Extrême-droite

Sur la conversion « laïque » du Front national

mardi 14 janvier 2014
Par
Université de Valenciennes (IDP)/GSRL (CNRS/EPHE)

La revue UFAL Info a publié récemment un intéressant dossier sur le racisme. Nous reproduisons ci-dessous un des trois articles de celui-ci, qui contient en outre un entretien de Nicolas Lebourg (“La République de Jaurès contre le racisme et l’extrême droite”) et un article d’Alain Policar (“Combattre le racisme : une quête héroïque et infinie”).

Les dernières élections présidentielles françaises ont montré le succès du Front national. Fort de 17,9 % (soit 6,4 millions d’électeurs) et de deux députés, il est devenu un parti important dans la vie politique française, en l’occurrence la troisième force politique du pays. Ce succès découle pour partie de la stratégie de Marine Le Pen. Celle-ci a en effet insisté sur différents points que nous analyserons ici : le populisme ; le refus de l’« islamisation de la France », avec la campagne contre le hallal, qui s’est ponctuellement substitué à la critique de l’immigration et la laïcité, avec une disparition de la référence au christianisme en tant que norme. Nous proposons donc dans ce texte une analyse de ce discours, ainsi qu’une relativisation de la construction faisant du musulman et de l’islam un ennemi, en particulier dans les couches populaires. En effet, si le « choc des civilisations » est un thème porteur chez les militants d’extrême droite, en particulier chez les plus radicaux, il passe au second plan dans les couches populaires, derrière les préoccupations économiques : l’immigré y est avant tout rejeté, selon nous, pour des raisons de concurrence économique, c’est-à-dire au nom de ce que le Front national nomme la « préférence nationale ». Ceci dit, comme nous le verrons, il ne faut pas nier l’existence d’un racisme latent[1].

Le Front national et le peuple

Le Front national conçoit le « peuple français » comme une ethno-nation, d’où est évacuée la référence à une religion normative, mais sans doute ce positionnement est-il aussi lié à la campagne, donc pour partie électoraliste et ponctuel. Le peuple français est conçu comme une réalité culturelle, une communauté de destin, avec une culture particulière qu’il faut défendre. D’ailleurs, Marine Le Pen ne cesse d’insister sur son rôle de défenseuse du peuple contre la mondialisation, les délocalisations et l’« UMPS » qui l’auraient trahi. De fait, le « populisme » est plus un style qu’une idéologie, qui se caractérise par un discours de défense des « petits » contre les « gros », et de dénonciateur démagogique du « capitalisme mondialisé », aux origines et manifestations hétérogènes : certains commentateurs qualifient de « populistes » des partis soit de droite qui se sont radicalisés, soit des partis d’extrême droite qui tentent de se donner une nouvelle image, comme le Front national. Depuis le changement de président, ce parti cherche à se positionner comme le parti du peuple, en s’arrogeant le rôle de porte-parole des classes populaires, qui font aujourd’hui les frais de la crise, et des classes moyennes menacées de déclassement et de paupérisation. Cependant, ce positionnement était déjà présent au milieu des années 1990 : dès 1990 Jean-Marie Le Pen se présentait comme le défenseur/représentant du peuple. Il fut aussi défendu au début des années 1980, en 1982 pour être précis, par Jean-Pierre Stirbois.

Le populisme d’un Jean-Marie Le Pen procède d’une révolte contre le partage des acquis sociaux durement obtenus sur le long terme avec de nouveaux venus – les immigrés –, estimant qu’ils ne les méritent pas. Il s’agit donc d’une manifestation d’un « chauvinisme de l’État-providence », pour reprendre l’expression de Pascal Perrineau. Ce discours « rencontre un grand écho dans les milieux ouvriers déstabilisés par la concurrence des travailleurs étrangers et l’amenuisement des ressources de l’État-providence »[2]. Cette forme de populisme rejette donc la solidarité entre des membres d’une société disparate, éclatée.

Quoi qu’il en soit, le Front national a attiré un électorat particulier. Nous retrouvons dans celui-ci le « monde de la boutique », qui compose son héritage poujadiste, c’est-à-dire ces petits commerçants qui souffrent de la crise et de la concurrence de la grande distribution : 25 % des artisans, commerçants, chefs d’entreprise ont voté pour la présidente du Front national lors des dernières élections présidentielles. Nous trouvons aussi le « monde de l’atelier », c’est-à-dire beaucoup d’ouvriers et d’employés du secteur privé, ainsi que de chômeurs… De fait, le Front national recrute un électorat touché par la précarité, ou qui a peur de la subir, notamment dans les zones en voie de désindustrialisation du Nord et de l’Est de la France. Il recrute enfin, dans le sous-prolétariat du monde rural, composé principalement d’ouvriers souvent chassés des villes ou de la proche périphérie par les prix de l’immobilier, qui subissent de plein fouet une fracture territoriale.

Ce parti a commencé à séduire le monde ouvrier à partir de 1986 (entre 1984 et 1986, la part de vote ouvrier pour le FN est passée de 8 % à 19 %), avant de l’attirer massivement à compter de 1995, donnant naissance à ce que pascal Perrineau a appelé le « gaucho-lepénisme » et Nonna Mayer l’« ouvriéro-lepénisme ». En effet, « ce discours correspond effectivement [aux attentes des classes populaires] selon les sociologues Philippe Guibert et Alain Mercier[3] : quel que soit leur vote (FN, PS, UMP, etc.), les électeurs des classes populaires partageraient deux préoccupations à cette période : le désir d’un retour à un ordre structurant la société, avec des règles et des lois fermement appliquées, et une restriction des flux migratoires »[4]. Selon Nicolas Lebourg et Joseph Beauregard, « Il s’agit de mettre en relation la crise du référent de la lutte des classes, l’adhésion courante dans les milieux populaires aux valeurs hiérarchiques traditionnelles (travail, famille, patrie – selon un triptyque utilisé à l’extrême droite depuis un siècle) et l’ethnicisation des problèmes économiques et sociaux.[5] » En outre, les classes populaires, ne sentant pas leurs revendications sociales prises en compte par les politiques, ont alors investi le champ idéologique identitaire comme une thématique de compensation, voire comme une volonté de réduire l’accès au travail, l’emploi se raréfiant.

Ces deux points ont été cernés tôt et avec acuités par l’extrême droite. Ces thématiques ont été largement encouragées à cette époque par des stratèges d’extrême droite comme Jean-Yves Le Gallou, à l’origine avec Yvan Blot du concept de « préférence nationale », rebaptisé en 2011 en « priorité nationale ». Jean-Yves Le Gallou a joué un rôle théorique, une influence intellectuelle importante, mais discrète à compter des années 1980. Dès le début des années 1970, alors membre à la fois du GRECE, du Club de l’Horloge (dont il est le cofondateur en 1974 avec Yvan Blot) et du Parti républicain, il condamna l’immigration de masse, selon lui destructrice de peuples. La décennie suivante, Le Gallou est l’un des premiers à théoriser cette « préférence nationale »[6]. Dès lors, il va anticiper les positions identitaires et soutenir l’idée d’une immigration zéro, solution selon lui face à l’« invasion » que serait l’immigration.

Cette évolution a donc permis au Front national d’investir le rôle de « porte-parole » des « Français d’en bas », substituant le marqueur identitaire de classe à celui de race : « La conjoncture économique et sociale, caractérisée par un niveau de chômage élevé, une désindustrialisation rapide et une forte dépendance des sociétés privées les plus performantes par rapport aux capitaux étrangers, produit, surtout parmi les classes moyennes et populaires, un mécontentement réel par rapport à la mondialisation libérale et au désengagement de l’État, caractérisé notamment par les coupes dans le service public et les privatisations.[7] » De fait, Marine Le Pen récolte 29 % des votes des ouvriers. Peut-on dire pour autant que les classes populaires ont basculé massivement vers l’extrême droite ? S’il est vrai que le vote frontiste est élevé chez les ouvriers, nous ne pouvons pas dire qu’ils votent tous pour le Front national. En effet, d’un autre côté 27 % d’entre eux ont voté pour le candidat socialiste, François Hollande et 11 % l’ont fait pour le candidat du front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, ce qui fait un total de 38 % pour la gauche prise globalement, et 19 % pour le candidat sortant, Nicolas Sarkozy. Il faut donc relativiser, mais il est indéniable que le vote ouvrier est passé à droite : la droite et l’extrême droite ont attiré tout de même 48 % des votants ouvriers.

L’importance du discours économique

D’un point de vue anthropologique, les milieux analysés développent un discours fortement structuré : ils condamnent la mondialisation, mais cette condamnation se double d’un refus des sociétés ouvertes, c’est-à-dire des démocraties libérales. Il s’agit donc d’une volonté de repli « entre soi », entre « mêmes » et s’articulant avec un rejet de l’« Autre » provoquée par la mondialisation néolibérale. Ce sentiment communautaire/affinitaire, pouvait être contenu, jusqu’au milieu des années 1980, par les partis et syndicats ouvriers et transcendé par un discours politique. Depuis cette époque, ce n’est plus le cas, et le « sens commun » partagé par ces classes populaires en crise d’identité, du fait de l’effacement de ses repères traditionnels, notamment produit par le monde du travail, fait que la qualité de « français » s’est substituée à l’ancienne qualification « d’ouvrier ». De ce fait, certains, au sein de ce parti, prônent un « nationalisme social ».

Pourtant, jusqu’à une date récente, ce parti a brillé par son absence dans toutes les luttes sociales… Le tournant ne s’est fait qu’après, aux alentours de 2010. Son évolution dans ce domaine sera liée à l’évolution sociologique de son électorat qui passera d’une bourgeoisie conservatrice, très « vieille France » à un électorat populaire, favorable à un volontarisme économique. Bien que défendant le système capitaliste, une partie de l’électorat la considère comme plus à gauche que le parti socialiste ou le Front de gauche. Mais surtout, la désindustrialisation de notre pays a permis la mise en place d’un discours de concurrence sociale entre nationaux et étrangers. Celui-ci a été d’autant plus efficace que le phénomène économique s’inscrivait dans une déconstruction globale des sociétés des démocraties de marché.

Cette évolution sur le plan économique a permis le passage d’anciens partisans de partis de gauche aux idées frontistes. Ainsi, dans les régions fortement touchées par la crise et la désindustrialisation, la classe ouvrière a gardé une défiance vis-à-vis du « mondialisme » ou de l’Union européenne et le sentiment que les partis socialiste et communiste les ont abandonnés. Ces constats ont achevé de convaincre nombre d’anciens proches de ces partis que le Front national était désormais leur seul recours, malgré l’évolution récente de ce parti. Il existe en effet chez nombre de Français des peurs qui sont pour une bonne part économiques et sociales.

Le combat contre l’islamisation de la France

Si le Front national a beaucoup insisté sur les réponses économiques et politiques à donner à la mondialisation, il n’en reste pas moins qu’il a aussi intégré, à l’instar des autres partis populistes européens, la thématique identitaire. Celle-ci s’exprime prioritairement par un discours altérophobe à l’égard des populations musulmanes, analysé dès 1993 par l’équipe de Pierre Bourdieu[8] où nombre des témoignages de Français expriment la sensation d’être exilé chez soi. De fait, « le national-populisme concentre ses attaques sur le danger musulman, l’islam étant assimilé à une religion fanatique et expansionnistes. Ce discours présente les flux migratoires en provenance du monde musulman comme une invasion du continent européen par l’Union européenne, partie prenante du projet “mondialiste” de destruction des identités nationales. Généralement, l’islam est perçu comme une menace pour l’identité européenne en raison de son incompatibilité avec les valeurs culturelles et politiques du continent.[9] » Le combat contre l’islam a donc remplacé le rejet des immigrés. Avec Marine Le Pen, nous sommes passés du biologique au culturel : l’immigré est rejeté non plus au nom d’arguments raciaux, mais dorénavant au nom d’arguments civilisationnels (incompatibilité supposée de la culture/civilisation arabo-musulmane à la culture/civilisation européenne/occidentale). Ainsi, elle s’est attaquée aux prières de rue, à ce qu’elle appelle les « mosquées cathédrales » et aux produits halal, expressions selon elle de l’incapacité des arabo-musulmans à s’intégrer. Aux journées d’été de son parti en 2011, la nouvelle présidente frontiste a déclaré que « l’arrivée massive, en un temps très bref, vingt ou trente ans, de femmes et d’hommes ayant pour une très grande majorité une culture très différente de la nôtre rend toute assimilation inopérante, voire impossible ».

Ce discours était déjà présent au sein du Front national, avec les positions défendues par Bruno Mégret. Dès 1989, il lance une revue doctrinale intitulée Identité, considérant que la chute des régimes communistes entérinait un basculement géopolitique. Il affirmait que « l’affrontement politique principal n’est plus celui du socialisme marxiste contre le capitalisme libéral », mais « celui des tenants du cosmopolitisme contre les défenseurs des valeurs identitaires »[10]. Le discours idéologique frontiste se radicalise alors. Bruno Mégret y cloue au pilori la « volonté de déracinement ethnique, volonté de métissage culturel » du « système » qui utiliserait l’immigration pour assurer une « colonisation ». Son discours complète utilement les thèses de Le Gallou et Blot sur la « préférence nationale ». Malgré tout, sa stratégie d’édulcoration/reformulation sera intégrée par plusieurs personnes qui le suivront, mais qui retournèrent plus tard au Front national. Ce sont ces personnes que nous retrouverons dans l’entourage de Marine Le Pen.

Le Front national et la laïcité

Contrairement à plusieurs partis populistes européens, le Front national préfère défendre la laïcité, ou du moins une conception particulière de la laïcité que Jean Baubérot appelle la « laïcité falsifiée »[11], au détriment de la défense du christianisme. Ainsi, Marine Le Pen souhaite inscrire dans la Constitution la non-reconnaissance des communautés. Cela était l’un de ses thèmes de campagne lors des présidentielles de 2012. Cette stratégie lui permet d’échapper en outre à l’accusation de xénophobie. De fait, la présidente du Front national possède beaucoup de traits communs avec les jeunes responsables des partis populistes européens, tels Geert Wilders ou Oskar Freysinger. Comme ces derniers, elle est bien dans son époque ; elle prône l’égalité entre les hommes et les femmes ; elle défend l’avortement bien qu’elle condamne ce qu’elle appelle l’« avortement de confort » ; enfin, elle se montre assez favorable aux homosexuels.

De fait, les nouveaux militants frontistes ont échangé le vieux discours extrémiste de droite par un autre, ouvertement antimusulman. Ces positions correspondent au nouveau discours, soigneusement républicanisé et laïcisé, de la présidente du Front, mais il est évident que cette rhétorique n’est qu’un paravent au rejet de l’islam et des musulmans, même si Marine Le Pen prend soin de toujours distinguer la religion musulmane des dérives fondamentalistes. Toutefois, cette nuance n’est pas comprise par certains militants qui font preuve d’un discours ouvertement islamophobe. Ses propos énoncés dans un entretien paru dans Le Monde du 21 septembre 2012[12] montrent ouvertement que sa laïcité recouvre une xénophobie à peine voilée. Ceux-ci avaient déjà été énoncés en 2010 : « Je réitère qu’un certain nombre de territoires, de plus en plus nombreux, sont soumis à des lois religieuses qui se substituent aux lois de la République. Oui, il y a occupation et il y a occupation illégale. J’entends de plus en plus de témoignages sur le fait que, dans certains quartiers, il ne fait pas bon être femme, ni homosexuel, ni juif, ni même français ou blanc.[13] » Cette référence à l’islam et à sa supposée dangerosité renvoie également à une vieille constante frontiste : l’ennemi intérieur, cinquième colonne d’un « parti de l’étranger ».

Le glissement vers la défense de la laïcité et de la république est aussi une façon de se donner une nouvelle image. D’ailleurs, le Front national mariniste s’est inspiré des partis populistes du nord de l’Europe pour faire glisser son discours de la stigmatisation des immigrés au rejet de l’islam. Cela permet d’édulcorer un discours tout en continuant à rejeter l’Autre, et de lier in fine rejet de l’islam et dénonciation de l’immigration vue comme une contre-colonisation islamique. En outre, comme l’écrivent Nicolas Lebourg et Joseph Beauregard, « Ce qui est dénoncé derrière “l’islamisation” n’a que peu à voir avec l’islam, mais beaucoup avec l’état de nos sociétés atomisées socialement, culturellement, économiquement, où chacun se fait sa vision solitaire du monde en hybridant des normes et idées éparses[14]. »

Conclusion

Le retour de l’État, la critique du libéralisme économique, la référence à la République, référence de plus en plus importante pour le FN à compter de la fin des années 1990[15], la référence à la Résistance, aux hussards noirs de la République, la laïcité, etc. font du Front national, pour une partie de la population, « le plus laïc » des partis, avec une islamophobie assumée, qui plaît à son électorat. Mais surtout, ce parti, à l’instar des autres tendances de l’extrême droite (et aussi à l’instar des autres partis nationaux-populistes européens), ne voit dans l’islam que les extrémistes. Nous sommes donc d’une certaine façon dans une logique de guerre, à laquelle l’opinion publique n’est pas insensible, malheureusement. Face à la mondialisation, ce type d’attitude peut-il s’étendre ? C’est là un débat politique, mais il ne faut pas oublier que le rejet de l’islam est le point commun, le point de ralliement de toutes les formations extrémistes de droite françaises, ayant intégré à la fois le « choc des civilisations » et la quête identitaire.

 


[1] Abel Mestre, « “Sudistes” et “nordistes”, les deux électorats du FN », Le Monde, http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/08/07/face-nord-et-face-sud-les-deux-electorats-du-fn_3458468_823448.html. Consulté le 07 août 2013

[2] Pascal Perrineau, « De quoi le populisme est le nom », in Marie-Claude Esposito, Alain Laquièze & Christine Manigand (dir.), Populismes. L’envers de la démocratie, Paris, Vendémiaire, p. 82.

[3] Philippe Guibert et Alain Mercier, Le Descenseur social. Enquête sur les milieux populaires, Paris, Plon, 2006, p. 106.

[4] Nicolas Lebourg et Joseph Beauregard, Dans l’ombre des Le Pen, Paris, Nouveau Monde Editions, p. 234.

[5] Ibid., p. 213.

[6] Jean-Yves Le Gallou, La Préférence nationale. Réponse à l’immigration, Paris, Albin Michel, 1985.

[7] Jean-Yves Camus, « Le Front national : état des forces en perspective », Les Cahiers du CRIF, n°5, novembre 2004, p. 8.

[8] Pierre Bourdieu (dir.), La Misère du monde, Paris, Seuil, 1993.

[9] Magali Balent, « La rhétorique identitaire », in Marie-Claude Esposito, Alain Laquièze & Christine Manigand (dir.), Populismes. L’envers de la démocratie, op. cit., pp. 89-90.

[10] Bruno Mégret, « Le basculement géopolitique », La Lettre de Jean-Marie Le Pen, 1er décembre 1989.

[11] Jean Baubérot, La Laïcité falsifiée, Paris, La Découverte, 2012.

[12] « Marine Le Pen : “Je mets à la porte tous les intégristes étrangers” », .http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/09/21/marine-le-pen-je-mets-a-la-porte-tous-les-integristes-etrangers_1763542_823448.html. Consulté le 21/09/2012.

[13] AFP, 11 décembre 2010.

[14] Nicolas Lebourg et Joseph Beauregard, Dans l’ombre des Le Pen, op. cit., p. 378.

[15] Lors de la fête « bleu blanc rouge » de 1997, Jean-Marie Le Pen dit vouloir l’avènement une : « République une et indivisible, nationale par nature, sociale par vocation, fraternelle par idéal, populaire par essence ». Cité in Jean-Marie Le Pen, Vous avez ma parole : citations de monsieur Jean-Marie Le Pen, président du Front national, Paris, L’Homme libre, 2000, p. 35.

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