Ou encore, le référendum voie sans issue…
Le journal « À Gauche » du 3 septembre « spécial traité autoritaire » dévoile les conditions dans lesquelles, l’avant-projet a été transmis (suite…)
Le journal « À Gauche » du 3 septembre « spécial traité autoritaire » dévoile les conditions dans lesquelles, l’avant-projet a été transmis (suite…)
Quand à la fin des années soixante, la crise du mode de production capitaliste a mis fin aux « trente glorieuses », les dirigeants ont tenté de stopper la montée concomitante de l’inflation et du chômage par des dévaluations à répétition. Ils ont ainsi enclenché une spirale explosive contre laquelle les européens ont lancé l’institution de l’euro comme monnaie unique de l’UE. Ce parachèvement de la construction européenne devait faire converger les économies de la zone en imposant aux « retardataires » des réformes structurelles qui les mettraient à niveau et permettrait de retirer tous les gains de l’harmonie du marché. (suite…)
Qui sont ces étranges personnages qui sillonnent nos rues, arborant à dessein une inélégance recherchée et une arrogante agressivité ? Sourcil froncé, barbe hirsute, front marqué du sceau de la dévotion, sûrs d’eux-mêmes comme de la mission qu’ils se sont assignée, ils jugent, menacent, corrigent, s’il le faut, par le bâton, le couteau et l’épée, ceux qui savent encore créer, penser et aimer. (suite…)
Le président de la République veut faire ratifier au plus vite par le Parlement le Traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) de la zone euro, plus connu sous l’intitulé de « Pacte budgétaire », tel qu’il a été signé par Nicolas Sarkozy le 25 mars dernier. Pourtant, les faibles mesures « de croissance » annoncées le 29 mai dernier ne constituent en rien la « renégociation » promise par le candidat François Hollande d’un traité qui « ajoute l’austérité à l’austérité ». (suite…)
Bref historique Dans le sillage de la chute du régime de Mouammar Kadhafi, le Mali a connu des évènements qui ont mis au grand jour une réalité d’État « failli » (failed state). Au nord, les structures de l’État malien se sont effondrées sous la poussée du Mouvement National pour la Libération…
François Hollande ayant décidé de faire voter le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) de l’Union économique et monétaire au pas cadencé dès le mois d’octobre, la gauche de gauche s’organise. Le Front de Gauche a déclaré dimanche dernier que c’était l’objectif central de la rentrée. ATTAC a décidé de faire de même. Avec ce traité c’est le traité de Lisbonne puissance 10 car il y aura avec ce traité un cadenaçage complet de la souveraineté populaire. Aucun déficit ne sera permis (maximum 0,5 %). Cela empêchera tout investissement de long terme visant au développement économique social et écologique. Or seuls ces investissements de long terme peuvent nous éviter le chaos & l’austérité et préparer le changement nécessaire de paradigme. (suite…)
Alors que les femmes tunisiennes se sont engagées avec courage dans la lutte pour la construction d’une société démocratique, elles subissent d’incessantes tentatives de remise en cause de leurs acquis historiques de la part des forces au pouvoir. (suite…)
En l’état du droit communautaire, les services sociaux sont considérés comme des entreprises exerçant une activité économique sur un marché dans lequel, pour ne pas fausser la concurrence, les aides d’État sont interdites, sauf dérogations complexes fondées sur l’intérêt général. La libéralisation de toutes les activités, dont celles des services, se réalise en réalité depuis 1957 par différents instruments juridiques, confortés par l’accord général sur le commerce des services de l’OMC. Cette norme néolibérale pèse sur l’organisation et les pratiques sociales, ouvrant plus encore la porte à leur chalandisation (1)M. Chauvière, Trop de gestion tue le social. Essai sur une discrète chalandisation, La Découverte, Paris, 2010 (1ère éd. 2007) , préparant leur marchandisation. Elle affecte ainsi la signification de l’intérêt général à destination des ayants droit et engloutit le contrat social-démocrate, notamment les valeurs du service public et de la coopération entre partenaires. (suite…)
Notes de bas de page
| ↑1 | M. Chauvière, Trop de gestion tue le social. Essai sur une discrète chalandisation, La Découverte, Paris, 2010 (1ère éd. 2007) |
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Voir la première partie de cette analyse.
L’échec constant des plans de sauvetage issus de la litanie de « sommet de la dernière chance » a fini par faire admettre jusqu’aux européistes les plus libéraux qu’il fallait sortir du cadre institutionnel actuel. Mais faute de bon diagnostic sur la nature de la crise, leurs propositions de changements sont tout aussi illusoires. (suite…)
L’UE est à un moment crucial (un de plus) : la Grèce pourtant exsangue semble prendre la voie de rester en zone euro, ouf ! mais il est déjà question de renflouement pour l’Espagne et l’Italie qui vont de plus en plus mal, ainsi que c’était prévisible. On préparerait des plans de…
Comme nous l’avons dit à plusieurs reprises, l’introduction de l’euro lors du traité de Maastricht en 1992, réalisée volontairement entre des économies divergentes d’une part et trop inégalitaires d’autre part et sans aucun transfert budgétaire pour compenser la croissance des inégalités économiques, était la pire des choses. L’euro dans ces conditions a été un terrain de jeu pour la finance internationale, pour l’enrichissement de la bourgeoisie internationale au détriment des peuples, c’est-à-dire des couches populaires et des couches moyennes intermédiaires, appelées à chaque accentuation de la crise à éponger les dégâts causés par la bourgeoisie internationale dans la spéculation la plus débridée possible. (suite…)
En ce jour anniversaire, rappelons l'engagement pris suite à l'adoption de la loi Debré du 31 décembre 1959, par plus de 10 millions de pétitionnaires, plus de 400.000 manifestants : « Nous faisons le serment solennel - de manifester en toutes circonstances et en tous lieux notre irréductible opposition à cette loi…
Le taux de chômage dans la zone euro a atteint en avril le niveau record de 11 % de la population active.17,40 millions de personnes étaient au chômage en avril soit 110.000 de plus que le mois précédent. Et, la réalité est bien pire que ne l'indique ce chiffre. Tout simplement…
NDLR - Cela fait quelques années que votre journal ReSPUBLICA met en avant comme l'une des caractéristiques de la phase actuelle du capitalisme - que certains appellent turbocapitalisme - l'alliance entre les forces néolibérales d'une part et les communautarismes et intégrismes religieux d'autre part. Cela fait des années que votre…
Les ordolibéraux, qui ont pour l'instant tous les pouvoirs dans l'Union européenne et dans les Etats nationaux, organisent actuellement la fuite en avant vers l'abîme, lutte de classe oblige car quand on est au pouvoir, avec des intérêts, on change plus facilement de couleur de costume ou de tailleur que…
La rédaction de Respublica a décidé de passer cet article, car il défend une idée qui nous est chère à savoir que le développement économique d’un pays développé ne peut se construire sur longue période qu’avec un développement industriel primordial. Nous regrettons néanmoins la non-prise en compte dans l’article de la différenciation entre croissance et développement qui empêche de penser la liaison entre le développement industriel et le nécessaire développement écologique et social. Nous reviendrons sur ce point ultérieurement.
NLDR (suite…)
Après la percée de Syriza, la coalition de la gauche radicale, aux dernières élections législatives grecques (voir notre analyse sur les résultats des élections en Grèce), nous voilà repartis comme prévu pour de nouvelles élections en juin 2012. Nous avons montré dans cet autre article que la gauche de gauche (celle qui est en rupture avec les politiques néolibérales, c’est-à-dire Syriza et KKE) pouvait déjà « empocher » le bonus de 50 députés donné à celui arrivé en tête de la consultation, à la place de la droite néolibérale (ND, Nouvelle démocratie), soit un écart de 100 députés entre les deux lignes contradictoires au profit de la gauche de gauche. Mais le KKE (parti communiste néo-stalinien), qui ne veut s’allier avec personne, a permis que ce bonus aille à la droite néolibérale. Il reste donc au peuple grec à donner à Syriza les 3 % supplémentaires lui permettant d’« empocher » seule le bonus du premier parti. Ce n’est pas insurmontable. (suite…)
Les élections législatives grecques ont donné les résultats suivants : Extrême droite néonazie - Aube dorée - 7 % - 21 sièges Droite néolibérale - Nouvelle démocratie - 18,9 % - 108 sièges Droite anti-austérité - Grecs indépendants - 10,6 % - 33 sièges Gauche néolibérale - PASOK - 13,2 % - 41 sièges Gauche démocratique (scission de droite de Syrisa) - 6,1 % - 19…
Dans ce monde en profond changement, les certitudes anciennes sont ébranlées. Dans cette période de crise, l'avenir est incertain. Et pourtant, le désir de changement est profond. Car il ne suffit pas de vouloir pour pouvoir. Encore faut-il que les aspirations populaires rencontrent les conditions culturelles, sociales et politiques du…