Pandora Papers : la dénonciation bienvenue d’un scandale financier

La publication par l’ICIJ, suite à des enquêtes s’appuyant sur une fuite de grande ampleur de documents de quatorze cabinets spécialisés dans les paradis fiscaux, épingle 300 responsables publics, 35 chefs d’État et 130 milliardaires. Les Pandora Papers ont dénoncé le Royaume-Uni comme « principal acteur » de l’évasion fiscale mondiale.

Vers un nouveau krach bancaire et financier ?

Du 17 au 19 septembre dernier, la Réserve fédérale des Etats-Unis a injecté plus de 200 milliards de dollars dans les banques qui manquaient de liquidités (credit crunch) et ne pouvaient s’en procurer ni sur le marché interbancaire ni auprès des sociétés financières sans licence bancaire (Money Market Funds). C’est…

Fin de l’euphorie boursière ?

La Bourse de Paris a quasiment effacé les gains boursiers obtenus depuis le début de l’année ! Cette diminution est partie de Wall Street, suivi par les banques asiatiques, puis par les banques européennes. L’indice étasunien SP 500 a baissé de 3,85 % en une semaine (- 2,85 % sur la seule journée…

Les « Social impact bonds », cheval de Troie du libéralisme Ou la marchandisation de l'action sociale

Article paru dans le quotidien Le Progrès social Les Social impact bonds (SIB) débarquent en France. Ce dispositif très libéral, né au Royaume-Uni en 2010, et qui a déjà essaimé dans les pays anglo-saxons, consiste à faire financer par une entreprise privée, des actions sociales relevant normalement de financements publics.…

Fonds de pension et démographie

Les partisans des fonds de pension répètent que la « Répartition » dépend de la démographie en oubliant que la « retraite par capitalisation » en dépend tout autant. Sans citer à ce propos toutes les bourdes de Mme Parisot ou de M. Gattaz, du Medef, sur le sujet, celle…

Loi bancaire : les contribuables ne doivent pas payer pour la finance

Nous, économistes, pensons que le projet de loi de séparation bancaire présenté à l’Assemblée nationale ne fait pas ce qu’il prétend et ne protègera pas plus qu’avant les dépôts des ménages français. En réalité, il laisse libre cours aux activités spéculatives des banques et sauvegarde leur pouvoir. L’objectif affiché du…

Le lobby bancaire fait la loi face aux régulateurs : révision à la baisse de Bâle III

Le comité de Bâle, régulateur mondial des banques, avait décidé en 2010 de règles prudentielles dites Bâle III, pour renforcer la résistance des banques en cas de nouveau krach. Il vient d’assouplir lesdites mesures.
Comme vous le savez, quand les banques prêtent de l’argent, elles n’ont pas cet argent, elles le créent, par inscription en compte. Pour sécuriser la création monétaire, elles doivent donc répondre à des règles concernant les ratios de leur bilan, notamment le ratio de fonds propres qu’elles doivent garder en réserve par rapport aux prêts consentis.
Dans le projet Bâle III de 2010, les actifs « très liquides » retenus pour le calcul du ratio étaient essentiellement composés des obligations gouvernementales et des fonds déposés auprès des banques centrales. Aujourd’hui, les régulateurs du comité de Bâle ont élargi la prise en compte des fonds pertinents à certaines actions, aux obligations d’entreprises notées au-delà de BBB- et à des titres adossés à des crédits hypothécaires résidentiels très bien notés. (suite…)