La moraline comme opium du peuple

Chaque jour, le débat politique verse un peu plus dans cette moraline qui n’a que faire de la morale. Chaque jour, des voix s’élèvent pour grossir le concert de l’indignation collective. On s’indigne de l’affaire Clearstream, de l’attribution du prix Nobel, de la hausse du traitement du Président, de la fulgurante ascension de son rejeton, des pratiques sexuelles de Frédéric Mitterrand, de l’attirance de Polanski pour les jeunes filles pubères. A gauche comme à droite, on s’insurge, on pousse des cris d’orfraie, on désigne les coupables et les vertueux. Non seulement ce spectacle renforce l’idée que les hommes politiques sont « tous pourris« , voire « pervers« , mais il tend à faire croire que la politique est une affaire de bons sentiments. (suite…)

L’actu plaide pour la refondation de la stratégie de l’union

Nous n’avons de cesse de le clamer dans ReSPUBLICA: pas de combat des républicains de gauche sans celui pour un nouvel internationalisme ! Pas de combat des républicains de gauche sans vérifier constamment les pertinences de sa ligne, de sa stratégie et de ses formes organisationnelles ! Pas de combat des républicains de gauche sans débat démocratique digne de ce nom (information pour tous des dissensus, débat raisonné et application du suffrage universel) bien trop souvent court-circuité par les directions organisationnelles. (suite…)

Le social-libéralisme entraîne la gauche européenne dans le désastre

Dimanche dernier, la sanction des peuples est tombée : le social-libéralisme, à peine dissimulé sous un néolibéralisme honteux, est désormais en déroute : Allemagne, Portugal, Autriche et élections partielles françaises montrent la voie vers laquelle le social-libéralisme mène la gauche en Europe.
Mais alors, comment envisager la suite ? Les partis socialistes et sociaux-démocrates européens vont-ils développer la méthode Coué en espérant un rebond illusoire, ou vont-ils comprendre qu’il faut changer d’orientation politique et rompre avec la droite néolibérale ? (suite…)

L’écœurant spectacle de la politique

5 septembre 1791: publication de la Déclaration des droits de la femme, largement oubliés par le « machisme révolutionnaire »
20 septembre 1792:
l’armée populaire gagne à Valmy
21 septembre 1792:
la royauté est abolie
22 septembre 1792:
premier acte de la Première République
4 septembre 1870 :
après le désastre politico-militaire de « Napoléon le petit », ancêtre politique de Nicolas Sarkozy, la proclamation de la Troisième République qui allait produire dans le sang et les larmes une nouvelle page de l’émancipation humaine
Septembre 1918:
Les écrits de septembre de Rosa Luxembourg sur la révolution russe: un bijou de lucidité!
16 septembre 1959:
discours sur l’autodétermination du général De Gaulle
11 septembre 1973:
la bourgeoisie compradore chilienne alliée à l’impérialisme étasunien massacre le peuple chilien

J’ai été surprise que personne ne s’en souvienne. A droite et à l’extrême droite, cela n’étonne guère ; mais pourquoi un tel silence à gauche et à l’extrême gauche ? alors que pour moi, fille d’immigrés, née dans une autre culture, ces dates me font vibrer au diapason des autres dates qui symbolisent l’émancipation humaine ! (suite…)

Il est temps pour la gauche de réfléchir à sa stratégie

Le 9 mai 2005 est une première irruption du réel dans le spectacle politicien. Mais cette césure ne suffit pas. Pas plus que la nécessaire critique du social-libéralisme. Il faut étudier les conditions d’émergence d’un bloc majoritaire du peuple pour la transformation sociale. Pour cela, travailler à la convergence politique des couches moyennes, des couches populaires (ouvriers-employés) et des « sans » du lupenprolétariat est une priorité. Regarder le fossé s’accroître entre les couches populaires et les partis de gauche n’est pas très réjouissant. D’où la nécessité du texte ci-dessous pour le débat. (suite…)

Le Grand Orient refuse d’initier les femmes : retour sur l’analyse de la franc-maçonnerie

La franc-maçonnerie existe depuis près de 3 siècles. Elle est née en 1717 à Londres consécutivement à la décision de 4 loges de créer la Grande loge de Londres. Cette décision philosophique et progressive advient dans une ambiance de guerre civile religieuse et de reconstruction de Londres suite à l’incendie qui ravagea la plus grande ville du monde de l’époque à la fin du 17ème siècle.

(suite…)

France : La gauche minoritaire, le non de gauche en progression

Abstention élevée

L’abstention élevée, lors des dernières élections européennes, symbolise le fait que de nombreux citoyens, tant français qu’européens, ne sont pas persuadés que les résultats de cette consultation vont répondre aux nouveaux besoins liés à la crise du capitalisme. Plus de 60% de votants à la première élection des européennes en 1979, près de 60% s’abstiennent aujourd’hui !

Si l’idée européenne peut encore avoir un sens, il faudra bien un jour rompre avec cette Europe de l’argent, de la concurrence, du chômage, du communautarisme et de la privatisation. (suite…)

Le 7 juin, votons pour une Europe sociale et démocratique: votons pour le Front de Gauche !

La situation actuelle est un contexte de crise. Une crise face à laquelle le gouvernement, après les échecs de sa politique exclusivement à destination des puissants, est dans le déni. Une fois de plus, le libéralisme montre son aberration en tant que système de pensée : seul le déni du réel permet aux tenants du libéralisme de regarder le monde. (suite…)

Face à la montée de la contestation, la solution est de s’en prendre aux corps des individus

Jeudi 14 mai, 74 gaziers et électriciens sont placés en garde à vue après s’être rendus au siège de l’Union Nationale des Employeurs des Industries Gazières (UNEMIG) pour demander l’ouverture de négociations salariales. Ils seront relâchés quelques heures plus tard. Cet événement n’est pas anodin, il stigmatise un tournant dans la gestion de la crise et de ses conséquences. Face à la situation sociale qui ne cesse de se dégrader, la tension monte. Dans la lignée de ses maitres à penser (Thatcher, Reagan et les néoconservateurs néolibéraux), le gouvernement de Nicolas Sarkozy tente le déni pur et simple de la crise. « Il n’y a pas de crise sociale » peut-on entendre ! tout juste financière… et un peu économique…. (même si le pays est en récession depuis l’automne dernier).
Manque de chance, l’effet placébo ne suffit pas pour améliorer le quotidien des 3000 nouveaux chômeurs qui pointent chaque jour en plus, et des millions d’employés du libéralisme que l’on presse et l’on serre quotidiennement dans d’un système capitaliste qu’ils n’ont pas choisi et qui fait d’eux ses esclaves, qu’ils soient cadres ou non. Notons que l’Allemagne a tiré ses derniers jours le premier prix du « déni de crise » : à savoir la suspension des dettes jusqu’en 2015 ! Formidable ! Elles n’existent tout simplement plus ! Et la bourse Allemande a salué la nouvelle par une très belle remontée… (suite…)