Chronique d'Evariste

Quand le sage montre la lune…

mardi 29 mai 2012
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QUAND LE SAGE MONTRE LA LUNE, LE SOUMIS VOLONTAIRE REGARDE LE DOIGT.
UNE SEULE SOLUTION, LA RÉVOLUTION RÉPUBLICAINE !

Qu’est-ce qui est important pour les nouveaux chiens de garde officiants dans les médias : que Barack Obama et François Hollande puissent se faire des blagues d’un drôle : « Alors, tu n’as plus de cravate » ! Ça, c’est de l’information à la mode néolibérale.

Pourtant la « fête » est finie.Mais le soumis volontaire qui passe son temps à se poser la question de savoir si c’est normal ou pas normal que François Hollande ait choisi pour Matignon Jean-Marc Ayrault plutôt que Martine Aubry — ce dont tous les citoyens éclairés se f… éperdument — continue à regarder le doigt.
Pourtant la « fête » est finie. Et, oui, la présidentielle Française s’est passée dans un moment de fête : la crise qui vient dans la zone euro n’a que très peu été présente dans la campagne. Merci à la Banque centrale européenne (BCE) d’avoir prêté le 31 décembre 2011 et le 1er mars 2012, un total de plus de 1000 milliards d’euros aux banques privées à but lucratif pour les actionnaires pour éviter de gâcher la fête de la présidentielle ! Mais, comme l’a dit le président de la BCE, on ne peut concevoir la continuation de ces prêts. Et puis Christine Lagarde pour le FMI et le directeur de la Bundesbank ont fait des déclarations de fermeté néolibérale.
Pourtant la « fête » est finie. Après l’Équateur, le Venezuela, la Bolivie, l’Argentine, l’Islande, c’est au tour du peuple grec de se préparer à entrer en scène. Car tant que les serviles volontaires, magnifiés par les nouveaux chiens de garde médiatiques, acceptent de pleurer sur le sort des spéculateurs et de leurs associés néolibéraux de droite ou de gauche et de se comporter en « bobos » donnant des conseils ici et là, à tel ou tel peuple, le « jeu » peut continuer : les plus riches continuent à s’enrichir et c’est les pauvres qui épongent les dettes de la bourgeoisie grassouillette pendant que les « bobos » commentent contre la raison du peuple. Ah ! Jusqu’au jour, où le peuple dit « stop ! »
Pourtant la « fête » est finie. La BCE a annoncé la suspension des prêts aux banques privées à but lucratif pour les actionnaires, les négociations de la Grèce avec le Fonds monétaire international (FMI) sont rompues.
Pourtant la « fête » est finie. Les taux à dix ans explosent pour le Portugal, l’Italie et l’Espagne et ce qui n’est pas le moindre, l’écart entre les taux à dix ans et les taux courts diminue fortement ce qui annonce l’approfondissement de la triple crise économique, financière et de la dette publique. Même le « spread » (écart des taux) entre l’Allemagne et la France augmente. Voici l’état des taux :

On pourrait rajouter que le succès de la vente allemande de 4,55 milliards d’obligations d’État à 0 % montre que la bourgeoisie a de moins en moins confiance dans l’avenir.

Pourtant la « fête » est finie. Rendez-vous est donné le 17 juin pour savoir si le peuple grec mettra en tête de leur vote le Collectif de la gauche radicale (Syrisa) lui permettant d’empocher le bonus de 50 députés supplémentaires et de rompre avec la politique d’austérité des néolibéraux de gauche et de droite. La lutte des classes prendrait alors un cours nouveau au grand dam des nouveaux chiens de garde médiatiques toujours en place et des « bobos » en mal de nombrilisme. La « société du spectacle » si bien décrite par Guy Debord pourrait être fracturée.
Pourtant la « fête » est finie. Les adeptes de la prééminence, y compris dans la gauche de gauche, qui pensent régler tous les problèmes politiques, sociaux, laïques, écologiques avec une seule idée, vont pouvoir retrouver leurs niches. « La nuit de la servitude et de l’ignorance n’est pas dissipée par une illumination soudaine et totale, mais atténuée seulement par une lente série d’aurores incertaines. » Jean Jaurès, Discours à la jeunesse, Lycée d’Albi (1903). Le peuple, et plus particulièrement la classe des ouvriers et des employés, comprend de plus en plus que c’est la globalisation des combats qui est à l’ordre du jour. De retour dans leurs niches, les « prééminents » ou les « surplombants » n’encombreront que ceux qui croient à la simplification du monde. Ce qui montera alors est la demande sociale non de l’appel à la simplification, mais de la clarification du complexe autour d’un modèle politique alternatif. Dans ce cadre, nous participerons à ce débat avec la proposition du modèle politique de la République sociale. Voilà précisé notre travail d’éducation populaire tournée vers l’action vécue comme un travail culturel pour une transformation globale, sociale et politique.
Même pour François Hollande, la « fête » est finie. Devant l’approfondissement de la triple crise économique, financière et de la dette publique qui s’annonce, le problème n’est plus de savoir si le programme du PS ou du président de la République est bon ou moins bon (ce programme n’engage que ceux qui y croient donc pas nous qui préférons agir selon la raison plutôt que selon la croyance), mais bien de savoir si François Hollande saura ne pas devenir Hollandréou1 comme souhaité par les néolibéraux de droite et de gauche.
Même pour vous, la « fête » est finie. Les commentateurs et les « je vous l’avais bien dit  » ((surtout s’ils ont dit le contraire et agi selon le contraire de leurs propos d’aujourd’hui)), pourraient perdre de leur superbe. Vous devez devenir des acteurs.

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  1. raccourcissement du couple Hollande-Papandréou []
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