Doubler l’euro par des monnaies nationales, ultime fausse solution des myopes de l’économie

Dans une tribune parue le 15 mars dernier dans Libération, sous le titre « L’euro-drachme, ballon d’oxygène pour la Grèce », Thomas Coutrot, co-président d’Attac, Wojtek Kalinovsky, co-directeur de l’institut Veblen et Bruno Théret, de l’IRISSO de Dauphine, prétendent que la Grèce pourrait soulager la contrainte que fait peser l’euro sur sa situation sociale en émettant en complément de la monnaie légale de la zone euro, une monnaie nationale parallèle, l’euro-drachme.
Ils démarquent là une précédente proposition de Nouvelle Donne, qui était de créer un euro-franc qui circulerait parallèlement à l’euro (1)http://www.nouvelledonne.fr/wp-content/uploads/2014/04/LEuroFrancEn16Points_NouvelleDonne.pdf. Cependant, l’idée d’une telle solution pour la Grèce n’est pas nouvelle : dès l’automne 2012, à l’invitation du consul général allemand à Thessalonique et de la fondation Konrad Adenauer, une délégation de la région de Chiemgau (en Bavière) était allée présenter le fonctionnement de sa monnaie régionale, le Chiemgauer, comme base possible d’une alternative à l’usage de l’euro (2)http://regionetzwerk.blogspot.fr/2012/11/chiemgauer-bald-in-griechenland.html. Il semble cependant que le développement des monnaies régionales en Allemagne rencontre de nombreux obstacles et que le concept soit en perte de vitesse : http://regionetzwerk.blogspot.fr/2014/09/regiogelder-auf-basis-nimmt-ab.html. Il s’agirait simplement ici de passer au niveau national.  (suite…)

Notes de bas de page

Notes de bas de page
1 http://www.nouvelledonne.fr/wp-content/uploads/2014/04/LEuroFrancEn16Points_NouvelleDonne.pdf
2 http://regionetzwerk.blogspot.fr/2012/11/chiemgauer-bald-in-griechenland.html. Il semble cependant que le développement des monnaies régionales en Allemagne rencontre de nombreux obstacles et que le concept soit en perte de vitesse : http://regionetzwerk.blogspot.fr/2014/09/regiogelder-auf-basis-nimmt-ab.html

Sortir du capitalisme par la République sociale

NDLR : ce texte collectif a été porté à la connaissance de ReSpublica avant le Congrès du Parti de gauche, auquel il était soumis. S’il n’y a pas été repris dans sa totalité – et donc n’engage pas le Parti de gauche – nous avons souhaité le diffuser parce qu’il coïncide avec nombre de thèses privilégiées par ce journal.

Le capital a plongé l’humanité dans la plus grave crise financière, économique, sociale et écologique de son histoire, et n’en poursuit pas moins ses prédations sur les peuples du monde entier. Ce mode de production, fondé sur la marchandisation et l’exploitation de la vie humaine et de l’écosystème, n’est pas une fatalité. Cette formation sociale et historique n’est ni tombée du ciel, ni consubstantielle à une prétendue « nature humaine », qui élirait toujours mystérieusement la pire des solutions. Façonné par la main de l’humanité, le capitalisme peut par conséquent être défait par elle. Au-delà des réformes d’urgence face à la crise, développées notamment dans le programme L’humain d’abord et dans le Contre-budget du PG, notre responsabilité en tant que parti est donc d’oeuvrer concrètement à la libération des travailleurs et de l’ensemble des citoyens en défendant des mesures de rupture avec le capitalisme. Pour ce faire, le Parti de Gauche ne connaît qu’une seule médecine : la République sociale.
Ce texte est issu des différents travaux de la Commission économie du Parti de Gauche. Nous le proposons comme contribution à notre congrès.

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