Qui sommes-nous ?

Par qui ?

ReSPUBLICA est un journal électronique politique édité par l’association des “Amis de Respublica”. Il existe depuis 1999 et est envoyé actuellement à près de 45.000 abonnés.

Pour quoi ?

Depuis sa création, ReSPUBLICA s’affirme comme vecteur d’une gauche républicaine « laïque, écologique et sociale « , qu’est-ce à dire ?
Nous ne sommes pas liés à un parti politique ni n’émanons d’un courant ou d’une officine. Si ReSPUBLICA a salué la création du Parti de Gauche et soutient globalement le Front de Gauche, il ne se prive pas de contredire certaines de leurs analyses en conservant sa totale indépendance. Car nous réalisons ce journal en vue d’une analyse critique de la société qui ne soit pas la juxtaposition d’idées dans l’air du temps, se succédant à un rythme d’autant plus rapide que la crise idéologique accompagne la crise économique.
C’est pourquoi nous préconisons la globalisation des luttes en évitant les simplifications outrancières, sans prééminence possible d’un quelconque principe visant à résumer le monde à lui tout seul.
En rupture avec la pensée dominante actuellement soumise au néolibéralisme, nous attachons une importance particulière à la caractérisation des crises du capitalisme et aux perspectives qu’elles ouvrent dans le temps court et dans le temps long.
Dans le temps court, nous sommes particulièrement attentifs aux atteintes portées au monde du travail et à la solidarité, dans les domaines de la protection sociale et du service public. Et nous veillons à l’application du principe universel de laïcité qui garantit la liberté de conscience et sépare la société civile et les sphères de l’autorité politique et de constitution des libertés (école, services publics et protection sociale).

La République sociale que nous appelons de nos voeux devra instituer le corps politique des citoyens comme autonome de l’Etat d’une part, de la société civile de l’autre. Elle devra lier dans les luttes et faire rentrer dans la réalité les principes – pervertis par l’usage qu’en fait le néolibéralisme – de liberté, égalité, fraternité, laïcité, solidarité, démocratie, sureté, universalité, souveraineté populaire et développement écologique et social.

Dans cette perspective, nous sommes partisans d’une intégration républicaine des populations immigrées, en ouvrant au maximum l’accès à la naturalisation . Cette intégration n’est donc ni une simple insertion communautariste comme chez les anglo-saxons, ni une assimilation qui refuserait les libertés religieuses et culturelles dans la sphère privée des citoyens et des étrangers.

Mais le temps court doit s’inscrire dans la perspective du temps long, dans lequel la crise financière de 2007 n’est plus un simple dysfonctionnement du capitalisme, comme beaucoup ont accompagné la mondialisation financière, mais la fin de trois décennies d’élision d’une profonde crise structurelle comparable à celle des années trente, dont on ne sortira pas sans rien changer au fond. Cette crise du capitalisme est aussi une crise de l’impérialisme qui pose des questions géopolitiques auxquelles nous devons répondre : où va l’Europe, où va le monde ? Comment nous situer par rapport à l’Europe, par rapport aux Etats-Unis, par rapport à la confrontation avec la Chine, etc.
A l’exigence de cohérence, nous lions l’objectif d’une effectivité : armer des militants et les doter des outils nécessaires à la pratique d’une éducation populaire renouvelée. A cet effet, ReSPUBLICA adhère au Réseau d’Education Populaire (REP), sans ambition de remplacer les partis ou les syndicats, mais pour répondre à une demande sociale.
Pour procéder à l’analyse concrète des situations concrètes, nous privilégions une vision matérialiste et historique qui se réfère en particulier à Marx, Jaurès et Gramsci. Mais il ne suffit pas d’affirmer la permanence de la lutte des classes, ni le souci de l’humain, il nous faut en permanence confronter les concepts à l’expression spontanée de leurs préoccupations par les classes populaires. Un point crucial à élucider est celui des classes aujourd’hui.
Notre action doit définir sur quelles couches sociales s’appuyer. Peut-on encore parler de classe ouvrière ou de prolétariat quand les classes moyennes sont aussi développées ? Ces classes, couramment définies en termes de catégories socio-professionnelles ou des tranches de revenu, sont principalement constituées de salariés ouvriers ou employés. Mais cela n’en fait pas en soi une classe porteuse d’avenir : quelle unité d’intérêts entre des salariés qui se sont constitué un patrimoine financier ou immobilier de rapport et ceux dont l’épargne minimale ne vise au plus qu’à se loger et à prévoir l’éducation des enfants ou la retraite ?
Notre seul modèle politique est celui que nous invitons les citoyens à définir et à construire ensemble au quotidien, concrétisant en cela l’idéal de République sociale jamais abouti encore. Face à la crise de la représentation, la transformation sociale et politique ne pourra venir que des citoyens eux-mêmes.
D’ailleurs, nous faisons place, à côté des analyses de nos rédacteurs réguliers, à des opinions émanant d’autres organisations du mouvement social, ainsi qu’aux contributions spontanées, afin d’offrir un espace de dialogue et de confrontation d’expériences.