Hollande ne fait que continuer les politiques néolibérales de ses prédécesseurs depuis 40 ans

Quelle galéjade d’entendre ou de lire ici et là que la conférence de presse du président de la République a marqué un tournant majeur ! On nous refait le coup à chaque élection d’un nouveau président : le tournant Barre en 76, le tournant Mauroy en 82-83, le tournant Juppé en 1996, etc. Mais en réalité, chacun, après s’être fait élire sur un programme « en rupture » avec l’action du précédent pour revendiquer l’alternance et avoir joué l’alternative le temps de gratifier son électorat, revient aux choses sérieuses, dans la continuité du plan multi-décennal de restructuration néolibérale du capitalisme. Les candidats sont tenus de proposer des programmes alternatifs pour capter les voix nécessaires à l’élection, et l’heureux élu va tenter d’appliquer le sien, mais, s’il n’est pas adapté aux réalités, il va vite devoir revenir à ce que permet la situation du pays. En période de croissance, il ne s’agit que d’accompagner le mouvement, on peut feindre de l’organiser ; mais en situation de crise, les lois du capitalisme définissent le fond de la politique économique, toujours le même : restaurer le taux de profit par la baisse du coût salarial, via la casse des services publics et de la protection sociale.
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Le lobby catholique à la manœuvre

« Vous avez beau ne pas vous occuper de politique, la politique s'occupe de vous tout de même ». Charles de Montalembert (1810-1870, représentant du catholicisme dit alors libéral) On se rappelle qu'en 2013 des organisations qui interviennent dans des champs différents se sont coordonnées pour combattre la loi Taubira sur le…

Nos lecteurs réagissent et analysent

1/ Point de vue sur le rapport sur l'intégration Ce rapport n’est pas au fond d’un tiroir de Jean-Marc Ayrault: il est sur le site de Matignon, c’est loin d’être le cas de tous les rapports qu’il reçoit. Quand un gouvernement commande un rapport, ce n’est pas au hasard, c’est…

Prostitution : après le vote de la loi, ne pas baisser la garde

Après des réflexions préalables à la discussion de la loi publiées  dans ReSspublica - non sans réserves d'une partie de la Rédaction - relatives à la pénalisation des clients,  le législateur a tranché et nous souhaitions mentionner sous forme de courtes citations l'article de Esther Jeffreys et Huarya Llanque (Attac)…

Continuez à nous soutenir pour 2014 !

Chers amis lectrices et lecteurs, En cette fin d'année où votre journal s'honore d'avoir sorti 31 numéros depuis le début janvier et sensiblement élargi son audience, nous vous signalons deux nouveautés : d'abord l'introduction d'une "charte rédactionnelle" (voir Qui sommes nous ?) qui donne plus de lisibilité à la ligne…

Rétrospective et exposition Pasolini à la Cinémathèque

 En collaboration avec l'association 0 de Conduite La Cinémathèque Française rend hommage à Pier Paolo Pasolini, trente-huit ans après son assassinat sur la plage d’Ostie, près de Rome, assassinat crapuleux selon la version officielle de l’époque. Pasolini aurait été tué par un des jeunes hommes du sous-prolétariat qui l’attiraient. Mais…

Municipales 2014

Bonjour, Je viens de prendre connaissance de votre article sur les municipales. Je lui trouve dans son approche politique, malgré une référence au secteur suburbain et rural, une vision très urbaine; Vous le savez certainement, mais 86,4 % des communes ont moins de 2 000 habitants. L'immense majorité des élus municipaux et…

6e rencontres « Actualité de la pensée de Marx et nouvelles pensées critiques »

Sous le titre « Demain le monde !? Horizons de civilisation », elles ont lieu les 4, 5, 6 et 7 décembre 2013 à l’Université Montesquieu (Bordeaux 4), Amphithéâtre « Manon Cormier », organisées par Espaces Marx Aquitaine (contact Espaces.MarxBx@Gmail.com – Tél : 05.56.85.50.96 – 07.85.61.25.04) On y note la contribution de notre ami Michel ZERBATO, "Pour…

Sens et non-sens des mobilisations protestataires en 2013 dans la perspective de la transformation sociale

Nous sommes dans une nouvelle phase des mobilisations contre les conséquences du néolibéralisme. Contrairement à la dernière déclaration de Jean-Luc Mélenchon, nous ne sommes pas en 1788 mais bien dans les années 30, avec une incapacité de l’oligarchie de résoudre la crise du capitalisme et la montée forte de l’extrême droite. Nous avons les mêmes contradictions au sein de la gauche qui n’ont été surmontées dans les années 30 que dans une courte période de quelques mois à partir de juin 1936. Ensuite, c’est bien la guerre 39-45 qui sauve le capitalisme en généralisant les normes de production américaines et de nouveaux modes de management générant des gains de productivité importants qui, associés à la forte destruction de capital, permettent les taux de profit élevés des Trente Glorieuses.

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Une saison au Congo, d’Aimé Césaire, mise en scène de Christian Schiaretti

 En collaboration avec l’association 0 de Conduite

C’est une pièce sur l’indépendance du Congo Belge (Kinshasa), actuelle République Démocratique du Congo, et l’assassinat de son vibrant Premier Ministre, Patrice Lumumba, six mois après sa nomination, en 61.
C’est un oratorio où domine la puissance du verbe et la dimension poétique d’Aimé Césaire, sur un plateau où plus de trente-cinq comédiens et musiciens – dont un groupe émanant du collectif burkinabé Béneeré et une quinzaine de figurants venant de l’agglomération lyonnaise -, développent un jeu d’une impressionnante intensité. (suite…)

Ne laissez pas le champ libre aux associations catholiques, soutenez les laïques !

ReSPUBLICA a décidé de relayer cet appel à adhérer à l’Ufal, car il faut que les républicains de gauche aient conscience que le combat laïque se joue aussi sur le terrain de la famille. La récente mobilisation de l’ensemble des réseaux catholiques contre l’ouverture du mariage aux couples homosexuels est venue le rappeler avec force : laisser le champ libre aux associations catholiques dans l’institution familiale (Unaf) est une erreur qui permet à ses mouvements réactionnaires de trouver un écho et des financements auprès des pouvoirs publics sans commune mesure avec leur poids idéologique réel dans la société.
La rédaction.
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Faut-il dissoudre le peuple ?

A écouter les commentateurs médiatiques aux ordres, et même certains militants politiques et syndicaux, sur l’élection de Brignoles ou sur la révolte des « bonnets rouges » en Bretagne, ne faudrait-il pas en effet se poser la question de Bertolt Brecht : « Ne serait-il pas plus simple de dissoudre le peuple » ?
Que se passe-t-il à l’élection de Brignoles ? Une partie significative des couches populaires habituées au vote à gauche choisit l’abstention. Elle en a assez de l’alternance sans alternative entre les néolibéraux de droite et de gauche alors que sa situation se dégrade. La droite ne mobilise pas. Le front pseudo-républicain de deuxième tour entre les néolibéraux de droite et de gauche ne fonctionne plus. Il n’y a pas de gauche de gauche sur place. L’extrême droite du FN, en embuscade, ramasse la mise.
Que se passe-t-il chez les « bonnets rouges » bretons ? Le refus de l’écotaxe n’a été que la « goutte d’eau qui a fait déborder le vase ». Rien de plus. Nous avons dit dans notre dernière chronique d’Evariste tout le mal que nous pensons de cette écotaxe, qui n’est qu’une façon que de mettre du péage sur des routes gratuites, car le raisonnement capitaliste de la taxe qui fait changer les comportements n’est plus de mise. Cela n’est défendu que par les capitalistes verts.
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Vers un nouveau krach

Dormez, braves gens, l'oligarchie s'occupe de tout ! Elle s'occupe même de promouvoir l'idée que son but serait le retour de la croissance et de la prospérité. Un mensonge de plus. En réalité, son seul but est de se reproduire, et à cette fin elle doit faire se reproduire le…

1675-2013 : les « bonnets rouges » de Bretagne sont de retour

Comme en septembre 1675, une « goutte d’eau a fait déborder le vase », c’était hier des taxes pour financer la guerre contre la Hollande [sic !], c’est aujourd’hui l’écotaxe, destinée à financer l’infrastructure financière. Comme en septembre 1675, la révolte bretonne est sans doute annonciatrice d’une révolution en gestation. Car une « analyse concrète de la situation concrète » montre que le mal est plus profond. Fermeture d’une myriade de PME avec des licenciements à la clé dans des bassins d’emplois mono-activité, crise de la filière agro-alimentaire avec effet d’entraînement en amont sur l’agriculture elle-même, pauvreté, misère et déclassement sont à l’œuvre en Bretagne. (suite…)