Humeur

Retour sur l’affaire des exilés fiscaux : position morale ou action éthique et politique ?

mardi 19 février 2013

Les affaires récentes des évadés fiscaux célèbres (Johnny Halliday, Gérard Depardieu, Bernard Arnault,etc.) ont fait la une des médias.
En dehors des soutiens des privilégiés du système, on a surtout eu droit à des postions morales sans suite. Le législateur regardait ailleurs. A aucun moment, on n’a vu une proposition éthique et politique pour régler cette affaire citoyenne. A-t-on pris une décision, par exemple, pour faire en sorte que l’on ne puisse plus représenter la France si on est un exilé fiscal ? Non ! Rien de tout cela. On peut toujours représenter la France en tennis ou en football si on est un exilé fiscal.
Est-ce qu’un homme politique ou un grand média a présenté une proposition de loi pour faire en sorte que tout Français où qu’il soit dans le monde doive à l’avenir déclarer ses impôts dans son pays, comme cela existe par exemple aux États-Unis ?  Aux États-Unis, l’assujettissement à l’impôt est lié à la citoyenneté, les expatriés sont imposables aux États-Unis au titre de leurs revenus mondiaux. Et pourquoi pas en France ?
La plupart des hommes politiques et des grands médias se parent de positions morales sur ce qui est bien ou mal. Mais leur action dans la cité n’est aucunement lié à leur discours. Quelle que soit leur position morale, ils décident de ne rien améliorer au niveau de la législation. Pire, ils justifient tous les reculs sociaux qu’ils engagent. Est-ce la « société du spectacle » de Guy Debord ou la preuve de la justesse de la position de Machiavel sur la politique ?

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