Police : gardiens de la paix / sécurité publique

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Depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Élysée, la police est employée en priorité sur des missions de maintien de l’ordre de longues durées (par exemple sur des manifestations de Gilets jaunes). À celles-ci s’ajoutent des missions de lutte contre le terrorisme, et le rôle de la police gardienne de la paix se transforme peu à peu en celui de police gardienne de l’État (en fait du gouvernement).

En conséquence, la police qui travaille déjà en flux tendus (puisque pas assez d’effectifs) ne peut qu’intervenir dans l’urgence ; elle a délaissé depuis bien longtemps toute mission de prévention.

La collecte du renseignement, toujours nécessaire, est ainsi amputée. Le seul renseignement qui vaille, c’est celui de la date de la prochaine manif, de l’éventuelle présence de casseurs, des prochains attentats qu’il faudrait prévenir… Et c’est ainsi que les brigades spécialisées de police judiciaire se voient obligées d’intervenir dans de nouveaux dispositifs de maintien de l’ordre, alors que les policiers qui les composent n’ont aucune formation en matière de manifestations violentes.  

Avant lui, Nicolas Sarkozy avait tourné la page d’une police gardienne de la paix pour tous les citoyens, la remplaçant par une police d’intervention qui allait de pair avec l’appauvrissement des effectifs. Il fallait une police qui se voit, même si c’est à son détriment lorsqu’elle reçoit des projectiles en intervention dans des quartiers que la prévention a abandonnés depuis 1990.

Plus loin encore, sous François Mitterrand, l’excellent ministre de l’intérieur Pierre Joxe, parti au ministère de la défense, avait laissé agir son « poulain » François Roussely comme directeur général de la police. Plus technocrate qu’homme de terrain. Roussely était peu enclin à entendre la FASP à l’époque, qui le mettait en garde contre sa politique dans les banlieues, et l’avertissait du terreau qui se constituait et conduirait à un vote extrême quelques années plus tard. Il préférait la version que lui présentait son directeur central des polices urbaines, le tombeur de Messine, le commissaire Broussard.
Le problème, c’est que le commissaire Broussard avait passé sa vie dans la police judiciaire et ne comprenait pas très bien en quoi consistait la mission d’un policier en tenue. Le technocrate et le tombeur de l’ennemi numéro un n’avaient pas compris ce qu’allaient devenir les banlieues. Or c’est bien ce que prédisait la FASP qui est arrivé : des banlieues hors de l’Etat de droit et la montée de l’extrême droite !
Il faut dire qu’à ce moment-là, la gauche jouait déjà à la médiatisation : Prouteau et son compère Baril à l’Élysée, Broussard aux polices urbaines, ce n’était qu’un début. Viendraient plus tard Nicolas Sarkozy et Cecilia (comme conseiller, il fallait l’oser).

Aujourd’hui, la police de « tous les jours » reçoit des directives par voie médiatique : il faut contrôler les passes sanitaires, le port du masque, etc… Il faut que police et politique gouvernementale riment, surtout quand la sécurité devient programme de gouvernement ou tremplin des ambitions personnelles pour un président en devenir. Tout est bon pour faire parler de soi, notamment dans le domaine de la sécurité. Un policier reçoit un coup de couteau à Cannes le ministre se rend à son chevet ! Que de belles images à passer en boucle sur BFM, CNews, etc.

« La loi sur la sécurité globale n’est en fait que la disparition programmée de la sécurité publique, donc de la police nationale. Disparition déjà bien engagée qui laissera place aux polices municipales, à la gendarmerie nationale et à quelques services de police judiciaire régionaux. »

Ces dernières années, en même temps qu’à cette déliquescence des missions réduites à une peau de chagrin, on a assisté à une très nette rupture d’avec la présence des policiers sur terrain, et donc au fossé qui s’est creusé peu à peu avec les gens des quartiers en difficulté. Ce qui a été symbolisé par la fameuse phrase de Nicolas Sarkozy sur le Karcher. La police d’intervention est devenue une police d’ordre et la police proche des citoyens a disparu.

Pourtant, jusqu’au début des années 90, la police pouvait encore se targuer d’être proche de la population. Il existait en tout cas un syndicat républicain à l’intérieur des commissariats, dans les compagnies républicaines de sécurité, les services de police judiciaire, les syndicats historiques comme le SGP en région parisienne (dont le dirigeant Gérard Monatte créa la FASP) pour lesquels police et société étaient indissociables.

C’est tellement vrai que déjà la FASP, dans ses congrès, contestait la présence d’une instance de contrôle de policiers pour des policiers, comme elle contestait que le ministre de l’Intérieur soit par exemple le seul à pouvoir agir à sa guise en changeant – comme cela a été le cas avec Castaner – la doctrine de maintien de l’ordre. La FASP voulait une instance indépendante pour contrôler la Police, y compris l’action de son ministre.

La police nationale aujourd’hui est coupée de la société car ses missions sont coupées du réel et n’ont de rapport qu’avec les gouvernements successifs qui, eux, communiquent ; et la sécurité est pour eux un thème important. La plupart veulent faire croire qu’ils maitrisent les problèmes alors qu’ils ne font que les mettre en scène, comme l’a fait récemment Darmanin en mettant « des coups de pied dans la fourmilière » sans pour autant donner des moyens aux policiers ou définir une stratégie. Darmanin n’évoque même pas les pays producteurs de drogue, qui pour lui n’existent pas ! Trop peu de réseaux maffieux sont démantelés dans les quartiers ! Tout ce qu’il veut, c’est faire des tweets et être sur la photo. À l’évidence il poursuit une politique de folklore, d’images, et ne s’attaque pas au fond du problème.  

La loi sur la sécurité globale n’est en fait que la disparition programmée de la sécurité publique, donc de la police nationale. Disparition déjà bien engagée qui laissera place aux polices municipales (dirigées par les maires comme aux États-Unis), à la gendarmerie nationale (donc l’armée) et à quelques services de police judiciaire régionaux qui subsisteront, type FBI aux États-Unis. Dans quelques années, la sécurité publique pour tous aura vécu.

Ce préambule repose sur quelques entretiens avec plusieurs anciens policiers qui gardent toujours un œil sur leur ancienne institution. Pour compléter leur point de vue, il nous a paru intéressant de poser quelques questions à un policier de terrain entré dans la police en 1990, toujours en activité. Par ailleurs on sait, pour les lire ou les écouter, que les ministres de l’Intérieur qui se sont succédé place Beauvau depuis cette date sont tous très fiers de leur action…

Le métier,  son évolution : un entretien

Entretien avec A. C., entré dans la police en 1990 comme gardien de la paix à Paris, aujourd’hui major, toujours en service à Paris.

Question - la Police est parfois critiquée, ses interventions remises en cause. Pouvez-vous nous dire comment vous avez vécu l’évolution de votre métier depuis 1990 ?

Avec le recul, j’ai compris que ce qui intéresse le ministre de l’Intérieur en exercice, c’est de laisser une marque de son passage à la tête de l’institution Police, et ce même s’il doit faire le contraire de son prédécesseur. En 30 ans nous sommes passés d’un service public à une PME à bout de souffle. En effet, dès l’arrivée de Nicolas Sarkozy à l’intérieur, les règles ont changé. Il a commencé par réduire considérablement les effectifs (12 500 d’agents en moins), tout en tenant au sein du ministère le discours « travailler plus pour gagner plus » et en payant les heures supplémentaires. Travailler plus avec moins d’effectifs, cela signifiait des fermetures de commissariats, des fermetures d’écoles de police, l’arrêt de la police de proximité, la suppression des services de renseignements décentralisés, la suppression de patrouilles sur la voie publique. La police est devenue réactive et essentiellement répressive. Pendant que la politique de productivité et de rendement s’accompagnait de pression hiérarchique pour obtenir toujours plus de chiffres.              
À son arrivée à la présidence de la République, François Hollande a embauché comme il l’avait promis plus de policiers, mais les départs en retraite et les mutations n’ont pas permis de retrouver l’équilibre au niveau des effectifs. La cour des comptes a contribué à ce que le ministère poursuive cette politique du rendement et du chiffre : les fonctionnaires de la rue Cambon trouvaient que les effectifs étaient mal employés et suggéraient des réductions budgétaires. Ce qui fait qu’aujourd’hui, nous avons les effectifs de 2007 alors que la population a augmenté et que les missions sont plus nombreuses avec le terrorisme, le trafic de drogue et bien sûr le maintien de l’ordre.

Il semble en effet que le métier ait évolué depuis votre entrée dans la police. À vous entendre, personne n’est satisfait, ni les policiers sous tension, ni les usagers qui questionnent l’action de la police ?

Oui, je vous l’ai dit, Nicolas Sarkozy a cassé tous les services pour faire de l’institution policière une sorte d’« Uber » de la sécurité, où la police intervient au coup par coup, à la demande – et à flux tendu -. Cette conception de la police (qui finalement n’a jamais été remise en cause depuis) a tué la police de sécurité publique, et c’est désormais l’actualité – et le « médiatique » – qui commandent l’action de la police.

Le maintien de l’ordre pendant la période gilets jaunes illustre bien cette conception en vigueur. Du jour au lendemain le ministre de l‘intérieur Christophe Castaner décide de changer l’organisation de la riposte aux manifestations, et passe du principe de l’emploi unique des services spécialisés CRS et gardes mobiles, très professionnels, habituées à intervenir dans ce type de cas, et surtout formées aux affrontements de rues, à un mélange des genres. On rajoute aux CRS et gardes mobiles d’autres services comme les brigades anticriminalité (BAC) qui, elles, sont formés pour lutter contre la délinquance et l’insécurité urbaine, mais pas le maintien de l’ordre. Les BAC excellent dans leur spécialité, mais n’ont aucune formation dans le maintien de l’ordre. On connait le résultat…

En matière de sécurité des citoyens, comme on ferme en province des hôpitaux, on ferme des commissariats de police, y compris à Paris. Quand je suis entré dans la police, il existait dans la capitale 20 commissariats ouverts 24 heures/24, auxquels s’ajoutaient dans la journée plusieurs commissariats de quartier. Aujourd’hui, sur Paris, il n’y a plus que quinze commissariats ouverts 24 h sur 24.              
Alors que l’on devrait être davantage présent sur le terrain, c’est le contraire qui se passe. Il n’est pas étonnant que dans le même temps une police municipale soit créée à Paris : 5 000 hommes (non armés pour l’instant avec cette équipe municipale, mais il suffirait que le maire change pour que les municipaux soient armés). La tendance est de toute façon à la réduction de notre présence. Or, dans ces conditions, personne ne s’y retrouve : les policiers interviennent en sous effectifs et ne peuvent pas exercer leur métier correctement d’un côté, et de l’autre côté la population n’est pas satisfaite. Ajoutez à cela un abandon total de la hiérarchie, et donc des policiers de terrain livrés à eux-mêmes : c’est un cocktail qui ne peut être que préjudiciable à un bon service public.

Si votre hiérarchie fait défaut, que faudrait-il faire pour que vous vous sentiez mieux dans votre métier ?

Souvent quand j’entends à la radio les interventions des professionnels de la santé sur leurs mauvaises conditions de travail amplifiées en période Covid, j’ai envie de dire : mais nous c’est pareil ! Flux tendus, rentabilité, ratios, chiffres, performance, manque de moyens, personnels à bout, burn out, suicides… des conditions de travail inacceptables. Et comme je le disais, une hiérarchie intermédiaire peu présente sur le terrain (car en effectifs insuffisants), et des commissaires toujours en représentation ailleurs, que l’on ne voit jamais, si ce n’est pour nous demander plus de chiffre. Il faut aussi compter avec les directives du ministre, quelque fois envoyées par tweet, et les injonctions auxquelles il nous faut répondre sans délai : contrôler les passes sanitaires, ou des autorisations de circulation en période Covid, ou répondre à tout autre ordre tombé du ciel. À voir tous les jours le ministre Darmanin donner des ordres et des consignes à la télévision, on pourrait presque croire que faute de budget, le ministre n’a pas nommé de directeur général de la police et en fait office ; d’ailleurs personne ne connait le nom du directeur de la police. Le ministre fait son boulot mais on ne sait pas qui fait le boulot du ministre !

À cela, s’ajoutent les remises en cause quant à l’emploi des LBD (lanceurs de balles de défense) ou de la clé d’étranglement. En ce qui me concerne, je ne demande pas que la police soit au-dessus des lois. Je remarque seulement que dans bon nombre de cas, les policiers accusés sont souvent peu formés pour la mission qui leur a été confiée. Certains sont simplement stagiaires ou jeunes titulaires, et donc inexpérimentés. La formation permanente et l’utilisation des effectifs sont à revoir.

Plus largement je pense qu’il nous faudrait plus d’effectifs, plus d’encadrement, une réflexion sur le métier, une meilleure formation, un renseignement plus précis, une redéfinition des secteurs d’emplois, des réouvertures de commissariats, une meilleure coordination avec la hiérarchie, une plus grande réflexion sur le terrain des opérations et les manières d’intervenir. Tout cela nécessite du temps, des moyens que personne ne semble disposé à mettre en œuvre, que ce soit pour nous, policiers, ou pour les personnels de santé…

En trente ans j’ai connu 21 ministres de l’Intérieur, que de gesticulations, pour en arriver aujourd’hui au délabrement de la Police nationale.

Que faire ?

Dans la période actuelle d’accentuation des tensions sociales et politiques, ReSPUBLICA doit encore plus développer sa réflexion sur l’institution policière(1)Voir « Le long combat des policiers républicains dans la police nationale » et « Une création originale française : la police spectacle » , ainsi que  le texte d’E. Sire-Marin dans ce dossier « Désespérance collective dans les métiers du régalien ». Quelques pistes de réflexion sur le métier :  

Ouvrir le grand chantier du « métier » de policier qui inclut une autre formation. Le futur policier devra rentrer dans la police pour y exercer un métier et non pas une fonction comme c’est le cas aujourd’hui. Il faudra donc une seule école, celle du métier de policier, et non plus celle de gardiens de la paix, d’officiers ou de commissaires.

Être formé à un métier, cela implique une seule école et donc un corps unique de policier. Le policier choisira au cours de sa carrière les spécialisations et formations qui l’intéressent. Le métier offre une palette de possibilités considérables. Le personnel politique, aujourd’hui parle d’académie de police, mais si l’académie reproduit trois formations différentes (celle de gardien, celle d’officier et celle de commissaire) à l’intérieur d’une même académie, cela n’a aucun intérêt.

Les commissariats doivent être ouverts, au lieu d’être bunkerisés,pour pouvoir mieux appréhender les interventions dans la ville, la cité, les quartiers sensibles. Il faut pouvoir y réfléchir avec d’autres, et y consacrer du temps, ce qui améliorera l’efficacité de la mission, la compréhension des citoyens et le rapprochement nécessaire.

Mettre en place dans toutes les circonscriptions de police des audits de sécurité obligatoires (avec des enquêtes auprès des citoyens), qui entraineront une stratégie adaptée avec les moyens en rapport et des responsables pour développer la mission sur le terrain.

Donner les moyens en effectifs, introduire davantage les technologies : ordinateurs de bord, camera, tablette…

Police scientifique : multiplier les moyens et les effectifs, la clé d’une police moderne à l’affut des nouvelles technologies.

Renseignement policier : comprendre que de nombreuses critiques sur la police sont en fait dues à un déficit de renseignement. Envoyer des Rambo sans un renseignement suffisant est beaucoup moins efficace (car on ne démantèle rien) que de travailler sur un renseignement fiable (par exemple, contre le proxénétisme, contre les réseaux de la drogue qui prolifèrent dans certains quartiers).   

Le contrôle de l’institution est à revoir totalement : il faut en terminer avec la police des polices et mettre en place une institution indépendante, sans aucun institutionnel ni personnel politique, avec des personnes tirées au sort dans la société et qui pendant cinq ans (si elles le désirent), pourront enquêter sur des dossiers de bavures, des atteintes aux droits. Il sera possible à ces personnes assermentées de pénétrer à toute heure du jour et de la nuit dans des commissariats ou des unités de police pour en vérifier le fonctionnement.

Un pôle d’enquête pourra englober 15 % d’ex-policiers, 15 % d’ex-magistrats, 15 % d’experts scientifiques, le restant étant occupé par d’autres personnes issues de la société civile.

Il faut également imposer un organe de contrôle du ministre de l’Intérieur, notamment sur tout ce qui touche aux missions d’ordre public. Trois exemples : le maintien de l’ordre changé par Castaner avec des conséquences désastreuses sur le terrain ; l’arrêt brutal de la politique de prévention par Sarkozy ; encore la politique du chiffre toujours par Sarkozy. Toutes ces théories de ministre en mal de publicité ont conduit à des catastrophes. Le ministère de l’intérieur est trop important pour le laisser aux seules mains d’un ministre !

En conclusion, nous devons travailler sur un projet portant sur une police républicaine pour des missions de sécurité publique.  

Quelques exigences

Professionnalisme

Il faut changer cette police et en faire un vrai métier. Le métier de policier doit tendre vers toujours plus de professionnalisme – d’unité (dans la formation – le commandement – les flux d’information) – de fluidité entre services – de rapidité dans l’intervention.
La police nécessite d’être libérée de sa chape de plomb. Elle est trop bunkerisée, repliée sur elle-même, aux mains de l’exécutif pour sa communication personnelle. Toujours à la merci d’un tweet du ministre de tutelle.
La police doit appréhender la cité, avoir une vision de la population qui vit dans son secteur d’intervention. Elle doit réfléchir sans cesse sur les conditions d’intervention, en faire l’analyse autocritique, s’obliger à écouter d’autres avis, d’autres savoir-faire, d’autres métiers.

Unité : changer la loi

Il faudra abolir la loi sur la sécurité globale, véritable ratatouille inventée pour en finir avec la sécurité publique. En effet il ne doit exister qu’une police républicaine (comme il n’existe qu’une République). Il faudra donc :
– Abolir les polices municipales et les reverser dans le corps des agents municipaux et gardes champêtres,
– Réorienter la police d’essence militaire, la gendarmerie, aux petites villes jusqu’à 10 000 habitants,
– Implanter la police nationale dans toutes les villes de plus de 10 000 habitants.

Plus de République, c’est plus de sécurité publique !

Fluidité

La police est trop compartimentée, à l’exemple de ce que nous propose la loi sur la sécurité globale et son continuum, entre agents municipaux, gendarmerie, police. Tout cela est le contraire de la fluidité, synonyme d’efficacité.

Il faut sortir des schémas manipulés par des gens qui ne savent pas ce qu’est le métier de policier. Opposer en permanence prévention et répression, police en tenue ou police en civil. Ces oppositions n’ont pas lieu d’être. La police doit intervenir en prévention une fois que les délinquants et trafiquants sont arrêtés et sous les verrous, pour que les citoyens vivent en paix publique. Il faut donc agir avec la police en civil, et ensuite celle en tenue.

Les personnels en civil comme en tenue interviennent pour des missions qui sont complémentaires et surtout pas opposées.

Rapidité d’intervention

Tous ces facteurs, unité dans le commandement, unité dans l’action, fluidité dans l’organisation ne peuvent qu’améliorer la rapidité d’intervention dans des quartiers mieux connus, mieux compris par les policiers de terrains.

Contrôle

La police telle que nous la voulons sera contrôlée par une institution indépendante et la police des polices sera supprimée. Le contrôle de l’action de la police, c’est une garantie par la démocratie.
Le contrôle de l’action du ministre de l’Intérieur en place sur l’organisation de la police, c’est également une garantie pour la démocratie.

La police doit renouer avec la proximité du terrain et du citoyen, elle doit aller rendre compte de son activité dans les quartiers en réunion publique. Écouter les doléances des citoyens, leur vécu sur les incivilités, leur perception de la délinquance du quartier.
En effet il faut instaurer un contrôle par un organe indépendant de l’institution police mais également un contrôle de l’activité par les citoyens.

En fait, il faut que la sécurité publique revienne dans la sphère publique et que les citoyens se l’approprient grâce à la transformation de cette police.