Pascal Genneret ou l’invariant champenois

mercredi 14 avril 2021
Par
Militant syndical

Quand nous avons démarré (avril 2020) une rubrique appelée « Chansons déconfinées », nous avons mis en lien la parodie d’une chanson d’Hervé Christiani. « Il est libre Max » est devenu « Fous ton masque, Max ! ». Rappelez vous le début de l’état d’urgence, lorsqu’il n’y avait pas de masques (certains membres du gouvernement Macron nous expliquaient même qu’il n’y en avait pas besoin).

« Les soignants ont vite vu l’début d’la fin du stock

Quand aux caissières, aux livreurs, pas grave, on s’en moque. »

La bonne surprise est que Pascal Genneret nous a alors contactés, et que depuis il nous propose d’autres parodies que nous mettons en lien dans les colonnes de ReSPUBLICA.

Ses chansons, qui sont à chaque fois une bouffée d’humour, sont clairement du côté du peuple travailleur contre le gouvernement des DRH et de leurs commanditaires/actionnaires… C’est souvent beaucoup plus « parlant » qu’un tract, qu’un long texte et cela se diffuse facilement sur les «réseaux sociaux ».

Le gouvernement se montrant plus apte à restreindre les libertés qu’à combattre efficacement la COVID-19 empêche les spectacles vivants d’aller à la rencontre du public. Donc Pascal Genneret, à l’instar d’ autres artistes, ronge son frein mais monte volontiers au créneau, avec notamment sa playlist « pandémie-parodies ». Celle-ci a donc tout juste un an et le titre qui résume le mieux la crise sanitaire est sans doute « Et j’en oublie de vivre » (merci Johnny!) car il en énumère les dégâts « psy-collatéraux » !

Présentons le brièvement :

Ancien instit jusque là connu pour ses compositions à destination du jeune public (ce qu’il continue toujours), il a élargi sa palette vers les adultes il y a environ 5 ans, avec des parodies qui allument les gouvernants tout en entretenant les braises de la contestation.

Photo de Pascal Seher

Avec humeur, humour et dérision, il malmène la présidence de Macron (« Les bêtises »), la réforme de l’assurance chômage (« Balance ton poil »), les casseroles judiciaires de Sarkozy ou des Balkany, les curés pédophiles, il défend les premiers de corvée, rappelle l’épopée des Gilets Jaunes (« Et tu tapes, tapes, tapes »), évoque les violences policières (« Étrangler encore »), la biodiversité (« Les Macron sauvent la planète »), etc.

« La dernière est un tacle pour la ministre de la culture qui, à mon avis, aurait certainement dû rester faire le pitre à la télé. » A découvrir!

Pour nous faire sourire et réfléchir, il empreinte donc des airs de Brel, Angèle, Goldman, La Compagnie Créole (qui devient La Compagnie crédule), etc.

A propos de son inspiration, il déclare que son maître inconnu est « le poilu qui a écrit la parodie tellement parfaite qu’elle a fini par faire oublier la bluette d’origine en devenant la superbe CHANSON DE CRAONNE ».

Il crée aussi ses propres compositions, comme « Quand tu danses » , qui avec l’arrivée du printemps, témoigne à la fois de l’exaspération montante face aux « mesures difficiles » que nous subissons en cascades et de l’espoir de jours meilleurs à venir.

Cet auteur, compositeur, interprète gagne a être connu, sans attendre la reprise de ses concerts, vous pouvez le retrouver sur :

sa chaîne YouTube : https://www.youtube.com/channel/UCwMXoAyF3U79l3fNsyvU3ig

sa playlist : https://www.youtube.com/playlist?list=PL9QlAuGKf1e86MeXo84PFyUHWwfvYsj-7

 

Par
Militant syndical

Voir tous les articles de

Rubriques liées :