Qui sommes-nous ?

ReSPUBLICA est un journal électronique politique édité par l’association « Les Amis de Respublica ». Il existe depuis 1999, avec près de 900 numéros publiés au début de 2019 ; il est envoyé actuellement à près de 37.000 abonnés.
Il a comme lectorat principal des citoyens éclairés, des adhérents, militants et responsables de l’action culturelle, du mouvement associatif, du syndicalisme de lutte émancipatrice, d’organisations politiques progressistes.

Depuis sa création, ReSPUBLICA s’affirme comme vecteur d’une gauche républicaine « démocratique, laïque, anti-raciste, féministe écologique et sociale ». Nous sommes un journal totalement indépendant, financièrement et idéologiquement, de toute autre organisation associative, mutualiste, syndicale ou politique.
Si ReSPUBLICA a salué la création du Parti de gauche et du Front de gauche, puis de la France insoumise, a soutenu les candidature de Jean-Luc Mélenchon en 2012 et 2017, il ne se prive pas de contredire certaines de leurs analyses en conservant sa totale indépendance.
Une analyse critique de la société et de ses organisations ne saurait être la juxtaposition d’idées dans l’air du temps, se succédant à un rythme d’autant plus rapide que la crise idéologique accompagne les autres crise du monde actuel.
C’est pourquoi nous préconisons la globalisation des combats et la convergence des luttes en évitant les simplifications outrancières, les pensées magiques, les théories complotistes, etc. En rupture avec la pensée dominante actuellement soumise au néolibéralisme, nous attachons une importance particulière à la caractérisation des crises du capitalisme et aux perspectives qu’elles ouvrent dans le temps court et dans le temps long.

Dans le temps court, nous sommes particulièrement attentifs aux atteintes portées au monde du travail et à la solidarité, dans les domaines de l’école, de la protection sociale et des services publics, notamment par l’extension de la gestion privée à but lucratif. Nous traçons la perspective d’une refondation européenne hors du carcan des traités européens et donc hors de l’Union européenne et de l’euro, l’indispensable développement d’une réindustrialisation de la France sous transition énergétique et écologique, la globalisation du combat pour l’égalité hommes-femmes y compris sur le plan social, et le non moins indispensable processus de socialisation progressive des entreprises.
Ajoutons l’intégration républicaine des populations immigrées, en ouvrant au maximum l’accès à la naturalisation. (ni une simple insertion communautariste comme chez les Anglo-Saxons, ni une assimilation qui refuserait les libertés religieuses et culturelles dans la sphère privée).
Et nous veillons à l’application du principe universel de laïcité qui garantit la liberté de conscience et sépare la société civile et les sphères de l’autorité politique et de constitution des libertés (école, services publics et protection sociale), pierre angulaire de toute transformation sociale et politique dans les pays développés.

Dans la perspective du temps long, la crise financière de 2007-2008 n’est plus un simple dysfonctionnement du capitalisme, mais une profonde crise structurelle comparable à celle des années trente, dont on ne sortira pas sans rien changer au fond. Cette crise du capitalisme est aussi une crise de l’impérialisme qui pose des questions géopolitiques auxquelles nous devons répondre : où va l’Europe, où va le monde ? Comment nous situer par rapport à l’Europe, par rapport aux Etats-Unis, par rapport à la confrontation avec la Chine, l’Inde, etc.

A l’exigence de cohérence, nous lions l’objectif d’une effectivité : armer des militants et les doter des outils nécessaires.
Le modèle de l’évolution révolutionnaire pensé par Karl Marx en 1850, développé ensuite par Jean Jaurès et Antonio Gramsci, nous engage à une bataille centrale pour une nouvelle hégémonie culturelle. L’outil indispensable en est une pratique refondée de l’éducation populaire adossée aux luttes sociales et politiques, afin que tout citoyen, tout salarié, devienne auteur et acteur de sa propre vie. Dans cet esprit, ReSPUBLICA adhère au Réseau d’Education Populaire (REP – www.reseaueducationpopulaire.info) et apporte son soutien à l’appel « Combat laïque, combat social, fédérer le peuple » (www.combatlaiquecombatsocial.net).

Dans le cadre d’une vision matérialiste et historique, il ne suffit pas d’affirmer la permanence de la lutte des classes, ni le souci de l’humain, il nous faut en permanence confronter les concepts – et notamment l’analyse des classes sociales – à l’expression spontanée des préoccupations des couches populaires. Car la constitution d’un nouveau bloc historique permettant de fédérer le peuple ne peut s’effectuer qu’avec les couches populaires ouvrières et employées (53% des Fançais). Le fait qu’aucune formation dite de transformation sociale et politique aujourd’hui ne puisse rassembler ces catégories (qui s’abstiennent à 60 %) permet à l’oligarchie capitaliste de se sortir des crises profondes du système et explique l’émergence du mouvement des gilets jaunes hors de toute organisation syndicale et politique.
Au-delà, le bloc historique qu’il est nécessaire de construire doit que la partie des couches moyennes intermédiaires et supérieures qui adhèrent aux principes constitutifs de la République sociale.

Notre seul objectif politique est d’inviter les citoyens et les travailleurs à définir et à construire ensemble au quotidien l’idéal de cette République sociale jamais aboutie encore. Face à la crise de la représentation, la transformation sociale et politique ne pourra venir que d’eux-mêmes. Dans ce cadre, ReSPUBLICA se veut un espace de dialogue et de confrontations d’expériences.