle », celle…

Classes moyennes et conscience de classe

« Ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence, c'est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience. » Marx, Avant-Propos à la Contribution à la critique de l'économie politique (1859) La chronique sur l’enjeu des classes moyennes, qui voulait ouvrir un débat sur la notion de…

Les classes moyennes, enjeu politique mais notion floue

La question des classes moyennes revient sur le devant de la scène. L’article « le menteur et le diseur de mensonges » (Respublica n° 680 et 681) montrait comment entre menteries du candidat sortant et mensonges du prétendant, elles n’avaient guère à espérer de l’issue de la bataille électorale en cours entre deux candidats qui se posaient tous deux en seul défenseur de leurs intérêts mis à mal depuis des années. Car la crise économique du capitalisme, qui dure depuis les années 70, oblige tout gouvernant, qui, par définition, accepte le système, à faire baisser la part des salaires dans la richesse nationale. Ainsi, son dernier avatar, la crise de la dette, contraint les gouvernements français à réduire les déficits publics, et il n’y a que deux possibilités, augmenter les prélèvements obligatoires sur les salaires ou réduire les dépenses.

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