Partisans de la République sociale, ne nous laissons pas endormir !

Les mobilisations contre le Front national ont été fort nombreuses, plusieurs générations militantes y ont participé, avec aujourd’hui une certaine lassitude. Certes, cela fait 38 ans que l’extrême-droite française désoriente la vie politique de notre pays, devenant une sorte de marque de fabrique. En septembre 1983, Jean-Pierre Stirbois parvenait à…

Antivax, anti-pass, la mobilisation qui court l’été comme un canard sans tête

Au cœur de l’été, à la fin juillet et durant le mois d’août, des manifestants ont parcouru en nombre les rues de dizaines de villes françaises. Combien étaient-ils ? Impossible à dire, les chiffres du ministère de l’Intérieur indiquant 240 000 participants paraissent largement sous-estimés. L’événement est inédit : en pleine…

Lire la suite à propos de l’article Antivax, anti-pass, la mobilisation qui court l’été comme un canard sans tête
Copyright Adobe Stock

Dans quelle crise sommes-nous ? n°13

Note de la Rédaction : Voir dans la Librairie militante du site  la compilation des chroniques de 2009 à 2019 parues dans ReSPUBLICA sous forme d'ouvrage, ainsi que  le n°11 et le n°12, pour les deux dernières années. ° °         °  « La crise c’est quand le vieux se…

ENA :  des bâtisseurs… aux syndics liquidateurs !

La France est connue pour son centralisme. Cette notion est loin d’être vraie aujourd’hui, sauf dans deux domaines primordiaux : d’une part, la structure concentrée à l’extrême de son capitalisme monopoliste et parasitaire ; et d’autre part, sa haute administration dont les membres sont la plupart du temps des anciens élèves…

Élections en Israël :  victoire en demi-teinte de Netanyahou, un leader nationaliste sans véritable opposition digne de ce nom !

Mardi 23 mars, et pour la quatrième fois en deux ans, les Israéliens étaient appelés aux urnes. Le résultat s’apparente à une victoire en demi-teinte pour le Likoud, le parti de droite du Premier ministre sortant. En effet, avec un peu plus de 23 % des voix, Netanyahou n’a pas fait le plein. Visiblement, l’usure du…

La laïcité comme élément du dispositif sécuritaire et la confusion comme stade suprême de la crise idéologique !

Dans le débat actuel sur la laïcité, le président Macron se pare avec délectation d’éléments idéologiques auxquels jamais il n’a cru une seconde. Dans la confusion du « et en même temps », voici notre locataire de l’Élysée converti de fraîche date à la laïcité républicaine. C’est pourtant lui qui…

Lire la suite à propos de l’article La laïcité comme élément du dispositif sécuritaire et la confusion comme stade suprême de la crise idéologique !
@ La Croix

Leur « République laïque »… et la nôtre Nier la réalité historique discrédite les valeurs et les principes républicains

L’émotion aux États-Unis face à l’assassinat de George Floyd et sa « réplique » en France avec la mobilisation massive du comité Adama en juin ont suscité des prises de position de personnalités et de comités se réclamant du combat laïque. Le moins que l’on puisse dire est que certaines…

Dans quelle crise sommes-nous ? n°12

« La crise c’est quand le vieux se meurt et que le jeune hésite à naître. » Antonio Gramsci « Et le capitalisme s’arrêta… d’un seul coup ! ». L’avenir dira si cet arrêt est définitif ou bien s’il s’agit d’une nouvelle mutation dont ce mode de production a le secret et dont…

Face au désastre global, construisons un « double pouvoir » ! De quoi le Covid-19 est-il le nom ? De la globalisation 

Membre de la Rédaction de ReSPUBLICA, Philippe Hervé analyse régulièrement pour le journal – et ce depuis 2008 – les développements de la crise du capitalisme monétaire : retrouvez ses textes dans le livre Dans quelle crise sommes-nous ? (voir notre Librairie militante, sur ce site).

Le Covid-19 est l’une des terribles conséquences, avec le réchauffement climatique, de ce dispositif mondial de « distanciation »  des rapports de production mis en place à la fin des années 1970. Ce dispositif hyper complexe, trop sophistiqué, à l’architecture archi baroque, était en fait fragile, très fragile. Il vient d’exploser sous nos yeux. Le coronavirus a contaminé un corps économique malade, déjà terriblement déprimé depuis la crise systémique de 2007-2008, et qui survivait difficilement en redoutant chaque hiver. La réalité concrète est implacable : ce dispositif créé par le capitalisme financier pour continuer malgré tout à imposer sa loi était programmé pour mourir jeune. C’est fait !L’étincelle mettant « le feu à la plaine » aurait pu être une crise financière ou une guerre régionale de grande ampleur. Ce fut une crise sanitaire, que beaucoup craignaient d’ailleurs depuis l’épisode du SRAS en 2002-2003, en Chine également. Mais cette crise particulière est d’autant plus terrible que rien n’était prévu pour y faire face. Aucune stratégie, aucune tactique n’était programmée. Une guerre est parfois prévisible, une crise financière peut être limitée en partie, mais celle-ci, avec cet arrêt universel de la production, est totalement inédite. Aujourd’hui, plus de 3 milliards d’humains sont confinés chez eux sans travailler. On pourrait parler de lock-out général sur la planète. Ce caractère fulgurant est particulièrement déstabilisant pour nos dirigeants politiques et encore plus, peut-être, pour l’hyper bourgeoisie transnationale.

(suite…)

Dans quelle crise sommes-nous ? n°11

« La crise c’est quand le vieux se meurt et que le jeune hésite à naître. » Antonio Gramsci La période entre juin 2018 et aujourd’hui a été marquée par deux événements importants : d’une part, une accélération des contradictions au sein du capital financier global, visible au travers d’un Brexit…

Les revendications des Gilets jaunes : un vrai « cahier de doléances » 

Jeudi 29 novembre dernier, jour où une délégation de gilets jaunes devait être reçue par Edouard Philippe et qui tourna finalement au fiasco, les têtes de réseaux des principales pages Facebook faisaient remonter le "cahier de doléances" ci-dessous. Ces revendications, discutables pour certaines, montrent tout de même le profond caractère…

Dans quelle crise sommes-nous ? n° 9

« La crise c’est quand le vieux se meurt et que le jeune hésite à naître. » Antonio Gramsci Ce neuvième numéro de notre série d'article "Dans quelle crise sommes-nous ?" (voir articles n°1, 2, 3, 4, 5 ,6, 7, 8), depuis l'implosion du capitalisme financier lors de la crise dite…

Dans quelle crise sommes-nous ? n° 8

« La crise c’est quand le vieux se meurt et que le jeune hésite à naître. »
Antonio Gramsci

 

Les événements se sont accélérés depuis le dernier article de la série « dans quelle crise sommes-nous ? », daté de juin 2015.

Rappelons que cette série d’articles, au rythme annuel depuis 2009 (voir les précédents n°s 1, 2, 3, 4, 5, 6 et 7) , considère la crise dite des subprimes-Lehman de 2007-2008 comme le début de la fermeture du pli historique du XVIe siècle. Plus qu’une crise systémique, il s’agit en fait de la fin du capitalisme financier tel qu’il a pu évoluer depuis 500 ans. Un nouveau monde « en réseau » est en création et le combat pour son contrôle exacerbe les contradictions actuelles.

Depuis 8 ans, la crise est devenue globale. D’abord financière et économique, celle-ci s’est propagée progressivement à la sphère politique et culturelle des pays développés. L’évolution de ces bouleversements est de plus en plus mal contrôlée par les monopoles financiers.

Mais la crise, par sa dynamique propre, commence à faire apparaître un nouveau monde, avec de nouvelles formes d’organisation d’extraction de la plus-value qui modifient les rapports sociaux d’exploitation. Les monopoles financiers tentent d’en avoir la maîtrise, ce qui s’avère une entreprise délicate.

L’ordre règne à Athènes

Sur le plan politique, l’Europe apparaît comme le « maillon faible » dans l’espace du milliard de riches (Amérique du nord, Europe, Japon-Corée du sud, Océanie) depuis déjà plusieurs années. Elle subit une crise aux multiples facettes : économique, politique et sécuritaire avec l’afflux des réfugiés des guerres du Moyen-Orient. Par ailleurs, le capitalisme US et son « porte-avion » britannique en Europe menacent de quitter ce navire en perdition. (suite…)

Dans quelle crise sommes-nous ? n°7

« La crise c’est quand le vieux se meurt et que le jeune hésite à naître. »
Antonio Gramsci

Voici donc le septième article de notre série « Dans quelle crise sommes-nous ? » (voir les précédents n°s 1, 2, 3, 4, 5, 6) . Le fait même d’en être au numéro 7 prouve que la crise ouverte en 2007-2008 est structurelle et non conjoncturelle comme le pensaient certains.
Depuis le début de cette série d’articles, nous émettons une autre hypothèse bien moins usitée : la crise dite des subprimes-Lehman est, d’après nous, la crise finale du capitalisme financier occidental. Nous assistons en direct à la fermeture du pli historique vieux d’un demi millénaire puisqu’il s’est développé et structuré ainsi depuis le XVIe siècle.
Restent à envisager « l’épaisseur du trait »… et la violence du choc, c’est-à-dire la vitesse de désagrégation du système et ses soubresauts en termes d’années ou décennies. Il semble tout de même que l’ampleur de la faillite financière et bancaire, et des masses monétaires nécessaires pour renflouer ce corps à l’agonie, induit une rapidité de transition vers un nouveau mode de production basé sur une économie en réseau.

(suite…)

Dans quelle crise sommes-nous ? n° 6

« La crise c’est quand le vieux se meurt et que le jeune hésite à naître. »
Antonio Gramsci

En cette septième année de crise depuis l’éclatement du système financier en 2007-2008, le paysage commence à prendre forme. Dans les articles précédents (« Dans quelle crise sommes nous ? » n°s 1, 2, 3, 4) nous tentions principalement de comprendre la nature profonde de cette crise, mais aussi d’estimer le moment où adviendrait une réplique violente de l’effondrement de 2007-2008. Si nous avons fait preuve d’une certaine clairvoyance sur la rupture historique, rendant par la même hors de propos les approches monétaristes ou keynésienne, nous avons toutefois péché par court-termisme, envisageant un déblocage paroxysmique assez rapide. Puis, nous avons enfin compris qu’une résolution très provisoire était à l’œuvre pour sauver la finance mondialisée (article n°5). Mais les fondamentaux restent présents. La fermeture du « pli historique » de la Renaissance au 16e siècle engendre un nouveau monde avec une recomposition globale financière et monétaire. La crise du « capitalisme tardif » entraîne la destruction rapide de l’ancien monde et la mise au devant de la scène de formes nouvelles d’exploitation. (suite…)